Dépenses d'exploitation agricoles et frais d'amortissement

Information détaillée pour 2016

Statut :

Active

Fréquence :

Annuelle

Numéro d'enregistrement :

5214

Les dépenses d'exploitation agricoles représentent les coûts d'exploitation engagés par les exploitants agricoles pour des biens et services nécessaires à la production de produits agricoles. Cette série comprend également les frais d'amortissement pour tenir compte de la dépréciation économique ou de la perte de valeur marchande des immobilisations.

Date de la parution - 24 mai 2017

Aperçu

Les estimations des dépenses d'exploitation agricoles sont conçues pour fournir une mesure annuelle des coûts d'exploitation engagés par les exploitants agricoles pour des biens et services nécessaires à la production de produits agricoles. Le regroupement des dépenses d'exploitation agricoles vise principalement à évaluer, sur une base provinciale, le revenu agricole net et la contribution du secteur agricole au produit intérieur brut. Les statistiques servent à évaluer la situation de l'industrie agricole et à établir des options en matière de politiques.

Les dépenses, qui sont comptabilisées au moment où l'agriculteur fait les décaissements (selon la comptabilité de caisse), comprennent les impôts fonciers, les travaux à forfait, la location, les dépenses d'intrants de culture (engrais et chaux, pesticides, semences commerciales, irrigation, ficelles et contenants), les dépenses d'intrants de bétail (achats de bétail, nourriture commerciale, frais d'insémination artificielle et de vétérinaire), les machines et les réparations des bâtiments, le combustible pour le chauffage et le carburant des machines, les salaires, les intérêts et la part de l'entreprise quant aux primes d'assurance. Les dépenses liées à l'achat d'immobilisations de la ferme (biens immobiliers, machines et équipement) ne sont pas comprises.

Les frais d'amortissement imputés à l'entreprise agricole et les remises versées directement aux agriculteurs sont également compris dans cette série de données.

Les frais d'amortissement servent à prendre en compte la dépréciation économique ou la perte de valeur marchande des immobilisations. Il n'y a pas de décaissements associés à l'amortissement. Règle générale, la dépréciation résulte du vieillissement, de l'usure et de l'obsolescence la part des automobiles et camions imputable à l'exploitation agricole. Elle représente la valeur du capital qui ne peut plus servir à l'avenir. Il ne faut pas confondre la dépréciation d'origine économique avec l'amortissement comptable, l'amortissement fiscal ou la dépréciation de la capacité.

Les estimations nationales et provinciales des remises versées directement aux agriculteurs représentent une diminution des coûts engagés dans la production de produits agricoles. Les remises versées par les divers gouvernements permettent de calculer les dépenses nettes.

Période de référence : Année civile

Période de collecte : Pendant les six semaines avant la diffusion.

Sujets

  • Agriculture
  • Statistiques financières des exploitations agricoles

Sources de données et méthodologie

Population cible

Toutes les exploitations agricoles canadiennes telles que définies par le Recensement de l'agriculture. On définit une exploitation agricole comme une ferme, un ranch ou une autre exploitation qui produit des produits agricoles dans l'intention de vendre.

Élaboration de l'instrument

Cette méthodologie ne s'applique pas.

Échantillonnage

Aucun échantillonnage n'est fait pour ce programme statistique.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 03 octobre 2016 à 16 novembre 2016

Les données sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Les estimations provisoires de la plupart des postes de dépenses proviennent des indicateurs de la variation des prix et de la quantité établis à partir de données administratives tirées de plusieurs sources et l'Indice des prix des entrées dans l'agriculture. On apporte des révisions à ces données en intégrant les estimations provisoires et finales du Programme des données fiscales agricoles (PDFA). Des révisions sont également intégrées à cette série après la diffusion des résultats du Recensement de l'agriculture quinquennal.

Dans le cas des autres postes de dépenses (intérêt, irrigation, achats de bétail et de volaille, assurance-récolte, assurance contre la grêle et primes de stabilisation), les estimations sont évaluées à partir de données administratives fournies par les banques, les caisses d'épargne et de crédit, les associations de l'industrie, Financement agricole Canada, les gouvernements fédéral et provinciaux et par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

L'Enquête financière sur les fermes (EFF) est une biennale et pancanadienne enquête sur des exploitations agricoles sont utilisant dans l'estimation pour amortissant et des dépenses d'intérêt.

Le Recensement de l'agriculture est une enquête menée tous les cinq ans auprès de toutes les exploitations agricoles canadiennes, y compris les réserves des Premières Nations produisant des produits agricoles dans l'intention de vendre.

Le Programme des données fiscales (PDFA) porte sur un échantillon d'environ 140 000 enregistrements de l'Agence du revenu du Canada (ARC) pour l'impôt sur le revenu. La base de sondage englobe tous les particuliers de toutes les provinces qui déclarent soit un revenu agricole brut positif, soit un revenu agricole net non nul.

Voir le lien suivant pour plus d'information concernant le Programme des données fiscales agricoles (numéro d'enregistrement 3447), Enquête financière sur les fermes (numéro d'enregistrement 3450) et Recensement de l'agriculture (numéro d'enregistrement 3438).

Détection des erreurs

Les données pour chaque poste de dépenses sont compilées directement et sont vérifiées pour repérer les variations importantes d'une année à l'autre, analysées au titre de l'uniformité de la série chronologique, des liens aux événements économiques actuels, des enjeux découlant des données source et de la cohérence avec d'autres sources.

Étant donné que les dépenses sont une composante du revenu agricole net, les changements apportés aux diverses mesures du revenu agricole sont également analysés pour ce qui est de l'uniformité de la série chronologique, des liens aux événements économiques actuels et de la cohérence.

En outre, les données source sont assujetties à leurs propres procédures de contrôle de la qualité pendant les étapes de la collecte et du traitement. Par exemple, des vérifications effectuées par ordinateur permettent de repérer les erreurs de traitement à l'étape de la saisie des données, puis la révision subséquente cerne, entre autres, les erreurs, les incohérences et les valeurs extrêmes qui se trouvent dans les données saisies. Les principaux contributeurs à l'échelle provinciale font souvent l'objet d'une analyse plus poussée.

Afin de réduire le risque d'erreur en ce qui a trait aux données administratives, on les évalue à la lumière des tendances historiques et actuelles, des connaissances du domaine et des renseignements recueillis au cours d'entretiens avec les autorités du secteur d'activité. La majeure partie de données administratives a fait l'objet de vérifications menées par l'organisme source. Les anomalies ou incohérences repérées sont vérifiées auprès de la source et, si nécessaire, les données sont corrigées afin qu'elles concordent avec le cadre conceptuel de Revenu net agricoles.

Estimation

Les estimations provisoires des dépenses (diffusées en mai après l'année de référence) sont basées sur les variations de prix de diverses sources, y compris l'Indice des prix des entrées dans l'agriculture (IPEA) et les changements de quantité en fonction des discussions avec des représentants de l'industrie et d'autres données administratives et d'enquêtes disponibles. Les premières révisions en novembre sont basées sur les données fiscales provisoires. En mai, les données fiscales définitives sont utilisées. Tous les cinq ans, le Recensement de l'agriculture fournit des données qui sont utilisées comme point de repère pour un grand nombre des variables de dépenses.

Dans le cas des autres postes de dépenses (intérêt, irrigation, achats de bétail et de volaille, assurance-récolte, assurance contre la grêle et primes de stabilisation), les estimations sont évaluées à partir de données administratives fournies par les banques, les caisses d'épargne et de crédit, les associations de l'industrie, Financement agricole Canada, les gouvernements fédéral et provinciaux et par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Tous les cinq ans, le Recensement de l'agriculture fournit des données qui sont utilisées pour comparer un grand nombre des variables de dépenses. Les révisions intercensitaires comprenant les données du Recensement de 2011 ont été publiées en novembre 2013.

Les frais d'amortissement des bâtiments agricoles sont fondés sur la valeur des terres et des bâtiments agricoles. Les proportions d'occupation par les propriétaires, au niveau provincial, proviennent des estimations du régime foncier tirées du Recensement de l'agriculture. La part des maisons imputable à l'exploitation agricole a été calculée d'après les déductions fiscales et les avis des spécialistes. Ces proportions servent à établir la valeur des maisons et des autres bâtiments agricoles qui revient à l'exploitation agricole lorsque les propriétaires demeurent dans leur propre ferme. Les frais d'amortissement sont calculés selon la méthode du solde décroissant, c'est-à-dire que la valeur raisonnable du capital est multipliée par le taux d'amortissement. Les frais d'amortissement relatifs aux automobiles, aux camions et aux autres machines agricoles proviennent des séries respectives de la valeur du capital et ils sont calculés selon la méthode du solde décroissant.

Le document ci-joint fournit une description complète de la méthode d'estimation.

Évaluation de la qualité

On évalue la qualité des estimations des dépenses en vérifiant la cohérence de ces données dans la série chronologique et en utilisant des estimations d'autres sources. La série de dépenses est également une composante importante de la série du revenu agricole. Une analyse interprétative est réalisée pour la série individuelle et à la lumière des autres composantes.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent aux données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Révisions et désaisonnalisation

Les données sont diffusées deux fois par année, à la fin de mai et de novembre. Les estimations provisoires pour une année civile sont disponibles en mai de l'année suivante (soit cinq mois après la fin de l'année de référence). Dans la publication de novembre, les estimations sont révisées afin de tenir compte des données reçues à une date trop tardive, des modifications aux données administratives communiquées par les organismes et des estimations provenant du Programme des données fiscales agricoles (PDFA), d'après un échantillon partiel. À l'heure actuelle, des révisions peuvent également être apportées aux estimations de l'année précédente (c.-à-d. les données des deux années civiles précédentes peuvent faire l'objet d'une révision en novembre). Les mises à jour basées sur l'échantillon intégral du PDFA sont diffusées en mai de l'année suivante (soit 17 mois après la fin de l'année de référence).

Exactitude des données

Une valeur numérique ou symbole correspondant à des valeurs numériques, qui quantifie ou résume l'ampleur vraisemblable de l'écart, de même que les sources importantes d'écart, entre les données publiées et les quantités que l'enquête était censée estimer.

Il est impossible de calculer une mesure directe de la marge d'erreur dans les estimations. La qualité des estimations peut être jugée à partir de l'analyse des révisions apportées et au moyen d'une évaluation subjective des sources de données et de la méthodologie employée dans la préparation des estimations.

En général, les faiblesses des données source proviennent d'un sous-dénombrement ou de concepts et de définitions inappropriés. Les données utilisées pour calculer les dépenses annuelles sont très variées pour ce qui est de la couverture, des détails, des définitions et des concepts, et souvent, ces facteurs peuvent ne pas coïncider avec ceux qui sont requis. Il faut les examiner rigoureusement et les corriger pour en assurer la cohérence et la couverture, au moyen de procédures d'estimation soigneusement conçues.

Les données administratives sont habituellement compilées en fonction des besoins propres d'une organisation, et non pas à des fins statistiques. Les anomalies ou incohérences repérées sont vérifiées auprès de la source et, si nécessaire, les données sont corrigées afin qu'elles concordent avec le cadre conceptuel de nos séries. On juge que les organismes administratifs auxquels on fait appel constituent les meilleures sources possibles et que les données qu'ils fournissent sont d'excellente qualité, même lorsqu'il faut faire des ajustements.

Les méthodes de traitement pour le PDFA et l'EFF réduire au minimum les erreurs non liées à l'échantillonnage telles que les erreurs survenues au cours de la vérification et les erreurs de réponse. Les deux programmes sont fondés sur un échantillon au lieu de la population entière, elles peuvent être entachées d'erreurs d'échantillonnage. L'erreur due à l'échantillonnage peut être directement estimée à partir de l'échantillon au moyen de l'erreur-type, une mesure statistique. Les coefficients de variation de la variable « total des revenus et dépenses d'exploitation agricole » du Programme des données fiscales agricoles de 2011 variaient entre 0,7 % et 3,7 %. Les coefficients de variation du total de l'actif et du passif de l'EFF de 2011 variaient entre 1,9 % et 9,7 %. Les réponses utilisables (dont sont exclus les refus totaux, les cas de non-contact et d'autres) produites par cette enquête représentaient 75 % de l'échantillon.

Une partie intégrante de chaque Recensement de l'agriculture est la mise en oeuvre de méthodes, de procédures et de technologies, nouvelles ou améliorées, qui facilitent non seulement la collecte, mais aussi le traitement, la validation et la diffusion des données. Essentiellement grâce à l'adoption de ces méthodes, procédures et technologies, les données du Recensement de l'agriculture de 2011 sont de très bonne qualité, et comportent des données pour les produits principaux de très grande qualité. Un taux de réponse de 95,9 % et un faible taux de sous-dénombrement des fermes estimé à 1,8 % sont des indications du succès global du Recensement de l'agriculture de 2011. Les résultats des dernières révisions intercensitaires, basés sur le Recensement de l'agriculture de 2011, montrent une diminution de 0,1 % de l'estimation des dépenses d'exploitation agricole totales (après remises) à l'échelon national en 2010.

Documentation

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