Enquête sociale générale - Famille (ESG)

Statut :
Active
Fréquence :
Quinquennale (5 ans)
Numéro d'enregistrement :
4501

L'Enquête sociale générale (ESG) a pour objectifs principaux de : rassembler des données sur les tendances sociales, de manière à suivre l'évolution des conditions de vie et du bien-être des Canadiens; et fournir des renseignements sur des questions de politique sociale précises qui suscitent déjà ou qui susciteront de l'intérêt.

Cette enquête permet de suivre les changements qui surviennent au sein de la structure familiale canadienne, à l'égard des mariages, des unions libres, des enfants et des intentions de fécondité.

Information détaillée pour 1995 (Cycle 10)

Date de la parution - 28 février 1997

Aperçu

L'Enquête sociale générale (ESG) a pour objectifs principaux de : rassembler des données sur les tendances sociales, de manière à suivre l'évolution des conditions de vie et du bien-être des Canadiens; et fournir des renseignements sur des questions de politique sociale précises qui suscitent déjà ou qui susciteront de l'intérêt.

Cette enquête permet de suivre les changements qui surviennent au sein des familles canadiennes. Elle recueille des renseignements concernant: l'histoire conjugale et parentale (chronologie des mariages, des unions libres et des enfants), les antécédents familiaux, le départ du foyer parental, les intentions de fécondité, l'histoire professionnelle et quelques caractéristiques socioéconomiques.

L' information rassemblée aura un impact sur des programmes et politiques, tels que les prestations parentales, les stratégies en matière d'éducation préscolaire et de garde des enfants, les logements abordables et les programmes de pensions alimentaires pour les enfants et le conjoint.

Activité statistique

Cet enregistrement est une partie du programme de l'Enquête sociale générale (ESG). L'ESG est une enquête par téléphone qui a débuté en 1985. Chaque cycle de l'enquête comporte une thématique principale, une thématique particulière ou des questions exploratoires, ainsi qu'un ensemble type de questions socio démographiques utilisées à des fins de classification. Les cycles plus récents incluent également des questions qualitatives visant à sonder les opinions et les perceptions.

Jusqu'en 1998, l'échantillon de répondants cible était formé d'environ 10 000 personnes. L'échantillon a été porté à 25 000 personnes en 1999. Grâce à un échantillon de cette taille, on peut obtenir des résultats à l'échelle nationale et provinciale et rend possibles des résultats au sujet de certains groupes de la population, comme les personnes ayant une incapacité et les aînés.

Sujets

  • Antécédents familiaux
  • Caractéristiques du ménage
  • Familles, ménages et logement
  • Genres de famille
  • Société et communauté

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible comprend toutes les personnes âgées de 15 ans et plus vivant au Canada, à l'exclusion des :

1. Résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut;
2. Pensionnaires à temps plein des établissements.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire a été élaboré à partir des résultats d'essais qualitatifs (groupes de discussion), d'un essai pilote et des comptes rendus des intervieweurs.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Il serait extrêmement coûteux et, pour la plupart des utilisateurs, inutile de calculer les variabilités d'échantillonnage pour chacune des estimations qualitatives pouvant découler de
l'enquête. Par conséquent, des tableaux de mesures de la variabilité approximative d'échantillonnage ont été développés .

Les tableaux ont été établis à l'aide de la formule du coefficient de variation fondée sur un échantillon aléatoire simple. Puisque les estimations de l'Enquête sociale générale reposent sur un plan de sondage complexe et un estimateur du quotient compliqué, on a ajouté à la formule de la variance un facteur appelé l'effet du plan de sondage. Ce facteur correspond à la variance réelle de l'estimation (tenant compte de la méthode d'échantillonnage et de l'estimateur utilisés) divisée par la variance qui découlerait de l'utilisation d'un échantillonnage aléatoire simple avec l'estimateur naturel. On a établi l'effet du plan de sondage pour les tableaux de variance approximative en calculant d'abord l'effet du plan de sondage pour un vaste éventail de caractéristiques puis en choisissant parmi celles-ci une valeur conservatrice qui ne donnerait pas une fausse impression de haute précision.

Il faut toutefois souligner que tous les coefficients de variation de ces tableaux sont approximatifs, et en conséquence non officiels. On peut obtenir, contre recouvrement des frais, les estimations de la variance réelle pour des variables précises en s'adressant à Statistique Canada. L'utilisation des estimations de la variance réelle pourra permettre aux utilisateurs de diffuser des estimations qui, autrement, ne pourraient l'être, par exemple, des estimations dont le coefficient de variation fait partie de l'éventail "ne pas publier".

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : Janvier 1995 à décembre 1995 (12 échantillons mensuels indépendants)

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Les données du cycle 10 de l'ESG ont été recueillies chaque mois, de janvier à décembre 1995. L'échantillon a été réparti également sur l'ensemble de la période de douze mois de façon à représenter les effets des variations saisonnières. La majorité de l'échantillon a été constituée à l'aide de la technique de l'élimination des banques non valides, une technique de composition de numéros de téléphone au hasard. On y a ajouté un échantillon «supplémentaire» de 1 250 répondants parrainé par la province du Québec et réparti également de mai à décembre.

La collecte des données s'est effectuée avec la méthode d'interview téléphoniques assistés par ordinateur (ITAO). Toutes les interviews ont été faites au moyen d'installation téléphoniques regroupées à cette fin dans quatre bureaux régionaux de Statistique Canada.

La collecte des données s'est effectuée avec la méthode d'interviews téléphoniques assistés par ordinateur (ITAO). Un maximum de deux questionnaires ont été utilisés pour réaliser les interviews. Les répondants ont été interviewés dans la langue officielle de leur choix. Les versions anglaise et française du questionnaire principal étaient identiques sauf en ce qui concerne la question R25 «Quelle est la première langue que vous avez parlé dans votre enfance?» En effet, on ne demandait pas aux personnes interviewées à l'aide de la version anglaise et ayant répondu l'anglais si elles comprenaient toujours cette langue et, de la même façon, dans la version française, la sous-question 'Comprenez-vous toujours cette langue' n'était pas posée aux personnes ayant indiqué le français comme première langue. Les questionnaires, les procédures et tout le système ITAO ont été mis à l'essai sur le terrain lors d'une enquête préliminaire menée en août 1994 à Winnipeg et Montréal. La collecte des données de l'enquête a débuté en janvier 1995 pour se terminer à la fin de la deuxième semaine de décembre 1995. L'échantillon principal a été réparti de façon égale sur douze mois. Toutes les interviews ont été faites au moyen d'installations téléphoniques regroupées à cette fin dans quatre bureaux régionaux de Statistique Canada, soit Halifax, Montréal, Winnipeg et Vancouver. Les appels ont été effectués entre 9h00 et 21h00, du lundi au samedi, inclusivement. Les intervieweurs ont reçu une formation du personnel de Statistique Canada visant à les initier aux techniques d'enquête utilisant les concepts et la marche à suivre d' ITAO au cours d'une session de formation en classe d'une durée de quatre jours. La très grande majorité des intervieweurs avaient déjà une expérience des ordinateurs et une expérience des interviews par téléphone.
En utilisant ITAO, la saisie par ordinateur des données de l'enquête s'est effectuée à mesure que se déroulait l'interview. Le programme ITAO de saisie des données suivait automatiquement le cheminement du questionnaire et, au moyen de mises en forme internes, vérifiait si la réponse à chaque question figurait parmi la liste de codes valides pour la question. Les données ont été transmises électroniquement à Ottawa.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Tous les enregistrements de l'enquête ont été soumis à un contrôle informatique complet durant l'interview. Le système ITAO a permis d'identifier les données non valides ou incohérentes à mesure que se déroulait l'interview. Ainsi, l'intervieweur et le répondant pouvaient résoudre de tels problèmes immédiatement.

Le système essayait principalement de détecter des cheminements douteux ainsi que des valeurs aberrantes ou manquantes. Le contrôle du questionnaire 10-1 était limité à quelques corrections, soit l'âge et le sexe du répondant. Le système ITAO a permis d'exécuter des contrôles durant l'interview. Lorsque l'intervieweur était incapable de corriger les erreurs décelées, il pouvait sauter l'étape du contrôle et faire parvenir le questionnaire au bureau central afin que le problème soit résolu plus tard.

Le système de contrôle du bureau central effectuait le même genre de vérifications que le système ITAO ainsi que des vérifications plus poussées. Pour les données manquantes ou inexactes, on a attribué des codes de non-réponse aux enregistrements pertinents ou bien, dans un petit nombre de cas, on a imputé à partir d'autres données du questionnaire. Dans la plupart des cas lors du contrôle, si les données n'étaient pas cohérentes avec des réponses fournies précédemment, l'information qui venait en premier lieu était considérée correcte. Par exemple, si une question filtre était à l'origine de plusieurs cheminements (ou branches) mutuellement exclusifs du questionnaire et qu'il existait des données pour plus d'un cheminement, la réponse à la question filtre était jugée la bonne, et on retenait seulement les données du cheminement qui correspondait à cette réponse.

Compte tenu de la nature de l'enquête, l'imputation ne convenait pas à la majorité des questions et on a donc attribué dans la plupart des cas des codes 'non déclaré' aux données manquantes. Dans certains cas, la réponse exacte n'était pas connue, mais pouvait être déterminée en fonction des réponses aux questions suivantes ou à partir de renseignements obtenus ailleurs dans l'enquête.

Trois raisons peuvent expliquer l'absence des réponse à une question: la question n'a pas été posée suite à une réponse à une question précédente, la question n'a pas été posée suite à un refus à une question précédente ou le répondant a refusé de répondre à la question. Au premier cas, on considère que la question est sans objet et les codes 7, 97, 997 ou 9 997 ont été assignés. Au deuxième cas, on ne peut déterminer si la question s'applique puisque la question permettant de le faire a été refusée. Les codes 6, 96, 996 ou 9 996 ont été utilisés signifiant non déclaré, cheminement incertain. Au troisième cas, la question a été refusée et les codes 9, 99, 999 ou 9 999 ont été assignés.

On ne permettait pas toutefois de laisser sans réponse les questions sur les variables requises pour effectuer la pondération. Des valeurs ont été imputées dans de rares cas où le nombre de lignes téléphoniques résidentielles était manquant. L'imputation a été fondée sur un examen détaillé du questionnaire, la considération de toutes les données utiles telles que l'âge et le sexe des autres membres du ménage et les commentaires de l'intervieweur. La procédure utilisée pour la sélection d'un répondant garantit la présence d'une valeur pour la variable âge. On a assigné une valeur de un (1) à la variable DVTEL (nombre de lignes téléphoniques résidentielles) lorsque le répondant n'a pas fourni l'information.

Évaluation de la qualité

La non-réponse comprend la non-réponse partielle (une ou des questions sont demeurées sans réponse) et la non-réponse complète. Il y a eu des cas de non-réponse complète lorsqu'un intervieweur n'a pu rejoindre le répondant, lorsque l'interview n'a pas pu avoir lieu à cause d'un problème de langue ou lorsqu'un répondant a refusé de participer à l'enquête. Pour remédier à la non-réponse complète, on réajuste le poids d'échantillonnage des répondants, compensant ainsi les données manquantes.

Dans la plupart des cas, la non-réponse partielle s'est produite lorsqu'un répondant n'a pas compris une question ou l'a mal interprétée, qu'il a refusé d'y répondre ou qu'il ne s'est pas rappelé les renseignements demandés.

Les utilisateurs devront déterminer le nombre d'enregistrements du fichier de microdonnées utilisés pour le calcul d'une estimation donnée. Lorsqu'une estimation pondérée est basée sur moins de 15 personnes de l'échantillon, on ne doit pas diffuser cette estimation pondérée peu importe la valeur de son coefficient de variation approximatif.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Exactitude des données

Les statistiques tirées de l'Enquête sociale générale (ESG) sont des estimations basées sur des données recueillies auprès d'une petite fraction de la population (approximativement une personne sur 2 000) et que ces estimations peuvent comporter des erreurs. Il y a deux types d'erreurs : les erreurs d'échantillonnage et les erreurs non dues à l'échantillonnage.

L'erreur d'échantillonnage est l'écart entre une estimation basée sur l'échantillon et celle que l'on aurait obtenue d'un recensement de la population que l'on aurait réalisé avec les mêmes méthodes de collecte de données. Dans le cadre d'une enquête probabiliste telle que l'ESLA, on estime cette erreur à partir des données de l'enquête en se servant de l'écart-type de l'estimation. Lorsque l'erreur d'échantillonnage d'une estimation est supérieur à 33 1/3 %, on la considère comme trop peu fiable pour être publiée. Dans ce cas, un double tiret «--» remplace l'estimation dans les tableaux statistiques. Lorsque l'erreur d'échantillonnage se situe entre 16 2/3 % et 33 1/3 %, l'estimation correspondante est accompagnée de l`astérisque «x»dans un tableau. Il convient d'utiliser ces estimations avec prudence. Enfin, toute estimation dont l'erreur d'échantillonnage est inférieure à 16 2/3 % peut être utilisée sans restriction.

Tous les autres types d'erreur, par exemple les erreurs d'observation, de réponse, de traitement et de non-réponse, sont des erreurs non dues à l'éhantillonnage. Il est difficile de repérer bon nombre de ces erreurs et d'en évaluer l'importance.

Les erreurs de couverture se produisent lorsqu'il existe des différences entre la population cible et la population observée. Les ménages sans téléphone représentent une partie de la population cible qui a été exclue de la population observée. Dans la mesure où les populations exclues diffèrent du reste de la population cible, les estimations comporteront un biais. Étant donné que ces exclusions sont peu nombreuses, on pourrait s'attendre à ce que les biais créés le soient aussi. Toutefois, étant donné qu'il existe des corrélations entre un certain nombre de questions posées à l'enquête et les groupes exclus, les biais peuvent être plus importants que ne semblerait l'indiquer la petite taille des groupes.

Les pensionnaires d'établissements institutionnels ont été exclus de la population observée. L'effet de cette exclusion est particullèrement important dans le cas des personnes de 65 ans et plus, du fait que près de 9 % de ce groupe réside dans des établissements institutionnels.

De la même manière, dans la mesure où les personnes et les ménages n'ayant pas donné de réponses diffèrent du reste de l'échantillon, les estimations s'en trouveront biaisées. Le taux global de réponse pour l'enquête s'est élevé à 80 %. Des cas de non-réponse pouvaient être relevés aux diffèrentes étapes de l'enquête. Il existe deux étapes de collecte des données : la collecte au niveau du ménage et la collecte au niveau individuel. La non-réponse s'est produite au niveau du ménage est environs 6%. On relève aussi des cas de non- réponse au niveau individuel. Le taux de réponse à la plupart des questions était élevé; dans les tableaux, les cas de non-réponse paraissent sous la rubrique «non déclaré».

Documentation

Fichier des données