Indice des prix à la consommation (IPC)

Information détaillée pour mars 2017

Statut :

Active

Fréquence :

Mensuelle

Numéro d'enregistrement :

2301

L'Indice des prix à la consommation (IPC) est un indicateur de la variation des prix à la consommation payés par les Canadiens. Pour l'établir, on compare au fil du temps le coût d'un panier fixe de biens et services achetés par les consommateurs.

Date de la parution - 21 avril 2017

Aperçu

L'Indice des prix à la consommation (IPC) est un indicateur de la variation des prix à la consommation payés par les Canadiens. Pour l'établir, on compare au fil du temps le coût d'un panier fixe de biens et services achetés par les consommateurs. Puisque le panier comprend des biens et services d'une quantité et d'une qualité constante ou équivalente, l'indice reflète uniquement la fluctuation pure des prix.

L'IPC est couramment utilisé comme indicateur de la variation du niveau général des prix à la consommation ou du taux d'inflation. Comme la variation des prix a un effet sur le pouvoir d'achat du dollar, l'IPC est utile pour pratiquement tous les Canadiens. Les consommateurs peuvent comparer la fluctuation de l'IPC à la variation de leur revenu personnel et ainsi suivre et évaluer l'évolution de leur situation financière.

L'IPC est utilisé de diverses façons :

(1) Il sert à indexer une valeur monétaire donnée dans le temps afin d'en préserver le pouvoir d'achat. L'IPC sert donc souvent au rajustement des paiements convenus comme les salaires, les loyers, le crédit-bail et les pensions alimentaires. Les régimes de retraite privés et publics (Sécurité de la vieillesse et Régime de pensions du Canada), les déductions de l'impôt sur le revenu des particuliers et certains paiements sociaux des gouvernements sont aussi indexés sur l'IPC.

(2) Il sert à déflater divers agrégats économiques, soit des flux de revenus pour obtenir des estimations de revenus en dollars constants, ou soit des flux de dépenses pour obtenir des estimations des dépenses à prix constants.

(3) Il sert à établir et à faire le suivi de la mise en oeuvre des politiques économiques. La Banque du Canada, par exemple, utilise l'IPC, et des agrégats spéciaux de l'IPC, pour faire le suivi de ses politiques monétaires.

(4) Les analystes et les économistes du secteur privé utilisent l'IPC pour faire des analyses et des recherches économiques sur des sujets divers, tels les causes et les effets de l'inflation, et la compréhension des disparités dans les fluctuations de prix entre les régions.

La fluctuation des prix des biens et services représentés par l'IPC est pondérée en fonction de l'importance relative des biens et services dans les dépenses totales des consommateurs. Chaque bien ou service est considéré comme étant un élément du panier représentatif des dépenses de consommation et les mouvements de prix de chaque élément se voient assignés une part en fonction de leur proportion dans les dépenses totales de consommation. Par exemple, les Canadiens dans leur ensemble consacrent une plus grande part de leur dépense totale sur le loyer que sur le lait. Aussi, une augmentation de 10 % du prix des loyers aura une incidence plus forte sur l'IPC d'ensemble qu'une hausse de 10 % du prix du lait. Revues aux deux ans, les proportions du panier de l'IPC furent mises à jour récemment à partir des données obtenues principalement de l'Enquête sur les dépenses des ménages (62-202-X).

Les dates de diffusion de l'IPC pour l'année à venir sont publiées à l'avance. Elles sont disponibles dans Le Quotidien et dans la publication électronique « L'Indice des prix à la consommation » (62-001-X, gratuit), accessible à partir du module Publications du site Web de Statistique Canada, sous l'onglet Parcourir par ressource clé. Une analyse plus détaillée de l'IPC est disponible dans cette publication.

Plus de renseignements sur les concepts et l'utilisation de l'IPC sont également disponibles en ligne dans Votre guide de l'utilisation de l'Indice des prix à la consommation (62-557-X, gratuit), également disponible à partir du module Publications du site Web, sous l'onglet Parcourir par ressource clé.

Période de référence : La base temporelle est la période pour laquelle la valeur de l'IPC est égale à 100; en ce moment, la base temporelle est l'année 2002.

Sujets

  • Indices des prix à la consommation
  • Prix et indices des prix

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'IPC est composée de familles et de particuliers qui résident dans des ménages privés en région urbaine et en région rurale au Canada. Les personnes qui demeurent dans des ménages collectifs, comme les membres des colonies communales, les détenus et les malades chroniques dans les hôpitaux et les maisons de soins de santé sont exclues de la population cible. (Les étudiants postsecondaires qui vivent à temps plein en résidence ne sont pas considérés comme vivant dans des ménages collectifs et font partie de la population cible. Les étudiants ne sont pas considérés comme appartenant au ménage de leurs parents s'ils vivent moins de 30 jours par année avec eux.) Les personnes qui résident sur les réserves indiennes et les représentants officiels de pays étrangers et leur famille sont également exclus. Les ménages pour une partie de l'année - les ménages dont les membres faisaient partie d'autres ménages au début de l'année, ou qui sont arrivés au Canada depuis le début de l'année - font partie de la population cible.

L'univers des biens et services est composé de tous les biens et services de consommation basés sur les dépenses qui peuvent être associés à un prix au détail, c'est-à-dire des produits pour lesquels un prix peut être associé à une quantité et à une qualité déterminées. Plusieurs biens et les services publics fournis par les gouvernements, pour lesquels il n'existe pas de prix du marché sont exclus puisqu'il est impossible d'y associer un prix de détail. Par exemple, les services de santé reçus dans le cadre du régime public d'assurance-maladie sont exclus, tout comme les primes d'assurance-vie et d'assurance-invalidité. Cependant, les médicaments, les fournitures médicales, les soins dentaires et les produits ophtalmiques achetés par le grand public sont inclus, car ces biens et services peuvent être associés à un prix au détail.

Pour définir l'univers des biens et services de l'IPC, aucune différence n'est faite entre « produit de luxe » et « produit de nécessité », de même qu'aucun bien et service n'est laissé de côté pour une question de moralité. Par exemple, une partie de la population peut considérer que l'usage du tabac et de l'alcool ne devrait pas être toléré. Ces produits sont toutefois compris dans l'univers des biens et services de l'IPC, parce qu'ils constituent des dépenses légitimes et relativement importantes pour plusieurs Canadiens.

L'univers géographique comprend l'ensemble du Canada, à l'exception des réserves indiennes. Les Forces armées canadiennes outre-mer sont aussi exclues. Tous les endroits où les consommateurs font des achats composent l'univers des points de vente. Finalement, les prix utilisés dans l'IPC sont les prix finaux payés par les consommateurs, après les rabais, mais comprenant les taxes d'accise et de vente ainsi que les autres taxes indirectes payées par le consommateur.

Élaboration de l'instrument

Les enquêteurs recueillent la plupart des données sur le prix en consultant les descriptions techniques ou les spécifications des biens et des services de l'échantillon de l'IPC. Ces biens et services sont identifiés comme produits représentatifs.

La description d'un produit représentatif comprend les éléments suivants :

(1) une description (p. ex., « pommes de terre frites congelées, coupe régulière, ondulée ou julienne »);

(2) des unités de mesure acceptables;

(3) la fréquence du relevé de prix (p. ex., mensuelle);

(4) les exigences pour la qualité (p. ex., « catégorie A ou de fantaisie »); et

(5) la description des variétés acceptées (p. ex., « super frites, super croustilles, frites rondes »).

Les produits représentatifs de l'enquête sur les prix peuvent représenter des groupes plus vastes de produits semblables. L'information et la recherche sur les ventes au détail par les spécialistes des produits de l'IPC permettent de sélectionner et de définir les produits représentatifs. Autant que possible, les intervieweurs doivent suivre les prix des mêmes produits à travers le temps. Toutefois, une revue des parts des ventes au détail est effectuée périodiquement pour s'assurer que l'échantillon des produits demeure représentatif. Si un produit ne répond plus aux critères relatifs à la part des ventes, il est retiré de l'enquête et remplacé par un autre produit dont les ventes sont plus importantes.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête par échantillon.

Les échantillons de l'enquête sur les prix sont obtenus à partir d'une sélection de secteurs géographiques, de biens et services représentatifs, ainsi que du type et de l'emplacement des points de vente, qui permettront d'estimer des variations de prix vécues par les Canadiens. Le moment de la collecte des prix pendant le mois est fixé d'avance. La taille et la qualité de l'échantillon sont limitées par les budgets et par les renseignements disponibles pour établir le processus d'échantillonnage.

Nous procédons régulièrement à des examens et à des mises à jour afin de s'assurer que le calcul de la variation des prix fondé sur les échantillons de produits soit représentatif de la variation des prix pour toute la classe de produits. Nous introduisons de nouveaux produits dans les échantillons de prix selon les informations sur leur part de marché, les tendances du marché et des produits et le jugement expert des agents des produits. Nous déployons des efforts particuliers pour introduire de nouveaux produits dans les échantillons dans le cas des catégories de produits dont le taux de remplacement a été relativement élevé. Nous procédons de façon périodique à l'examen et à la mise à jour des échantillons des points de vente pour de nombreuses catégories de base de l'IPC.

Environ 600 biens et services sont utilisés pour représenter la fluctuation des prix dans 175 classes de base de biens et services. Les biens et services de l'échantillon sont choisis en fonction de leur représentativité et de leur disponibilité permanente probable.

La distribution géographique de l'échantillon varie selon le produit. Les échantillons de prix sont recueillis à un niveau géographique plus détaillé pour les biens et services dont les prix dépendent beaucoup de la situation locale (c'est-à-dire dont le prix est déterminé localement, comme les loyers, les frais relié à l'eau, les tarifs pour le transport en commun et les impôts fonciers). Par opposition, on obtient certains prix, comme les frais d'immatriculation des véhicules automobiles ou les frais postaux, auprès d'organismes provinciaux ou nationaux.

Le choix des points de vente est fondé sur l'information commerciale et il est établi principalement de façon à inclure les points de vente au détail à revenus élevés. Presque tous les prix sont recueillis auprès de points de vente au détail ou d'organismes locaux, régionaux et provinciaux.

Il y a toutefois deux exceptions notoires. Les relevés des loyers sont recueillis à partir d'une enquête auprès des locataires, à l'aide d'un module sur les loyers joint à l'Enquête sur la population active (EPA). Les logements sont sélectionnés pour participer à l'EPA au moyen d'un plan de sondage probabiliste à plusieurs degrés et demeurent dans l'échantillon pendant six mois consécutifs. On a recours à l'échantillonnage de probabilité proportionnelle à la taille pour sélectionner les hôtels et les motels des services d'hébergement des voyageurs.

Le moment de la collecte des prix (p. ex., la première semaine du mois) est fixé d'avance afin d'assurer l'homogénéité. Pour les produits dont le prix est plus variable, la collecte est échelonnée sur plusieurs semaines.

L'IPC d'ensemble à l'échelle du Canada est fondé sur un échantillon annuel de plus de 950 000 relevés de prix.

Sources des données

Il s'agit d'une enquête à participation obligatoire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants, sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

L'enquête sur les prix vise les prix d'un vaste ensemble de biens et services de consommation. La fréquence de la collecte de prix de biens et de services déterminés varie selon la nature des biens et services.

Les prix de la plupart des biens et services compris dans l'IPC sont relevés tous les mois, habituellement dans les deux premières semaines du mois de référence. Les prix des aliments sont relevés au cours des trois premières semaines, alors que les prix de l'essence sont recueillis pendant quatre semaines à chaque mois.

Les prix de certains produits ne sont pas relevés tous les mois parce que leur prix change moins souvent. Le prix des aliments est relevé à chaque mois. Les tarifs d'autobus, de train et de taxi sont recueillis deux fois l'an. Les frais de scolarité des universités, les impôts fonciers et les frais d'immatriculation des véhicules sont recueillis une fois par année. Toutefois, lorsque des prix changent en dehors du cycle de relevé régulier, un échantillon spécial de prix peut être relevé. Les prix des biens saisonniers (p. ex., les manteaux d'hiver), qui ne sont vendus que quelques mois pendant l'année, ne sont relevés que pendant les mois où les stocks sont jugés suffisants.

Plus de quatre-vingt-dix pour cent des relevés de prix effectués par les intervieweurs de l'IPC sont obtenus à l'occasion de visites dans les points de vente au détail choisis. Pour certains produits comme les journaux, les services de câblodistribution, la coiffure pour hommes, le mazout et les repas au restaurant, les prix sont collectés par téléphone, et au moins une fois par année au cours d'une visite personnelle. Certaines informations sont obtenues par Internet. Certaines données sont directement fournies par des répondants de l'IPC qui remplissent un questionnaire.

Les enquêteurs ou intervieweurs des bureaux régionaux de Statistique Canada sont formés et équipés d'ordinateurs de poche, qui contiennent des directives, des descriptions techniques des produits à observer et des formulaires papier pour entrer des renseignements nécessaires supplémentaires au sujet des caractéristiques des produits représentatifs.

Les directives sur l'enquête des prix comprennent un échantillon des biens et services représentatifs dont les prix sont relevés dans des secteurs sélectionnés d'une ville ou d'une province, dans des points de vente au détail choisis, une semaine déterminée dans le mois. La collecte de prix est régie par des règles et des conventions précises. Ces règles contribuent à l'homogénéité des aspects pratiques de la collecte des données pour l'IPC et respectent les concepts et les définitions de base.

Parts estimatives en pourcentage (selon la pondération de l'IPC) des méthodes de collecte utilisées pour la construction de l'IPC:

Observations sur place relevées par ordinateur 55 %
Données obtenues d'autres programmes de Statistique Canada 15 %
Interview par téléphone 10 %
Extraction de données d'autres sources et questionnaires 20 %

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

Au cours de la collecte des données sur les prix, les intervieweurs doivent fournir les raisons des variations importantes ou inhabituelles de prix. Des vérifications de contrôle sont effectuées par les ordinateurs de poche au moment de la saisie des données. Les données sur les prix transmises à Statistique Canada sont ensuite examinées au cas où il y aurait des valeurs aberrantes ou des variations inhabituelles. Des techniques de détection des valeurs aberrantes, alliées au jugement, sont utilisées pour la détection des erreurs. Lorsque des variations inhabituelles des prix ne sont pas expliquées, des enquêtes de suivi prennent place. Les spécialistes de produits de la Division des prix à la consommation préparent également des rapports mensuels qui résument et expliquent les fluctuations des prix des produits de l'enquête.

Imputation

Il peut parfois y avoir des imputations dans l'IPC dans les cas où aucuns prix n'ont été collectés. Ceci peut arriver pour plusieurs raisons. Premièrement, ce ne sont pas tous les biens et services de l'enquête sur les prix qui sont collectés tous les mois. Certains produits sont saisonniers et ne sont offerts que pendant une partie de l'année (p. ex., les tondeuses à gazon ou les combinaisons de ski), d'autres ont un prix relativement stable (p. ex., les frais de stationnement), et il y a certains services dont le prix ne change qu'une fois l'an (p. ex., les frais de scolarité universitaire). Deuxièmement, le prix de certains biens et services n'est pas recueilli dans certains secteurs géographiques, habituellement parce que les quantités offertes aux consommateurs de ces secteurs sont trop limitées pour justifier les coûts de la collecte des données sur les prix (p. ex., le mazout en Alberta). Troisièmement, les prix peuvent être imputés dans les situations où les prix n'existent pas dans un mois donné parce que les produits sont en rupture de stock ou qu'ils ne sont pas offerts, ou encore parce que les prix recueillis sont de qualité douteuse. Enfin, des ajustements aux prix collectés sont faits lorsque les caractéristiques d'un produit ont changé et que cela peut affecter son prix. C'est ce que l'on appelle un changement en qualité et les ajustements nécessaires sont apportés de sorte que seul le changement de prix pur est utilisé dans le calcul de l'IPC.

Les biens saisonniers sont ceux qui sont vendus à certains moments précis de l'année, suivant en cela une saisonnalité établie (par exemple, les collections de vêtements printanières ou automnales). Les variations de prix des biens saisonniers au cours des mois hors saison sont obtenues à partir des fluctuations de prix de l'ensemble auquel appartiennent ces biens. Pour les biens dont le prix est relativement stable, on suppose qu'aucune variation de prix ne se produit pendant les mois où les prix ne sont pas recueillis. Il en va de même pour les biens et services dont le prix ne change qu'une fois l'an : aucune variation n'est calculée pour les mois où les prix ne sont pas recueillis.

Pour les imputations géographiques, la fluctuation des prix dans d'autres régions remplace celle des régions où il est impossible de recueillir les prix. Les imputations sont utilisées dans d'autres provinces uniquement lorsqu'il est impossible de produire une imputation fiable à partir des prix à l'intérieur des limites de la province.

Pour comparer des prix liés à des quantités différentes, les prix sont rajustés par rapport à une unité de quantité normalisée. Lorsqu'un produit est temporairement en rupture de stock, on retient le dernier prix recueilli. Si un produit n'est plus disponible dans un point de vente donné, il est remplacé par un produit semblable offert dans ce même point de vente ou, au besoin, dans un autre point de vente.

Dans les cas où il est impossible de faire un ajustement explicite pour un changement de la qualité, les prix ne sont pas comparés directement. Parfois, un nouveau produit est plutôt ajouté à l'échantillon et la fluctuation du prix de ce produit n'est calculée que le mois suivant.

Pour d'autres produits (p.ex. quelques appareils électroménagers et biens électroniques), une imputation par la moyenne est effectuée pour tenir compte d'un changement dans la qualité, alors que des ajustements hédoniques sont effectués pour d'autres produits (p.ex. Services d'accès Internet). La méthode des coûts d'option est utilisée pour tenir compte des changements dans la qualité, notamment pour des produits comme l'achat de véhicules automobiles et les aliments servis au restaurant.

Estimation

Pondérations
On utilise des méthodes d'estimation pour déterminer l'importance relative des biens et services dans le panier de l'IPC. La principale source de données sur les dépenses pour les biens et services de consommation est l'Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada. Les dépenses moyennes annuelles par ménage sont calculées pour chaque classe de biens et services par province ou par région intra provinciale. Ces dépenses moyennes sont ensuite appliquées au nombre estimatif de ménages de chaque région géographique pour ainsi obtenir les dépenses agrégées pour chaque classe de biens et services. Les dépenses agrégées pour le Canada sont obtenues à partir des dépenses agrégées estimatives pour chaque classe de biens et services de base pour chaque unité géographique.

Indices
On emploie une méthode par étapes pour calculer les indices des prix à la consommation à panier fixe pour tout agrégat de niveau des classes de base. D'abord, les indices des classes de base pour lesquelles des mouvements de prix sont mesurés en utilisant le ratio de leur prix à la période observée sur leur prix à la période de base, sont combinés (mis en moyenne) en indices composites de niveau suivant, qui sont eux-mêmes regroupés en indices de niveau plus élevé, etc. jusqu'au niveau de « l'IPC d'ensemble ». En fin de compte, chaque indice composite est une moyenne arithmétique pondérée des indices de prix correspondants de l'ensemble des classes de base d'un agrégat donné. Étant donné que la structure de pondération de l'IPC est fondée sur une grille rectangulaire, dans laquelle les lignes correspondent aux biens et services et les colonnes aux régions, on calcule le même l'IPC d'ensemble au niveau du Canada comme une agrégation de tous les IPC régionaux d'ensemble, ou comme une agrégation des indices de catégories de base au niveau du Canada.

Évaluation de la qualité

En général, les facteurs qui influent sur la qualité de l'IPC sont les suivants :
- la taille et la composition des échantillons de biens et services et de points de vente;
- la précision des estimations des dépenses utilisées pour les pondérations;
- la fréquence et la rapidité de mise à jour du contenu et des pondérations du panier de l'IPC;
- l'efficacité de la détection et de la correction des erreurs, ainsi que des méthodes d'imputation pour les données manquantes; et
- l'application de bonnes méthodes d'ajustement pour les changements de qualité des biens et services de l'échantillon de l'IPC.

La qualité de cet indice de prix est maintenue par les analystes qui ont développé une grande expertise du domaine. Ils ont de plus développé un réseau de personnes contact à l'extérieur pour des biens et services particuliers. Beaucoup de temps et d'efforts sont consacrés à la détection et au suivi des fluctuations inhabituelles dans l'évolution des prix des biens et services. Avant leur diffusion, les indices de prix sont analysés et leurs tendances historiques sont revues.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Les données relevées sont converties en indices des prix et sont publiées sous cette forme. Il n'est donc pas possible d'identifier les entreprises ayant fourni l'information d'origine portant sur les prix bruts. De plus, quand les prix moyens sont publiés à l'échelon national pour un groupe de produits spécifiques, il n'est pas possible d'identifier les points de vente ayant fourni les données.

Révisions et désaisonnalisation

Désaisonnalisation

Une série désaisonnalisée est une série à partir de laquelle les variations saisonnières ont été éliminées. Les variations saisonnières se définissent comme celles étant causées par des évènements réguliers annuels tels que les variations climatiques et les évènements institutionnels réguliers tels que les vacances et les jours fériés. Les données désaisonnalisées sont calculées à partir du programme X-12-ARIMA. Les séries chronologiques ne présentant pas de variations saisonnières reconnaissables demeurent inchangées par rapport aux séries officielles.

Présentement pour l'IPC, 13 séries sont produites sur une base désaisonnalisée au niveau national. Celles-ci sont :

- l'IPC d'ensemble ;
- les indices des huit composantes principales ; et
- quatre agrégations spéciales : (1) ensemble excluant huit des composantes les plus volatiles telles que définies par la Banque du Canada et excluant l'effet des variations d'impôts indirects, (2) ensemble excluant huit des composantes les plus volatiles telles que définies par la Banque du Canada, (3) ensemble excluant les aliments, (4) ensemble excluant les aliments et l'énergie.

L'approche couramment utilisée pour la désaisonnalisation est telle que chaque série est désaisonnalisée séparément, et n'est donc pas le résultat de l'agrégation de sous-composantes elles-mêmes désaisonnalisées.

Les utilisateurs de données qui se servent de l'IPC à des fins d'indexation sont avisés de ne pas utiliser les séries désaisonnalisées. Il y a deux raisons pour cela. D'abord, les révisions aux séries désaisonnalisées peuvent entraîner des changements à la fois dans les niveaux et dans les variations des indices. Deuxièmement, la désaisonnalisation est un traitement statistique sophistiqué des données, effectué pour isoler la tendance des prix et les chocs irréguliers dans l'économie. Aussi, les indices ayant été désaisonnalisés ne reflètent pas nécessairement les changements réels dans les prix à la consommation.

Révisions aux séries non-désaisonnalisées

Les séries non-désaisonnalisées de l'IPC ne sont jamais révisées. De temps en temps, la base temporelle de l'IPC peut être mise à jour. La base temporelle est officiellement passée de 1992=100 à 2002=100 avec la publication de l'IPC de mai 2007. Ce changement est uniquement une conversion arithmétique qui modifie le niveau des indices, mais laisse les variations en pourcentage entre deux périodes intactes, à l'exception des différences dues à l'arrondissement.

Révisions aux séries désaisonnalisées

Les indices désaisonnalisés sont les seules séries de l'IPC sujettes à révision. Chaque mois, l'indice désaisonnalisé du mois précédent peut être révisé. Les données désaisonnalisées des trois dernières années sont révisées une fois par an avec la publication des données de janvier. Au même moment, les modèles utilisés pour obtenir les données désaisonnalisées, ainsi que leurs paramètres, sont révisés et mis à jour lorsque cela s'avère nécessaire.

Exactitude des données

La fiabilité statistique est nécessairement plus difficile à évaluer pour l'indice des prix que pour d'autres séries statistiques en raison de la complexité de la variation des prix composites et des problèmes statistiques liés à l'estimation de la variation des prix composites.

La qualité de l'IPC dépend de nombreux facteurs relatifs aux prix et aux dépenses des consommateurs. Nous obtenons les données à la fois pour la variation des prix et pour les tendances des dépenses des consommateurs dans des enquêtes par sondage de sorte qu'il peut y avoir des erreurs d'échantillonnage. Généralement, l'exactitude des données sur les prix est plus importante pour la qualité d'ensemble de l'IPC que l'exactitude des données sur les dépenses utilisées pour les pondérations.

L'erreur d'échantillonnage pour les enquêtes sur les prix de l'IPC est difficile à quantifier du fait que, à l'exception du logement et de l'hébergement pour voyageurs, les échantillons de produits et de points de vente sont fondés sur le jugement plutôt que sur des méthodes d'échantillonnage probabiliste.

Il existe plusieurs études relatives à des aspects de la qualité des données pour l'IPC. Tous ces documents sont offerts gratuitement dans « Série analytique - Division des prix », Statistique Canada, no 62F0014M au catalogue, accessible à partir du module Publications du site Web de Statistique Canada, sous l'onglet Parcourir par ressource clé.

En outre, le rapport d'une évaluation de la qualité des données de l'IPC canadien, produit par le Fonds monétaire international en 2003, est offert sur le site Web du FMI au lien URL suivant :

http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2003/cr03328.pdf

En résumé, pour chacun des 15 éléments applicables évalués, l'IPC a été classé au premier rang dans une grille d'évaluation de la qualité des données à quatre paliers.

L'IPC serait suffisamment exact à toutes les fins pratiques. L'exactitude est la meilleure aux niveaux les plus élevés d'agrégation géographique et de produits, étant donné la plus grande taille des échantillons de prix pour les niveaux élevés d'agrégation. En outre, comme des erreurs peuvent se produire dans la collecte des prix et la révision, ou encore dans les rajustements selon la qualité pour l'estimation de la « variation pure des prix », les indices agrégés de haut niveau sont probablement de meilleure qualité que les indices de bas niveau parce que les effets de distorsion attribuables aux erreurs devraient en principe s'annuler. En général, l'exactitude est meilleure au niveau du Canada pour tout indice de produits dans l'IPC comparativement au même indice à l'échelle provinciale ou urbaine. L'exactitude est meilleure également au niveau de tous les éléments ou des principales composantes de l'IPC comparativement aux indices des produits individuels. Enfin, l'IPC est plus exact en tant qu'indicateur de la variation sur plusieurs mois ou sur une année comparativement à la variation des prix mesurée d'un mois au suivant.

Documentation

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