Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles (ETICE)

Statut :
Inactive
Fréquence :
Une fois
Numéro d'enregistrement :
5051

L'Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles (ETICE) recueille des données à l'échelle nationale en ce qui a trait à l'infrastructure, l'accessibilité et relativement à certaines tendances quant à l'utilisation des TIC dans les écoles élémentaires et secondaires au Canada.

Information détaillée pour 2003-2004

Date de la parution - 10 juin 2004

Aperçu

Cette enquête permet principalement d'obtenir des données repères essentielles sur l'intégration des TIC dans le milieu de l'éducation. L'Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles (ETICE) est une enquête qui recueille des données à l'échelle nationale en ce qui a trait à l'infrastructure, l'accessibilité et l'utilisation des technologies de l'information et des communications (TIC) dans les écoles élémentaires et secondaires au Canada.

Cette enquête est commanditée par le programme Rescol d'Industrie Canada. Les responsables de ce programme collaborent avec les partenaires du milieu de l'éducation pour accroître l'accès aux TIC et leur intégration dans les écoles afin de former des personnes qualifiées dans ce domaine, aptes à contribuer à l'économie du savoir. Bibliothèque et Archives Canada a également soutenu cette initiative.

L'enquête pose une variété de questions concernant l'accès, l'utilisation, l'infrastructure et les résultats des technologies de l'information et des communications (TIC) qui sont utilisées dans les écoles. Voici des exemples de renseignements que l'on a demandé aux répondants :

-l'infrastructure actuelle des TIC dans l'école;
-les moments où les élèves ont accès aux ordinateurs;
-les endroits dans l'école où se trouvent les ordinateurs;
-les types de connexions intranet et Internet;
-les compétences et la formation des enseignants dans le domaine des TIC;
-les capacités d'organiser des cours en ligne et des vidéoconférences;
-les attitudes envers les TIC;
-les enjeux de l'utilisation des TIC.

Les données seront utilisées pour évaluer l'état actuel de l'infrastructure des TIC et son accessibilité, de même que certaines tendances quant à leur utilisation dans les écoles, dans le contexte canadien. L'information de cette enquête guidera le développement de politiques et programmes nouveaux en plus de fournir une base sur laquelle pourrait s'appuyer les recherches ultérieures sur l'utilisation des TIC dans l'apprentissage. L'information permet aussi de mesurer la quantité et la qualité de l'infrastructure des TIC dans les écoles et de mettre en oeuvre des programmes et des politiques spécifiquement adaptés aux écoles.

Sujets

  • Éducation, formation et apprentissage
  • Technologie de l'information et des communications

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'ETICE englobe toutes les écoles élémentaires et secondaires au Canada, sauf les écoles d'éducation permanente ou de jour pour adultes, les écoles professionnelles ou de métiers, les écoles de langue et d'éducation culturelle, les écoles à domicile, les centres d'éducation communautaire ainsi que les centres de services sociaux. L'enquête inclut toutes les écoles situées dans toutes les provinces et tous les territoires, y compris celles situées dans les communautés autochtones.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire a été conçu pour un instrument papier-crayon. À l'automne de 2002, le questionnaire a été développé en collaboration avec le programme Rescol d'Industrie Canada. Un comité consultatif a été formé et regroupait des membres de plusieurs ministères d'éducation provinciaux et territoriaux, des organismes oeuvrant en éducation et des experts académiques. Ce comité consultatif a fourni son expertise à l'équipe de développement de Statistique Canada et d'Industrie Canada pour s'assurer que le questionnaire soit adéquat et approprié pour mesurer l'accès, l'utilisation et les défis des TIC. Bibliothèque et Archives Canada a fourni son expertise pour le développement des questions relatives aux bibliothèques scolaires.

Un certain nombre de consultations ont eu lieu à l'automne de 2002 avec plusieurs directeurs d'école (individuellement et avec des groupes de discussion) pour examiner le questionnaire. En outre, environ 100 directeurs de différents endroits au Canada ont été invités à participer à une enquête pilote au printemps de 2003.

Le questionnaire a été conçu pour un instrument par la poste. D'autre part, une version en ligne a été développée pour cette enquête. Par conséquent, les directeurs d'école ont eu le choix de remplir le questionnaire soit en utilisant la version papier, ou soit en répondant à la version en ligne par la voie de l'Internet.

Échantillonnage

Il s'agit d'un recensement avec plan transversal.

Aucun échantillonnage n'est fait, les données étant recueillies pour toutes les unités de la population cible.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2003-10-09 à 2004-06-30

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Les répondants de cette enquête étaient les directeurs qui ont fourni à la fois les données de même que leurs perceptions quant aux TIC. Dans certains cas, cependant, les directeurs peuvent avoir répondu après avoir consulté d'autres intervenants ou discuté avec eux.

Les répondants pouvaient utiliser le questionnaire papier ou la collecte électronique de données (CED). On a attribué à chaque répondant un numéro d'identification et un mot de passe uniques, imprimés sur le questionnaire avec le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de l'école. On demandait aux répondants soit de renvoyer le questionnaire rempli par la poste dans l'enveloppe fournie, soit de fournir les données en ligne.

Même si la participation à l'enquête était volontaire, une télécopie de rappel a été envoyée aux répondants, suivie d'appels téléphoniques pour les inciter à participer. Lorsque l'appel de l'intervieweur n'était pas opportun, on prenait rendez-vous pour rappeler à un autre moment.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Les erreurs qui faussent une enquête comme l'ETICE peuvent être aléatoires ou se produire systématiquement, auquel cas les estimations produites peuvent être inexactes, même pour les sous-populations très importantes. Une planification judicieuse a été effectuée pour l'ETICE afin de réduire le plus possible les erreurs. Le processus de collecte comprenait entre autres les premiers contacts avec les ministères provinciaux et territoriaux, les conseils scolaires, les organismes importants pertinents à la population cible et, bien entendu, les directeurs d'école. Les questionnaires ont été testés à plusieurs occasions auprès des directeurs d'école pour faire en sorte que les concepts soient compris et pertinents. Le processus de collecte a été surveillé de près afin de détecter les cas de non-réponse totale (c.-à-d. lorsqu'aucun questionnaire n'est retourné) ou les cas de non-réponse partielle (c.-à-d. lorsqu'un questionnaire est retourné, mais que certaines réponses sont manquantes ou incompatibles avec les autres données fournies par le répondant). Des activités de suivi ont été effectuées pour résoudre ces problèmes. La période de collecte a été prolongée d'un autre mois afin d'améliorer les taux de réponse et, comme mesure de dernier recours, on a permis aux répondants de ne répondre qu'à un seul sous-ensemble de questions essentielles (notamment les questions 2, 3, 6, 15, 16 et 49).

Les réponses aux questions de l'enquête ont été saisies par l'une ou l'autre de deux méthodes : la collecte électronique de données (CED) et la reconnaissance intelligente des caractères (RIC). Les répondants qui utilisaient la CED entraient directement leurs données dans l'application qu'ils retournaient ensuite à Statistique Canada par un site ftp (protocole de transfert de fichier) sécurisé. S'ils répondaient sur le questionnaire papier, les données étaient alors saisies par RIC. La technologie de la RIC allie l'entrée des données automatisée (basée sur la reconnaissance optique des caractères, coches et images) à une saisie manuelle supplémentaire sur clavier par des préposés qui « saisissent de l'image » une partie des informations de l'enquête au moyen d'un affichage frontal.

Pour garantir la qualité des données saisies par la RIC, toutes les zones à remplir faisaient l'objet d'une double saisie au clavier pour en assurer l'exactitude puis on recourait à une procédure de contrôle qualitatif qui consistait, pour chaque lot de questionnaires saisis, à prélever 20 % des questionnaires pour en comparer l'image aux données réelles.

Des vérifications d'intervalle ont été combinées à la saisie par la CED et la RIC. Si les renseignements introduits se situaient à l'extérieur de l'intervalle (trop grands ou trop petits) des valeur attendues, ou étaient incohérents, les données étaient alors vérifiées et modifiées, ou refusées.

Estimation

Les cas de non-réponse constituent la principale source d'erreurs pour une enquête comme l'ETICE. Puisque ce genre d'erreur n'est pas généralement de nature aléatoire, il est important de prévenir ces erreurs et d'établir une stratégie d'ajustement appropriée afin de contrebalancer la présence de tendances systématiques relatives aux non-réponses. D'après l'analyse des taux de réponse et des contraintes de fonctionnement, les tendances relatives aux non-réponses et la stratégie d'ajustement ont été examinées dans le cadre d'une démarche en deux phases :

Phase 1 : Accent mis sur seulement les questions essentielles pour tous les répondants.

Phase 2 : Accent mis sur toutes les questions, uniquement pour les répondants qui ne se sont pas limités aux questions essentielles.

Le tableau 1 présenté dans la section EXACTITUDE DES DONNÉES indique, pour chaque phase, la répartition de l'échantillon et des taux de réponse par province et territoire. Ces chiffres proviennent des questionnaires «utilisables» (à savoir les questionnaires contenant un ensemble minimal d'information essentielle), lesquels représentent un sous-ensemble des 7 311 questionnaires retournés ou un taux de réponse de 47 %.

Ces ensembles de données ont obtenu, respectivement, des taux de non-réponse partielle faibles pour la majorité des questions essentielles (phase 1) et la majorité des questions (phase 2). Par conséquent, une méthode de pondération basée sur l'information auxiliaire clé figurant dans la base de sondage (province/territoire, langue de l'école, niveau d'enseignement de l'école, emplacement de l'école, administration de l'école et tranche de taille) a été adoptée pour chaque phase afin de contrebalancer les cas de non-réponse totale. À chacune des étapes, le poids attribué à chaque école représente le nombre des autres écoles de la population ayant des caractéristiques similaires.

Évaluation de la qualité

Diverses stratégies ont été mises sur pied au cours de la collecte afin d'améliorer le taux de réponse. Parmi les stratégies utilisées, notons le suivi auprès des répondants, permettant le retour de questionnaires par le biais de la poste, de l'Internet ou du télécopieur, ainsi que la prolongation de la période de collecte. Une fois la période de collecte terminée, les poids des répondants ont été ajustés afin de tenir compte de la non-réponse.

Une analyse en profondeur de la qualité des réponses reçues a été réalisée. Elle incluait entre autres une analyse des taux de réponse à chaque question, la détection de valeurs aberrantes pour toutes les questions numériques (p. ex. le nombre d'ordinateurs), la détection de valeurs aberrantes en ce qui concerne les relations entre les variables numériques (p. ex. le rapport élèves-ordinateur), ainsi qu'une analyse des données recueillies dans le cadre de processus de collecte non normalisés.

Des sources externes ont été consultées afin d'assurer la cohérence des données de l'ETICE. Les estimations principales ont été comparées aux résultats des cohortes de 2000 et de 2003 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA - enquête #5060) ainsi qu'aux résultats de la seconde Étude sur la technologie de l'information en éducation (SÉTIÉ). Les données ont également été comparées à celles publiées dans d'autres pays tels que les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni. Finalement, des représentants des administrations provinciales et territoriales, des associations du secteur de l'éducation, de même que des experts en enseignement ont été inclus lors de la révision approfondie des résultats de l'ETICE.

Pour de plus amples renseignements concernant le traitement de la non-réponse, ou bien les méthodes d'évaluation de la qualité effectuées pour l'ETICE, voir les sections 11 et 12 du Guide d'utilisation des microdonnées de l'ETICE.

Contrôle de la divulgation

La Loi interdit à Statistique Canada de rendre publique toute donnée susceptible de révéler de l'information obtenue en vertu de la Loi sur la statistique et se rapportant à toute personne, entreprise ou organisation reconnaissable sans que cette personne, entreprise ou organisation le sache ou y consente par écrit. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Avant de diffuser et/ou de publier des estimations tirées de l'ETICE, les utilisateurs devraient commencer par établir le niveau de qualité de l'estimation. Les niveaux de qualité sont acceptable, médiocre et inacceptable. Les erreurs d'échantillonnage et non dues à l'échantillonnage influencent généralement la qualité des données.

Pour établir le niveau de qualité type d'une estimation, les utilisateurs devraient commencer par établir le nombre de répondants inclus dans le calcul de l'estimation. Si ce nombre est cinq ou moins, l'estimation pondérée ne devrait pas être diffusée afin de se conformer aux politiques de confidentialité. Pour les estimations pondérées reposant sur des tailles d'échantillon supérieures à cinq, les utilisateurs devraient déterminer le coefficient de variation de l'estimation. On doit appliquer ces lignes directrices aux estimations arrondies pondérées. Toute estimation dont le niveau de qualité est médiocre ou inacceptable devrait être accompagnée d'une mise en garde à l'intention des utilisateurs subséquents.

Exactitude des données

Au total, 6 676 des 15 541 écoles ont fourni des renseignements utilisables par l'enquête, pour un taux de réponse de 43 %. Même si l'enquête se voulait un recensement, des poids ont été calculés pour compenser la non-réponse dans les provinces et les territoires.

De plus, des méthodes ont été mises en oeuvre pour estimer les coefficients de variation (CV) de plusieurs caractéristiques principales. Pour produire un coefficient de variation, l'erreur-type est calculée en prenant comme hypothèse une chance égale de réponse parmi des écoles ayant des caractéristiques semblables selon l'information auxiliaire disponible sur la base de sondage (province/territoire, langue de l'école, niveau de l'école, le lieu de l'école, l'administration de l'école et la taille de l'école). Les méthodes adoptées tiennent compte des ajustements qui ont été faits pour produire les poids de l'enquête en se basant sur l'information auxiliaire principale. La plupart des estimations calculées dans cette enquête impliquent des rapports de deux totaux (par exemple, le pourcentage des ordinateurs connectés à l'Internet sur le nombre total d'ordinateurs dans l'école). Lorsqu'un rapport de deux totaux est estimé, une fonction linéaire (appelée la série de Taylor) des deux totaux a été employée pour estimer l'erreur-type du rapport.

L'application de ces méthodes diffère dépendant si l'estimation est basée sur les questions critiques (c.-à-d. les questions 2, 3, 6, 15, 16 et 49), ou sur les questions non critiques. Lorsque seulement les questions critiques interviennent dans la production de l'estimation du rapport, l'erreur-type est estimée selon une méthode à une phase en utilisant tous les répondants à l'enquête. Cependant lorsque des questions non critiques sont utilisées pour calculer l'estimation d'un rapport, il devient nécessaire d'utiliser une méthode à deux phases. La première phase implique tous les répondants tandis que la deuxième phase comprend seulement le sous-ensemble de répondants qui ont fourni des réponses au-delà des questions critiques. Par exemple, l'erreur-type pour le nombre moyen d'ordinateurs connectés à l'Internet (questions 15 et 16) a été dérivée en une phase seulement. Cependant l'erreur-type pour le pourcentage des écoles qui ont des logiciels de traitement de texte disponibles aux étudiants (question 18) a exigé une approche à deux phases.

Pour illustrer le concept de coefficients de variation, deux tableaux de CV ont été produits pour une diversité d'estimations de l'ETICE qu'on retrouve dans le lien ci-dessous. Le tableau 1 présente les estimations du coefficient de variation pour plusieurs caractéristiques principales clés par province et territoire. Le tableau 2 présente les estimations du coefficient de variation pour plusieurs caractéristiques principales selon le type d'école.

Documentation