Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF)

Statut :
Active
Fréquence :
Occasionnelle
Numéro d'enregistrement :
5159

Le but visé par l'enquête est de recueillir des données qui montreront le degré de connaissances des Canadiens en matière de décisions financières.

Information détaillée pour 2008

Date de la parution - 22 décembre 2009 (données pour 2008, recueilli en 2009)

Aperçu

L'Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF) est parrainée par le ministère des Ressources humaines et Développement des compétences Canada, Ministère des Finances Canada et l'Agence de la consommation en matière financière du Canada. De façon plus particulière, l'enquête jettera de la lumière sur les connaissances, les capacités et les comportements des Canadiens en ce qui a trait à la prise de décisions financières; autrement dit, la façon dont les Canadiens comprennent leur situation financière, les services financiers qui sont mis à leur disposition et leurs plans pour l'avenir. L'enquête est conçue pour recueillir des données concernant les approches des répondants en ce qui a trait à la gestion de l'argent au quotidien et à l'établissement d'un budget, à la gestion de l'argent à plus long terme et à la planification financière en général.

Sujets

  • Actif, endettement et richesse des ménages
  • Dépenses et épargne des ménages
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'ECCF était constituée de toutes les personnes de 18 ans et plus vivant au Canada. Les pensionnaires à plein temps des établissements et les résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ne sont pas visées par l'enquête. Les numéros de téléphone pouvant correspondre à ces régions ont été exclus de l'échantillon.

Élaboration de l'instrument

Dans le cas de l'Enquête canadienne sur les capacités financières, il avait été proposé, dès sa conception, que l'information soit recueillie par une enquête téléphonique; une approche qui s'est avéré une réussite dans d'autres pays avec un sujet similaire. Une première ronde de mise à l'essai cognitif, y compris des interviews personnelles et des discussions de groupe, à travers le Canada au printemps 2007 a confirmé qu'il s'agissait bel et bien de la meilleure façon de procéder.

Avec l'ajout de Ministère des Finances Canada et la Banque du Canada comme partenaires actifs, le contenu a été modifié pour refléter les besoins en données de chacun de nos partenaires. Bien sur, ceci a mené à une deuxième ronde de mise à l'essai cognitif dans quelques villes sélectionnées au printemps 2008. L'application interview téléphonique assisté par ordinateur (ITAO) a été développée et mis à l'essai durant l'été et l'automne 2008.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Étant donné que l'enquête a été menée à partir d'un échantillon de numéros de téléphone, les ménages (et par conséquent les personnes vivant dans ces ménages) qui n'ont pas de ligne téléphonique terrestre ont été exclus de la population de l'échantillon. Cela signifie que les personnes sans téléphone et les personnes possédant uniquement un téléphone cellulaire ont été exclues. Les personnes sans ligne téléphonique terrestre représentent environ 8 % de la population cible. Toutefois, les estimations de l'enquête ont été pondérées pour les inclure.

Le plan d'échantillonnage correspond à un échantillon aléatoire stratifié à deux phases de numéros de téléphones. À la première phase, les ménages sont sélectionnés au moyen de la composition aléatoire (CA). À la deuxième phase, une personne du ménage contacté est sélectionnée.

L'échantillon de l'ECCF a été produit au moyen d'une technique perfectionnée d'échantillonnage par CA appelée élimination des banques non valides (ÉBNV). Dans chaque combinaison de provinces et de strates, une liste des banques valides (indicatif régional et cinq chiffres suivants) a été dressée à partir des fichiers administratifs des compagnies de téléphone.

Puis, un échantillon systématique des banques (avec remplacement) a été sélectionné dans chacune des strates. Pour chaque banque sélectionnée, un numéro à deux chiffres (de 00 à 99) a été généré aléatoirement. Ce numéro aléatoire a été ajouté à la banque pour former un numéro de téléphone complet. Cette méthode a permis de sélectionner des numéros de téléphone résidentiels inscrits et non inscrits, des numéros d'affaires et des numéros non valides (qui ne sont pas ou qui n'ont jamais été en service). Une procédure de filtrage visant à éliminer les numéros hors service et d'affaires connus a été effectuée avant l'envoi de l'échantillon à l'équipe chargée de l'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO). On a composé tous les numéros de téléphone figurant dans l'échantillon de l'ITAO pour déterminer s'ils étaient rattachés à un ménage. Le cas échéant, on a demandé à la personne ayant pris l'appel de fournir des renseignements sur les différents membres du ménage. Les âges des membres du ménage ont été utilisés pour déterminer qui dans le ménage serait sélectionné pour l'interview.

Afin d'assurer la représentation dans l'échantillon des personnes vivant dans toutes les régions du Canada, chacune des dix provinces a été divisée en strates ou régions géographiques. Les régions métropolitaines de recensement (RMR) sont des régions définies à partir du recensement de la population et correspondent approximativement aux villes comptant 100 000 habitants ou plus. De nombreuses RMR ont été considérées comme des strates distinctes. C'est le cas pour St. John's, Halifax, Saint John, Montréal, ville de Québec, Toronto, Ottawa, Hamilton, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver. Les RMR qui restent en Ontario, au Québec et en Colombie Britannique ont été combinées en deux strates distinctes. Généralement, à l'intérieur de chaque province, une strate autre qu'une RMR a été créée, sauf à l'Île du Prince Édouard, où il n'y avait qu'une strate pour l'ensemble de la province. Cela a donné lieu à un plan de sondage comptant 27 strates au total.

L'enquête a recueilli des renseignements auprès de 15 519 répondants.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2009-02-11 à 2009-05-09

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Les interviews par personne interposée n'étaient pas autorisées.

Les données ont été recueillies à l'aide des techniques de l'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO). Un module frontal contient un ensemble de codes de réponse standards, qui s'appliquent à toutes les issues possibles des appels, ainsi que les scénarios correspondants qui sont lus par les intervieweurs. Une approche normalisée a été utilisée pour présenter l'organisme, le nom et le but de l'enquête, les clients de l'enquête, l'utilisation qui sera faite des résultats et la durée de l'interview.

L'application ITAO garantissait l'entrée des seules réponses valides et le bon enchaînement des questions. Des contrôles intégrés à l'application garantissaient la cohérence des réponses, repéraient et corrigeaient les valeurs aberrantes et déterminaient à qui étaient posées les différentes questions. Ainsi, à la fin du processus de collecte, les données étaient déjà passablement « épurées ».

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

La détection d'erreurs se fait grâce à des contrôles informatiques qui sont programmés dans le système ITAO. Le programme de saisie des données prévoit une série de codes valides pour chaque question et l'intégration des vérifications, et dirige automatiquement le cheminement du questionnaire.

Tous les enregistrements de l'enquête sont soumis à un contrôle informatique complet durant l'interview. Le système ITAO est programmé de façon à vérifier le cheminement des questions et la validité des entrées. Ainsi, de tels problèmes peuvent être résolus immédiatement avec le répondant. Dans l'éventualité où l'intervieweur est incapable de corriger des erreurs détectées par le système, il/elle peut passer outre l'étape de la correction; le problème est alors réglé au bureau central. On passe en revue et prends en considération tous les notes et commentaires des intervieweurs dans le cadre de la vérification centrale.

Le système de contrôle du bureau central effectue le même genre de vérifications que le système ITAO ainsi que des vérifications plus approfondies. Les erreurs dans le déroulement du questionnaire, où l'on a relevé des réponses à des questions qui ne s'appliquaient pas au répondant, ont été corrigées automatiquement pour résoudre les incohérences avec les réponses à des questions antérieures et parfois, subséquentes. Les erreurs qui englobaient un manque d'information à l'intérieur de questions auxquelles on aurait dû répondre reçu un code de non-réponse ou « non déclaré. »

Imputation

L'imputation est le processus qui fournit des valeurs valides concernant les variables qui ont été retenues pour être modifiées, soit en raison de renseignements invalides, soit en raison de renseignements manquants. Les nouvelles valeurs sont établies de façon à préserver la structure sous-jacente des données et à garantir que les enregistrements qui en résultent passeront tous les contrôles requis. Dans le cas de l'ECCF, l'imputation par enregistrement donneur a été utilisée pour fournir les éléments d'information manquants aux enregistrements avec non-réponse ponctuelle ou partielle pour les montants de revenus personnels et revenus ménages.

Les imputations ont été faites à l'aide de donneurs qui avaient été choisis au moyen d'une fonction de caractérisation. Pour tous les enregistrements contenant de la non-réponse ponctuelle ou de la non-réponse partielle (également appelés enregistrements receveurs), certaines caractéristiques ont été comparées avec celles de tous les donneurs. Lorsque les caractéristiques étaient les mêmes entre un donneur et le receveur, une valeur était ajoutée au résultat de ce donneur. Le donneur ayant obtenu le résultat le plus élevé était réputé être le donneur « le plus semblable », et il était choisi pour fournir les éléments d'information manquants des non-répondants. S'il y avait plus d'un donneur avec le résultat le plus élevé, on procédait à une sélection aléatoire. Le bassin de donneurs était constitué de telle façon que la valeur imputée assignée au receveur, parallèlement à d'autres éléments d'information non imputés du receveur, serait encore acceptée à la vérification.

On a imputé le revenu personnel et celui du ménage (ensemble si nécessaire, et toujours en se servant du même donneur).

Au total, presque 10 000 répondants (63 %) constituaient des donneurs éligibles ayant fourni à la fois le revenu personnel et celui du ménage. On avait demandé à ceux qui n'avaient fourni d'estimation en dollars de leurs revenus une série de questions visant à dériver une catégorie de revenu. Presque 2 000 répondants (13 %) n'avaient pas fourni d'information sur leurs revenus. Les catégories de revenu et l'information manquante sur le revenu ont été imputées par les valeurs des donneurs grâce à une série d'étapes, en fonction de l'information disponible pour les autres variables utilisées pour former les groupes d'imputation. La dernière étape consistait à convertir tous les revenus, qu'ils soient déclarés ou imputés, selon des catégories de quartiles, de quintiles, et de déciles pour des raisons analytiques.

Estimation

Pour le fichier de microdonnées, des poids statistiques ont été placés pour chaque enregistrement pour représenter le nombre de personnes que chaque enregistrement échantillonné représente. Un poids a été calculé pour chaque personne.

La pondération pour l'Enquête canadienne sur les capacités financières (ECCF) comprend plusieurs étapes :

- calcul du poids de base,
- le facteur de compensation pour la non-réponse,
- l'élimination des enregistrements hors du champ de l'enquête,
- un ajustement pour la sélection d'un personne dans le ménage, et finalement
- un ajustement pour rendre les estimations de la population cohérentes avec les totaux connus, soit province-âge-sexe des projections démographiques du recensement pour les personnes de 18 ans et plus.

La dernière étape de la pondération consiste à ajuster les poids des personnes pour s'assurer que les estimations de la population étaient cohérentes avec des totaux externes de population pour les personnes de 18 ans et plus. Ceci est connu comme la post-stratification. Les totaux externes suivants, comme projétés pour février 2009, ont été utilisés :

1) Totaux de population selon la province, le sexe et les groupes d'âge suivants : 18 à 24, 25 à 29, 30 à 34, 35 à 39, 40 à 44, 45 à 49, 50 à 54, 55 à 59, 60 à 64, 65 à 69 et 70 ans et plus.

2) Totaux de population ayant 18 ans ou plus vivant dans les régions métropolitaines de recensement.

La méthode appelée GREG, soit la régression généralisée, a été utilisée pour modifier les poids afin de s'assurer que les estimations de l'enquête concordaient avec les totaux externes simultanément pour les deux dimensions.

Afin de fournir des coefficients de variation (CV) qui pourraient s'appliquer à une gamme étendue d'estimations catégoriques produites à partir de ce fichier de microdonnées et auxquels il serait facilement possible pour l'utilisateur d'avoir accès, un ensemble de tables de variabilité d'échantillonnage approximative a été produit. Ces tables de CV permettent à l'utilisateur d'obtenir un coefficient de variation approximatif fondé sur la taille de l'estimation calculée à partir des données de l'enquête.

Les coefficients de variation sont calculés à l'aide de la formule de la variance pour un échantillonnage aléatoire simple et en y incorporant un facteur qui reflète la nature du plan d'échantillonnage, qui est à plusieurs degrés et qui prévoit la formation de grappes. Ce facteur, appelé l'effet du plan, a été déterminé en calculant premièrement les effets du plan pour une gamme étendue de caractéristiques, puis en choisissant parmi ceux-ci une valeur modérée à utiliser à l'intérieur des tables de CV qui s'appliqueraient ensuite à l'ensemble entier des caractéristiques. La méthode utilisée pour le calcul de l'estimation de la variance était la méthode bootstrap moyenne.

Évaluation de la qualité

Énormément de temps et d'efforts ont été consacrés à réduire les erreurs non dues à l'échantillonnage dans l'enquête. Des mesures d'assurance de la qualité ont été prises à chacune des étapes du cycle de collecte et de traitement des données afin de contrôler la qualité des données. Ces mesures comprennent la formation poussée des intervieweurs concernant les procédures de l'enquête et de l'application de l'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO), l'observation des intervieweurs en vue de cerner les problèmes liés à la conception du questionnaire ou à une mauvaise compréhension des instructions, et l'évaluation de l'application ITAO pour s'assurer que les contrôles des limites, les vérifications et le déroulement des questions étaient tous programmés correctement.

Certaines variables sélectionnées de l'ECCF ont été comparées aux résultats de d'autres enquête à Statistique Canada, notamment, le Recensement de la population 2006 (numéro d'enregistrement 3901), l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (numéro d'enregistrement 3889) et l'Enquête sur la sécurité financière (numéro d'enregistrement 2620) pour assurer la cohérence de l'information.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Il convient de souligner que les fichiers de microdonnées « à grande diffusion » (FMGD) peuvent différer des fichiers « maîtres » de l'enquête que conserve Statistique Canada. Ces différences sont habituellement le résultat de mesures prises pour protéger l'anonymat des répondants à une enquête. Les mesures les plus courantes sont la suppression de variables du fichier, le regroupement de valeurs en des catégories plus étendues et le codage de valeurs spécifiques à la catégorie « Non déclaré ».

Exactitude des données

Malgré les efforts déployés pour que les opérations de collecte et le dépouillement se déroulent en fonction de normes rigoureuses, les estimations qui en résultent comportent inévitablement des erreurs. Celles-ci sont classées en deux grandes catégories: les erreurs d'échantillonnage et les erreurs non dues à l'échantillonnage.

Énormément de temps et d'efforts ont été consacrés à réduire les erreurs non dues à l'échantillonnage dans l'enquête. Des mesures d'assurance de la qualité ont été prises à chacune des étapes du cycle de collecte et de traitement des données afin de contrôler la qualité des données. Ces mesures comprenaient les essais cognitifs pour assurer la compréhension des concepts, la formation poussée des intervieweurs concernant les procédures de l'enquête et de l'application de l'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO), l'observation des intervieweurs en vue de cerner les problèmes liés à la conception du questionnaire ou à une mauvaise compréhension des instructions, et l'évaluation de l'application ITAO pour s'assurer que les contrôles des limites, les vérifications et le déroulement des questions étaient tous programmés correctement.

La non-réponse est une source importante d'erreurs non due à l'échantillonnage. Le taux de réponse global de l'Enquête canadienne sur les capacités financières, menée de février à mai 2009, s'établissait à 56,3 %. Les taux de réponse provinciaux se situaient entre 54,7 % et 61,5 %.

La base pour mesurer l'importance potentielle des erreurs d'échantillonnage est l'erreur-type des estimations calculées à partir des résultats d'une enquête. En raison de la diversité des estimations pouvant être produites à partir d'une enquête, l'erreur-type est habituellement exprimée en fonction de l'estimation à laquelle elle se rapporte. La mesure résultante, appelée coefficient de variation (CV) d'une estimation, s'obtient en divisant l'erreur-type de l'estimation par l'estimation elle-même et s'exprime en pourcentage de l'estimation.

Veuillez consulter le Guide de l'utilisateur pour obtenir de l'information détaillée.

Documentation