Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC)

Statut :
Inactive
Fréquence :
Occasionnelle
Numéro d'enregistrement :
4422

Cette enquête a été menée afin de fournir de l'information sur le processus par lequel les nouveaux immigrants s'adaptent à la société canadienne et sur les facteurs qui facilitent ou freinent l'adaptation. Ces données serviront à évaluer les services qui sont offerts et à les améliorer.

Information détaillée pour 2005 (vague 3)

Date de la parution - 30 avril 2007

Aperçu

Il y a un besoin grandissant d'information sur les nouveaux immigrants au Canada. Certains défis font partie intégrante du processus d'adaptation de plusieurs immigrants; entres autres; trouver un logement, apprendre ou améliorer une ou les deux langues officielles, participer au marché du travail ou avoir accès à des possibilités d'études et de formation. Les résultats de cette enquête fourniront des indicateurs pour décrire comment les nouveaux immigrants font face à ces défis. Bien qu'il faille plusieurs générations pour intégrer pleinement un nouvel immigrant, l'ELIC a pour objet d'examiner le processus d'intégration au cours des quatre années qui suivent son arrivée au pays, période cruciale durant laquelle il noue des liens économiques, sociaux et culturels avec la société canadienne. À cet égard, le but de l'enquête est double : examiner comment les nouveaux immigrants s'adaptent à la vie au Canada au fil du temps et fournir des renseignements sur les facteurs susceptibles de favoriser ou d'entraver cette adaptation.

Les sujets abordés dans l'enquête comprennent les compétences linguistiques, le logement, la scolarité, la reconnaissance des diplômes étrangers, l'emploi, la santé, les valeurs et attitudes, l'établissement et l'utilisation de réseaux sociaux, le revenu.

Puisque l'immigration est une juridiction partagée entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, l'information recueillie avec (ELIC) sera utile à beaucoup de groupes incluant le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, les organismes d'aide à l'établissement des immigrants, les organisations non gouvernementales et les chercheurs. Les résultats de l'enquête joueront également un rôle important dans la planification et le développement de programmes qui aideront les futurs immigrants à s'établir au Canada.

Prenez note qu'un fichier public de microdonnées à grande diffusion ne sera pas disponible pour cette enquête. Les données seront seulement disponibles dans les centres de données de recherche (CDR) de Statistique Canada. Pour plus d'information, visitez le site du programme des centres de données de recherche de Statistique Canada au http://www.statcan.ca/francais/rdc/index_f.htm.

Sujets

  • Diversité ethnique et immigration
  • Éducation, formation et compétences
  • Intégration des nouveaux venus
  • Marché du travail et revenu
  • Mobilité et migration
  • Niveau de scolarité
  • Population et démographie

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'enquête consiste en l'ensemble des immigrants qui répondent aux critères suivants :

- immigrants arrivés au Canada entre le 1er octobre 2000 et le 30 septembre 2001;
- âgés de 15 ans ou plus au moment de leur arrivée au Canada;
- reçus de l'extérieur du Canada qui ont présenté une demande par l'entremise d'une mission canadienne à l'étranger.

Sont exclues de l'enquête les personnes qui ont présenté une demande d'établissement en sol canadien. Il se peut que ces personnes aient été au Canada depuis longtemps au moment où elles ont officiellement obtenu le droit d'établissement et que, de ce fait, elles présentent, du point de vue de l'intégration, des caractéristiques très différentes de celles qui sont nouvellement arrivées au pays. Sont également exclus du champ de l'enquête les réfugiés faisant leur demande d'asile ici au Canada.

La population d'intérêt de l'ELIC est l'ensemble des immigrants de le population cible vivants toujours au Canada au moment de l'entrevue.

Élaboration de l'instrument

Questionnaire de l'essai pilote :

La première étape dans le développement de l'ELIC était un essai pilote, qui a eu lieu au printemps de 1997. Dans la mesure du possible et pour assurer la comparabilité, les questions pour l'essai pilote ont été basées sur des questions existantes provenant d'autres enquêtes de Statistique Canada. Les membres de l'équipe de l'ELIC ont rencontré des représentants de ministères fédéraux et un comité externe de chercheurs et d'universitaires pendant le développement du questionnaire de l'enquête. Il y a eu des révisions externes menées par Citoyenneté et Immigration Canada et par des analystes de Statistique Canada, et d'autres révisions par la gestion interne. Une mise à l'essai par un groupe de discussion a été effectuée et des consultations avec un comité consultatif externe et avec un comité directeur de projet ont également eu lieu. En compilant et en passant en revue les commentaires émanant des diverses sources, le questionnaire a ensuite été modifié et les commentaires ont été incorporés au produit final.

Vague 1 :

Le questionnaire de l'essai pilote a été employé comme base pour la vague 1. Son contenu a été modifié et augmenté suivant les résultats de l'essai pilote. Le nouveau contenu a été conçu en consultation avec d'autres ministères fédéraux de même qu'avec des experts dans le domaine de l'immigration. Des groupes de discussion additionnels ont été organisés sur les changements avant la collecte de la vague 1. Le questionnaire a été soumis à un processus de mise à l'essai rigoureux comprenant des tests par module, des tests intégrés et des tests bout à bout.

Vague 2:

Le questionnaire de la vague 2 est similaire à celui de la vague 1. Certaines questions ont été modifiées afin d'améliorer la qualité des données recueillies. De plus, les questions se rapportant à l'expérience des immigrants avant leur arrivée au Canada du questionnaire de la vague 1 ont été remplacées par des questions permettant d'obtenir plus de détails sur leur expérience depuis l'arrivée au Canada. Des groupes de discussion ont été organisés pour tester les changements avant la collecte de la vague 2. Le questionnaire a été soumis à un processus de mise à l'essai rigoureux comprenant des tests par module, des tests intégrés et des tests bout à bout.

Vague 3:

Le questionnaire de la vague 3 est similaire à celui de la vague 2. Certaines questions ont été modifiées afin d'améliorer la qualité des données recueillies. Des groupes de discussion ont été organisés pour tester les changements avant la collecte de la vague 3. Le questionnaire a été soumis à un processus de mise à l'essai rigoureux comprenant des tests par module, des tests intégrés et des tests bout à bout.

Veuillez consulter le chapitre 6.0 (La comparabilité longitudinale) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête longitudinale par échantillon.

Pour bien représenter les différentes tendances d'immigration au Canada sur une période d'un an, l'échantillon se compose de 12 cohortes, c'est-à-dire de 12 échantillons mensuels indépendants sélectionnés sur une période de 12 mois consécutifs. La base de sondage de l'ELIC est la base de données administratives de Citoyenneté et Immigration Canada sur tous les immigrants ayant obtenu le droit d'établissement. Le plan d'échantillonnage est un plan stratifié à deux degrés. En premier lieu, on a effectué la sélection des unités immigrantes (UI) à l'aide de la méthode d'échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille. En deuxième lieu, on a sélectionné un membre au sein de chaque UI. On désigne sous le nom de répondant longitudinal (RL) le membre ainsi choisi. Seul le RL fait l'objet d'un suivi tout au cours de l'enquête.

L'ELIC est une enquête longitudinale, les immigrants étant interviewés à trois moments différents, soit six mois, deux ans et quatre ans après leur arrivée au Canada. Le plan d'échantillonnage a été conçu en se fondant sur l'approche dite entonnoir ou monotone; par conséquent, seuls les répondants de la première vague furent retracés pour la deuxième vague et seuls les répondants de la deuxième vague furent retracés pour la troisième vague.

La première variable de stratification utilisée fut le mois de l'arrivée au Canada. À l'intérieur de chaque mois, deux autres variables de stratification furent utilisées : la province de destination prévue et la catégorie d'immigration. L'échantillon fut constitué de deux composantes : l'échantillon de base et les échantillons supplémentaires. L'échantillon de base représente la population cible tandis que les échantillons supplémentaires sont constitués de sous-populations particulières. La taille de l'échantillon de la première vague a été déterminée en fonction de plusieurs hypothèses relatives à l'érosion de l'échantillon à partir de la taille minimale requise à la troisième vague. L'échantillon complet de la vague 3 est un sous-ensemble de l'échantillon de la vague 2 et se compose uniquement des immigrants répondants de la vague 2.

Veuillez consulter le chapitre 7.0 (Sélection de l'échantillon) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2004-11-01 à 2005-11-30

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Tous les renseignements recueillis auprès des personnes échantillonnées ont été obtenus en personne au moyen d'interviews sur place assistées par ordinateur (IAO) ou au moyen d'interviews téléphoniques lorsqu'une interview en personne n'était pas possible. Les interviews ont été menées dans l'une des 15 langues. Les 15 langues sélectionnées couvraient environ 93 % de la population des nouveaux immigrants au Canada. Pour la vague 3, les interviews duraient environ 65 minutes en moyenne.

La population cible de la troisième vague de l'ELIC se compose d'immigrants qui sont au Canada depuis quatre ans. Or, pour toutes sortes de raisons, les nouveaux immigrants représentent une population très mobile durant leurs premières années au Canada. C'est pourquoi il faut procéder à des opérations de dépistage des répondants.

À chaque vague, on a établi le premier contact avec les répondants sélectionnés en se reportant à l'adresse et au numéro de téléphone indiqués par le Bureau central dans le fichier de l'échantillon. Plus précisément, l'intervieweur s'est enquis de la date de naissance et de la date d'arrivée au Canada. Dans les cas où il était impossible de localiser le répondant, les cas étaient transférés à l'équipe de dépistage au bureau régional afin d'assurer un suivi plus minutieux.

Dans l'ELIC, les interviews par procuration ne sont pas permises. La seule exception est dans le module Revenu où la personne la mieux renseignée (PMR) sur le revenu familial était désignée pour répondre aux questions.

Veuillez consulter le chapitre 8.0 (Collecte des données) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Les renseignements recueillis auprès des personnes échantillonnées ont été obtenus en personne au moyen d'interviews sur place ou d'interviews téléphoniques. Dans les deux cas, les interviews ont été réalisées grâce à des applications de collecte assistée par ordinateur. On a pu ainsi inclure diverses fonctions de vérification dans le questionnaire afin de recueillir des données de grande qualité.

Les vérifications des cheminements de questions étaient intégrées dans le système IAO. Par exemple, pour les questions concernant un conjoint/partenaire ou un enfant, le système IAO se réfère automatiquement aux renseignements sur les liens entre tous les membres du ménage inscrits dans la composante entrée afin de déterminer si un conjoint/partenaire ou un enfant vit avec le répondant longitudinal. On a prévu un certain nombre de vérifications de cohérence dans le système IAO, et les intervieweurs étaient en mesure de revenir à des questions déjà posées pour rectifier les incohérences. On a également intégré des vérifications d'intervalles dans le système IAO pour les questions exigeant d'indiquer des valeurs numériques. Si les chiffres indiqués ne s'inscrivaient pas dans l'intervalle, une fenêtre apparaissait instantanément.

Nous avons eu recours à des règles de vérification afin de repérer les données manquantes, invalides ou incohérentes. Nous avons passé en revue chaque question afin de vérifier la présence d'un code valide. Les valeurs de non-réponse du système IAO ont aussi été recodées en fonction de codes standard de non-réponse pour les refus, ne sait pas et non déclaré.

Les vérifications de cohérence consistent à vérifier les liens entre deux variables ou plus. Un exemple de problème de cohérence pourrait être lorsque le revenu personnel du RL est plus élevé que le revenu total pour toute la famille, dont il ne devrait pourtant constituer qu'une partie. L'étape de la vérification des liens permet de produire un fichier épuré et de vérifier la cohérence des liens entre les membres du ménage. Par exemple, certains répondants dont le conjoint avait des enfants ont déclaré ne pas avoir de lien de parenté avec eux.

Veuillez consulter la chapitre 9.0 (Traitement des données) du Guide de l'utilisateur des microdonnées pour obtenir de l'information détaillée.

Imputation

Il aurait été possible, aux vagues 2 et 3, de réutiliser la stratégie d'imputation massive utilisée à la vague 1. Cependant, cela aurait pu entraîner des incohérences longitudinales, et ce pour de nombreuses raisons. Plus précisément, un répondant longitudinal (RL) donné pourrait avoir fourni une réponse complète à une vague et une réponse partielle à une autre vague ou, dans le cas d'un RL ayant fourni une réponse partielle à plus d'une vague, un donneur différent pourrait avoir été choisi par imputation indépendante. De telles incohérences sont particulièrement préoccupantes lors de l'imputation de données provenant de fichiers-listes (fichiers qui contiennent des événements tels que le fichier des emplois), car celles-ci sont utilisées pour la dérivation d'autres variables.

Pour surmonter ces limites et possiblement réduire la durée du traitement, on a élaboré une technique d'imputation longitudinale. L'imputation massive aux vagues 2 et 3 est d'ordre longitudinal en ce sens qu'elle s'est faite simultanément pour les données de toutes les vagues.

La première étape a consisté à identifier les modules qui devaient faire l'objet d'une imputation longitudinale. À cette fin, on a produit des codes d'achèvement longitudinaux. On a considéré qu'un RL de la vague 3 était un répondant longitudinal complet uniquement s'il avait été un répondant complet aux trois vagues. Dans le cas contraire, on a considéré que le RL était un répondant partiel longitudinal.

Pour la réponse partielle longitudinale à la vague 3, on a procédé à une imputation massive pour les modules incomplets en appliquant la technique du donneur par le plus proche voisin. Dans le cas des répondants partiels longitudinaux pour lesquels plus d'un module était incomplet, on a utilisé le même enregistrement donneur pour tous les modules incomplets. Il convient de souligner que l'on a utilisé comme donneurs possibles uniquement les enregistrements complets vérifiés. Pour assurer l'uniformité à l'intérieur d'un module, on a imputé à l'enregistrement receveur l'ensemble complet des variables d'un module donné de l'enregistrement donneur.

Veuillez consulter le chapitre 11.0 (Imputation) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Estimation

La première étape du processus de pondération consistait à prévoir, dans le cas des unités non résolues, si elles auraient été classées ou non dans la population d'intérêt. Au moyen de modèles, en utilisant les renseignements disponibles dans la base de sondage, les informations recueillies à la vague 1 et à la vague 2, ainsi que les informations sur les unités résolues de la vague 3, on a procédé au classement par prédiction des unités non résolues.

La stratégie de pondération de l'ELIC repose sur une série d'ajustements appliqués en cascade. Le poids longitudinal final est obtenu par une série d'ajustements du poids initial. Le poids final est défini à partir de quatre poids intermédiaires, soit le poids initial, le poids d'ajustement pour la non-réponse, le poids d'ajustement pour la non-résolution et le poids post-stratification.

Pour la pondération de la vague 3, le poids initial est le poids avant post-stratification de la vague 2.

On a établi les catégories d'ajustement de la pondération pour la non-réponse et la non-résolution par régression logistique permettant de prédire, respectivement, la probabilité de réponse et la probabilité de résolution.

La post-stratification a pour but d'assurer la cohérence entre les estimations produites à partir de l'enquête et les estimations démographiques produites par une source externe indépendante. Or, comme les poids finaux de la vague 3 de l'ELIC donnent des estimations de la population d'intérêt de la vague 3, et non de la population cible et qu'il n'existe pas de source administrative externe indépendante à ce sujet, les totaux de post-stratification doivent être estimés. Pour la vague 1, un fichier de post-stratification était disponible (c.-à-d. que les tailles de la population d'immigrants dans les post-strates étaient connues d'une source externe). On a estimé les totaux de post-stratification pour la vague 2 et la vague 3. Pour l'échantillon de la vague 3, la population d'intérêt est l'ensemble des immigrants de l'ELIC qui sont toujours au Canada quatre ans après leur arrivée.

Veuillez consulter le chapitre 12.0 (Traitement de la non-réponse totale et de la pondération) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Évaluation de la qualité

Pour l'ELIC, des mesures d'assurance de la qualité ont été mises en oeuvre à chaque étape et cycle de collecte et de traitement des données pour surveiller la qualité des données. Ces mesures comprenaient la formation des intervieweurs portant sur les procédures d'enquête et le questionnaire, l'observation des interviews pour déceler les problèmes de conception du questionnaire ou de mauvaise interprétation des instructions, la surveillance du codage final et les vérifications de la qualité du codage et de la vérification des données afin de confirmer la logique de traitement.

Veuillez consulter la chapitre 13.0 (Qualité des données et couverture) du Guide de l'utilisateur des microdonnées pour obtenir de l'information détaillée.

Contrôle de la divulgation

La Loi interdit à Statistique Canada de rendre publique toute donnée susceptible de révéler de l'information obtenue en vertu de la Loi sur la statistique et se rapportant à toute personne, entreprise ou organisation reconnaissable sans que cette personne, entreprise ou organisation le sache ou y consente par écrit. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Un fichier public de microdonnées à grande diffusion ne sera pas disponible pour l'ELIC. Les données seront seulement disponibles dans les centres de données de recherche (CDR).

On utilise la suppression des identificateurs directs (nom, adresse, etc.) et indirects (combinaison de variables permettant d'identifier un répondant). Lors de la publication de tableaux, des mesures sont prises afin de s'assurer d'avoir un minimum d'unités dans chaque cellule et que le coefficient de variation est suffisamment bon pour permettre de publier les données.

Exactitude des données

La variabilité ou variance d'une estimation est une bonne indication de la qualité d'une estimation. Une estimation avec une variance trop élevée est considérée comme non fiable. Afin de quantifier ce qui est une variance trop élevée, une mesure relative de la variabilité est utilisée, à savoir le coefficient de variation (CV). Le coefficient de variation est défini comme étant le ratio de la racine carrée de la variance sur l'estimation. La racine carrée de la variance est aussi connue sous le nom d'écart-type. L'utilisation du coefficient de variation plutôt que la variance permet à l'analyste de comparer sur une même échelle des estimations de magnitudes diverses. Ainsi, il est possible de quantifier la qualité de toute estimation avec le CV.

De plus, pour différents tests statistiques tels que des hypothèses sur la différence entre deux estimations, le calcul de la variance ou du CV est requis afin de déterminer si la différence est statistiquement différente ou non. Le calcul de la variance ou du CV est donc primordial.

La complexité du plan de sondage, les ajustements de poids et la post-stratification font qu'il est presque impossible d'établir une formule exacte pour le calcul de la variance dans le cas de l'ELIC. Un excellent moyen d'obtenir une approximation de la variance réelle consiste à recourir aux méthodes de rééchantillonnage, plus particulièrement la méthode bootstrap. Cette méthode, qui se fonde sur une technique de réplication de l'échantillon, produit de bonnes approximations de la valeur réelle de la variance. Un fichier contenant 1 000 poids bootstrap est disponible. Le calcul de la variance au moyen de 1 000 poids bootstrap comprend le calcul de l'estimation en appliquant chacun de ces 1 000 poids, puis le calcul de la variance de ces 1 000 estimations.

Il existe plusieurs logiciels et outils capables de produire des estimations bootstrap de variance. L'utilisation d'un ou de plusieurs de ces outils dépend du type d'analyse et du degré de précision requis.

Veuillez consulter le chapitre 15.0 (Calcul de la variance) du Guide de l'utilisateur de la vague 3 pour obtenir de l'information détaillée.

Documentation