Enquête sur les dépenses des ménages (EDM)

Information détaillée pour 2017

Statut :

Active

Fréquence :

Aux 2 ans

Numéro d'enregistrement :

3508

Le but principal de l'enquête est d'obtenir des renseignements détaillés sur les dépenses des ménages ainsi que de l'information limitée sur les caractéristiques du logement et l'équipement que possèdent les ménages.

Date de la parution - 12 décembre 2018

Aperçu

L'EDM recueille principalement des renseignements détaillés sur les dépenses des ménages. L'enquête collecte également le revenu annuel des membres du ménage (provenant de fichiers de données d'impôt des particuliers), les caractéristiques démographiques du ménage, certaines caractéristiques du logement (telles que le type, l'âge et le mode d'occupation du logement) ainsi que certains renseignements sur l'équipement que possède le ménage (par exemple, l'équipement électronique et de communication). L'enquête est effectuée dans les 10 provinces et les 3 capitales des territoires. Elle est effectuées aux 2 ans à partir de l'année de référence 2017.

Les données de l'EDM sont utilisées à Statistique Canada par le Système Canadien des comptes nationaux, notamment à titre d'intrants pour le calcul du produit intérieur brut (PIB). Les données contribuent également au calcul des poids du panier de l'Indice des prix à la consommation (IPC). En outre, de nombreux ministères fédéraux et provinciaux utilisent les données dans l'élaboration de politiques et programmes sociaux et économiques. Divers groupes les utilisent aussi les données pour les questions reliées de près ou de loin aux habitudes de dépenses des Canadiens.

Période de collecte : La collecte des données est effectuée sur une base continue de janvier à décembre de l'année de référence de l'enquête, auprès d'un échantillon de ménages réparti sur douze cycles de collecte mensuelle.

Sujets

  • Caractéristiques du ménage
  • Dépenses et épargne des ménages
  • Familles, ménages et logement
  • Logement et caractéristiques du logement
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible correspond à la population des 10 provinces canadiennes ainsi que des capitales territoriales de Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, à l'exception des pensionnaires d'établissements institutionnels, des membres des Forces canadiennes vivant dans des camps militaires et des personnes vivant dans les réserves indiennes. Dans l'ensemble, ces exclusions représentent environ 2 % de la population.

Pour des raisons opérationnelles, les personnes vivant dans des régions où le taux de logements vacants est très élevé et où les coûts de collecte seraient exorbitants sont exclues de la collecte. Sont également exclues, en plus des personnes vivant dans les institutions, les personnes vivant dans d'autres types de logements collectifs :

- les personnes qui vivent dans les résidences pour personnes âgées non autonomes;
- les personnes qui vivent de façon permanente dans les résidences scolaires, les camps de travail, etc.; et
- les membres d'ordre religieux et d'autres groupes vivant en communauté.

Les exclusions à la collecte représentent moins d'un demi-pourcent de la population cible. Ces personnes sont toutefois incluses dans les estimations démographiques auxquelles sont ajustées les estimations de l'EDM.

Élaboration de l'instrument

Depuis 2010 dans les 10 provinces et 2015 dans les trois capitales du nord, l'EDM combine deux modes de collecte, à savoir un questionnaire et un journal de dépenses. Le questionnaire collecte principalement les dépenses régulières et les dépenses moins fréquentes durant une entrevue personnelle assistée par ordinateur. Le journal collecte les dépenses fréquentes ou de moindre valeur, lesquelles sont difficiles à se remémorer durant une entrevue rétrospective.

Pour mettre en oeuvre ce modèle de collecte, chacun des nombreux items de dépenses recueillies par l'EDM s'est vu attribuer a priori un mode de collecte, soit le questionnaire ou le journal. Pour chacun des items recueillis à l'aide du questionnaire, une période de référence a aussi été déterminée parmi les périodes de 1, 3 ou 12 mois, le dernier paiement ou quatre semaines. Ces choix découlaient principalement des résultats de certains tests qualitatifs; de l'expertise internationale avec ce type de modèle de collecte; et d'études visant à évaluer l'augmentation des variances des estimations due aux réductions des périodes de référence à partir de données du Consumer Expenditure Survey du U.S. Bureau of Labor Statistics.

Le contenu final du questionnaire a été déterminé en consultation avec les principaux utilisateurs internes et externes des données de l'enquête.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Unité d'échantillonnage :
Dans les 10 provinces, l'unité d'échantillonnage au premier degré est l'aire géographique (appelée grappe). Au deuxième degré, l'unité d'échantillonnage est le logement.

Dans les capitales des trois territoires, l'unité d'échantillonnage est le logement.

Méthode de stratification :
Dans les 10 provinces, l'échantillon a été sélectionné selon un plan de sondage stratifié à plusieurs degrés. Il s'agit essentiellement d'un plan à deux degrés dont le premier degré est un échantillon d'aires géographiques (appelées grappes). Une liste de tous les logements se trouvant dans les grappes sélectionnées est ensuite établie pour permettre la sélection d'un échantillon de logements dans chaque grappe. Les logements choisis qui sont habités par des individus de la population cible constituent l'échantillon de ménages de l'enquête. L'enquête utilise plusieurs composantes du plan de l'Enquête sur la population active (EPA) dans le but de minimiser les coûts d'opération, mais les logements sélectionnés pour l'EDM sont différents des logements sélectionnés pour l'EPA.

L'échantillon national est d'abord réparti entre les provinces en tenant compte de la variabilité des dépenses totales des ménages et, dans une moindre mesure, du nombre de ménages dans chaque province. L'objectif est d'obtenir des estimations de qualité similaire entre les provinces. L'échantillon est ensuite réparti entre les strates formées en regroupant des grappes ayant des caractéristiques similaires selon diverses variables sociodémographiques. Certaines strates sont définies pour cibler des sous-populations particulières telles que les ménages à haut revenu. Dans le but d'améliorer la qualité des estimations, la répartition de l'échantillon dans les strates de ménages à haut revenu est supérieure à la répartition proportionnelle à la taille des strates qui est utilisée dans les autres strates.

Dans les capitales des trois territoires, l'échantillon est sélectionné selon un plan de sondage à un degré. La première étape de l'allocation de l'échantillon était de déterminer le nombre de logements à échantillonner dans chaque capitale. L'échantillon global est alloué à chaque capitale selon sa taille et la qualité des estimations obtenues des cycles précédents de l'EDM dans le nord.

Échantillonnage et sous-échantillonnage :
L'échantillon cible de l'Enquête sur les dépenses des ménages de 2017 est constitué de 17 500 ménages répartis dans les 10 provinces, et de 900 ménages dans les trois capitales des territoires.

Comme la collecte des données est effectuée mensuellement, l'échantillon est réparti en 12 sous-échantillons de taille similaire. Lors de cette répartition, l'échantillon de l'EDM est coordonné avec celui de l'EPA et, dans une moindre mesure, celui de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) qui utilisent la même base de sondage et qui procèdent par entrevues en personne pour une partie de leur échantillon. La coordination signifie que, dans la mesure du possible, si une grappe est sélectionnée par plus d'une enquête, la collecte de chacune de ces enquêtes aura lieu le même mois. Ainsi, un même intervieweur pourra acquérir une bonne connaissance du quartier, effectuer la collecte et faire les suivis nécessaires pour plusieurs enquêtes à la fois.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2017-01-02 à 2017-12-31

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs.

Les données des répondants sont recueilles à partir d'une entrevue en personne assistée par ordinateur et d'un journal papier.

Les ménages de l'échantillon doivent d'abord participer à une entrevue personnelle qui collecte principalement les dépenses régulières (telles que le loyer et l'électricité) et les dépenses moins fréquentes (telles que l'ameublement et les réparations au logement) pour une période de rappel dont la longueur varie selon le type de dépenses. Pour les dépenses régulières, l'approche consiste typiquement à collecter le montant du dernier paiement effectué ainsi que la période couverte par ce paiement. Pour les autres types de dépenses collectées à partir de l'entrevue, des périodes de rappel de un mois, trois mois ou douze mois sont utilisées. Les périodes de rappel sont définies en termes de mois précédant le mois de l'entrevue. Par exemple, une période de rappel des trois derniers mois pour un ménage de l'échantillon de juin correspondra à la période du 1er mars au 31 mai. Par ailleurs, les caractéristiques démographiques, les caractéristiques du logement et l'information sur l'équipement ménager, qui sont également recueillis à l'entrevue, représentent la situation du ménage au moment de l'entrevue.

À la suite de l'entrevue, on demande aux ménages sélectionnés pour compléter le journal des dépenses d'y inscrire les dépenses effectuées par tous les membres du ménage pendant une période de deux semaines débutant le lendemain de l'entrevue. Les ménages doivent inclure toutes leurs dépenses à l'exclusion de quelques types de dépenses tels que le loyer, les paiements réguliers pour les services publics ainsi que l'achat de biens immobiliers et de véhicules. Les ménages ont la possibilité de fournir les reçus de leurs achats effectués durant la période de deux semaines afin de réduire la quantité d'information à transcrire manuellement dans le journal. Ils doivent toutefois ajouter de l'information supplémentaire sur le reçu si la description de l'item indiquée sur le reçu est incomplète.

Un suivi téléphonique est effectué quelques jours après l'entrevue pour vérifier si le répondant a des questions à propos du journal et pour rappeler des informations importantes relatives à la façon de le remplir. À la fin de la période de deux semaines, l'intervieweur retourne au logement du répondant pour reprendre le journal et poser quelques questions supplémentaires qui permettent au répondant de rapporter certaines dépenses qu'il pourrait avoir oublié de déclarer.

Dans les 10 provinces, 50 % des ménages sélectionnés pour l'entrevue sont aussi sélectionnés pour compléter le journal pendant une période de deux semaines. Dans les 3 capitales du nord, tous les ménages sélectionnés pour l'entrevue sont sélectionnés pour remplir le journal des dépenses.

Les journaux ainsi que tous les reçus fournis par les répondants sont numérisés et saisis au bureau central de Statistique Canada. On assigne ensuite un code de classification de dépenses à chacun des items parmi une liste de plus de 650 codes différents.

Aux fins de l'EDM, on obtient le revenu du ménage en couplant les renseignements de l'impôt sur le revenu provenant de l'Agence du revenu du Canada (ARC) aux membres du ménage. Les répondants sont informés que les données d'enquête seront combinées avec leurs données de l'impôt pour obtenir des informations liées au revenu personnel des membres du ménage âgés de 16 ans et plus au 31 décembre de l'année civile précédant l'année de l'enquête. Le revenu est imputé dans le cas des personnes qui refusent d'avoir accès à leurs données d'impôt et aussi pour ceux pour lesquelles le couplage aux données de l'impôt sur le revenu n'est pas réussi.

Dans le cadre de l'EDM, le couplage des données de l'impôt sur le revenu aux répondants de l'enquête s'effectue au moyen de techniques de couplage d'enregistrements par appariement exact et probabiliste.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

Le questionnaire informatisé comporte de nombreuses caractéristiques permettant de maximiser la qualité des données recueillies. De multiples contrôles sont intégrés au questionnaire afin de comparer les données inscrites à des valeurs inhabituelles et de détecter des incohérences logiques. Lorsqu'une réponse est rejetée à la vérification, l'intervieweur est invité à corriger l'information (avec l'aide du répondant au besoin). Une fois que les données sont transmises au bureau central, on entreprend une série complète d'étapes de traitement pour effectuer une vérification approfondie de chacun des questionnaires reçus. Les réponses invalides sont corrigées ou identifiées pour l'imputation.

Plusieurs vérifications sont également effectuées sur les données des journaux lorsqu'ils sont reçus au bureau central ainsi que tout au long des étapes de saisie et de codage. On s'assure par exemple que les dates de début et de fin de la période de référence du journal sont indiquées, que les dépenses déclarées ont été effectuées pendant la période de référence visée et qu'il n'y a pas d'items qui apparaissent à la fois sur les données transcrites dans le journal et sur les reçus fournis par le répondant. Après la validation, la saisie et le codage, des procédures de contrôle de qualité sont appliquées. Un échantillon de journaux est choisi et vérifié au complet pour s'assurer que les journaux ont été saisis et codés selon les procédures établies.

On entreprend ensuite une série d'étapes de vérification approfondie sur l'ensemble des journaux. Les réponses invalides sont corrigées ou identifiées pour l'imputation. La dernière étape consiste à évaluer si la qualité de l'information déclarée sur les journaux est suffisante en utilisant des paramètres qui varient en fonction des caractéristiques du ménage. On compare alors les dépenses et le nombre d'articles déclarés à des seuils minimum estimés par région géographique (provinces de l'Atlantique, Québec, Ontario, provinces des Prairies, et Colombie-Britannique), par classe de revenu du ménage et par taille du ménage. Les journaux qui remplissent les conditions sont considérés utilisables. Les autres journaux sont examinés. Ils seront considérés utilisables dans la mesure où une note explicative justifie le faible niveau de leurs dépenses ou le petit nombre d'items déclarés. Les journaux qui ne répondent pas aux critères de journaux utilisables sont traités au même titre que les journaux non-répondus ; ils sont exclus des estimations.

Imputation

Pour résoudre les problèmes d'information manquante ou invalide à certaines questions de l'entrevue, on a généralement recours à l'imputation par enregistrement donneur selon la technique du plus proche voisin. Les données d'un autre répondant ayant des caractéristiques similaires (le donneur) sont donc utilisées pour imputer. L'imputation se fait sur un groupe de variables à la fois, ce groupe étant formé de sorte à tenir compte des relations entre ces variables. Les caractéristiques pour identifier le donneur sont choisies de sorte à être corrélées avec les variables à imputer. Le revenu du ménage, le type de logement et le nombre d'adultes et d'enfants sont des caractéristiques souvent utilisées. Le revenu du ménage utilisé pour l'imputation provient des données d'impôt des particuliers. Les revenus de tous les membres du ménage ayant 16 ans ou plus le 31 décembre de l'année civile précédant l'année de l'enquête sont combinés pour dériver le revenu du ménage.

L'imputation par donneur est également utilisée lorsque certaines informations sont manquantes dans le journal des dépenses quotidiennes. Un répondant peut avoir rapporté une certaine dépense mais ne pas avoir indiqué son coût ou encore il peut avoir fourni le total d'une dépense (par exemple le total d'une épicerie) sans en détailler les composantes. Au fil du temps, on a observé qu'un nombre grandissant de ménages déclarent des totaux d'épicerie dans le journal au lieu de dépenses détaillées au niveau des items d'épicerie individuels. A partir de l'EDM 2017, une nouvelle méthode a été mise en oeuvre visant à améliorer le processus de distribuer ces totaux d'épicerie parmi les items d'épicerie.

L'imputation sert aussi à accroître le niveau de détail du codage des articles déclarés. Par exemple, il est possible que l'information obtenue du répondant permette uniquement de déterminer qu'il s'agit d'un produit de boulangerie alors qu'un code plus détaillé est nécessaire pour répondre aux besoins de l'enquête. L'imputation par donneur sera alors utilisée pour imputer le type de produit de boulangerie (par exemple, pain, craquelins, biscuits, gâteaux et autres pâtisseries, etc.). L'imputation est effectuée au niveau des items déclarés dans le journal et les caractéristiques souvent retenues pour identifier le donneur sont le coût, le code partiel disponible de l'item, le revenu et la taille du ménage. L'imputation se fait par province et trimestre pour tenir compte des différences provinciales et de la saisonnalité des dépenses.

Pour le revenu personnel, les répondants sont appariés à leurs fichiers des données d'impôt des particuliers. Les données d'impôt manquantes ou invalides sont généralement imputées par donneur.

L'imputation du revenu et des dépenses est effectuée principalement à partir du Système canadien de vérification et d'imputation du recensement(SCANVIR) de Statistique Canada.

Après l'imputation des données, des taxes sont ajoutées aux items du journal qui doivent être rapportées en excluant les taxes. La taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente provinciale (TVP), ou la taxe de vente harmonisée (TVH) sont ajoutées aux items du journal, selon les taux de taxation fédéraux et provinciaux appropriés.

Estimation

L'estimation des caractéristiques de la population à partir d'une enquête par échantillon est fondée sur le postulat que chaque ménage échantillonné représente, en plus de lui-même, un certain nombre d'autres ménages. Ce nombre est désigné sous le nom de poids d'enquête et la pondération consiste à calculer, pour chaque ménage, le poids qui doit lui être attribué. Ce processus comporte plusieurs étapes.

On dérive d'abord pour chaque ménage un poids initial correspondant à l'inverse de sa probabilité de sélection. Certains ajustements sont ensuite appliqués aux poids de l'entrevue et aux poids du journal.

Les poids de l'entrevue sont d'abord ajustés pour tenir compte des ménages qui n'ont pas répondu au questionnaire. Ils sont ensuite ajustés pour faire en sorte que certaines estimations de l'enquête concordent avec des agrégats ou des estimations provenant de sources d'information auxiliaire indépendantes.

Les poids du journal sont également sujets à une série d'ajustements. Un premier facteur permet de tenir compte de la non-réponse au questionnaire. Un second facteur vise à compenser pour les ménages qui répondent au questionnaire mais refusent de compléter le journal. Les poids sont également ajustés pour faire en sorte que certaines estimations de l'enquête concordent avec des agrégats ou des estimations provenant de sources d'information auxiliaire indépendantes.

Pour plus de renseignements sur les poids de l'entrevue et du journal consulter le Guide de l'utilisateur de l'Enquête sur les dépenses des ménages, 2017.

Toutes les variables de dépenses de l'entrevue et du journal sont annualisées en multipliant les valeurs rapportées par un facteur approprié selon la période de référence. Certaines dépenses sont aussi corrigées par un facteur d'ajustement lorsque des valeurs influentes ou aberrantes. Dans le cas du journal, un autre facteur d'ajustement est produit pour tenir compte des jours non-répondus.

Pour une catégorie de dépenses collectées lors de l'entrevue, les estimations sont égales à la somme pondérée (par le poids de l'entrevue) des valeurs annualisées et ajustées. Les estimations d'une catégorie de dépenses qui provient des données du journal sont calculées de façon similaire à partir des poids du journal et des facteurs d'annualisation et d'ajustement appropriés. Pour les catégories de dépenses sommaires qui regroupent des composantes provenant des deux modes de collecte, les estimations sont produites en additionnant les estimations des composantes provenant du journal et celles provenant de l'entrevue.

A partir de 2017, une nouvelle méthode de détection des valeurs influentes appelée le biais conditionnel a été mise en oeuvre pour identifier les valeurs influentes dans les données de dépenses. Ces valeurs sont des montants de dépenses pondérés pour un ménage donné et un item donné qui sont beaucoup plus élevés ou plus faibles que les autres montants pondérés d'autres ménages pour ce même item dans une région géographique donnée. Des ajustements sont apportés aux valeurs les plus extrêmes. Cette méthode du biais conditionnel corrige un plus grand nombre de valeurs influentes mais applique de plus faibles ajustements que l'ancienne méthode.

Évaluation de la qualité

Lorsque toutes les étapes de traitement et d'estimation ont été complétées, les données sont comparées aux estimations de l'année précédente et, si possible, à d'autres sources de données telles que le Recensement, les sources administratives et d'autres enquêtes menées par Statistique Canada.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Des seuils de suppression sont utilisés pour produire les différents tableaux d'estimations de l'EDM afin de permettre d'assurer la confidentialité des répondants.

Révisions et désaisonnalisation

Les estimations de l'EDM 2017 ont été révisées avec des poids ajustés aux projections démographiques de 2017 fondées sur les données du Recensement de 2016 ainsi que sur de l'information plus récente provenant de sources administratives telles que les registres de naissances, de décès et de migration.

Exactitude des données

L'erreur type est une mesure fréquente de l'erreur d'échantillonnage. C'est le degré de variation que l'on observe dans les estimations par suite du choix d'un échantillon particulier plutôt qu'un autre. Les erreurs types de l'EDM sont estimées selon la méthode du « bootstrap ». Le coefficient de variation (CV) correspond à l'erreur type exprimée en tant que pourcentage de l'estimation. Les CV de l'EDM sont disponibles pour les estimations nationales et provinciales ainsi que pour les estimations selon le type de ménages, l'âge de la personne de référence, le quintile de revenu du ménage, le mode d'occupation du logement et la taille de la région de résidence.

Le CV pour les dépenses totales des ménages est de 0,77 % au niveau national (seulement les 10 provinces sont incluses).

Taux de réponse :
Pour les 10 provinces combinées, le taux de réponse à l'entrevue de l'EDM de 2017 est 66,9 %. Le taux de réponse final au journal (défini comme étant le pourcentage de journaux utilisables relativement au nombre de ménages sélectionnés pour remplir le journal) est 41,3 %.

Pour les trois capitales des territoires combinées, le taux de réponse à l'entrevue de l'EDM de 2017 est 64,4 %. Dans les capitales des trois territoires tous les ménages sélectionnés pour l'entrevue doivent également compléter le journal. Le taux de réponse final au journal est de 33,7 %.

Erreur non due à l'échantillonnage :
Les erreurs non dues à l'échantillonnage se produisent parce qu'il est difficile, en raison de certains facteurs, d'obtenir des réponses exactes et de faire en sorte que ces réponses restent exactes à toutes les étapes du traitement. Contrairement à l'erreur d'échantillonnage, l'erreur non due à l'échantillonnage n'est pas facilement quantifiable. On peut dégager quatre sources d'erreurs non dues à l'échantillonnage : les erreurs de couverture, les erreurs de réponse, les erreurs de non-réponse et les erreurs de traitement. Pour plus de renseignements sur les erreurs non dues à l'échantillonnage consulter le Guide de l'utilisateur de l'Enquête sur les dépenses des ménages, 2017.

Biais de non-réponse :
Les erreurs dues à la non-réponse découlent du fait que certains répondants potentiels ne fournissent pas l'information nécessaire ou que l'information fournie s'avère inutilisable. Le principal impact de la non-réponse sur la qualité des données est qu'elle peut introduire un biais dans les estimations. Cela survient si les caractéristiques des non-répondants diffèrent de celles des répondants d'une manière qui impacte les dépenses analysées. Quoique des taux de réponse puissent être calculés, ils n'ont qu'une valeur indicative à l'égard de la qualité des données car ils ne permettent pas de mesurer l'importance du biais introduit dans les estimations. L'ampleur de la non-réponse peut être considérée comme une évaluation simple des risques de biais dans les estimations.

Alors que les poids des ménages répondants sont ajustés pour tenir compte des ménages non-répondants, la non-réponse partielle comme par exemple la non-réponse à certaines questions est traitée à partir de l'imputation.

Documentation

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