Enquête sur les besoins en logements au Nunavut

Information détaillée pour Novembre 2009 à juin 2010

Statut :

Inactive

Fréquence :

Une fois

Numéro d'enregistrement :

5162

L'Enquête sur les besoins en logements au Nunavut a pour objectif de recueillir des données détaillées sur les besoins en logements des Nunavummiut, de quantifier et de cibler les facteurs liés à la pénurie de logements au Nunavut, de fournir de l'information aux collectivités sur les conditions du logements dans leur collectivité et d'aider le gouvernement du Nunavut à planifier les besoins en logement des Nunavummiut et à y pourvoir.

Date de la parution - 29 octobre 2010

Aperçu

En 2009, la Société d'habitation du Nunavut a demandé au Bureau de la statistique du Nunavut (BSN) et à Statistique Canada d'entreprendre une Enquête sur les besoins en logements au Nunavut sur tout le territoire. Dans l'esprit de l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, la Société d'habitation du Nunavut a demandé que l'activité de collecte des données offre des possibilités d'emploi pour les Nunavummiut et qu'elle respecte les préférences culturelles et linguistiques locales.

Un partenariat a été établi entre Statistique Canada et le Bureau de la statistique du Nunavut selon lequel le BSN recueillerait des données en vertu de la Loi sur la statistique du Nunavut et s'occuperait des activités de collecte des données, incluant l'embauche et la formation des intervieweurs et la surveillance de la collecte à partir d'un poste situé au nord. Le rôle de Statistique Canada a été d'apporter un soutien technique au BSN tout au long du processus de développement et de collecte d'enquête en plus de traiter et d'analyser les résultats de l'enquête.

Les données de l'Enquête sur les besoins en logements au Nunavut serviront aux chercheurs, aux organismes inuits, aux planificateurs communautaires, au gouvernement et au public. Les résultats permettront :

- d'obtenir de l'information précise et actuelle sur la situation du logement chez les Nunavummiut;
- d'évaluer le nombre de particuliers et de groupes ayant besoin d'un logement;
- d'établir une comparaison entre les conditions de vie des Nunavummiut et les normes canadiennes du logement;
- de fournir aux collectivités des données importantes sur l'état de leurs logements.

Sujets

  • Caractéristiques de la population
  • Logement et caractéristiques du logement
  • Ménages, logement et environnement
  • Peuples autochtones

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible est constituée de toutes les logements résidentiels des 25 communautés de Nunavut (excluant les petits hameaux et les postes isolés). Les logements composés uniquement de résidents temporaires ayant une maison/ adresse permanente ailleurs au moment de l'enquête ont été exclus. Les logements collectives (par exemple: les prisons, les foyers collectifs, les refuges) ont également été exclus de l'enquête.

L'unité de mesure a été formée du ménage et des personnes habitant dans ce ménage. Un adulte par logement a répondu aux questions au nom de tous les membres du ménage.

Élaboration de l'instrument

L'enquête s'inspire de l'enquête réalisée auprès des collectivités des T.N-O. de 2004 et de 2009 ainsi que du recensement de population de 2006. Elle a été modifiée afin de satisfaire aux besoins en données de la Société d'habitation du Nunavut et afin que les données soient adaptées à la situation du logement et aux circonstances locales des collectivités du Nunavut. Le cas échéant, des questions utilisées dans d'autres enquêtes de Statistique Canada ont été intégrées à la présente enquête.

Le contenu du questionnaire a été élaboré en collaboration avec la Société d'habitation du Nunavut et le Bureau de la statistique du Nunavut. Le Centre de ressources en conception de questionnaires (CRCQ) de Statistique Canada a effectué des essais cognitifs sur la première version du questionnaire. Une séance en groupe de discussion a été organisée et plusieurs interviews de particuliers ont été effectuées à Iqaluit en novembre 2008. Les essais ont été menés en anglais, avec traduction simultanée en inuktitut au besoin. Les personnes recrutées étaient d'âge varié et habitaient divers types de logement (unité de logement social, résidence du personnel du gouvernement, maison ou logement privés). En juin et en juillet 2009, le Bureau de la statistique du Nunavut a procédé à une deuxième mise à l'essai du questionnaire, qui comprenait des interviews individuelles auprès des résidents de Pangnirtung.

Échantillonnage

Le plan d'échantillonnage est constitué d'un recensement des logements résidentiels dans 24 communautés à Nunavut et une enquête par échantillon à Iqaluit (la plus grande communauté). La base de sondage fut crée en utilisant une liste des logements provenant de sources administratives locales et régionales. À Iqaluit, un échantillon systématique de 911 logements a été tiré.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2009-11-10 à 2010-06-11

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

L'enquête a été effectuée en personne, à l'aide d'un questionnaire papier. Cette méthode s'appelle IPC (interview utilisant papier et crayon). Des interviews téléphoniques ont également été permises lorsqu'un suivi était requis. Un adulte par logement a répondu aux questions au nom de tous les membres du ménage.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Une fois que les données ont été transmises au bureau central de Statistique Canada, on a entrepris une série complète d'étapes de traitement pour effectuer une vérification approfondie de chacun des enregistrements reçus. Une vérification de haut en bas a été effectuée pour corriger les enchaînements de questions qui aurait pu être en erreur durant l'interview.

Imputation

Les questions qui s'appliquaient à un répondant et qui étaient manquantes ou erronées ont été imputées ou bien se sont vues assigner le code « non déclaré ».

L'imputation de la variable REVENU DU MÉNAGE a été effectuée à l'aide du logiciel BANFF, un système généralisé développé par Statistique Canada. L'imputation par donneur et d'autres méthodes d'imputation déterministe ont été utilisées.

Les valeurs manquantes pour les variables AGE, ÉTAT MATRIMONIAL, SEXE et STATUT (résident permanent vs temporaire) ont également été imputées. La variable SEXE a été imputée en appariant le PRÉNOM à la banque de prénoms provenant des répondants complets. Les variables ÉTAT MATRIMONIAL, AGE et STATUT ont été imputées en utilisant l'imputation par donneur ou diverses méthodes d'imputation déterministe basées sur l'information disponible (incluant la RELATION avec la personne 1).

Estimation

Pondération

a) Poids de sondage initiaux
Le principe qui sous-tend une estimation pour un échantillon probabiliste veut que chacune des unités incluses dans l'échantillon "représente", en plus d'elle-même, plusieurs autres unités qui en sont exclues. Par exemple, dans un échantillon aléatoire simple de 2% de la population, chaque unité incluse dans l'échantillon représente 50 unités de la population. Le poids d'échantillonnage est égal à l'inverse de la probabilité de sélection. Dans cet exemple, la probabilité de sélection est de 2%; le poids d'échantillonnage initial est donc de 50.

Dans le cas d'un recensement, toutes les unités de la population font partie de l'échantillon. Par conséquent, la probabilité de sélection est de 100% et le poids de sondage initial est égal à 1 (c'est le cas pour toutes les communautés, à l'exception de Iqaluit).

b) Adjustement de poids pour la non-réponse
Peu importe le plan d'échantillonnage, toutes les enquêtes souffrent d'une certaine quantité de non-réponse. La non-réponse survient lorsque l'information demandée aux unités échantillonnées n'est pas disponible pour quelque raison. Par exemple, la non-réponse peut survenir lorsqu'une unité refuse de participer, lorsque aucun contact n'a pu être établi ou lorsque les informations recueillies auprès du répondant ne sont pas utilisables.

La façon la plus courante de traiter la non-réponse est d'ajuster les poids en appliquant un ajustement de poids aux unités répondantes pour compenser pour les unités non-répondantes. Le processus d'ajustement de non-réponse consiste à redistribuer les poids de sondage initiaux des unités non-répondantes aux unités répondantes à l'intérieur de la classe homogène de réponse. Ceci repose sur l'hypothèse que les caractéristiques des répondants sont similaires aux caractéristiques des non-répondants, dans une classe homogène de réponse donnée. Dans chacune des classes homogènes de réponse, un facteur d'ajustement de non-réponse est calculé en prenant la somme des poids initiaux des répondants et des non-répondants et en la divisant par la somme des poids des répondants.

c) Poids finaux
Les poids finaux sont obtenus en multipliant les poids de sondage initiaux par le facteur d'ajustement de non-réponse.

Estimation
Les poids finaux doivent être utilisés pour produire les estimations de l'enquête. Par exemple, si le nombre de logements ayant une caractéristique donnée doit être estimé, on doit choisir tous les enregistrements associés aux logements de l'échantillon qui ont cette caractéristique et on doit calculer la somme des poids de ces enregistrements.

Variance due à l'échantillonnage
Il est important de noter que les estimations produites à partir d'une enquête sont assujetties à des erreurs dues à l'échantillonnage et des erreurs qui ne sont pas dues à l'échantillonnages. Les erreurs dues à l'échantillonnage surviennent lorsque seulement une partie de la population est énumérée et que les unités échantillonnées n'ont pas exactement les mêmes caractéristiques que les unités de la population qu'elles représentent.

Puisqu'il est inévitable que les estimations soient assujetties à des erreurs d'échantillonnage, il est nécessaire d'avoir recours à une pratique statistique reconnue pour fournir aux utilisateurs une indication de l'ampleur de cette erreur échantillonnage. La mesure la plus commune est le coefficient de variation (CV). Il est obtenu en divisant l'erreur-type de l'estimation par l'estimation elle-même et est exprimée comme un pourcentage de l'estimation. Par exemple, supposons qu'on estime que 34.9% des logements ont une caractéristique donnée et que cette estimation a une erreur-type de 0.0051. Le coefficient de variation de cette estimation sera alors [ (0.0051) / 0.349 ] x 100% = 1,46%.

Le coefficient de variation est utilisé pour déterminer le niveau de qualité de l'estimation. Le niveau de qualité de l'estimation est indiqué par une lettre ou une note dans les tableaux publiés.

Évaluation de la qualité

Afin d'assurer que l'enquête atteigne ses objectifs, un comité directeur composé de responsables de la Société d'habitation du Nunavut, du Bureau de la statistique du Nunavut et de Statistique Canada a fixé les concepts et les centres d'intérêt.

Le questionnaire d'enquête a été revu par un comité de révision des questionnaires de Statistique Canada de même que par le Centre de ressources en conception de questionnaires de Statistique Canada. Plusieurs cycles d'essai ont eu lieu à Iqaluit et à Pangnirtung, au Nunavut, pour évaluer les questions avant de mettre la dernière main au questionnaire.

On a embauché à titre d'intervieweurs principaux et communautaires des résidents de l'endroit ayant une connaissance de leur collectivité. Le personnel de Statistique Canada a formé les intervieweurs principaux et leur a remis des listes de contrôle des procédures. Les intervieweurs communautaires ont par la suite été formés dans les collectivités et supervisés par les intervieweurs principaux.

L'enquête a été largement annoncée avant et pendant l'étape de collecte afin de faire connaître le projet et l'importance de la participation. Les médias ont diffusé partout sur le territoire les interviews qu'ils avaient demandées. Les intervieweurs locaux ont parlé de l'enquête dans les stations radiophoniques communautaires.

Une liste complète des logements a été établie à partir de données administratives locales et territoriales. Les intervieweurs principaux ont revu et mis à jour les listes de logements pendant la collecte.

Tout au long de la collecte, des mesures de contrôle et de suivi ont été mises en place et des mesures correctives ont été apportées afin de réduire au minimum les erreurs non dues à l'échantillonnage, notamment l'évaluation du taux de réponse et des communications régulières avec les intervieweurs sur le terrain. Lorsque des intervieweurs ont eu du mal à comprendre des concepts ou des sections du questionnaire, des explications leur ont été données par téléphone. Lorsque c'était nécessaire, des directives ont été diffusées pour que tous comprennent les procédures.

Les intervieweurs ont fait des suivis pour joindre les personnes qui n'étaient pas à la maison et pour susciter la collaboration de celles qui avaient refusé de participer à l'enquête.

Avant de transmettre les questionnaires au bureau central de Statistique Canada, les intervieweurs principaux ont revu tous les questionnaires remplis par eux-mêmes et par leurs intervieweurs communautaires. On a communiqué avec les répondants lorsque des explications se révélaient nécessaires.

Lorsque Statistique Canada recevait les questionnaires, et avant de les envoyer à la saisie des données, on a procédé à un autre processus de prétraitement pour vérifier l'exactitude des réponses et pour déterminer si les intervieweurs avaient eu de la difficulté à comprendre les concepts et les procédures du questionnaire.

Pendant le traitement de l'enquête, on a vérifié tous les enregistrements en fonction de règles établies à l'avance, afin de repérer les erreurs, les lacunes et les incohérences dans les données de l'enquête. Par exemple, des vérifications ont été faites pour assurer que les réponses numériques à certaines questions se trouvaient à l'intérieur d'un intervalle logique. On a également vérifié que des parties du questionnaire avaient bel et bien été sautées au cours de l'interview lorsqu'il fallait le faire. Lorsque des erreurs ou des incohérences étaient repérées, les données erronées étaient effacées et remplacées par les mots « non déclaré ».

Le contrôle des données a surtout été « descendant », c'est-à-dire qu'en présence d'une question avec branchements, on acceptait le cheminement indiqué par la réponse à cette question.

Enfin, les résultats de l'EBLN ont été comparés aux données d'autres sources (par exemple, estimations démographiques et Recensement de la population) de façon à repérer les incohérences importantes.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Les données basées sur un nombre de répondants inférieur à 10 ont été supprimées pour assurer la confidentialité des répondants. Afin de réduire davantage les risques de divulgation, toutes les estimations ont été arrondies à un multiple de 10.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à ce programme statistique.

Exactitude des données

Le taux de réponse final (le nombre de logements répondants en proportion de tous les logements occupés par des résidents habituels au Nunavut) a atteint 79 %. Les taux de réponse étaient plus faibles dans les plus grandes collectivités comme Iqaluit, Rankin Inlet et Cambridge Bay. Si nous excluons ces collectivités du taux de réponse global, le taux de réponse final des autres collectivités passe à 87 %.

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