Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR)

Statut :
Active
Fréquence :
Annuelle
Numéro d'enregistrement :
3889

Au coeur des objectifs visés par l'enquête, on trouve le désir de comprendre le bien-être économique des Canadiens : à travers quels changements économiques doivent passer les personnes et les familles, et quel rôle jouent à cet égard les changements touchant le travail rémunéré, la composition de la famille, la réception de paiements de transfert gouvernementaux, ou d'autres facteurs? Par son aspect longitudinal, l'enquête permet de percevoir ces faits concomitants et souvent reliés entre eux.

Information détaillée pour 2003

Date de la parution - 12 mai 2005

Aperçu

L'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) ajoute une dimension nouvelle aux données d'enquête existantes en matière d'activité sur le marché du travail et de revenu : les changements qui touchent les personnes au cours d'une période donnée. Au coeur des objectifs visés par l'enquête, on trouve le désir de comprendre le bien-être économique des Canadiens : à travers quels changements économiques doivent passer les personnes et les familles, et quel rôle jouent à cet égard les changements touchant le travail rémunéré, la composition de la famille, la réception de paiements de transfert gouvernementaux, ou d'autres facteurs? Par son aspect longitudinal, l'enquête permet de percevoir ces faits concomitants et souvent reliés entre eux.

L'EDTR a été la première enquête-ménage pouvant fournir des données nationales sur la stabilité du revenu d'une famille ou d'une personne type pendant une période de temps donnée. Elle permet ainsi de se faire une meilleure idée de la nature et de l'étendue du faible revenu au Canada. À l'aspect longitudinal s'ajoute l'aspect transversal des données: la source primaire au Canada pour les données sur le revenu et qui fournit de l'information supplémentaire aux données recueillies par l'Enquête sur la population active (EPA).

Dans l'EDTR, l'accent est mis non pas tant sur les mesures statiques (transversales) que sur toute la gamme des transitions, des durées et des occurrences multiples (longitudinales) qui touchent la situation financière et d'emploi des personnes. Puisque la situation familiale, les études et le contexte démographique peuvent chacun jouer un rôle, l'enquête permet également d'obtenir des informations détaillées sur ces sujets.

Des ministères et organismes fédéraux (Ressources humaines et Développement des compétences Canada, ministère des Finances, Société canadienne d'hypothèques et de logement, etc.) et des ministères provinciaux utilisent les données de l'enquête afin d'élaborer des politiques et des programmes sociaux. Des organismes non gouvernementaux, des sociétés d'experts-conseils privées et le milieu universitaire utilisent également les données de l'EDTR à des fins de recherche pour appuyer leurs positions et faire pression auprès des gouvernements en faveur de changements sociaux. Les particuliers et les familles peuvent utiliser les données pour comparer leurs gains et l'état de leurs revenus avec ceux de familles de composition semblable.

Période de référence :
Année civile
Période de collecte :
Janvier à mi-mars

Sujets

  • Faible revenu et inégalité
  • Familles, ménages et logement
  • Revenu du ménage, revenu familial et personnel
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse
  • Travail

Sources de données et méthodologie

Population cible

Toutes les personnes au Canada, à l'exclusion des résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, des pensionnaires d'un établissement institutionnel et des personnes vivant dans des réserves indiennes. Dans l'ensemble, ces exclusions représentent moins de 3 % de la population.

Élaboration de l'instrument

Ce questionnaire a été conçu pour l'interview téléphonique assistée par ordinateur, ce qui signifie qu'au cours de la préparation des questions, on a programmé les schèmes logiques associés qui interagissent avec les questions. Ce faisant, il a fallu préciser le type de réponse requise, les valeurs minimale et maximale, les contrôles en ligne associés à la question ainsi que la façon de procéder en cas d'absence de réponse à un élément. La version originale de ce questionnaire a été testée auprès d'un groupe type et a fait l'objet d'un essai pilote. Pour des fins de comparaison, les questions utilisées dans le cadre d'autres enquêtes de Statistique Canada ont été incorporées à l'EDTR, le cas échéant.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête par échantillon avec un volet transversal et un volet longitudinal.

Les échantillons de l'EDTR sont sélectionnés à partir de l'Enquête sur la population active (EPA, numéro d'enregistrement 3701), une enquête mensuelle, ce qui fait qu'ils partagent le même plan de sondage que cette dernière. L'échantillon de l'EPA est prélevé à partir d'une base aréolaire et se fonde sur un plan stratifié à plusieurs degrés s'appuyant sur un échantillonnage probabiliste. L'échantillon total est composé de six échantillons indépendants, appelés groupes de renouvellement puisqu'un sixième de l'échantillon (soit un groupe de renouvellement) est remplacé tous les mois.

L'échantillon de l'EDTR est composé de deux panels. Chacun d'eux comprend deux groupes de renouvellement de l'EPA et couvre près de 17 000 ménages. Les membres d'un panel sont suivis pour une période de six années consécutives et un nouveau panel est introduit à tous les trois ans. Par conséquent, deux panels se chevauchent en tout temps.

Sources des données

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Chaque ménage échantillonné dans le cadre de l'EDTR est interviewé jusqu'à 12 fois sur une période de six ans. Tous les ans en janvier, les intervieweurs recueillent les informations sur les expériences des répondants sur le marché du travail durant l'année civile précédente. On recueille par la même occasion des renseignements sur les relations familiales et les activités éducatives. Les caractéristiques démographiques des membres des familles et des ménages représentent un instantané de la population à la fin de chaque année civile.

Chaque année en mai, on recueille des renseignements sur le revenu auprès des mêmes ménages échantillonnés. L'interview sur le revenu est reportée jusqu'en mai pour tirer parti de la période de déclaration de revenus, moment où les répondants sont plus au fait de leur situation financière. La période de référence pour le revenu est l'année civile précédente.

Pour réduire le fardeau de réponse, les répondants peuvent autoriser Statistique Canada, aux fins de l'EDTR, à consulter leur déclaration de revenus. Ceux qui le font ne sont contactés que dans le cadre des interviews sur le travail. Plus de 80% des répondants à l 'EDTR consentent à ce qu'on utilise leurs fichiers administratifs.

Les interviews de l'EDTR sont administrées au téléphone et assistées par ordinateur (IAO). L'intervieweur lit les questions telles qu'elles apparaissent à l'écran et tape les renseignements déclarés. Dans le logiciel de collecte, des instructions « passez à » et des mécanismes de vérification permettent aux intervieweurs de relever et de régler immédiatement les incohérences dans les réponses. La collecte des renseignements se rapportant aux dates (p. ex., les épisodes d'emploi, les épisodes de chômage, les interruptions de travail) est grandement améliorée grâce à l'utilisation d'une telle technique interactive de saisie des données. En outre, l'IAO permet à l'intervieweur de relire aux répondants les renseignements qu'ils ont fournis lors de l'interview précédente. Cet outil aide donc les répondants à mieux se rappeler les événements passés.

Les réponses par personne interposée sont acceptées dans le cadre de l'EDTR. Ainsi, un membre du ménage peut répondre au nom de n'importe quel autre membre du ménage, à condition qu'il le veuille et qu'il soit bien informé.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Une série de vérifications ont été menées pour veiller à ce que les enregistrements soient uniformes et à ce que la collecte et la saisie des données ne produisent pas d'erreurs. On a examiné les données déclarées pour s'assurer qu'elles sont complètes et cohérentes à l'aide de contrôles automatisés conjugués à un examen manuel. Certaines réponses comportant des valeurs ou des caractéristiques rares ont été traitées manuellement.

Imputation

Pour les données sur le revenu, on s'appuie d'abord sur les données de l'année précédente, mises à jour selon les circonstances. Ce n'est qu'en l'absence de telles données que l'on recourt à la technique du « plus proche voisin » pour l'imputation des données sur le revenu.

Certaines sommes reçues dans le cadre de programmes gouvernementaux, comme les prestations fiscales pour enfants, le crédit pour la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée, et le supplément de revenu garanti, sont calculées à partir d'autres renseignements recueillis. Les données obtenues à partir des fichiers d'impôt sont complètes et ne nécessitent pas d'imputation.

Estimation

L'estimation des caractéristiques de la population à partir d'une enquête repose sur l'hypothèse selon laquelle chaque unité échantillonnée représente, en plus d'elle-même, un certain nombre d'unités non échantillonnées dans la population. Un poids d'enquête de base joint à chaque enregistrement indique le nombre d'unités dans la population qui sont représentées par cette unité dans l'échantillon.

Chaque année de référence, l'EDTR produit deux ensembles de poids : un ensemble de poids qui est représentatif de la population initiale (l'aspect longitudinal) et un autre qui est représentatif de la population actuelle (l'aspect transversal). Pour la production de poids transversaux, l'EDTR combine deux échantillons indépendants et assigne une probabilité de sélection aux individus qui se sont joints à l'échantillon après la sélection de l'échantillon initial.

Deux types de correction s'appliquent alors aux poids d'enquête de base afin d'améliorer la fiabilité des estimations. Les poids de base sont d'abord augmentés pour tenir compte de la non-réponse. Puis, ceux-ci ajustés pour la non-réponse sont à nouveau ajustés pour que les estimations sur des caractéristiques démographiques pertinentes soient conformes aux agrégats provenant de sources autres que l'enquête.

Le premier ensemble de totaux utilisés par l'EDTR est basé sur les comptes de population à l'échelle provinciale estimés par la Division de la démographie de Statistique Canada selon l'âge et le sexe, la taille du ménage et la taille de la famille économique. Ces comptes de population annuels sont basés en grande partie sur les estimations provenant du recensement de la population.

Le deuxième ensemble de totaux provient de l'information des relevés T4 de l'Agence du revenu du Canada (ARC); il permet de s'assurer que la distribution pondérée du revenu (sur la base des salaires et traitements) dans l'ensemble de données correspond à celle de la population canadienne.

Évaluation de la qualité

Les résultats de l'enquête sont comparés à d'autres sources de données, notamment les bases de données administratives, les recensements et d'autres enquêtes de Statistique Canada.

Contrôle de la divulgation

La Loi interdit à Statistique Canada de rendre publique toute donnée susceptible de révéler de l'information obtenue en vertu de la Loi sur la statistique et se rapportant à toute personne, entreprise ou organisation reconnaissable sans que cette personne, entreprise ou organisation le sache ou y consente par écrit. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Les seuils de suppression, ou les mesures de qualité des données, sont établis en se basant sur la taille de l'échantillon à partir duquel l'estimation est produite. De façon générale, un échantillon composé d'au moins vingt-cinq observations est requis pour que l'estimation soit publiable. Le seuil de suppression peut varier légèrement selon le type d'estimation produite. Ces seuils nous permettent d'assurer la confidentialité des répondants et la qualité des données.

Révisions et désaisonnalisation

Révision historique de 2003 :

De temps à autre, les estimations produites grâce au programme combiné de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) et de l'Enquête sur les finances des consommateurs (EFC) font l'objet d'une révision. La révision de 2003 est le résultat de trois modifications.

1)Toutes les estimations, à partir de 1990, sont corrigées en fonction des projections démographiques fondées sur les chiffres de population du Recensement de 2001.

2) À partir de 1990, les estimations des salaires et traitements sont étalonnées suivant la répartition des salaires et traitements calculée à partir du fichier T4 de l'état de la rémunération payée.

3) Les seuils de faible revenu (SFR) de la base de 1992, proprement dits, ont été révisés par suite d'une révision de l'Enquête sur les dépenses des familles de 1992. Les estimations de l'EDTR et de l'EFC ont été révisées rétroactivement à partir de 1980. Outre les deux changements décrits précédemment, cela a des répercussions sur les statistiques relatives aux niveaux de faible revenu.

Exactitude des données

Il y a deux genres d'erreurs inhérentes aux données de sondage : les erreurs non dues à l'échantillonnage et les erreurs d'échantillonnage. La fiabilité des estimations d'enquête repose sur l'incidence combinée des erreurs non dues à l'échantillonnage et des erreurs d'échantillonnage.

Erreurs non dues à l'échantillonnage :
Les erreurs non dues à l'échantillonnage sont habituellement des erreurs humaines, comme de simples erreurs, des malentendus ou des interprétations erronées. Les erreurs aléatoires auront très peu d'effet sur un grand nombre d'observations. En revanche, les erreurs systématiques peuvent influer considérablement sur la fiabilité des estimations. Dans le cadre de l'EDTR, on consacre beaucoup de temps et d'efforts à la réduction des erreurs non dues à l'échantillonnage.

Les erreurs non dues à l'échantillonnage peuvent provenir de diverses sources telles que les erreurs de couverture, de réponse, de non-réponse et de traitement.

Il y a erreur de couverture quand les unités de la base de sondage ne représentent pas exactement la population cible. On peut avoir omis des unités de la base de sondage (sous-dénombrement), inclus des unités qui n'appartiennent pas à la population cible (sur-dénombrement) ou inclus les mêmes unités plus d'une fois (unités en double). Le problème le plus commun est celui du sous-dénombrement.

Le taux de glissement constitue une mesure de l'erreur de couverture de l'enquête. On le définit comme étant la différence en pourcentage entre les totaux de contrôle (tirés des estimations démographiques basées sur le Recensement) et les comptes pondérés de l'échantillon. Les taux de glissement dans le cas des enquêtes auprès des ménages sont habituellement positifs parce que des personnes qui devraient être dénombrées ne le sont pas. Les taux de glissement ont été révisés rétroactivement jusqu'en 1996 au moyen des estimations démographiques basées sur le Recensement de 2001. L'EDTR a pris en compte 86,5% de sa population cible en 2003. Pour les procédures d'estimation de l'EDTR, on utilise les estimations démographiques basées sur le Recensement pour compenser les taux de glissement déterminés.

Sur demande, vous pouvez aussi obtenir les taux pour les groupements par sexe, province et âge.

Le taux de réponse transversal était 78,3 %.

Fichier des données