Enquête nationale sur la santé de la population: Volet établissements de soins de santé, longitudinal (ENSP)

Statut :
Inactive
Fréquence :
Biennale
Numéro d'enregistrement :
5003

Les données du volet établissements de soins de santé de l'ENSP se prêtent au calcul d'estimations à l'échelle nationale uniquement.

Information détaillée pour 1994-1995

Date de la parution - 27 octobre 1995

Aperçu

À l'automne 1991, le Conseil national d'information sur la santé a recommandé la réalisation d'une enquête permanente nationale sur la santé de la population. Cette recommandation découlait des pressions économiques et fiscales exercées sur les régimes de soins de santé et du besoin correspondant d'information pouvant servir à améliorer l'état de santé de la population canadienne. À partir de 1992, Statistique Canada a reçu des fonds pour le développement de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP). L'enquête fut conçue pour être flexible et produire des données valides, fiables et actuelles.

L'ENSP recueille des renseignements sur la santé de la population canadienne ainsi que des renseignements socio-démographiques connexes. Elle compte trois volets : le volet ménages, le volet établissements de soins de santé et le volet Nord.

Afin de brosser un tableau complet de la santé des Canadiens, une enquête spéciale a été élaborée pour les personnes qui résident dans des établissements de soins de santé -- hôpitaux, foyers de soins infirmiers et centres d'hébergement pour personnes handicapées.

Le contenu du volet établissements de soins de santé de l'ENSP a été choisi d'après les critères suivants :

- l'enquête doit recueillir des renseignements sur l'état de santé des Canadiens qui résident dans un établissement de santé;
- dans la mesure du possible, les données recueillies doivent pouvoir être comparées à celles de la population des ménages;
- l'enquête doit éclaircir les conditions liées au placement en établissement;
- les renseignements fournis doivent permettre d'étudier, dans le temps, la transition entre un ménage et un établissement et vice versa;
- l'enquête doit produire des données au niveau national.

Le volet établissements de soins de santé a débuté en 1994-1995 et se poursuit à intervalle de deux ans depuis. Les deux premiers cycles de l'enquête (1994-1995 et 1996-1997) sont à la fois transversaux et longitudinaux. À compter du cycle 3 (1998-1999) le volet établissements de soins de santé est devenu strictement longitudinal (c.-à-d. l'information sur la santé est recueillie auprès des mêmes personnes à chaque cycle). Après cinq cycles de collecte, le volet des établissements de soins de santé est terminé.

Les données sont utilisées principalement pour étudier la prévalence et l'incidence de la maladie, pour faire des projections ou analyser les tendances démographiques. Les données sont utilisées par des chercheurs et autres professionnels de la santé.

Période de référence :
Varie selon la question (par exemple: "durant les 12 derniers mois", "durant les 6 derniers mois", durant la dernière semaine", etc.).

Sujets

  • Aînés
  • Incapacité
  • Maladies et état de santé
  • Santé
  • Santé et incapacité chez les aînés
  • Services de soins de santé

Sources de données et méthodologie

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire de chacun des cycles de l'ENSP est conçu en collaboration avec des spécialistes provenant de Statistique Canada, Santé Canada, des ministères provinciaux de la santé et des chercheurs provenant du milieu académique. Le développement des questions implique une importante revue de la littérature et de nombreuses consultations entre spécialistes afin d'adapter des instruments d'enquête existants provenant de sources reconnues ou d'en créer de nouveaux spécialement pour l'ENSP. Chaque questionnaire est approuvé par les membres des comités d'experts ainsi que le Comité consultatif, qui comprend des représentants des ministères provinciaux de la santé, Santé Canada, Statistique Canada, d'autres ministères fédéraux et spécialistes. Le questionnaire du volet établissement de soins de santé a été légèrement modifié lors des trois premiers cycles et est resté pratiquement le même depuis le cycle 3.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête longitudinale par échantillon.

La sélection de l'échantillon a été faite en 2 étapes. D'abord les établissements de soins de santé ont été choisis, puis des résidents ont été choisis dans ces établissements.

Une liste d'établissements de soins de santé (longue durée, min. 4 lits et résidents non autonomes) a d'abord été créée à partir de la liste des établissements de soins pour bénéficiaires internes établie par l'Institut canadien d'information sur la santé et d'après la liste des hôpitaux tenue à jour par la Division de la statistique de la santé de Statistique Canada. D'abord, on a stratifié cette liste d'établissements selon la région géographique (strates géo), puis selon la catégorie d'établissement (strates de catégorie) et le nbre de lits (strates de taille).

Les strates géo correspondent à 5 régions : les prov. de l'Atlantique, le Qc., l'Ont., les prov. des Prairies et la C.-B. Dans chaque strate géo on a défini 3 strates de catégorie :

Établissements pour personnes âgées y compris les établissements de soins accueillant des personnes âgées et les hôpitaux de soins prolongés;

Établissements de soins cognitifs y compris les établissements de soins accueillant des enfants présentant des troubles affectifs et des personnes présentant des troubles mentaux ou des troubles de retard du développement et les hôpitaux psychiatriques;

Autres établissements de réadaptation y compris les centres de réadaptation, les hôpitaux pédiatriques et d'autres hôpitaux spécialisés, les hôpitaux généraux comprenant des unités de soins de longue durée, ainsi que les établissements de soins accueillant des personnes physiquement handicapées.

Dans chacune de ces strates région géo-catégorie, on a formé des strates de taille en regroupant les établissements comptant un nbre de lits comparable. Le nbre de strates de taille dépend du nbre total de lits dans la strate région géo-catégorie. Une fois le nbre de strates de taille déterminé, on a fixé les limites des diverses strates de taille en appliquant la règle du cumulatif de la racine carrée du nbre de lits.

Au cycle 1, le nbre d'établissements choisis à partir d'une strate de taille dépendait de la taille de l'échantillon attribué à la strate et de la taille des établissements compris dans cette dernière (consultez le chapitre 5 du Guide d'utilisation des microdonnées à grande diffusion, cycle 1 ENSP, volet établissement de soins de santé dans la section Documentation). Pour les strates formées de grands établissements, on a choisi un plus grand échantillon de résidents dans chaque établissement, ce qui a réduit le nbre total d'établissements visités. Une fois le nbre d'établissements à choisir établi dans chaque strate de taille, on a procédé à un échantillonnage systématique d'établissements figurant sur la liste de la strate avec probabilité de sélection proportionnelle à la taille (PPT). La taille était fonction du nbre de lits de soins de longue durée.

Un siège social regroupant plusieurs petits établissements pouvait se trouver sur la liste. Le cas échéant, on a obtenu la liste de tous les établissements relevant de ce siège social et on en a choisi 2, à savoir le plus grand (selon le nbre de lits) et un second choisi au hasard selon la méthode d'échantillonnage PPT.

Une fois les établissements choisis, des résidents de ces établissements ont été choisis. L'échantillon total de 2 600 résidents a été réparti proportionnellement entre les strates de taille, en fonction du nbre de lits dans chaque strate. Un minimum de 30 résidents par strate a toutefois été fixé.

Suite à la collecte du cycle 1, l'échantillon comprenait 2 287 répondants qui habitaient dans un établissement de soins de santé en 1994-1995. Cet échantillon de répondants constitue l'échantillon transversal du cycle 1 ainsi que le panel longitudinal du volet établissements de soins de santé. Ce dernier sera suivi à chaque cycle et aucune unité supplémentaire n'y sera ajoutée en cours de route.

Sources des données

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Avant la collecte des données, les intervieweurs principaux ont envoyé une lettre d'introduction et ensuite contacté tous les établissements par téléphone pour organiser une rencontre entre un intervieweur et l'administrateur de l'établissement. Lors de la première visite à l'établissement, l'intervieweur a fait remplir un court questionnaire sur les politiques de l'établissement et a procédé à la sélection de l'échantillon. C'est durant cette visite qu'on a déterminé quels résidents il fallait interviewer par personne interposée et qu'on a obtenu le nom et le numéro de téléphone d'un proche parent de ces résidents; ensuite, on a téléphoné aux proches parents et on leur a offert d'être interviewés eux-mêmes ou d'autoriser un membre informé du personnel de l'établissement à répondre aux questions de l'enquête.

Les questions du volet établissements de soins de santé de l'ENSP ont été conçues pour être posées au moyen d'une interview sur place selon la méthode papier et crayon. Une interview téléphonique était permise dans les cas ou il était impossible d'interviewer une personne interposée sur place.

Les intervieweurs ont reçu pour instructions de faire tous les efforts raisonnables pour interviewer les résidents sélectionnés. C'est l'administrateur ou un représentant désigné de l'établissement qui a déterminé quels répondants sélectionnés il fallait interviewer par personne interposée à cause de maladie ou d'incapacité du répondant. La personne interposée pouvait être un parent, un membre du personnel ou un bénévole de l'établissement. Au cycle 1, une proportion de 57 % des interviews ont été faites par personne interposée (dans 40 % des cas, la personne interposée était un parent du résident). Un membre du personnel de l'établissement a fourni des renseignements sur les médicaments pris par les résidents sélectionnés et sur leurs contacts avec des professionnels de la santé.

Au cycle 1, les interviews ont été effectuées sur place dans la mesure au possible. L'interview complète a duré en moyenne 40 minutes dans le cas d'une interview sans personne interposée et 30 minutes dans le cas d'une interview par personne interposée

Le questionnaire des répondant et le formulaire de contrôle pour les établissements ont été saisis manuellement au bureau central de Statistique Canada. Les programmes de saisie de données des questionnaires sont conçus pour éviter la saisie de valeurs aberrantes. L'information saisie, excluant les commentaires, a été vérifiée à 100 %.

Les problèmes de santé causant une limitation des activités ont été codés conformément à la Classification internationale des maladies, 9e édition (CIM 9) ou au Système de codage supplémentaire pour les incapacités ostéo articulaires et musculaires établi au Canada aux fins de l'Enquête sur la santé et les limitations d'activités (ESLA). Les médicaments ont été codés d'après une version révisée du Système de classification anatomique, thérapeutique et chimique canadien (ATC), développé par Santé Canada.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

À la fin de chaque interview, l'intervieweur a revu le questionnaire pour s'assurer d'avoir suivi correctement l'enchaînement des questions. Par la suite, les bureaux régionaux ont vérifié que les questionnaires étaient complets, lisibles et que les réponses étaient cohérentes. Il était ainsi possible de faire un suivi immédiat avec les répondants.

Après la saisie des données, tous les enregistrements ont fait l'objet d'un contrôle descendant pour vérifier l'enchaînement des questions.

Imputation

On a eu recours à l'imputation pour calculer les valeurs manquantes de l'une des variables du volet établissements de soins de santé de l'ENSP. La variable HSIxDHSI représente l'Indice de l'état de santé (IÉS) d'un répondant. Cette mesure de l'état de santé global englobe l'évaluation de la vue, de l'ouïe, de l'élocution, de la mobilité (capacité à se déplacer), de la dextérité (mouvement des mains et des doigts), des sentiments, de la cognition (mémoire et pensée) et de la douleur. La cote globale de l'IÉS, qui peut varier de -0,360 à 1,000, est calculée d'après les réponses à une série de questions sur l'état de santé. Or, il est impossible de calculer cette cote globale si la réponse concernant l'une ou plusieurs de ces composantes est manquante. Il a été décidé de procéder à l'imputation des valeurs manquantes pour le calcul de l'IÉS du volet établissements de soins de santé.

L'IÉS a été calculé d'après les réponses aux questions de huit attributs de la section sur l'état de santé du questionnaire. On a calculé une cote partielle pour chacun des attributs, puis on a poursuivi les calculs sur ces cotes partielles pour obtenir la cote globale de l'IÉS. L'imputation a été exécutée au niveau des huit cotes partielles plutôt qu'au niveau des questions. Après l'imputation, on a modifié légèrement le programme de calcul de la variable dérivée de l'IÉS afin qu'il choisisse comme données d'entrée les huit valeurs imputées pour la vue, l'ouïe, l'élocution, la mobilité, les sentiments, la cognition, la dextérité et la douleur.

L'imputation a été effectuée en deux étapes.

- La première étape correspond à une imputation déterministe. Dans certains cas, même si la personne n'avait pas répondu à la question fournissant la cote partielle, on possédait suffisamment de renseignements pour déduire la cote partielle avec certitude. On a donc attribué la cote partielle d'après ces renseignements partiels dans tous les cas où il a été jugé approprié de le faire.

- La deuxième étape correspond à une imputation hot deck par donneur pour attribuer les cotes partielles manquantes. La méthode du plus proche voisin a été utilisée pour identifier les donneurs. Pour identifier un plus proche voisin, un IÉS temporaire a été calculé en ne tenant compte que des cotes partielles ne contenant pas de données manquantes.

Estimation

L'estimation à partir des données de l'ENSP se fait à partir du poids d'échantillonnage fourni avec chaque ensemble de données. Ce poids est calculé selon une approche où d'abord un poids initial représentant l'inverse de la probabilité de sélection est calculé. Celui-ci est ensuite ajusté pour tenir compte de différentes spécificités de l'enquête. L'ajustement typique est celui fait pour compenser la non-réponse. L'algorithme CHAID est utilisé pour déterminer quelles variables caractérisent le mieux les groupes de réponse. Une fois les ajustements apportés, la dernière étape consiste à poststratifier le poids. Cette poststratification permet d'assurer la cohérence avec les estimations de population basées sur le Recensement. Puisque le nombre total de personnes au Canada vivant en établissements de soins de santé est inconnu (selon la définition d'établissement de l'ENSP), il est impossible d'effectuer une poststratification en se basant sur ces totaux. Cependant, une poststratification est faite en utilisant les poids totaux obtenus au cycle 1. La poststratification est faite en deux étapes : premièrement à l'échelle de cinq régions, puis pour chaque catégorie d'établissement et catégorie âge-sexe.

De plus, pour chaque poids d'échantillonnage calculé pour l'ensemble des répondants à chaque cycle, une version « partagée » de ce poids est aussi calculée. Ce poids partagé est assigné uniquement aux répondants ayant accepté de partager leurs données avec les partenaires d'enquête (typiquement Santé Canada et les différents ministères provinciaux de la santé). Le calcul de ce poids consiste à redistribuer le poids des non-partageants aux partageants utilisant une approche semblable à celle utilisée pour l'ajustement de non-réponse. Puisque les partenaires d'enquêtes ont uniquement accès aux données partagées, ils doivent utiliser ce poids de partage lors de l'estimation.

Pour les deux premiers cycles du volet établissements de soins de santé (1994-1995 et 1996-1997), on se sert d'une formule simple et bien connue pour calculer la variance et le coefficient de variation (c.v.) des estimations. Cette formule s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle les établissements sont sélectionnés avec probabilité inégale et avec remise. En réalité, les établissements ont été sélectionnés sans remise; autrement dit, une fois sélectionné, un établissement ne pouvait être choisi de nouveau. Un programme de calcul de la variance, rédigé pour les systèmes SAS et SPSS, est fourni avec les fichiers de microdonnées. Il peut être utilisé pour calculer la variance des moyennes et des totaux.

Pour les troisième (1998-1999), quatrième (2000-2001) et cinquième (2002-2003) cycles, le volet établissements de soins de santé a recours à la méthode du bootstrap pour calculer la variance et le coefficient de variation (c.v.) des estimations. Cette méthode permet de tenir compte des complexités du plan de sondage, de même que nombreux ajustements apportés aux poids lors du processus de pondération. Un ensemble de poids bootstrap est disponible avec les données pour calculer les variances. Il est à noter que le programme Bootvar, un programme de macros disponible en SAS et SPSS, est distribué avec les poids bootstrap afin de faciliter le calcul des variances selon cette méthode.

Évaluation de la qualité

La conception de l'enquête exerce une influence profonde sur ses objectifs, énumérés sous la rubrique « Description de l'enquête ». Pour atteindre ces objectifs, un Comité directeur et un Conseil consultatif composés de responsables des ministères provinciaux de la Santé et de Santé Canada ont fixé les concepts et les centres d'intérêt. Ils ont réuni des groupes d'experts pour les conseiller sur les mesures à prendre afin d'obtenir les résultats envisagés et pour leur recommander des instruments de collecte et des indices éprouvés. Les données qui en résultent sont reconnues comme mesures valables de concepts contemporains tels que la dépression, la limitation de l'activité, les problèmes de poids et la douleur chronique.

Un taux de réponse élevé est essentiel à la qualité des données. Pour réduire le nombre de cas de non-réponse, les intervieweurs de Statistique Canada reçoivent une formation intensive, disposent de manuels détaillés et travaillent sous la direction de superviseurs. On a recommandé un nombre maximum de tâches par intervieweur, calculé à partir des résultats de tests. Les intervieweurs s'efforcent autant que possible de communiquer avec les répondants.

Les refus ont été pris en charge par des intervieweurs chevronnés, des superviseurs de projet ou d'autres intervieweurs qui encouragent les gens à participer à l'enquête. En outre, pour maximiser le taux de réponse, les cas de non-réponse ont été repris lors de périodes de collecte subséquentes.

Contrôle de la divulgation

La Loi interdit à Statistique Canada de rendre publique toute donnée susceptible de révéler de l'information obtenue en vertu de la Loi sur la statistique et se rapportant à toute personne, entreprise ou organisation reconnaissable sans que cette personne, entreprise ou organisation le sache ou y consente par écrit. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Lors des cycles 1 et 2 du volet établissements de soins de santé de l'ENSP, des Fichiers de microdonnées à grande diffusion (FMGD) ont été produits en plus des fichiers maîtres. Les FMGD diffèrent des fichiers maîtres détenus par Statistique Canada en de nombreux points. Ces différences sont le résultat d'actions prises afin de protéger l'anonymat des répondants individuels aux enquêtes. Premièrement, seules les données transversales sont disponibles sur de tels fichiers, car l'information longitudinale permet d'identifier des répondants. Aussi, quelques variables sensibles ont été regroupées, maximisées ou complètement enlevées des fichiers. Avant toute diffusion, les FMGD doivent être approuvés par le Comité de diffusion des microdonnées.

Les utilisateurs devant avoir accès à l'information exclue des fichiers de microdonnées peuvent acheter des totalisations spéciales, ou accéder aux fichiers maîtres par l'entremise du programme des Centres de données de recherche ou par le programme de télé-accès. Les résultats sont vérifiés pour respecter la confidentialité avant d'être fournis aux utilisateurs.

Avant de diffuser et/ou de publier des estimations tirées de ces fichiers de microdonnées, les utilisateurs doivent d'abord déterminer le nombre de répondants qui ont fourni les données entrant dans le calcul de l'estimation. Si ce nombre est inférieur à 30, l'estimation pondérée ne doit pas être diffusée, quelle que soit la valeur de son coefficient de variation. Pour les estimations pondérées basées sur des échantillons composés de 30 répondants ou plus, les utilisateurs doivent calculer le coefficient de variation de l'estimation arrondie et suivre les lignes directrices ci-après.

Les estimations qui figurent dans le corps d'un tableau statistique doivent être arrondies à la centaine près selon la méthode d'arrondissement classique. Si le premier ou le seul chiffre à supprimer se situe entre 0 et 4, le dernier chiffre qu'on garde ne change pas. Si le premier ou le seul chiffre à supprimer se situe entre 5 et 9, on augmente d'une unité la valeur du dernier chiffre à garder. Les totaux partiels marginaux et les totaux marginaux des tableaux statistiques doivent être calculés d'après leurs éléments correspondants non arrondis, puis arrondis à leur tour à la centaine près selon la méthode d'arrondissement classique. Les moyennes, les proportions, les taux et les pourcentages doivent être calculés à partir d'éléments non arrondis (par exemple les numérateurs ou les dénominateurs), puis arrondis à une décimale près selon la méthode d'arrondissement classique. Pour arrondir à un seul chiffre selon cette méthode classique, si le dernier ou le seul chiffre à supprimer se situe entre 0 et 4, le dernier chiffre à garder ne change pas. Si le premier ou le seul chiffre à supprimer se situe entre 5 et 9, on augmente d'une unité le dernier chiffre à garder. Les sommes et les différences d'agrégat (ou de rapports) doivent être calculées à partir de leurs éléments correspondants non arrondis, puis arrondies à leur tour à la centaine près (ou à la première décimale près) selon la méthode d'arrondissement classique. On ne doit en aucun cas publier ni diffuser d'une autre façon des estimations non arrondies. Les estimations non arrondies donnent l'impression d'être beaucoup plus précises qu'elles ne le sont en réalité.

Exactitude des données

Deux taux de réponse distincts peuvent être calculés pour le volet établissements de soins de santé de l'ENSP. Le taux de réponse des établissements correspond au pourcentage d'établissements faisant partie du champ d'observation de l'enquête qui ont accepté que l'enquête soit menée auprès de leurs résidents. Le taux de réponse individuel correspond au pourcentage de résidents sélectionnés dans les établissements répondants qui ont participé à l'interview.

Taux de réponse des établissements au cycle 1 : 95,5 %
Taux de réponse des individus au cycle 1 : 93,6 %

Documentation

Fichier des données