Enquête mensuelle sur les industries manufacturières (EMIM)

Information détaillée pour août 2004

Statut :

Active

Fréquence :

Mensuelle

Numéro d'enregistrement :

2101

L'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières (EMIM) produit des séries statistiques sur l'activité de l'industrie manufacturière -- ventes de biens fabriqués, stocks, commandes en carnet et nouvelles commandes.

Date de la parution - 15 octobre 2004

Aperçu

L'EMIM présente la valeur (en dollars canadiens) des ventes de biens fabriqués, des stocks et des commandes. Les données de l'EMIM servent d'indicateurs de la situation économique des industries manufacturières, au calcul du produit intérieur brut du Canada, de composantes de l'indicateur composite de Statistique Canada, aux études macroéconomiques et microéconomiques et aux modèles économétriques (pour déterminer la part du marché, la disponibilité apparente à l'échelle nationale, etc.). Les données de cette enquête servent aux secteurs public et privé, ce qui comprend les ministères des Finances des gouvernements fédéraux et provinciaux, la Banque du Canada, Industrie Canada, le Système de comptabilité nationale, le monde de la fabrication, les experts-conseils et les organismes de recherche au Canada, aux États-Unis et à l'étranger de même que la presse d'affaires.

Période de référence : mois

Sujets

  • Fabrication

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible est composée de tous les établissements incorporés et non-incorporés où l'activité principale est la fabrication.

Élaboration de l'instrument

L'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières (EMIM) a fait l'objet d'un vaste remaniement en 1999. Une analyse des exigences des utilisateurs a d'abord été amorcée. Ensuite, avec en mains l'information sur ces exigences, une étude des répondants de l'enquête a été menée pour vérifier leur capacité de fournir des données existantes et nouvelles. L'étude avait également pour objet de vérifier si les définitions utilisées par les analystes de l'enquête correspondaient à celles utilisées par les répondants. Cet exercise a entraîné une réduction du nombre de questions de l'enquête, soit de seize à sept. La plupart des questions abandonnées portaient sur les livraisons à l'égard de travaux partiellement exécutés (travaux en cours).

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Le Registre des entreprises de Statistique Canada a fourni la base de sondage pour L'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières (l'EMIM). La population cible de l'EMIM comprend tous les établissements statistiques figurant au Registre des entreprises qui sont classés dans le secteur manufacturier. La base de sondage de l'EMIM est déterminée à partir de la population cible. Afin de diminuer le fardeau de réponse et de réduire les coûts de collecte, les plus petites unités de la population observées (qui représentaient la marge inférieure des livraisons totales de chaque province, soit 2 %) étaient exclues. On a ainsi pu réduire la base de sondage, qui est passée d'environ 104 000 établissements à 35 000 établissements.

Un échantillon d'environ 10 000 unités est tiré sur les 35 000 unités qui restent dans la base de sondage.

Avant la sélection, la base de sondage est subdivisée en cellules industrie-province. On utilise les codes du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN). Selon le nombre d'établissements dans chaque cellule, on a regroupé au sein d'autres subdivisions (appelées strates) les établissements de taille similaire. Pour déterminer la taille d'un établissement, on se base sur les chiffres les plus récents disponibles quant à la valeur annuelle des livraisons ou des ventes.

Chaque cellule industrie-province a une strate à tirage complet formée des établissements échantillonnés chaque mois avec certitude. Cette strate comprend les plus grandes entreprises statistiques, c'est-à-dire celles qui ont le plus d'impact sur les estimations d'une cellule industrie-province particulière. Ces grandes entreprises statistiques font partie de la tranche supérieure de 45 % de l'estimation nationale des livraisons manufacturières.

Chaque cellule industrie-province ne peut compter plus de trois strates à tirage partiel. Il n'est pas nécessaire que tous les établissements compris dans ces strates soient échantillonnés avec certitude. Un échantillon aléatoire est tiré à partir des autres strates. Un poids égal à l'inverse de la probabilité de sélection est attribué aux réponses de ces établissements échantillonnés.

Un échantillon de base fut déterminé en 1998 quand l'enquête fut convertie au SCIAN. Cet échantillon est revu chaque mois pour ajouter les nouvelles unités de la population. À tous les trois ans, les strates de l'échantillon sont mises à jour en tenant compte des changements dans la valeur de leurs livraisons, les unités qui ne sont plus actives sont enlevées de l'échantillon et les petites unités sont remplacés par d'autres.

Sources des données

Il s'agit d'une enquête à participation obligatoire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs.

La collecte de base, la saisie des données, le traitement préliminaire et le suivi aux non-répondants sont principalement faits par le personnel de Statistique Canada des bureaux régionaux. Des compagnies sélectionnées sont contactées soit par courrier ou par téléphone, ce qu'elles préfèrent. La saisie des données et le traitement préliminaire sont faits simultanément afin d'assurer la validité des données. Les compagnies dont on a reçu aucune réponse ou que leurs données contiennent des erreurs sont traitées immédiatement.

Utilisation de données administratives :

La gestion du fardeau de réponse est un défi constant pour Statistique Canada. Afin de tenter de réduire le fardeau de réponse, particulièrement auprès des petites entreprises, SC a étudié différentes options de rechange à la réalisation d'enquêtes. Les fichiers de données administratives sont une grande source de données relatives aux entreprises et SC travaille actuellement à l'exploitation du plein potentiel de cette riche source de données. De ce fait, depuis le mois de référence d'août 2004, l'EMIM a réduit le nombre d'établissements simples de l'échantillon qui sont interviewés directement; quelques 2 500 unités (représentant plus de 20 % de l'échantillon de l'EMIM) ne recevront pas de questionnaire. On tire plutôt les données sur les expéditions de ces établissements des dossiers de la taxe sur les produits et services (TPS) au moyen d'un modèle statistique. Le modèle rend compte de la différence entre les expéditions et les ventes (déclarées aux fins de la TPS) en plus du délai entre la période de référence de l'enquête et la période de référence du dossier de TPS.

Les estimations des stocks et des commandes en carnet des établissements dont les données sur les ventes de biens fabriqués sont basées sur la TPS sont obtenues au moyen du système d'imputation de l'EMIM. Le système d'imputation applique, aux valeurs des mois précédents, les variations mensuelles et annuelles des entreprises répondantes semblables.

Des renseignements détaillés sur la méthodologie utilisée afin de modéliser les estimations des expéditions dérivées de sources de données administratives se trouvent dans « Enquête mensuelle sur les industries manufacturières : l'utilisation de données administratives ». Ce document est disponible au catalogue en ligne sous le numéro 31-533-XIF (gratuit).

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

De multiples contrôles sont intégrés à l'application de saisie de données afin de comparer les données inscrites à des valeurs inhabituelles et de détecter des incohérences logiques. Lorsqu'une réponse est rejetée à la vérification, l'intervieweur est invité à corriger l'information (avec l'aide du répondant, au besoin). L'intervieweur a la possibilité d'outrepasser la plupart des rejets à la vérification lorsqu'il n'est pas possible de résoudre l'incohérence apparente.

Les données de l'enquête et les données modélisées basées sur la TPS sont également assujetties à une série complète d'étapes de traitement qui vérifient de façon approfondie chacun des enregistrements reçus. Les données font ensuite l'objet d'une vérification plus approfondie, selon le groupe d'industrie et la région géographique, afin de détecter les unités qui s'écartent de la gamme de réponses prévues, soit par une forte variation d'un mois à l'autre, soit par une grande divergence au regard des autres entreprises. Les données qui ne passent pas la vérification font l'objet d'une inspection manuelle et, si nécessaire, de corrections.

Imputation

Il faut procéder à des imputations pour chaque caractéristique de l'échantillon constant pour lequel aucune déclaration n'a été reçue. Les stocks et les commandes en carnet sont également imputés pour tous les dossiers dont les données sur les ventes de biens fabriqués sont dérivées de dossiers de TPS. On les calcule automatiquement, sous réserve de certaines contraintes, en appliquant aux valeurs des mois précédents les variations mensuelles et annuelles des entreprises répondantes semblables.

Estimation

Les estimations sont fournies en fonction des réponses d'un échantillon d'établissements manufacturiers associées aux données administratives relatives à une partie des plus petits établissements. L'échantillonnage de l'enquête comprend la couverture totale des établissements manufacturiers importants de chaque industrie-province, ainsi que la couverture partielle des petites et moyennes entreprises. On répartit au prorata les rapports combinés des sociétés à unités multiples parmi leurs établissements, et les ajustements faits pour tenir compte de la facturation provisoire traduisent les recettes reçues pour les travaux effectués dans le cadre des contrats importants. Environ 2 500 des petites et moyennes entreprises sondées ne reçoivent pas de questionnaire. Les données relatives à leurs ventes de biens fabriqués sont obtenues à partir des recettes reçues indiquées dans les fichiers de la TPS. La partie qui n'est pas représentée dans l'échantillon (la partie à tirage nul) comporte les établissements en-dessous du seuil spécifié dans chaque province et industrie. Les sous-totaux relatifs à cette partie sont également déduits en fonction de leurs recettes.

On estime les valeurs des ventes de biens fabriqués, des stocks et des commandes en carnet en pondérant les réponses, les valeurs dérivées des fichiers de la TPS et les imputations par le nombre d'établissements que chacune représente. Les estimations pondérées sont ensuite ajoutées à la partie à tirage nul. Les estimations des ventes de biens fabriqués sont produites par province, mais aucun détail géographique n'est établi pour les stocks et les commandes, car nombre d'entreprises ne peuvent pas déclarer la valeur comptable de ces articles mensuellement.

Les séries sur les nouvelles commandes par industrie proviennent de l'addition de la variation des commandes non remplies au cours d'une période de ventes de biens fabriqués au cours de cette période.

Évaluation de la qualité

Les séries finales de données sont soumises à des analyses rigoureuses qui incluent la comparaison avec les séries historiques et les comparaisons avec d'autres sources de données afin de faire ressortir les changements économiques de l'heure. L'information disponible des médias, d'autres organisations gouvernementales et des économistes chevronnés est aussi utilisée dans le processus de validation.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

L'analyse de la confidentialité comprend la détection d'une divulgation directe possible, laquelle se produit lorsque la valeur dans une cellule de totalisation se compose de peu de déclarants ou lorsque la cellule est dominée par quelques entreprises.

Révisions et désaisonnalisation

Chaque mois, on produit des estimations provisoires pour le mois de référence et, à partir des documents arrivés en retard, des estimations révisées, pour les trois mois précédents. Chaque année, l'étalonnage en fonction de l'Enquête annuelle des manufactures entraîne des révisions rétroactives aux données mensuelles jusqu'au mois de janvier de l'année repère. Les estimations sont révisées annuellement selon les données les plus récentes de l'EAM.

Exactitude des données

Bien que des efforts considérables aient été déployés pour que toutes les opérations de collecte et de traitement obéissent à des normes élevées, les estimations obtenues sont inévitablement entachées, jusqu'à un certain point, d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Ces erreurs ne sont pas liées à l'échantillonnage et peuvent survenir pour différentes raisons. La non-réponse, par exemple, est une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. La couverture de la population, les écarts dans l'interprétation des questions ainsi que et les erreurs de consignation, de codage et de traitement des données représentent d'autres exemples d'erreurs non liées à l'échantillonnage.

Les erreurs non liées à l'échantillonnage sont contrôlées par la conception minutieuse du questionnaire, par l'utilisation d'un nombre minime de concepts simples et par des vérifications de la cohérence. Des mesures telles que les taux de réponse sont utilisées comme indicateurs de l'étendue potentielle des erreurs non dues à l'échantillonnage.

Le taux moyen pondéré de réponse de l'EMIM en ce qui concerne les données recueillies sur les ventes de biens fabriqués est entre 94 % et 98 %. Le tableau 2 du document « Concepts, définitions et qualité des données » indique les taux pondérés de réponse, de vérification et d'imputation pour les données recueillies ainsi que pour les données basées sur la TPS des cinq éléments suivants : ventes de biens fabriqués, stocks de matières premières et composantes, stocks de biens/travaux en cours de fabrication, stocks de produits finis fabriqués et commandes en carnet.

L'erreur type (ou l'écart type) de l'estimation peut servir à mesurer l'erreur d'échantillonnage. Le coefficient de variation (CV) représente l'erreur type estimée de l'estimation de l'enquête. Les estimations comprenant un CV de moindre importance sont plus fiables que les estimations dont le CV est plus élevé. Le tableau 1 du document « Concepts, définitions et qualité des données » indique les CV nationaux des cinq éléments suivants: ventes de biens fabriqués, stocks de matières premières et composantes, stocks de biens/travaux en cours de fabrication, stocks de produits finis fabriqués et commandes en carnet.

Documentation

Date de modification :