L'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV)

Information détaillée pour quatrième trimestre de 2018

Statut :

Active

Fréquence :

Trimestrielle

Numéro d'enregistrement :

5261

L'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV) offre des statistiques sur les visiteurs américains et d'outre-mer au Canada, les caractéristiques de leur voyage et leur niveau de dépenses.

L'Enquête sur les voyages des visiteurs a été lancée en janvier 2018 afin de remplacer la composante portant sur les visiteurs américains et d'outre-mer de l'Enquête sur les voyages internationaux (EVI, numéro d'enregistrement 3152, archivé).

Date de la parution - 28 mai 2019

Aperçu

L'Enquête sur les voyages des visiteurs a été conçue pour remplacer complètement la composante des visiteurs de l'Enquête sur les voyages internationaux. L'Enquête sur les voyages des visiteurs recueille des renseignements sur les voyages internationaux au Canada par des résidents des États-Unis et de pays d'outre-mer. À compter de 2018, la composante des résidents du Canada de l'ancienne EVI est devenue une section de la nouvelle Enquête nationale sur les voyages (numéro d'enregistrement 5232).

Les questionnaires électroniques et l'Enquête sur les départs aériens (EDA) sont les deux composantes de l'EVV. L'Enquête sur les voyages des visiteurs a pour objectif de fournir des renseignements plus détaillés sur les caractéristiques des voyageurs américains et d'outre-mer au Canada, par exemple leurs dépenses et activités, les lieux visités et la durée de leur séjour.

Les renseignements obtenus par l'entremise de l'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV) sont utilisés pour répondre aux exigences du Système de comptabilité nationale du Canada (balance des paiements [BDP]). De plus, les données recueillies dans les questionnaires sont utilisées par le Compte satellite du tourisme (CST), l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), Destination Canada, les organismes provinciaux de tourisme, le département du Commerce des États-Unis, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), des banques, des sociétés de placements, d'autres entreprises du secteur privé et des chercheurs indépendants. Elles servent également à produire des rapports à l'intention d'organismes internationaux tels que l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Association de tourisme du Pacifique-Asie (ATPA).

L'EDA pour les visiteurs d'outre-mer (lancée en 2000) et des États-Unis (lancée en 2011) a pour objectif premier d'améliorer l'exactitude et la fiabilité des estimations sur les voyages et les voyageurs d'outre-mer qui arrivent au Canada en avion en provenance des pays principaux et des pays émergents. En 2017, les tablettes ont été introduites pour remplacer les questionnaires papier de l'Enquête sur les départs aériens (EDA). Bien que le mode principal de collecte pour les interviews de l'EDA soit le questionnaire électronique sur les tablettes utilisées par les intervieweurs, il est encore possible d'utiliser les questionnaires papier comme solution de rechange en cas de défaillance de la tablette, ou s'il faut recourir à une des huit langues couramment utilisées, autres que l'anglais et le français.

La composante de l'enquête «questionnaire électronique» a commencé en 2013 avec la distribution des cartes d'invitation à tous les voyageurs (canadiens, américains et d'outre-mer) qui sont entrés par un des 137 bureaux d'entrée canadiens désignés. Les questionnaires de retour ont été utilisés pour la dernière fois en 2014. À compter de 2018, les cartes d'invitation seront distribuées uniquement aux résidents de pays étrangers, car la portée de l'Enquête sur les voyages des visiteurs couvre uniquement les voyageurs américains et d'outre-mer.

Période de référence : L'Enquête sur les voyages des visiteurs recueille des renseignements chaque mois et est diffusée tous les trimestres. Le trimestre dépend de la date à laquelle le voyageur a traversé la frontière pour entrer au Canada.

Période de collecte : De brèves « périodes d'enquête » ont lieu tous les mois, durant chaque trimestre, dans les bureaux d'entrée aériens et terrestres à travers le Canada.

Sujets

  • Voyages et tourisme
  • Voyages internationaux

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV) vise tous les résidents des États-Unis et des pays d'outre-mer entrant au Canada, à l'exception des diplomates et de leurs personnes à charge, des réfugiés, des immigrants reçus, des militaires, des membres d'équipage et des anciens résidents canadiens. De pair avec l'EVV, l'Enquête sur les départs aériens (EDA) vise aussi les voyageurs américains et d'outre-mer rentrant directement aux États-Unis ou dans les pays d'outre-mer sélectionnés. Les pays visés sont ceux qui nous apportent le plus grand nombre de voyageurs.

La population observée à l'aide de l'enquête par des questionnaires électroniques diffère légèrement de la population cible. Les questionnaires sont distribués auprès des voyageurs internationaux qui ont recours à des moyens de transport populaires pour entrer au Canada et qui y entrent par des bureaux d'entrée où le trafic des voyageurs est important. Par conséquent, des questionnaires sont distribués dans 137 bureaux d'entrée désignés. Ces bureaux d'entrée représentent environ 53 % de tous les bureaux d'entrée canadiens, mais la plus grande partie de l'ensemble des voyageurs internationaux qui entrent au Canada. Les cartes d'invitation à remplir les questionnaires électroniques sont distribués aux voyageurs qui entrent au Canada par l'un des moyens de transport suivants : l'automobile, le transport aérien commercial, le transport par autobus commercial ou le transport par bateau commercial (au port maritime de Vancouver seulement). En 2017, près de 97 % de l'ensemble des voyageurs internationaux entrent au Canada par l'un ou l'autre de ces moyens de transport. Pour chacun des bureaux d'entrée, un échantillon proportionnel au nombre de voyageurs ayant franchi la frontière l'année précédente est constitué, en utilisant les données de l'Enquête sur le dénombrement à la frontière (numéro d'enregistrement 5005).

En l'an 2000, l'EDA a été ajoutée afin de recueillir des données sur les voyageurs non-résidents internationaux qui quittent le Canada par vols directs vers des pays autres que les États-Unis. Le nombre d'interviews planifiées dans chaque aéroport pour un mois donné et un pays particulier est à peu près proportionnel à la racine carrée du nombre de voyageurs de ce pays ayant franchi la douane à ce bureau d'entrée au cours du même mois l'année précédente. Sur la base des tailles d'échantillons cibles établis selon le bureau d'entrée, le mois et le pays de résidence, on consulte les horaires de vols commerciaux afin de choisir un échantillon raisonnablement représentatif de vols en vue d'établir le meilleur équilibre possible entre les transporteurs canadiens et étrangers, les vols nolisés et les vols réguliers et les jours de départ. Les aéroports visés en 2000 étaient : Halifax, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.

En août 2011, l'EDA a été élargie pour inclure les voyageurs des États-Unis par avion commercial dans les salles d'embarquement des aéroports de Toronto, Vancouver et Montréal. En janvier 2012, elle a été élargie aux aéroports d'Ottawa et de Calgary (jusqu'à décembre 2013 pour Calgary). En février 2012, elle a été élargie à l'aéroport d'Halifax.

En octobre 2017, l'EDA a été élargie à cinq aéroports supplémentaires : Québec et Edmonton (visiteurs des États-Unis et d'outre-mer), Winnipeg, Saskatoon et Victoria (visiteurs des États-Unis).

En 2017, 24 604 questionnaires de voyageurs non-residents ont servi à produire les estimations, incluant les questionnaires électroniques et les questionnaires en papier de l'Enquête sur les départs aériens.

Élaboration de l'instrument

En août 1999, pendant la mise au point de l'EDA pour les visiteurs d'outre-mer, certains essais ont eu lieu dans différents aéroports. Dans le cadre de ces essais, le temps à consacrer pour effectuer les interviews, la qualité des données obtenues grâce à la distribution des questionnaires par les intervieweurs de Statistique Canada par rapport aux interviews sur place, le taux de réponse potentiel et les aspects logistiques de l'organisation des interviews ont été les principaux points observés. On a donc préféré les interviews sur place à la distribution de questionnaires. En janvier 2000, on a commencé à recueillir les données de l'EDA.

En 2011, on a mis l'EDA à l'essai pour les visiteurs américains; l'enquête consistait alors à tenir des interviews informelles sur place avec les répondants qui attendaient leur avion à l'Aéroport international d'Ottawa. Une équipe de quatre intervieweurs approchait les voyageurs et invitait les résidents non canadiens à répondre au questionnaire. À la fin du questionnaire, les répondants ont aussi répondu à quelques questions complémentaires pour approfondir leurs réponses. En janvier 2017, l'utilisation des tablettes électroniques pour la collecte des données de l'EDA a été testée à Toronto Pearson et Ottawa.

En 2011, on a également commencé à remanier l'EVI, dont la nouvelle version a été mise en oeuvre en 2013; on a réduit de cinq à deux le nombre de questionnaires imprimés et lancé le questionnaire électronique. Les questionnaires à retourner par la poste ne sont plus utilisés depuis 2014.

Des membres de l'équipe du projet ont soumis à des essais approfondis la version électronique du questionnaire en papier avant la mise en oeuvre. La première phase des essais comportait des cas types préparés expressément pour vérifier certaines fonctions de l'application. Dans la deuxième phase, on a saisi les données correspondant à de vrais voyages, pour tester à la fois le rendement et la convivialité de l'outil. Le Centre de ressources en conception de questionnaires (CRCQ) de Statistique Canada a conduit l'essai cognitif du questionnaire électronique à Ottawa et Montréal. Un essai pilote a eu lieu entre le 26 et le 31 mars 2012. Les objectifs de l'essai pilote consistaient à tester les procédures opérationnelles et l'application de réponse en ligne et à estimer le taux de participation.

En 2018, l'Enquête sur les voyages des visiteurs a remplacé la composante portant sur les visiteurs américains et d'outre-mer de l'Enquête sur les voyages internationaux (EVI). La composante du questionnaire électronique de l'EVI portant sur les voyageurs canadiens a été supprimée et l'application a été mise à l'essai avant son lancement. Aucun autre changement n'a été apporté.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

L'Enquête sur les voyages des visiteurs est une enquête par échantillonnage qui vise tous les résidents des États-Unis et des pays d'outre-mer entrant au Canada (avec les exceptions déjà mentionnées). Les données historiques extraites du système de dénombrement à la frontière donnent des renseignements sur le nombre de voyageurs entrés au Canada par les bureaux d'entrée (bureaux d'entrée terrestres, aéroports, ports maritimes) et servent de base en vue de déterminer le nombre de cartes d'invitation à remplir le questionnaire électronique qui devrait être distribué à chaque bureau et le nombre d'interviews qu'il faudrait effectuer dans chaque aéroport dans le cadre de l'Enquête sur les départs aériens.

Sources des données

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

L'enquête permet de recueillir des données trimestrielles sur les caractéristiques de voyages et des voyageurs internationaux. Parmi les détails recueillis figurent le but du voyage, la taille du groupe de voyage, les lieux visités, les activités, la durée du voyage et les dépenses de voyage. Cette composante de l'enquête sert à mettre à jour la balance canadienne des paiements internationaux. De plus, des estimations trimestrielles et annuelles des caractéristiques des voyages et des voyageurs internationaux sont utilisées par les gouvernements fédéral et provinciaux, le secteur du tourisme, les entreprises et le grand public.

Les questionnaires sont obtenus en utilisant deux modes : les questionnaires électroniques soumis via Internet par les voyageurs qui ont reçu une carte d'invitation et l'Enquête sur les départs aériens des visiteurs au Canada qui est remplie par les intervieweurs de Statistique Canada sur une tablette électronique à des aéroports canadiens sélectionnés (des questionnaires papier sont utilisés dans certaines circonstances).

Le questionnaire électronique est une enquête par échantillonnage, c'est-à-dire que les cartes d'invitations ne sont distribuées qu'à une partie de la population de voyageurs. Des employés de l'Agence des services frontaliers du Canada distribuent des cartes d'invitation aux voyageurs au moment de leur entrée au Canada. Les cartes d'invitations sont distribuées aux résidents des États-Unis ou de pays d'outre-mer en visite au Canada.

On demande aux voyageurs ayant reçu la carte d'invitation de remplir le questionnaire en ligne, lorsque leur voyage est terminé, en utilisant l'adresse web fournie sur la carte.

Une méthode de distribution des cartes a été mise au point afin d'enquêter les voyageurs internationaux en fonction des données de l'année précédente. Cette méthode de distribution consiste à fixer une période de plusieurs jours pendant lesquels les cartes d'invitation doivent être remises aux voyageurs visés. Chaque bureau participant reçoit, pour chaque période, une quantité déterminée de cartes et se voit attribuer une date où il doit en commencer la distribution. C'est à partir de cette date que les agents remettent de façon continue les cartes aux voyageurs appropriés, jusqu'à l'épuisement des cartes.

Des questionnaires supplémentaires sont aussi obtenus des voyageurs des États-Unis et d'outre-mer qui rentrent directement dans leur pays d'origine par air commercial (l'Enquête sur les départs aériens des visiteurs au Canada (EDA)).

Les pays visés sont ceux dont les citoyens viennent en plus grand nombre au Canada. Il s'agit principalement du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de l'Australie ainsi que d'un certain nombre de marchés émergents comme la Chine, le Japon, l'Inde et la Corée du Sud. Les intervieweurs de Statistique Canada interrogent en personne des voyageurs d'outre-mer en attente de leur vol de retour dans certains pays visés. Ces interviews sont effectuées chaque mois dans les aéroports internationaux de huit villes: Halifax, Québec (collecte saisonnière, débutée en mai 2018), Montréal, Ottawa, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver, pendant une période de collecte de 5 à 7 jours.

L'équipe est constituée d'intervieweurs qui possèdent des compétences linguistiques variées, ce qui fait que les interviews peuvent se tenir autant que possible dans la langue des voyageurs. En mars 2017, l'EDA a mis en oeuvre la collecte de données via des tablettes électroniques (disponible en français et en anglais), en utilisant des questionnaires papier comme sauvegarde en vue de satisfaire aux autres exigences linguistiques (espagnol, italien, allemand, néerlandais, portugais, japonais, coréen et mandarin). .

Les voyageurs aériens des États-Unis complètent l'EDA dans les aéroports internationaux de 11 villes (Halifax, Québec, Montréal, Ottawa, Toronto Pearson, Winnipeg, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria).

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Le traitement de l'enquête permet de rendre les données compatibles pour la totalisation et pour produire des estimations. Les étapes sont : la vérification, le codage et l'imputation des données. Toutes les données déclarées dans les questionnaires électroniques et les questionnaires de l'EDA sont saisies, codées et vérifiées.

Dans le cadre de l'initiative de modernisation de l'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV), on a mis au point un nouveau système de vérification davantage axé sur l'automatisation. On intervient manuellement seulement lorsque les données sont rejetées lors des contrôles de vérification et s'il n'existe pas de solution automatisée.

Des erreurs peuvent survenir dans la saisie des données, par exemple une entrée de donnée erronée ou encore une donnée manquante dans le questionnaire. Ces erreurs doivent être repérées et corrigées. Les règles de vérification sont conçues pour s'assurer que les données sont cohérentes avec des caractéristiques connues, et que les données du questionnaire représentent des valeurs valides compte tenu des questions.

Par exemple, des bureaux d'entrée au Canada n'acceptent que certains modes d'entrée. Si un voyageur indique dans son questionnaire un mode invalide (une automobile dans un aéroport), alors les données seront corrigées. Pour effectuer cette correction, le cas fait l'objet d'une analyse et l'on modifie l'aéroport ou le mode d'entrée en conséquence.

Par ailleurs, si tous les coûts de transport sont inclus dans le coût d'un forfait, mais que des coûts sont aussi indiqués dans les tarifs pour quitter le Canada et y revenir, alors ces données sont corrigées afin d'éliminer la duplication des dépenses déclarées.

Des variables ont été dérivées à partir du fichier de données en combinant des éléments du questionnaire dans le but de faciliter l'analyse des données. Par exemple, les dépenses de voyage déclarées dans les forfaits doivent être séparées par composante. Les données déclarées pour des voyages multiples (plusieurs entrées au Canada) doivent être séparées.

L'EVV demande également aux répondants de fournir l'information concernant les forfaits et les voyages « tout-inclus ». Ces dépenses ne sont pas déclarées dans la section correspondante sur les dépenses de voyage au Canada. Par conséquent, les forfaits doivent être ventilés selon les composantes appropriées dans l'ensemble des coûts et ajoutés aux catégories de dépenses pertinentes.

Selon la définition de « voyage » de l'Enquête sur les voyages des visiteurs (EVV), toute sortie à l'extérieur du Canada marque la fin d'un voyage. Les répondants peuvent déclarer plusieurs voyages selon cette définition en remplissant leur questionnaire. Ces voyages doivent donc être ventilés afin de permettre une analyse cohérente.

Enfin, on crée et calcule toutes les variables requises pour une analyse approfondie.

Imputation

On effectue l'imputation de données dans l'EVV lorsque des champs sont manquants dans un questionnaire, ou lorsqu'un nombre insuffisant de questionnaires est reçu pour satisfaire aux objectifs de l'EVV.

Dans l'Enquête sur les voyages internationaux, les populations ciblées (voyageurs internationaux) sont divisées en groupes d'imputation, selon le bureau d'entrée et les caractéristiques des voyageurs telles que le pays de résidence, le mode d'entrée et la durée du séjour. L'imputation totale (c.-à-d. l'imputation de questionnaires entiers) est effectuée pour tout groupe d'imputation, que l'on appelle également groupe de facteurs par bureau d'entrée (GFBE), au sujet duquel nous avons reçu un nombre insuffisant de questionnaires pour un trimestre donné.

Les estimations étant produites par GFBE, un nombre minimal de questionnaires doivent être présents pour fournir des estimations de qualité. Dans les cas où le nombre minimal n'est pas obtenu pour les questionnaires reçus durant le trimestre, un nombre suffisant de questionnaires est sélectionné parmi les questionnaires du même trimestre reçus au cours des cinq dernières années, pour le même GFBE. Ces questionnaires sont ajoutés aux questionnaires reçus du trimestre de référence. En 2017, les taux d'imputation totale sont les suivants : résidents des États-Unis, 85,5 % et résidents des pays d'outre-mer, 13,3 %.

On a recours aussi à l'imputation totale pour les GFBE ou strates qui ne font pas partie du champ de distribution des questionnaires. Ces GFBE renvoient à des modes d'entrée qui ne sont pas visés par la distribution des questionnaires (train, avion privé ou bateau privé, motocyclette, bicyclette, piétons, etc.) ou des bureaux d'entrée qui ne participent pas à la distribution des questionnaires. Il y a 52 GFBE pour lesquels Statistique Canada ne reçoit aucun questionnaire. Ces exclusions représentent moins de 3 % de la population cible. Pour ces GFBE qui sont hors du champ de l'enquête, les caractéristiques des voyageurs sont estimées en utilisant l'imputation totale.

Ces questionnaires imputés sont des copies de questionnaires qui ont été recueillis en 1990 pour le même trimestre et le même GFBE. Lorsque l'imputation totale est utilisée de cette façon, la qualité des estimations peut être compromise en raison des limites du nombre de questionnaires disponibles qui peuvent être présentés des années antérieures. Par exemple, s'il y a très peu de questionnaires disponibles dans les trimestres antérieurs, les estimations du trimestre en cours peuvent être de piètre qualité.

Estimation

Pour les besoins de l'estimation, les réponses obtenues à partir des enquêtes par questionnaire sont traitées comme un échantillon aléatoire simple de l'ensemble des voyageurs dans chaque strate. Toutefois, la méthodologie de sélection de l'échantillon est généralement celle de l'échantillonnage de période d'enquête, qui est une durée prédéterminée au cours de laquelle l'activité d'échantillonnage se déroule. Les groupes de calibration (ou post-strates) sont définis par trois éléments : 1) le point d'entrée ou le groupe de points d'entrée; 2) le type d'entrée, formé des combinaisons du moyen de déplacement (automobile, avion ou autre moyen), de la durée du séjour (départ le même jour ou séjour d'une nuit et plus), du trajet d'entrée au Canada (directement des États-Unis, directement d'outre-mer, ou d'outre-mer en passant par les États-Unis); et 3) du trimestre du voyage. Les données peuvent en fait être soumises, dans une certaine mesure, à un « biais de distribution », puisque les catégories de voyageurs ne sont pas toutes représentées dans la distribution des questionnaires, ou encore à un biais de non-réponse, parce que les répondants ne sont pas nécessairement représentatifs de la population des voyageurs.

Également, puisque nous savons que les voyageurs effectuant de longs voyages ont tendance à moins répondre que ceux qui font de courts voyages, nous apportons un ajustement appelé « ajustement de biais » afin de corriger ce problème pour certains voyageurs qui se déplacent sur des lignes aériennes commerciales. Pour apporter cet ajustement, nous utilisons les renseignements obtenus dans les cartes de déclaration E311, que remplissent tous les voyageurs arrivant au Canada sur des vols commerciaux. On obtient une distribution des voyageurs selon le but du voyage (raisons personnelles ou professionnelles) et la durée du voyage (selon des catégories qui varient dépendant de l'aéroport à l'entrée au Canada ou du pays de résidence du voyageur). Cette distribution permet d'ajuster les estimations de l'enquête de manière à mieux les harmoniser avec les données des cartes de déclaration E311 (données sur la population du système de dénombrement à la frontière). La mise en oeuvre progressive des bornes d'inspection primaire (BIP) par l'Agence des services frontaliers du Canada, qui a commencé en mars 2017, changera la façon d'ajuster les biais.

En ce qui a trait aux voyageurs américains entrant au Canada en voiture par les plus grands bureaux d'entrée terrestres dotés du Système intégré de gestion de la ligne d'inspection primaire (LIPI), un autre ajustement est apporté en ce qui concerne l'État de résidence. Il est fondé sur les données relatives à l'état d'enregistrement du véhicule obtenu du système LIPI. Cet ajustement vise à mieux tenir compte, dans les estimations de l'EVV, de la distribution des voyageurs selon l'État de résidence, en particulier les États d'où provient le plus grand nombre de voyageurs.

Depuis 2013, une variante généralisée de la méthode itérative sert à ajuster la pondération des voyageurs d'outre-mer. Cette méthode de programmation linéaire assure une correspondance exacte avec les différentes contraintes spécifiées par pays de résidence, groupes de but de voyage-durée et combinaisons de région et mode d'entrée. La région d'entrée est incluse puisque la majorité des voyageurs d'outre-mer arrivent à un petit nombre d'aéroports.

Les tableaux suivants (consulter le lien Documentation supplémentaire, ci-dessous) fournissent aux visiteurs des États-Unis et des pays d'outre-mer les groupes de calibration (post-strates) utilisés aux fins d'estimation. Il y a 154 groupes de calibration pour les visiteurs américains et 81 groupes de calibration pour les visiteurs de pays d'outre-mer.

Pour chaque strate (groupe de calibration), aussi appelée Groupe de facteur de bureaux d'entrée (GFBE), il est possible d'obtenir le nombre de voyageurs arrivant au Canada à partir du système de dénombrement à la frotière. Ce sont ces données qui sont utilisées comme totaux de contrôle pour pondérer les questionnaires retournés par les voyageurs internationaux qui entrent et reviennent au Canada.

Évaluation de la qualité

La distribution supplémentaire des questionnaires de l'Enquête sur les voyages internationaux a eu lieu de janvier 2010 à août 2013 dans les principaux bureaux d'entrée terrestres tels que Fort Erie, Niagara Rainbow, Windsor, Sarnia et Sault Ste-Marie en Ontario, Lacolle au Québec, ainsi que Douglas et Pacific Highway en Colombie-Britannique. Par conséquent, au cours de cette période, un nombre considérablement accru de questionnaires de l'Enquête sur les voyages internationaux a été rempli et retourné par les voyageurs.

Cela a permis de produire de meilleures estimations des caractéristiques et des dépenses des voyageurs internationaux à ces bureaux d'entrées, ce qui a une incidence sur leur comparabilité aux estimations des années précédentes et ultérieures. Il faut faire preuve de prudence lorsqu'on veut analyser les séries chronologiques pour les provinces en question et au niveau national.

L'élargissement, en août 2011, de l'Enquête sur les départs aériens pour y inclure les voyageurs par vols commerciaux des États-Unis a amélioré la qualité des estimations actuelles liées aux voyageurs par vols commerciaux des États-Unis à destination du Canada par rapport aux estimations historiques. Par conséquent, les comparaisons entre les estimations actuelles et historiques des déplacements de ces voyageurs doivent être interprétées avec prudence.

Certaines variables, comme la durée du séjour et le but du voyage, sont révisées en tenant compte des données apportées par l'Enquête sur le dénombrement à la frontière (EDF). Dans ce contexte, l'ajustement de biais « révisé » s'entend de l'ajustement apporté dans la production des poids. Ces poids sont ajustés pour tenir compte des repères obtenus à partir des données administratives servant à produire le dénombrement à la frontière. Puisqu'on obtient de l'information supplémentaire pour une certaine partie de la population (par exemple, le but et la durée des voyages pour une sous-population de voyageurs aériens ou l'État d'origine des visiteurs américains entrant au Canada en voiture), on peut ajuster les estimations pour tenir compte de ces catégories, ce qui permet de corriger les biais qui pourraient se trouver dans les échantillons de questionnaires. Cela permet de corriger les biais qui pourraient se trouver dans les échantillons de questionnaires.

Compte tenu des conditions actuelles, la taille des échantillons est telle que l'on peut estimer les dépenses trimestrielles pour l'ensemble du pays et les dépenses annuelles pour certaines provinces, à condition de respecter assez fidèlement l'hypothèse d'un biais négligeable. Toutefois, un certain nombre de données concernant les niveaux d'agrégation inférieurs et les classements recoupés ne peuvent être publiées régulièrement en raison de leur manque de fiabilité.

Tous les trimestres, on évalue de façon systématique la qualité des données. On produit un ensemble de tableaux statistiques aux fins d'analyse, lesquels sont ensuite comparés à des sources de données connexes. On produit également une liste d'indicateurs. Ils servent à vérifier si les tendances générales du secteur touristique sont semblables à celles de l'EVV. De plus, Statistique Canada travaille en étroite collaboration avec Destination Canada et les ministères provinciaux du tourisme, lesquels apportent des points de vue et des sources d'information supplémentaires, ce qui nous aide à évaluer la qualité des données à un niveau géographique plus fin.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Pour cette raison, le fichier de microdonnées à grande diffusion (FMGD) ne comporte aucun identificateur ou données associées à certaines variables sociodémographiques qui auraient pu permettre d'identifier les répondants. En outre, les variables qui se trouvent dans le FMGD ont été regroupées en grandes catégories. Avant la divulgation officielle du fichier de microdonnées de l'EVV, son contenu doit être évalué puis approuvé par le Sous-comité de la diffusion des microdonnées de Statistique Canada.

Révisions et désaisonnalisation

Les résultats trimestriels préliminaires de l'EVV sont produits en utilisant les questionnaires dont les voyages ont une durée qui va jusqu'à 5 mois. Les résultats trimestriels finaux sont produits lors de la diffusion des résultats annuels de l'EVV. Ces résultats finaux, de même que le fichier de micro-données à grande diffusion, sont produits en utilisant des questionnaires additionnels, ayant une durée de voyage allant jusqu'à 8 mois. Toutes les étapes de traitement, de même que la pondération, sont refaites afin d'inclure les questionnaires pour des voyages d'une plus longue durée.

Exactitude des données

Parce que Statistique Canada ne contrôle pas la distribution des cartes d'invitation confiée aux agents de l'ASFC, il est impossible de calculer les taux de réponse de l'EVV. Nous savons que la distribution, en particulier dans les points d'entrée très achalandés, est parfois faible. En 2000, 54 600 questionnaires distribués par l'ASFC ont été remplis et retournés dans le cadre de l'enquête; ce nombre a baissé pour passer à 14 000 en 2012. Ainsi, pour la période correspondante, le nombre d'enregistrements imputés est passé de 39 900 en 2000 à 57 200 en 2012. Ce problème n'est pas aussi important pour le fichier des résidents d'outre-mer puisque, grâce à l'EDA auprès des voyageurs d'outre-mer, les questionnaires remplis et retournés sont nombreux. Ce problème est aussi moins important dans le cas des voyageurs américains en raison de l'EDA (États-Unis). Une première analyse des tendances dans le fichier des voyageurs des États-Unis a révélé qu'une grande partie de l'imputation porte sur les voyages de courte durée et que la tendance, pour ce qui est des dépenses, ne change pas beaucoup du fait de l'imputation. Statistique Canada travaille en collaboration avec l'AFSC pour améliorer la distribution des cartes d'invitation et tâche d'élaborer d'autres méthodes d'imputation.

Il n'est pas possible d'établir la portée du biais de non-réponse. Toutefois, le faible taux de retour des questionnaires à retourner par la poste a amené les responsables de l'EVV à remettre en question la fiabilité de certaines données. En 2008, dans le volet de l'enquête par questionnaires à retourner par la poste, près d'un million de questionnaires ont été transmis pour distribution à l'Agence des services frontaliers du Canada, alors que l'échantillon comportait environ 36 600 questionnaires retournés, en tenant compte des questionnaires de l'EDA, qui vient s'ajouter au volet de l'enquête par questionnaires à retourner par la poste et obtient un taux de coopération de plus de 95 %. En 2012, 400 000 questionnaires ont été envoyés à l'ASFC pour distribution, 161 000 questionnaires ont été distribués par les intervieweurs de Statistique Canada à titre de distribution supplémentaire, et 10 000 questionnaires ont été transmis pour l'EDA; 40 000 questionnaires ont été remplis et retournés à Statistique Canada.

En 2018, 200 000 cartes d'invitation à répondre à l'enquête en ligne ont été fournies à l'ASFC pour qu'elle les distribue à toutes les personnes traversant la frontière pendant des périodes d'une semaine chaque mois. Le nombre de questionnaires remplis qui ont été retournés a été inférieur à 1 000, entraînant ainsi une forte dépendance à l'égard des quelque 9 000 questionnaires de l'EDA retournés ainsi que l'utilisation de questionnaires des années précédentes dans la stratégie de pondération.

En raison de la nature complexe des procédures de pondération de l'EVV, les calculs simples de la variance à partir de méthodes standards ont tendance à sous-estimer cette variance. C'est pourquoi Statistique Canada utilise la méthode « bootstrap » pour estimer la variance de l'EVV. Dans le cadre de cette méthode, les unités d'échantillonnage sont sous-échantillonnées et repondérées à maintes reprises. (L'EVI comprend actuellement 200 sous-échantillons bootstrap.) À partir de ces sous-échantillons, on obtient une variance estimée pour calculer le coefficient de variation (CV) estimé. Les CV sont inférieurs à 5 % pour les variables principales au niveau du Canada; toutefois, l'existence, dans le fichier, d'enregistrements imputés peut avoir pour effet de sous-estimer systématiquement la variance.

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