Série de rapports sur les grandes cultures

Information détaillée pour décembre 2019

Statut :

Active

Fréquence :

Cinq fois par année

Numéro d'enregistrement :

3401

Les enquêtes sur les grandes cultures permettent de recueillir des renseignements sur les superficies ensemencées et récoltées des grandes cultures, la production, les rendements moyens et les stocks entreposés à la ferme, à des moments stratégiques au cours d'une campagne agricole typique se déroulant du printemps jusqu'à la fin de l'automne. Ainsi, les enquêtes sur les grandes cultures sont menées en mars, juin, juillet, novembre et décembre.

Date de la parution - Prévue pour le 5 février (Stocks des principales grandes cultures)

Aperçu

Il s'agit d'une série de cinq activités de collecte de données utilisées pour la diffusion d'estimations à des dates stratégiques préétablies durant la campagne agricole.

Ces données ont pour objet de fournir des estimations précises et actuelles sur les intentions d'ensemencement, la superficie ensemencée et récoltée, la production, le rendement et les stocks à la ferme des principales grandes cultures cultivées au Canada à l'échelle provinciale. Les cultures visées aux fins de l'enquête comprennent le blé, l'avoine, l'orge, le seigle, le lin, le canola, le maïs-grain, le soya, les graines de tournesol, les haricots secs, les pois secs, les lentilles, les graines de moutarde, les graines de l'alpiste des Canaries et les pois chiches.

NOTE : En date de l'automne 2017, et entre la mi-septembre et le début du mois de décembre suivant de chaque année, les données de la période de référence la plus récente, se trouvant dans le tableau 32-10-0359-01 (anciennement CANSIM 001-0017), sont mises à jour avec les estimations modélisées des principales grandes cultures obtenues au moyen d'imageries satellitaires. L'enquête de septembre a été remplacée par ces estimations modélisées, réduisant ainsi le fardeau du répondant.

À partir de 2019, l'enquête sur les grandes cultures, pour la publication du mois de juillet, utilisera des données modélisées pour la province du Manitoba pour évaluer le rendement et la production. Le modèle utilise des données obtenues par imagerie satellitaire à faible résolution, des estimations historiques des grandes cultures et des renseignements agroclimatiques, ainsi que des données provenant d'assurance-récolte. Cette nouvelle méthodologie fait partie de la vague d'effort continue pour réduire le fardeau de réponse tout en produisant des données de grande qualité.

Veuillez consulter la page Web de la Base de métadonnées intégrées (Estimations modélisées des principales grandes cultures, numéro d'enregistrement 5225) pour obtenir plus de détails relatifs à la méthodologie utilisée pour obtenir ces estimations.

Les données recueillies sont utilisées par Agriculture et Agro-alimentaire Canada et d'autres ministères fédéraux pour élaborer et administrer les politiques agricoles. Cette information est aussi utilisée par les ministères provinciaux pour l'analyse de la production et des prix, ainsi que pour effectuer des études économiques.

Période de référence : Superficie ensemencée: tous les cycles; superficie récoltée, rendement et production: juillet et novembre; stocks: décembre (fin de l'année civile), mars (fin de l'année fiscale) et juillet (fin de l'année de la campagne agricole).

Période de collecte : La période de collecte au moyen du questionnaire électronique commence en octobre. La collecte dans son ensemble se termine en novembre.

Sujets

  • Agriculture
  • Cultures et horticulture

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible pour les enquêtes sur les grandes cultures est constituée de toutes les exploitations agricoles du Canada dénombrées dans le Recensement de l'agriculture, sauf les fermes institutionnelles, les fermes des réserves des Premières Nations, ainsi que les fermes des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut.

Les enquêtes sur les grandes cultures permettent de recueillir des données du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta à tous les cycles de l'enquête. Toutefois, les données sont recueillies deux fois par année seulement pour Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique durant les cycles de juin (superficies ensemencées) et de novembre (production finale des grandes cultures).

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire a été conçu en 1908, puis des modifications ont été apportées au fil des années afin de satisfaire aux exigences de Statistique Canada et du secteur agricole canadien. Des consultations ont eu lieu entre des spécialistes du domaine et des spécialistes de l'industrie et des gouvernements provinciaux. Des essais internes sont effectués pour vérifier le débit et l'uniformité du questionnaire. Les questions sont modifiées, ajoutées ou supprimées selon les besoins.

Depuis mars 2018, le questionnaire est offert en version électronique pour utilisation sur le site Web de Statistique Canada. Les répondants peuvent maintenant remplir eux-mêmes le questionnaire en ligne ou par interview téléphonique.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Les enquêtes probabilistes peuvent utiliser deux types de base d'échantillonnage : la base liste et la base aréolaire. Dans les enquêtes sur les grandes cultures, seule la base liste est utilisée pour la sélection de l'échantillon. Cette base liste est stratifiée en groupes homogènes en se fondant sur les caractéristiques du recensement (comme la taille de l'exploitation agricole et la superficie en culture) et sur les frontières géographiques infraprovinciales. Les unités de l'échantillon (exploitations agricoles) sont tirées du Registre des entreprises de Statistique Canada.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2019-12-13 à 2020-01-15

Il s'agit d'une enquête à participation obligatoire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Les données de cette enquête sont maintenant obtenues au moyen d'une version électronique en ligne du questionnaire. Une lettre ou un courriel contenant un code d'accès sécurisé est envoyé aux répondants pour accéder à leur questionnaire en ligne. Un suivi par des intervieweurs est aussi fait au moyen de la méthode d'interview assistée par ordinateur, de concert avec le Portail de collecte des données auprès des entreprises. Le déroulement de l'interview est offert dans les deux langues officielles et prend en moyenne 18 minutes à compléter.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Avec le questionnaire électronique (QE) et la méthode d'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO), il est possible d'exécuter des procédures de vérification au moment même de l'enquête. Les programmes de vérification des méthodes par QE et ITAO affichent des messages qui informent les utilisateurs de la possibilité d'erreurs de données, lesquelles peuvent être corrigées immédiatement par le répondant ou l'intervieweur.

Les données sont par la suite comparées sur une base annuelle. Les analystes vérifient le travail de leurs collègues et des révisions en groupe sont effectuées. De plus, les principaux contributeurs font tous l'objet d'une vérification.

Imputation

En cas de non-réponse ou de réponses incomplètes au questionnaire, ou lorsque les données déclarées sont considérées comme incorrectes aux étapes de la détection des erreurs, la technique de l'imputation est utilisée pour compléter ou corriger les renseignements. De nombreuses méthodes d'imputation peuvent être utilisées pour compléter un questionnaire, y compris les modifications manuelles apportées par un analyste. Les techniques statistiques automatisées employées pour imputer les données manquantes comprennent l'imputation déterministe, le remplacement par des données historiques (avec calcul de tendance, s'il y a lieu), le remplacement par des renseignements auxiliaires obtenus auprès d'autres sources, le remplacement fondé sur les relations connues entre les données pour l'unité échantillonnée et le remplacement par des données tirées d'une unité semblable de l'échantillon (appelé imputation par donneur). En général, les variables clés sont imputées en premier; elles sont ensuite utilisées aux étapes subséquentes pour imputer d'autres variables connexes.

L'imputation permet de produire un fichier de microdonnées complet et cohérent qui couvre toutes les variables d'enquête.

Estimation

Information relative à toutes les enquêtes sur les grandes cultures :

L'échantillon utilisé pour l'estimation résulte d'un processus d'échantillonnage à une phase. Un poids d'échantillonnage initial (le poids déterminé par le plan d'échantillonnage) est calculé pour chaque unité de l'enquête et correspond simplement à l'inverse de la probabilité de sélection qui est conditionnelle à la taille d'échantillon réalisée. Le poids calculé pour chaque unité d'échantillonnage indique combien d'autres unités elle représente. Les poids finaux sont habituellement égaux ou supérieurs à un. Les unités d'échantillonnage à tirage complet (aussi appelées unités choisies avec certitude) ont un poids d'échantillonnage de 1 et ne représentent qu'elles-mêmes. L'estimation des totaux se fait à l'aide d'une simple agrégation des valeurs pondérées de toutes les unités d'estimation qui se trouvent dans le domaine d'estimation. De plus, à partir de deux indicateurs de niveau, il est possible de produire des écarts relatifs sans biais, comme le ratio du changement entre les superficies ensemencées cette année et les superficies de l'année dernière. Ces indicateurs de niveau sont ensuite soumis à un processus de validation fondé sur une analyse faite par des spécialistes avant que des estimations finales soient publiées.

Depuis mars 2014, afin de diminuer le fardeau de réponse, les exploitations qui ont une superficie cultivable totale inférieure à un seuil infraprovincial sont exclues des échantillons des enquêtes sur les grandes cultures. Ce seuil, qui varie d'une région infraprovinciale à l'autre, est établi de manière à ce que toutes les exploitations agricoles ayant une superficie supérieure au seuil en question représentent ensemble 95 % de la superficie en grandes cultures d'une région donnée. La portion des exploitations agricoles non sondées est alors modélisée et ajoutée à l'estimation obtenue des exploitations agricoles sondées, afin de brosser un portrait complet des superficies ou productions relatives aux grandes cultures.

Les enquêtes sur les grandes cultures de mars et juin fournissent les estimations des superficies que les producteurs ont l'intention d'ensemencer, ainsi que celles qu'ils ont dans les faits ensemencées. Les enquêtes sur les grandes cultures de juillet et novembre fournissent principalement les estimations de rendement et de production associées aux superficies qui ont été ensemencées. De plus, les données de production et de rendement sont aussi estimées en septembre de chaque année, mais au moyen de l'imagerie satellitaire. Pour plus d'information sur ces estimations modélisées des principales grandes cultures, voir la page Web de la Base de métadonnées intégrées (Estimations modélisées des principales grandes cultures, numéro d'enregistrement 5225).

Les données recueillies pour tous les cycles sont pondérées pour produire des estimations au niveau provincial et au niveau des régions agricoles.

Information relative aux enquêtes sur les grandes cultures qui permettent de recueillir des données sur les stocks à la ferme :

Les stocks à la ferme sont estimés au 31 décembre, au 31 mars et au 31 juillet. L'un des principaux outils servant à la vérification de ces estimations est le Bilan des grains dans les fermes (ressources et utilisations). Ce tableau reflète seulement l'activité dans les exploitations agricoles avant que les grains n'entrent dans le système commercial. Les chiffres des ressources et des utilisations doivent s'équilibrer.

Les ressources sont composées des stocks d'ouverture et de la production des exploitations agricoles. Les utilisations comprennent les livraisons, les semences à la ferme, les stocks à la fermeture des exploitations, les aliments pour animaux, les déchets et les impuretés. Les données sur la production et les stocks à la ferme sont estimées à partir des enquêtes sur les grandes cultures menées par Statistique Canada. Les données sur les semences à la ferme sont fondées sur les taux moyens d'ensemencement. Les données sur les livraisons sont constituées en grande partie de livraisons de grains autorisées, et sont obtenues auprès de la Commission canadienne des grains. L'élément « Aliments, déchets et impuretés » est un poste résiduel au bilan. Les indicateurs tels le nombre d'unités animales consommatrices de céréales, les conditions de la récolte ayant un effet sur la qualité des céréales, les ratios établis d'impuretés par rapport aux céréales livrées et les inspections des céréales servent à assurer l'exactitude des données.

Les tableaux du bilan national contiennent d'autres renseignements pouvant servir à l'estimation des stocks à la ferme.

Évaluation de la qualité

Avant la publication, les résultats combinés de l'enquête sont analysés afin d'en évaluer la comparabilité. Il s'agit généralement d'un examen détaillé des réponses individuelles (particulièrement pour les grandes entreprises), de la conjoncture économique générale, de la cohérence avec les résultats des indicateurs économiques connexes, des tendances historiques et des renseignements d'autres sources externes (p. ex. associations, publications spécialisées, articles de journaux).

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans y être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupements de données reconnaissables.

Afin de prévenir toute divulgation de données, une analyse de confidentialité est faite au moyen du Système généralisé de contrôle de la divulgation (G-Confid) de Statistique Canada. G-Confid est utilisé pour la suppression primaire (divulgation directe), ainsi que pour la suppression secondaire (divulgation par recoupements). Il y a divulgation directe lorsque la valeur dans une cellule de totalisation se compose de peu de déclarants ou que la cellule est dominée par quelques entreprises. Il y a divulgation par recoupements lorsque des renseignements confidentiels peuvent être extraits indirectement en rassemblant des renseignements provenant de différentes sources ou séries de données.

Révisions et désaisonnalisation

Les données sur les superficies ensemencées publiées tout au long de l'année qui sont recueillies au moyen des enquêtes sur les grandes cultures représentent des estimations provisoires jusqu'au cycle de novembre, et peuvent être révisées au cours de la campagne agricole. Les estimations de rendement et de production publiées pour le cycle de juillet représentent également des estimations provisoires jusqu'au cycle de novembre. Les estimations de rendement et de production publiées à la fin de la campagne agricole au moyen du cycle de novembre sont considérées comme finales, mais sont sujettes à révision pour une période de deux ans, et aux révisions intercensitaires s'il y a lieu. La période de révision des données sur les stocks s'étend également sur deux ans.

Exactitude des données

Toutes les enquêtes sont sujettes aux erreurs d'échantillonnage et aux erreurs non dues à l'échantillonnage. Les erreurs d'échantillonnage se produisent parce que les estimations proviennent d'un échantillon de la population plutôt que de la population entière. Les erreurs non dues à l'échantillonnage ne sont pas liées à l'échantillonnage et peuvent survenir pour différentes raisons au cours de la collecte et du traitement des données. La non-réponse, par exemple, est une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Le sous-dénombrement ou le surdénombrement de la population, les écarts dans l'interprétation des questions ainsi que les erreurs d'enregistrement, de codage et de traitement des données sont d'autres exemples d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Dans la mesure du possible, ces erreurs sont réduites au minimum par la conception minutieuse du questionnaire d'enquête, la vérification des données de l'enquête et le suivi auprès des non-répondants afin de maximiser les taux de réponse.

Des mesures de l'erreur d'échantillonnage sont calculées pour chaque estimation. De plus, en cas de non-réponse, celle-ci est prise en compte et la qualité est réduite en fonction de son importance dans l'estimation. Sont aussi fournis d'autres indicateurs de la qualité, comme le taux de réponse.

L'erreur d'échantillonnage et le taux de non-réponse sont combinés en un seul code d'évaluation de la qualité. Ce code utilise les lettres de A à F où A signifie que les données sont d'excellente qualité et F signifie qu'elles ne sont pas fiables. Ces codes d'évaluation de la qualité peuvent être demandés et doivent toujours être pris en compte.

Les statistiques sur les grandes cultures sont fondées sur un échantillon aléatoire d'exploitations agricoles, et sont donc sujettes à des erreurs d'échantillonnage et à des erreurs non dues à l'échantillonnage. La qualité globale des estimations dépend ainsi de l'effet combiné de ces deux types d'erreurs.

Les erreurs d'échantillonnage surviennent parce que les estimations sont dérivées des données d'un échantillon et non de la population totale. Ces erreurs dépendent de facteurs tels que la taille de l'échantillon, le plan d'échantillonnage et la méthode d'estimation. Une caractéristique importante de l'échantillonnage probabiliste est que les erreurs d'échantillonnage peuvent être mesurées à partir de l'échantillon lui-même.

Les erreurs non dues à l'échantillonnage sont des erreurs qui surviennent au cours de la réalisation de l'enquête pour différentes raisons. Par exemple, les cas où il y a absence de réponse sont une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. La couverture, la différence dans l'interprétation des questions, les informations incorrectes fournies par les répondants, les erreurs d'enregistrement, de codage et de traitement des données sont d'autres exemples d'erreurs non dues à l'échantillonnage.

Habituellement, à la fin de la collecte des données, 70 % des questionnaires ont été remplis en entier. Le taux de refus de l'enquête est environ de 8 % à 9 %. Les cas où il n'y a pas eu de contact ou de réponse représentent la portion restante de l'échantillon. Les facteurs de pondération théorique sont ajustés par un processus appelé « ajustement des facteurs de pondération » dans les cas de non-réponse partielle ou de non-réponse totale.

Depuis juillet 2013, les estimations diffusées sur les tableaux de données ou dans Le Quotidien pour les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Edouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de la Colombie-Britannique proviennent de données d'enquête pour les cycles de juin et novembre, mais sont rapprochées de la plus récente fois où ces provinces ont été sondées pour les autres cycles, c.-à-d. du cycle précédent de novembre pour le cycle de mars, et du cycle précédent de juin pour le cycle de juillet.

Documentation

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