Enquête sur la sécurité financière (ESF)

Information détaillée pour 1999

Statut :

Active

Fréquence :

Occasionnelle

Numéro d'enregistrement :

2620

Cette enquête fournit des renseignements sur la valeur nette du patrimoine des familles canadiennes, c'est-à-dire sur la différence entre leurs avoirs et leurs dettes.

Date de la parution - 15 mars 2001

Aperçu

L'objet de cette enquête est d'obtenir des informations d'un échantillon de familles canadiens sur leurs avoirs, dettes, emploi, revenu et éducation. Elle nous aidera à comprendre comment les finances des familles ont évolué à la suite des pressions économiques.

L'ESF brosse un portrait détaillé de la valeur nette du patrimoine des Canadiens. Des renseignements sont recueillis sur la valeur de l'ensemble des principaux avoirs financiers et non financiers et sur les sommes dues à l'égard des prêts hypothécaires, des véhicules, des cartes de crédit, des prêts étudiants et d'autres dettes. La valeur nette du patrimoine d'une famille peut être vue comme étant le montant d'argent restant à sa disposition après la vente de tous ses avoirs et le remboursement de la totalité de ses dettes.

Les données de l'enquête sont utilisées par les ministères afin de faciliter l'élaboration de politiques, le secteur privé et les personnes et familles afin de comparer leur patrimoine avec celui des autres familles du même type.

Sujets

  • Actif, endettement et richesse des ménages
  • Dépenses et épargne des ménages
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'Enquête sur la sécurité financière est les familles canadiennes provenant des dix provinces.
Sont exclus de l'enquête :
- les territoires,
- les personnes vivant dans les réserves et d'autres établissements autochtones,
- les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille,
- les membres des communautés religieuses et autres communautés,
- les membres des Forces canadiennes qui vivent sur les bases militaires,
- les personnes âgées qui vivent dans des résidences, et
- les personnes qui vivent à plein temps dans un établissement institutionnel, comme un établissement carcéral, un hôpital ou une maison de soins de longue durée.
Ensemble, ces exclusions représentent environ 2 % de la population.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

La principale composante de l'échantillon, appelée échantillon aréolaire, comporte environ 21 000 logements. L'échantillon aréolaire est un échantillon stratifié à plusieurs degrés sélectionné à partir de la base de sondage de l'Enquête sur la population active (EPA). Les ménages choisis pour l'enquête n'avaient pas participé antérieurement à une enquête sur la population active ou à une enquête financière menée par Statistique Canada. La sélection de l'échantillon se fait en trois étapes : la sélection de grappes (régions géographiques) à partir de la base de l'EPA, le listage sur le terrain de toutes les adresses au sein de chaque grappe sélectionnée et le choix des logements des grappes sélectionnées. Au moment où l'échantillon de l'ESF a été sélectionné, la base de l'EPA s'appuyait sur les régions géographiques du Recensement de 1991.

La deuxième partie de l'échantillon, soit environ 2 000 logements, a été prélevée à partir des régions géographiques au sein desquelles la plupart des ménages disposaient de ce qu'on a défini par un « revenu élevé ». Cet échantillon a été inclus pour améliorer la qualité des estimations de la valeur nette, car une part disproportionnée de la valeur nette est détenue par les unités familiales ayant le revenu le plus élevé. Aux fins de cet échantillon, on entend par seuil du revenu un revenu familial total d'au moins 200 000 $ ou un revenu de placement d'au moins 50 000 $. Ce dernier seuil de revenu a été utilisé afin de tenir compte des unités familiales qui ne gagnent peut-être pas des revenus élevés mais qui ont des avoirs importants, générant des revenus de placement.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : Mai 1999 à juillet 1999

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs.

Aucun renseignement n'a été recueilli auprès des personnes qui vivent temporairement hors de leurs familles (par exemple, les étudiants à l'université) parce que de tels renseignements sont recueillis, le cas échéant, auprès des familles sélectionnées. Ainsi, on a évité les doubles comptages de telles personnes.

Interview personnelle, à partir d'un questionnaire papier. Les répondants qui le souhaitaient pouvaient remplir le questionnaire eux-mêmes, mais très peu de répondants ont choisi cette option. Les répondants étaient encouragés à utiliser des factures et autres documents pour fournir des réponses plus précises. Les interviews ont duré en moyenne 50 minutes.

Utilisation de données administratives

Les répondants ont eu la possibilité d'autoriser le couplage avec les données de leurs dossiers fiscaux, plutôt que d'avoir à répondre à une série de questions sur le revenu. Près de 85% des répondants ont choisi cette option.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Traitement des grandes valeurs

Pour tout échantillon, la présence ou l'absence de valeurs extrêmes tirées de la population peut influer sur les estimations de manière disproportionnée. Dans une enquête sur les avoirs et les dettes, on s'attend à ce qu'il y ait quelques valeurs extrêmes dans l'échantillon, comme il existe dans la population des valeurs extrêmes valides. On a défini et examiné les valeurs à l'extérieur des limites définies par rapport aux autres renseignements déclarés à l'égard du répondant. Quand on a jugé que la valeur était attribuable à une erreur de déclaration ou de traitement, on l'a ajustée. Autrement, on l'a retenue.

Imputation

Les réponses manquantes ont été imputées pour toutes les principales zones du questionnaire. Dans la mesure du possible, l'information a été imputée de manière déterministique, selon les autres renseignements déclarés par le répondant. Par exemple, quand le répondant ne pouvait pas estimer la valeur de son véhicule, on a pu imputer une valeur à partir de la déclaration du fabricant, du modèle et de l'année. La valeur a été établie selon un cahier de référence. Là où on n'a pas pu procéder à l'imputation déterministique, on a utilisé des méthodes d'imputation « hotdeck » dans la plupart des cas et on a employé pour toutes les composantes du revenu et de la valeur nette les techniques du plus proche voisin. Il s'agit de cerner une autre personne ou famille ayant des caractéristiques semblables pour qu'elle devienne l'«enregistrement donneur » pour obtenir la valeur imputée. Les données sur le revenu tirées des déclarations de revenu sont considérées complètes et, par conséquent, ne nécessitent pas d'imputation.

Estimation

Pondération

L'ESF se fondait sur les agrégats des populations de la Division de la démographie de Statistique Canada à l'égard de divers groupements selon la province, l'âge et le sexe. Les poids ont aussi été rajustés afin que le nombre de ménages et le nombre d'unités familiales composés d'une ou de deux personnes soient conformes aux totaux provinciaux connus.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à cette enquête.

Exactitude des données

1. Taux de réponse

Le taux de réponse global pour l'Enquête sur la sécurité financière de 1999 était de 75,7 %.

2. Suppression des données

La fiabilité des estimations d'enquête a été évaluée en fonction des coefficients de variation calculés. Les estimations dont le coefficient de variation est inférieur à 33 % sont considérées fiables et peuvent être utilisées. Les estimations dont les coefficients de variation sont supérieurs à 33 % sont réputées ne pas être fiables ont été supprimées. Pour les valeurs nettes estimées à partir de cette enquête, un coéfficient de variation supérieur à 33 % survient généralement pour une estimation dérivée d'un échantillon dont la taille est inférieure à 100. Par conséquent, on a suprimé les données à partir de ce seuil. Cela a une incidence sur le niveau de détail des tableaux et, plus particulièrement, limite la disponibilité de statistiques provinciales.

3. Incidence des erreurs d'échantillonnage et des erreurs non dues à l'échantillonnage sur les estimations de l'ESF

Compte tenu de l'effet combiné de ces erreurs, la qualité des données sur la valeur nette est jugée inférieure à la qualité des données sur le revenu. Cela est principalement attribuable au fait qu'on n'a pas aussi facilement accès aux enregistrements de la valeur réelle des avoirs et du montant des dettes impayées qu'aux dossiers sur le revenu. Les répondants, par exemple, qui ont divers comptes en banque et placements peuvent recevoir plusieurs relevés différents pour des périodes de référence différentes. Il peut s'avérer difficile de compiler l'information, alors que la plupart des renseignements sur le revenu, en revanche, se trouvent sur un seul document, si le répondant a rempli une déclaration de revenus pour l'année en question.

Il est difficile d'établir des comparaisons directes avec des sources externes, comme les comptes financiers et les comptes des avoirs du Système de comptabilité nationale compte tenu des différences en matière de définition, de couverture et de traitement. On peut toutefois tirer les conclusions générales suivantes en fonction de comparaisons approximatives :

a) L'ESF semble sous-estimer certaines des composantes liées à la valeur nette, en particulier les avoirs financiers et les dettes à la consommation.
b) La qualité des estimations des actifs réels (p. ex., les résidences occupées par le propriétaire et les véhicules) est nettement supérieure à la qualité des avoirs financiers.

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