Enquête sociale générale - Les soins donnés et reçus (ESG)

Information détaillée pour 2012 (Cycle 26)

Statut :

Active

Fréquence :

Quinquennale (5 ans)

Numéro d'enregistrement :

4502

L'Enquête sociale générale (ESG) a pour objectifs principaux de : rassembler des données sur les tendances sociales, de manière à suivre l'évolution des conditions de vie et du bien-être des Canadiens; et fournir des renseignements sur des questions de politique sociale précises qui suscitent déjà ou qui susciteront de l'intérêt.

Cette enquête a pour but d'obtenir un portrait actuel et rapide de la vie de ceux qui donnent des soins et de ceux qui en reçoivent dans le Canada d'aujourd'hui.

Date de la parution - 10 septembre 2013 (premier d'une série de communiqués. Veuillez référer au menu lattéral de gauche, sous la rubrique "Le Quotidien")

Aperçu

Cette enquête recueille des données sur la situation des Canadiens qui reçoivent de l'aide ou des soins en raison d'un problème de santé de longue durée, d'une incapacité ou des problèmes liés au vieillissement. L'enquête s'attarde aussi à la situation de ceux et celles qui fournissent cette aide ou ces soins à des membres de leur famille ou à des amis aux prises avec ces types de conditions. Les données de la présente enquête nous aideront à mieux comprendre les besoins et les défis auxquels font face ces Canadiens et permettront aux décideurs de créer des programmes répondant à ces besoins.

Les questions portent sur les types et la quantité de soins que les familles canadiennes donnent ou reçoivent de même que sur les besoins insatisfaits de ceux qui ont besoin de soins, mais qui n'en reçoivent pas. Une série de questions aborde les répercussions du fait de donner des soins sur divers aspects de la vie des pourvoyeurs de soins. Tous les répondants doivent répondre à des questions sur leur santé générale, leur emploi, leur logement et autres caractéristiques sociodémographiques, comme leur lieu de naissance, leur religion et leur langue.

Les résultats de cette enquête seront utilisés par des analystes et chercheurs afin d'étudier les situations et les tendances actuelles tandis que plusieurs ministères s'en serviront afin de développer des politiques et des programmes. Ces derniers auront des incidences sur les personnes qui reçoivent des soins, sur leurs familles qui fournissent ces soins, ainsi que sur les personnes qui pourront avoir besoin d'aide dans le futur.

Activité statistique

Cet enregistrement est une partie du programme de l'Enquête sociale générale (ESG). L'ESG est une enquête par téléphone qui a débuté en 1985. Chaque cycle de l'enquête comporte une thématique principale, une thématique particulière ou des questions exploratoires, ainsi qu'un ensemble type de questions socio démographiques utilisées à des fins de classification. Les cycles plus récents incluent également des questions qualitatives visant à sonder les intentions et les perceptions.

Jusqu'en 1998, l'échantillon cible était formé d'environ 10 000 personnes. Pour 2011, l'échantillon a été porté à 25 000 personnes. Grâce à un échantillon de cette taille, on peut obtenir des résultats à l'échelle nationale et provinciale et peut-être aussi des résultats concernant certains groupes de la population comme les minorités visibles et les aînés.

Sujets

  • Société et communauté

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population visée de l'ESG principale comprend toute personne ne vivant pas en institution âgée de 15 ans et plus, qui réside dans l'une des dix provinces canadiennes. Dans l'ESG, tous les répondants sont joints et interviewés par téléphone. Par conséquent, les personnes vivant dans des ménages sans téléphone ne peuvent pas être interviewées.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire a été élaboré à partir de recherches et de nombreuses consultations avec les utilisateurs des données. L'essai qualitatif a été effectué par le Centre d'information sur la conception de questionnaire de Statistique Canada (CICQ). Des entrevues individuelles en profondeur ont été effectuées avec des répondants de différentes régions du Canada. Ces entrevues nous ont permis d'identifier les questions qui fonctionnaient bien et de cibler celles nécessitant des clarifications ou une restructuration. Les membres de l'équipe du CICQ ont effectué un rapport détaillé de leurs observations et recommandations. À l'issue de cet essai qualitatif, tous les commentaires et rétroactions furent, dans la mesure du possible, pris en considération.

L'essai pilote (qui a mené à la réalisation de 2 000 interviews) de la méthodologie de collecte de données et du questionnaire a été réalisé en septembre 2011. Cet essai a permis de mettre rigoureusement à l'épreuve le questionnaire en l'administrant à des répondants de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et du Québec sur une période s'étalant sur deux semaines. Les observations faites lors de l'essai pilote, en lien avec la collecte de données, ont été réalisées par les membres de l'équipe travaillant sur l'enquête. Tous les commentaires et les suggestions des interviewers et ceux des observateurs sur le terrain, ont été colligés, documentés, analysés et dans la mesure du possible, mis en oeuvre dans l'enquête.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Afin d'exécuter le plan d'échantillonnage, les dix provinces hébergeant la population cible sont divisées en strates, c'est-à-dire en zones géographiques.

Plusieurs des régions métropolitaines de recensement (RMR) constituent chacune, une strate en soi. Cela est le cas pour St. John's, Halifax, Saint John, Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Hamilton, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver. Les RMR non incluses dans cette liste sont situées au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Trois autres strates ont été créées en regroupant les RMR restantes de chacune des trois provinces. Enfin, les zones hors RMR de chacune des dix provinces forment dix autres strates. Cela donne en tout 27 strates.

Les numéros de téléphone utilisés pour contacter les ménages dans le cadre de l'enquête sont sélectionnés aléatoirement en utilisant une technique appelée « composition aléatoire ». Cette méthode génère de façon aléatoire une liste de numéros de téléphone qui est utilisée pour joindre les ménages. Tous les numéros de téléphone dans l'échantillon sont des numéros « connus », c.-à-d., des numéros résidentiels, selon nos sources administratives. Un répondant à cette enquête est aléatoirement choisi une fois le contact avec le ménage est établi.

La méthode d'échantillonnage 'par rejet' est utilisée au cycle 26 afin de joindre le plus grand nombre de répondants qui ont donné et/ou reçu des soins. Cette approche a été utilisée dans d'autres enquêtes afin de rejoindre un plus grand nombre de répondants difficiles à joindre ou provenant de petites populations. Lorsque le répondant est classé à titre de personne qui donne ou reçoit des soins, ou qui donne et reçoit des soins ou qui ne donne ni reçoit de soins, un sous-échantillonnage est effectué parmi les répondants choisis qui ne sont ni donneurs, ni bénéficiaires de soins. Tous les répondants qui sont donneurs ou bénéficiaires de soins participeront à une longue interview. Ceux qui NE SONT PAS donneurs ou bénéficiaires sont divisés au hasard en deux groupes. Un groupe participera à une longue interview alors que l'autre complètera une courte interview.

Il y aura 25 000 répondants qui complèteront une longue interview pour l'enquête principale et cela à partir de tous les numéros de téléphones sélectionnés. Il y a aura aussi 11 500 répondants supplémentaires qui complèteront une courte interview.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2012-03-01 à 2012-12-31

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

La collecte des données pour cette enquête est effectuée au moyen de la méthode d'interviews téléphoniques assistées par ordinateur (ITAO) à partir des bureaux régionaux d'Halifax, de Winnipeg, d'Edmonton et de Sherbrooke. Chaque bureau aura un échantillon de numéros de téléphone à partir desquels seront recueillis les renseignements de cette enquête. Le premier contact s'effectuera à l'aide d'une lettre d'introduction. Les entrevues par procuration seront faites lorsque le répondant sélectionné ne parle aucune des deux langues officielles ou lorsque ce dernier n'est pas capable de participer à l'enquête pour des raisons de santé.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

La détection d'erreurs s'est fait grâce à des contrôles informatiques qui ont été programmés dans le système ITAO.

Le programme ITAO de saisie des données prévoyait une série de codes valides pour chaque question et l'intégration des vérifications, et suivait automatiquement le cheminement du questionnaire.

Tous les enregistrements de l'enquête ont été soumis à un contrôle informatique complet durant l'interview. Le système ITAO était programmé de façon à vérifier le cheminement des questions et la validité des entrées. Ainsi, de tels problèmes pouvaient être résolus immédiatement avec le répondant. Dans l'éventualité où l'intervieweur était incapable de corriger des erreurs détectées par le système, il/elle pouvait passer outre l'étape de la correction; le problème était alors réglé au bureau central. On a passé en revue et pris en considération tous les commentaires des intervieweurs dans le cadre de la vérification centrale.

Le système de contrôle du bureau central a effectué le même genre de vérifications que le système ITAO ainsi que des vérifications plus poussées.

Imputation

La vérification de cheminement effectuée par les services centraux obéissait à une stratégie « de haut en bas », c'est-à-dire qu'une question donnée était considérée sur le cheminement ou non selon les codes de réponse aux questions précédentes. Si les codes de réponse aux questions précédentes indiquaient que la question actuelle était sur le cheminement, toute réponse à la question actuelle était retenue, quoique « ne sait pas » était recodé à 9 (99 ou 999, etc.) et les refus étaient recodés à « Non déclaré », soit 8 (98 ou 998, etc.). Si les codes de réponse aux questions précédentes indiquaient que la question actuelle était hors de cheminement parce que le répondant s'était clairement identifié comme faisant partie d'une sous population pour laquelle la question actuelle n'était pas appropriée ou était sans intérêt, la question actuelle était codée « Non demandé », soit 7 (97 ou 997, etc.).

Compte tenu de la nature de l'enquête, l'imputation ne convenait pas à la majorité des questions ainsi les questions manquantes étaient codées comme "non déclaré".

Par contre, on ne permettait pas de laisser sans réponse les questions sur les variables requises pour effectuer la pondération. Des valeurs ont été imputées dans de rares cas pour les variables suivantes: sexe et nombre de lignes téléphoniques résidentielles.

Estimation

Lorsqu'on utilise un échantillon probabiliste comme dans l'ESG, le principe qui sous-tend la démarche d'estimation est que chaque personne échantillonnée représente (outre elle-même) plusieurs personnes non échantillonnées. Ainsi, dans un échantillon aléatoire simple de 2 % de la population, chaque unité représente 50 éléments de la population (lui-même et 49 autres). Le nombre de personnes représentées par une personne échantillonnée est ce que l'on appelle habituellement le poids ou le facteur de pondération de la personne.

Le cycle 26 de l'ESG est une enquête de personnes et les fichiers d'analyse contiennent les réponses au questionnaire et les renseignements connexes reçus de 23 093 enquêtés.

Deux facteurs de pondération ont été mis à la disposition des analystes sur le fichier principal. En voici l'énumération et l'explication :

WGHT_PER : C'est là le poids de base pour l'analyse au niveau des personnes, c'est-à-dire pour l'estimation du nombre de personnes (âgées de 15 ans et plus) ayant une ou plusieurs caractéristiques données.

WGHT_HSD : Ce poids peut servir à estimer le nombre de ménages ayant une caractéristique donnée. Ainsi, pour estimer le nombre de ménages habitant un immeuble d'appartements de moins de 5 étages, on doit sommer WGHT_HSD sur tous les enregistrements ayant cette caractéristique.

Outre les pondérations des estimations, des pondérations « bootstrap » ont été créées dans le but d'estimer la variance fondée sur le plan de sondage.

Évaluation de la qualité

À toutes les étapes du processus de l'enquête des contrôles sont implantés pour assurer la qualité des renseignements recueillis. Des mesures telles l'embauche d'interviewers qualifiés, la formation des interviewers relativement aux concepts et méthodes de collecte propres à l'enquête, observation des interviews pour corriger les problèmes du questionnaire et préciser les directives de collecte lorsqu'elles sont mal interprétées, procédures pour minimiser les erreurs de saisie des données, vérification de la qualité du codage et contrôles destinés à vérifier la logique du traitement. On vérifie également la cohérence interne des données et on les compare aux données d'autres sources publiées.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Pour les micro données : le contenu est réduit et modifié. Pour données tabulaires : des méthodes de correction de cellules sensibles telle qu'agrégation ou suppression sont utilisées.

Exactitude des données

La méthodologie de cette enquête a été conçue de façon à réduire le nombre d'erreurs et les répercussions éventuelles de celles ci. Cependant, les résultats de l'enquête demeurent sujets à l'erreur à cause des erreurs d'échantillonnage et des erreurs non dues à l'échantillonnage.

Erreurs d'échantillonnage :
Puisque les données proviennent d'un échantillon de personnes, elles sont sujettes à l'erreur d'échantillonnage. C'est-à-dire que les estimations faites à partir d'échantillons varieront d'un échantillon à l'autre et qu'elles seront habituellement différentes des résultats qu'aurait produit un recensement complet. L'écart éventuel de cette différence a été estimé pour les données principales et a été utilisé pour produire des tableaux pouvant servir à estimer la variation de l'échantillonnage de nombreuses estimations. Il est possible de produire des estimations plus précises de la variabilité d'échantillonnage des estimations avec la méthode « bootstrap », à l'aide de poids « bootstrap » qui a été créés pour l'enquête. La méthode « bootstrap » a été utilisée pour estimer la variabilité d'échantillonnage dans le cas de toutes les estimations produites à partir des données du Cycle 26 de l'ESG. Les estimations qui comportent une variabilité d'échantillonnage élevée sont indiquées dans cette publication et toutes les différences qui ont été mises en évidence entre les sous-groupes de la population sont significatives à 95 %.

Erreurs non dues à l'échantillonnage :
Même un recensement de la population cible produit des estimations susceptibles de contenir une erreur. Il s'agit d'erreurs non dues à l'échantillonnage, mais les estimations calculées d'après des données d'échantillon en contiennent néanmoins. Des sources courantes de ce type d'erreurs sont une couverture imparfaite ou les non-réponses.

Les erreurs de couverture (couverture imparfaite) apparaissent quand il y a des différences entre la population cible et la population sondée. Les ménages sans téléphones représentent une partie de la population cible qui a été exclue de la portion sondée. Dans la mesure où la population exclue diffère du reste de la population cible, les résultats peuvent être biaisés. En général, comme ces exclusions sont réduites, on s'attend à ce que les biais soient eux aussi réduits.

Le taux global de réponse de l'ESG cycle 26 était 65,7 %. Les cas de non-réponse pouvaient survenir à plusieurs étapes de cette enquête. Il y avait deux niveaux de collecte d'information : aux niveaux du ménage et de la personne. Ainsi, certains cas de non-réponse se sont produits au niveau du ménage et d'autres, au niveau de la personne. Les estimations de l'enquête ont été pondérées pour tenir compte de la non-réponse. Dans la mesure où les ménages et les personnes qui ne répondent pas diffèrent du reste de l'échantillon, les résultats peuvent être biaisés.

D'autres types d'erreurs non dues à l'échantillonnage peuvent comprendre les erreurs de réponse et les erreurs de traitement.

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