Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier (ENTSPI)

Statut :
Inactive
Fréquence :
Une fois
Numéro d'enregistrement :
5080

L'Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier traite du travail et la santé des infirmières au Canada. (Ce document utilise, de façon générale, le terme « infirmière ». Il est entendue que cette désignation n'est nullement restrictive et englobe les infirmiers et les infirmières. Nous tenons à préciser que cela ne constitue en aucune façon une négation des privilèges et des droits des infirmiers.)

Information détaillée pour 2005

Date de la parution - 11 décembre 2006

Aperçu

L'Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier de 2005 est la première enquête représentative sur le plan national à traiter des conditions de travail et la santé des infirmières au Canada.

L'enquête a sondé 18 676 infirmières, soit des infirmières autorisées (IA), des infirmières auxiliaires autorisées (IAA) et des infirmières psychiatriques autorisées (IPA) provenant de divers milieux de travail, dans toutes les provinces et tous les territoires. Le taux de réponse impressionnant de 80 % témoigne de l'enthousiasme et du soutien de la part des infirmières de partout au pays

L'enquête a recueilli de l'information sur une vaste gamme de sujets qui reflètent les obstacles sur le plan physique et émotionnel auxquels les infirmières doivent faire face dans l'exercice de leurs fonctions. Les infirmières ont répondu à de nombreuses questions concernant la qualité des soins aux patients, les relations de travail avec les collègues et les gestionnaires, le temps qu'elles doivent consacrer à l'accomplissement de leurs tâches, ainsi que leur opinion à propos de leur emploi et de leur carrière en soins infirmiers. Les données de l'ENTSPI de 2005 constitueront une ressource précieuse pour les chercheurs, les dispensateurs de soins, les décisionnaires et quiconque s'intéresse aux ressources humaines, particulièrement dans le domaine des soins de santé.

L'ENTSPI de 2005 est le fruit d'une collaboration avec des organismes qui représentent les infirmières, des chercheurs du milieu de la santé, des spécialistes de l'information sur la santé, ainsi que des ministères du gouvernement fédéral. L'enquête a été menée par Statistique Canada en collaboration avec l'Institut canadien d'information sur la santé et Santé Canada.

Sujets

  • Heures de travail et conditions de travail
  • Maladies et état de santé
  • Mode de vie et conditions sociales
  • Organisation du milieu de travail, innovation, rendement
  • Santé
  • Santé mentale et bien-être
  • Services de soins de santé
  • Travail

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'ENTSPI de 2005 a été conçue afin de dresser un portrait représentatif des infirmières enregistrées qui travaillaient en soins infirmiers au Canada au moment de l'interview. Les données recueillies ont été pondérées en vue d'obtenir des estimations représentatives à l'échelle provinciale des trois catégories d'infirmières, soit les infirmières autorisées, les infirmières auxiliaires autorisées et les infirmières psychiatriques autorisées. Les estimations relatives aux infirmières du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut sont regroupées en raison du nombre relativement faible d'infirmières travaillant dans ces territoires. Alors que les IA et les IAA sont présentes partout au Canada, les IPA se retrouvent presque exclusivement au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. L'enquête ne comprenait pas les infirmières retraitées ou en chômage.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire a été conçu en collaboration avec des spécialistes de Statistique Canada, de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), de Santé Canada et d'autres organismes concernés par les ressources humaines du secteur de la santé. Pour qu'il soit possible de comparer les caractéristiques du personnel infirmier avec celles de l'ensemble de la population, un grand nombre de questions sont exactement les mêmes que dans d'autres enquêtes de Statistique Canada (c. à d. l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), l'Enquête sur le milieu de travail et les employés (EMTE) et l'Enquête sur la population active (EPA)). D'autres comparaisons sont possibles, car des questions ont été tirées d'autres études sur les soins infirmiers.

On a procédé à un essai qualitatif dans les deux langues officielles au moyen de groupes de discussion à Regina, à Halifax et à Montréal en mai 2004 et à Ottawa en octobre 2004. Les objectifs premiers consistaient à vérifier l'acceptation du contenu de l'enquête, ainsi que le libellé et l'enchaînement du questionnaire.

Les questions ont été conçues pour être posées selon la méthode d'interview assistée par ordinateur (IAO), ce qui veut dire que l'ordre logique des questions a été programmé à mesure que celles-ci ont été élaborées. On a notamment spécifié le genre de réponse voulue, les valeurs minimales et maximales, les vérifications en ligne liées aux questions et la suite à donner en cas de non-réponse.

L'IAO permet de contrôler l'interview d'après les déclarations du répondant. Lorsqu'une réponse invalide est saisie un message s'affiche à l'écran, ce qui permet au répondant et/ou à l'intervieweur d'obtenir un retour d'information immédiat pour corriger les incohérences. L'ajout automatique de la période de référence d'après la date du jour est un autre exemple d'amélioration. L'ajout automatique de texte ou de données en fonction des renseignements recueillis pendant l'interview permet à l'intervieweur de continuer sans avoir à retourner en arrière pour retrouver des réponses. Cette possibilité permet notamment d'insérer le nom du répondant ou de faire les accords en genre à l'intérieur même des questions. Il est également possible de programmer des intervalles ou des réponses acceptables d'après les données recueillies durant l'interview. En d'autres termes, le questionnaire peut être adapté au répondant selon les données recueillies au moment de l'interview ou durant une interview précédente.

L'application informatique utilisée pour la collecte des données a été soumise à des essais à grande échelle à l'interne pour toute erreur dans le cheminement du programme ou dans le texte. La mise à l'essai de l'application s'est poursuivie de façon continue jusqu'au début de l'enquête principale.

Une enquête pilote a été menée à la fin d'avril et au début de mai 2005 auprès des infirmières pour recueillir de l'information sur toutes les variables de l'enquête : c.-à-d., catégorie d'infirmière, groupe d'âge, sexe, milieu de travail, et province/territoire. L'essai a été mené dans les deux langues officielles aux bureaux régionaux de Statistique Canada à Sherbrooke et Edmonton. Cet essai visait principalement à observer les réactions des répondants, à estimer la durée des diverses sections du questionnaire, et à essayer l'application informatique de collecte de donnée. Les opérations de collecte et la formation des intervieweurs ont aussi été soumises à des essais.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

La base de sondage a été créée à l'aide de renseignements administratifs obtenus des 26 registraires provinciaux/territoriaux. L'échantillon a été prélevé par échantillonnage probabiliste stratifié. La stratification s'est faite à l'échelle nationale et provinciale. Les renseignements ont été recueillis auprès de l'infirmière sélectionnée et la réponse par personne interposée n'était pas permise. L'enquête a sondé 18 676 infirmières, soit des infirmières autorisées (IA), des infirmières auxiliaires autorisées (IAA) et des infirmières psychiatriques autorisées (IPA) provenant de divers milieux de travail, dans toutes les provinces et tous les territoires.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2005-10-03 à 2006-01-29

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Une lettre de présentation était envoyée aux infirmières sélectionnées avant l'interview par téléphone. Les interviews ont été menées dans trois bureaux régionaux à l'aide des techniques de l'interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO). Les intervieweurs ont saisi directement les réponses aux questions de l'enquête au moment de l'interview à l'aide d'une version automatisée du questionnaire. Dans chaque cas, l'intervieweur a demandé à parler à l'infirmière sélectionnée et si cette personne n'était pas disponible, l'intervieweur prenait rendez-vous pour rappeler à un moment qui convenait mieux. Les réponses par personne interposée n'étaient pas autorisées. La collecte par ordinateur a facilité le dépistage des infirmières qui avaient déménagé. La période de collecte a été prolongée jusqu'en janvier pour permettre aux intervieweurs de rejoindre les infirmières sélectionnées.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Avant d'amorcer le processus de collecte des données, on a soumis l'échantillon du personnel infirmier à un examen pour détecter les enregistrements en double, dans la mesure où les infirmières peuvent être inscrites dans plus d'une catégorie professionnelle ou dans plus d'une province. La suppression des doubles a permis d'éliminer le surdénombrement et de réduire le fardeau de réponse.

On a effectué des recherches pour obtenir les coordonnées manquantes (p. ex. adresse et numéro de téléphone) afin de faciliter l'envoi postal des lettres de présentation et les interviews téléphoniques.

Certaines vérifications ont été faites directement au moment de l'interview. Lorsque les renseignements saisis se trouvaient hors des fourchettes de valeurs attendues (données trop grandes ou trop petites) ou ne concordaient pas avec des entrées antérieures, un message s'affichait à l'écran pour inviter l'intervieweur à modifier l'information. Dans les cas où l'intervieweur pouvait passer outre les vérifications ou sauter des questions lorsque le répondant ne connaissait pas la réponse ou refusait de répondre, les données consignées ont fait l'objet de processus de vérification et d'imputation supplémentaires au bureau central.

Des opérations de détection des erreurs et de vérification ont également été exécutées lors du traitement au bureau central. Les principales étapes de ces opérations sont les suivantes : épuration (pour supprimer les enregistrements comportant des données insuffisantes), vérification des liens (pour s'assurer que le profil du ménage est exact), vérification du cheminement des questions (pour corriger toute séquence erronée que l'application aurait pu suivre) et vérification de la cohérence (pour assurer la vraisemblance des réponses).

Imputation

Dans le cas de l'ENTSPI, l'imputation ne s'est appliquée qu'à une seule variable, le revenu. Le taux de réponse à la question sur le revenu du ménage s'est élevé à 93 %. Par conséquent, l'imputation par enregistrement donneur a servi à imputer les valeurs manquantes du revenu pour 7 % du personnel infirmier. Le taux d'imputation pondérée s'est établi à 6,2 %.

Toutes les imputations ont été faites à l'aide de donneurs qui avaient été choisis au moyen d'une fonction de caractérisation. Pour tous les enregistrements contenant de la non-réponse ponctuelle ou de la non-réponse partielle (également appelés enregistrements receveurs), nous avons comparé certaines de leurs caractéristiques avec celles de tous les donneurs. Lorsque les caractéristiques étaient les mêmes entre un donneur et le receveur, une valeur était ajoutée au résultat de ce donneur. Le donneur ayant obtenu le résultat le plus élevé était réputé être le donneur « le plus semblable », et il était choisi pour fournir les éléments d'information manquants des non-répondants. S'il y avait plus d'un donneur avec le résultat le plus élevé, on procédait à une sélection aléatoire. Le bassin de donneurs était constitué de telle façon que la valeur imputée assignée au receveur, parallèlement à d'autres éléments d'information non imputés du receveur, serait encore acceptée à la vérification.

Estimation

Le principe sur lequel s'appuie l'estimation dans le cas d'un échantillon probabiliste tel que celui de l'ENTSPI veut que, outre elle-même, chaque personne faisant partie de l'échantillon en « représente » plusieurs autres qui ne font pas partie de l'échantillon. Par exemple, dans un échantillon aléatoire simple au 2 % (1/50) de la population, chaque personne représente 50 membres de la population. Conformément à la terminologie utilisée ici, chaque personne a un coefficient de pondération (ou poids) de 50. La phase de pondération est l'étape où l'on calcule ce poids d'échantillonnage pour chaque personne. Le poids doit être utilisé pour produire des estimations représentatives d'après les données de l'enquête. Par exemple, si l'on veut estimer le nombre de personnes qui ont vécu un épisode dépressif majeur, on additionne les poids des répondants à l'enquête qui présentent cette caractéristique. Afin que les estimations produites à partir des données d'enquête soient représentatives de la population couverte et non seulement de l'échantillon lui-même, un utilisateur doit incorporer les poids dans les calculs.

Dans le cadre de l'ENTSPI, le point de départ de la pondération est le sous-poids théorique (Nh/nh), où Nh représente le nombre d'infirmières dans la strate h de la base de sondage et où nh représente la taille de l'échantillon prélevé initialement dans cette strate. Les strates servent de groupes de non-réponse parce que : (1) elles renferment des renseignements sur la province d'agrément et sur la catégorie professionnelle du personnel infirmier, de même que sur les domaines d'intérêt définis par les clients, et (2) le recours aux strates en tant que groupes de non-réponse ne complique pas la formule servant au calcul de la variance exacte.

La pondération s'est faite en cinq étapes.
Étape 1 : Les poids des personnes non jointes sont répartis dans le reste de l'échantillon.
Étape 2 : Les poids des cas de refus/non-réponse jugés admissibles sont répartis entre les répondants (répondants ayant accepté le partage des données et répondants l'ayant refusé).
Étape 3 : Les poids des cas de refus/non-réponse dont l'admissibilité est incertaine sont répartis entre les cas inadmissibles et les répondants (répondants ayant accepté le partage des données et répondants l'ayant refusé).
Étape 4 : À cette étape, les cas inadmissibles sont supprimés.
Étape 5 : Les poids des répondants ayant refusé le partage des données sont répartis entre les répondants l'ayant accepté.

Afin de déterminer la qualité de l'estimation, la variance doit être calculée. Étant donné que l'ENTSPI utilise un plan de sondage simple, il existe une formule simple pour calculer les estimations de la variance. Le coefficient de variation, l'écart type et les intervalles de confiance peuvent ensuite être calculés à partir de la variance.

Évaluation de la qualité

L'analyse initiale réalisée par Statistique Canada a permis de porter un regard approfondi sur plusieurs variables de l'enquête et constitue un moyen efficace de déceler des erreurs.

Des tableaux clés ont été préparés puis soumis à un processus de validation externe mené par l'Institut canadien d'information sur la santé et Santé Canada. Le groupe consultatif d'experts a participé à une deuxième validation externe des résultats de l'enquête.

Dans la mesure du possible, on a comparé la santé et les caractéristiques relatives au travail des infirmières avec celles de l'ensemble des femmes et des hommes actifs occupés. La plupart des comparaisons ont été établies à partir des données provenant de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada. L'Enquête sur le milieu de travail et les employés et l'Enquête sur la population active de Statistique Canada ont servi à comparer diverses caractéristiques de l'emploi. Lorsque des différences importantes entre deux sources sont présentes, l'équipe de l'ENTSPI a cherché et documenté les causes possibles.

Finalement, le fichier de partage est envoyé à l'ICIS et Santé Canada pour une validation de trois semaines. Ce dernier a pour but de scruter les données et informer Statistique Canada de toutes préoccupations ou anomalies quant à la qualité des données.

Contrôle de la divulgation

La Loi interdit à Statistique Canada de rendre publique toute donnée susceptible de révéler de l'information obtenue en vertu de la Loi sur la statistique et se rapportant à toute personne, entreprise ou organisation reconnaissable sans que cette personne, entreprise ou organisation le sache ou y consente par écrit. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

On ne créera pas de fichier de microdonnées à grande diffusion (FMGD) pour l'ENTSPI. Cette décision s'explique par la stratégie d'échantillonnage adoptée dans le cadre de l'enquête, c'est-à-dire la sélection d'infirmières à partir d'une base de sondage créée à l'aide de données des inscriptions détenues par 26 organismes provinciaux et territoriaux de réglementation.

Les résultats de l'enquête ont été diffusés le 11 décembre 2006 dans Le Quotidien de Statistique Canada. Le rapport principal intitulé Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier de 2005 (83-003-XIF), résultats renferme une description de haut niveau des résultats de l'enquête et 51 tableaux sommaires. Un second rapport (11-621-MWF2006052) présentant les profils provinciaux a été diffusé simultanément dans la publication Analyse en bref de Statistique Canada.

Les utilisateurs peuvent acheter des totalisations personnalisées. Les résultats sont vérifiés pour respecter la confidentialité avant d'être fournis aux utilisateurs.

Les utilisateurs peuvent aussi accéder au fichier de diffusion par l'entremise du programme des Centres de données de recherche. Afin de protéger l'anonymat des infirmières individuelles, quelques variables sensibles ont été regroupées, maximisées ou complètement enlevées du fichier. Les résultats de la recherche sont vérifiés par Statistique Canada pour respecter la confidentialité avant d'être diffusés par les utilisateurs.

Avant de diffuser et/ou de publier des estimations tirées de ces fichiers de microdonnées, les utilisateurs doivent d'abord déterminer le nombre de répondants qui ont fourni les données entrant dans le calcul de l'estimation. Si ce nombre est inférieur à 30, l'estimation pondérée ne doit pas être diffusée, quelle que soit la valeur de son coefficient de variation. Pour les estimations pondérées basées sur des échantillons composés de 30 répondants ou plus, les utilisateurs doivent calculer le coefficient de variation de l'estimation arrondie.

Les utilisateurs peuvent également obtenir des totalisations personnalisées ou demander d'avoir accès au fichier renfermant les enregistrements des infirmières qui ont accepté que les renseignements les concernant soient partagés avec l'Institut canadien d'information sur la santé et Santé Canada. Les conditions décrites ci-dessus s'appliquent également à la diffusion et à la publication de toute estimation tirée du fichier de partage des données.

Statistique Canada interdit aux utilisateurs d'employer les fichiers principaux de diffusion et de partage des données pour effectuer leurs recherches.

Exactitude des données

Malgré les efforts déployés pour que les opérations de collecte et le dépouillement se déroulent en fonction de normes rigoureuses, les estimations qui en résultent comportent inévitablement des erreurs. Celles-ci sont classées en deux grandes catégories: les erreurs d'échantillonnage et les erreurs non dues à l'échantillonnage.

Concernant les erreurs non dues à l'échantillonnage :

Afin d'atteindre les objectifs de l'enquête, un comité directeur et un comité consultatif ont élaboré les concepts et le plan d'analyse. Ils ont recommandé des questions et des indices éprouvés qui sont reconnues comme mesures valables de concepts contemporains tels que la dépression, le stress au travail et la douleur chronique. Ils ont également recommandé des variables recueillies dans le cadre d'autres enquêtes de Statistique Canada qui permettraient de comparer la situation des infirmières à celle de l'ensemble de la population.

On a utilisé des renseignements actuels sur les enregistrements pour évaluer la base de sondage et sélectionner les infirmières aux fins de l'enquête, réduisant ainsi l'erreur d'échantillonnage.

Un taux de réponse élevé est essentiel à la qualité des données. La stratégie globale de communication et de formation a contribué aux taux de réponse élevés obtenus dans chacun des domaines de l'enquête (voir le lien « Documentation complémentaire » ci-dessous).

Concernant les erreurs d'échantillonnage :

Les erreurs d'échantillonnage se produisent parce que les estimations proviennent d'un échantillon de la population plutôt que de la population entière. Ces erreurs dépendent de divers facteurs, notamment la taille de l'échantillon, le plan d'échantillonnage et la méthode d'estimation. Une des propriétés importantes de l'échantillonnage probabiliste tient au fait que les erreurs d'échantillonnage peuvent être calculées à partir de l'échantillon à l'aide d'une mesure statistique appelée coefficient de variation (CV). Pour des enquêtes menées à plusieurs reprises, l'écart relatif entre l'estimation d'un échantillon et l'estimation qu'on aurait obtenue d'un dénombrement de toutes les unités serait inférieur à deux fois le CV, 95 fois sur 100. L'éventail des données acceptables d'un échantillon s'appelle l'intervalle de confiance. Les intervalles de confiance peuvent êtres calculés autour des estimations en utilisant les CV. Premièrement, nous calculons l'erreur type en multipliant l'estimation d'un échantillon par le CV. L'estimation d'un échantillon plus ou moins deux fois l'erreur type est ce qu'on appelle l'intervalle de confiance de 95 %.

Pour une discussion plus détaillée des erreurs liées et non-liées à l'échantillonnage, veuilley consulter le chapitre 10 du Guide de l'utilisateur accessible par un hyperlien dans la section Documentation ci-dessous.

Documentation