Enquête sur les approches en matière de planification des études (EAPE)

Statut :
Active
Fréquence :
Occasionnelle
Numéro d'enregistrement :
4442

L'objectif principal de l'Enquête sur les approches en matière de planification des études (l'EAPE) est de permettre de mieux comprendre les processus selon lesquels les parents ou les tuteurs des enfants de 0 à 17 ans rassemblent les ressources monétaires et non monétaires nécessaires pour que leurs enfants poursuivent fructueusement des études secondaires.

Information détaillée pour 2013

Date de la parution - 29 octobre 2014

Aperçu

À la demande d'Emploi et Développement social Canada (EDSC), Statistique Canada a réalisé une enquête transversale conçue pour examiner la façon dont les Canadiens préparent leurs enfants aux études postsecondaires.

Les parents ou tuteurs peuvent intervenir de plusieurs façons. Ils peuvent planifier proactivement le financement des études postsecondaires de leurs enfants en mettant de côté de l'argent à cet effet et en utilisant activement les moyens offerts par le gouvernement pour faciliter l'épargne en vue des études postsecondaires (p. ex., régimes enregistrés d'épargne études (REEE), subventions canadiennes pour l'épargne études (SCEE)). Ils peuvent aussi participer de façon non monétaire en encourageant, orientant et soutenant leurs enfants durant leurs premières années d'études, afin de les préparer à la poursuite fructueuse d'études postsecondaires.

L'objectif principal de l'Enquête sur les approches en matière de planification des études (l'EAPE) est de permettre de mieux comprendre les processus selon lesquels les parents ou les tuteurs des enfants de 0 à 17 ans rassemblent les ressources monétaires et non monétaires nécessaires pour que leurs enfants poursuivent fructueusement des études secondaires. Ces processus incluent les stratégies d'épargne, les attitudes et les valeurs des parents ou tuteurs à l'égard des études postsecondaires, de même que l'intérêt manifesté par l'enfant pour les études tels qu'en témoignent ses résultats scolaires et sa participation à des activités hors programme.

Sujets

  • Éducation, formation et apprentissage
  • Finances de l'éducation

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible est constituée des enfants âgés de 0 à 17 ans dans les dix provinces.

Élaboration de l'instrument

L'EAPE a été menée en octobre et novembre 2013 à titre de supplément de l'Enquête sur la population active. Le questionnaire de l'EAPE se compose d'un ensemble de questions utilisées dans l'EAPE de 2002. Le questionnaire de 2002 a été mis en application après une réévaluation approfondie des exigences en matière de données, plusieurs consultations avec des spécialistes de l'enseignement et le client (Emploi et Développement social Canada), et l'élaboration et la mise à l'essai du questionnaire par le Centre d'information sur la conception des questionnaires (CICQ). Pour mettre le questionnaire à l'essai, le CICQ a organisé des groupes de discussion dans les deux langues officielles

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Les données de l'EAPE ont été recueillies auprès d'un sous échantillon des ménages faisant partie de l'échantillon de l'Enquête sur la population active (EPA) d'octobre et novembre 2013, de sorte que son plan de sondage est étroitement lié à celui de l'EPA. Puisque l'EAPE est réalisée à titre de supplément à l'EPA, on a utilisé la même base de sondage pour les deux enquêtes.

L'EPA est une enquête-ménage mensuelle dont l'échantillon est représentatif de la population civile, âgée de 15 ans ou plus, ne vivant pas dans un établissement et résidant dans les dix provinces du Canada. Sont spécifiquement exclus du champ de l'enquête les résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, les personnes vivant sur les réserves indiennes, les membres à plein temps des Forces armées canadiennes et les pensionnaires d'institutions. Ces groupes représentent en tout environ 2 % de la population âgée de 15 ans et plus.

L'EPA est réalisée selon un plan de sondage avec renouvellement de panel en vertu duquel les ménages demeurent dans l'échantillon pendant six mois consécutifs. L'échantillon total comprend six sous échantillons représentatifs, ou panels, et chaque mois un panel est remplacé après avoir fait partie de l'échantillon de l'enquête pendant six mois.

L'EAPE a utilisée trois des six groupes de renouvellement de l'échantillon de l'EPA d'octobre et deux des six groupes de renouvellement de l'échantillon de l'EPA de novembre. Pour l'EAPE, on a modifié le champ d'observation de l'EPA de façon à inclure uniquement les ménages comptant au moins un enfant de 17 ans ou moins et, parmi ces ménages, on n'a sélectionné qu'un seul enfant au hasard.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2013-10-20 à 2013-12-07

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont dérivées d'autres enquêtes de Statistique Canada.

Les données de l'EAPE ont été recueillies par interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO) et par interview personnelle assistée par ordinateur (IPAO). L'information a été recueillie auprès de la personne la mieux renseignée (PMR) au sujet des études de l'enfant sélectionné. Si la PMR n'était pas disponible, l'intervieweur a convenu d'un moment approprié pour un nouvel appel téléphonique. La réponse par procuration n'a pas été autorisée.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Certaines vérifications ont été effectuées au moment de l'interview à l'aide de l'application assistée par ordinateur. Quand l'intervieweur entrait des données tombant hors de la fourchette des valeurs prévues (trop grandes ou trop petites) ou ne concordant pas avec des données saisies antérieurement, un message affiché à l'écran de l'ordinateur l'invitait à modifier l'information. Cependant, les intervieweurs avaient l'option d'omettre les vérifications et de sauter les questions concernées si le répondant ne connaissait pas la réponse ou refusait de la donner. Par conséquent, les données recueillies ont été soumises à d'autres vérifications après leur transmission au Bureau central.

Au Bureau central, les premières erreurs recherchées ont été les erreurs d'enchaînement des questions. Ces erreurs se produisent lorsque des réponses sont recueillies pour des questions qui ne s'appliquent pas à un répondant et ne devraient pas lui être posées. Ces réponses sont éliminées et remplacées par un code de saut de question valide. Les erreurs d'enchaînement des questions peuvent aussi se produire si l'on ne pose pas au répondant les questions qui devraient lui être posées. Pour ce genre d'erreur d'enchaînement de questions un code « non déclaré » est attribué aux questions restées sans réponse.

Les phases suivantes de la vérification comportent le dépistage des questions pour lesquelles la réponse est illogique et la modification de ces réponses. Comme on ne connaît pas la valeur réelle correspondant à chaque entrée sur le questionnaire, ces erreurs ne peuvent être dépistées que par détection des incohérences manifestes. Toute valeur douteuse, mais raisonnable se retrouvera incluse dans les statistiques de l'enquête.

Pour les erreurs décelées, la réponse erronée a été remplacée par une valeur logique ou par le code de valeur non déclarée. Ces corrections, qui sont fondées sur des critères préétablis, tiennent compte de la logique interne du questionnaire. Pour apporter ces corrections, on a établi des tables logiques que l'on a programmées et exécutées sur toutes les données d'enquête pour s'assurer que toutes les corrections soient faites uniformément et automatiquement.

Imputation

Pour tenir compte de la non réponse totale, on a rajusté les poids appliqués aux ménages qui ont participé à l'enquête afin de compenser pour ceux qui ne l'ont pas fait.

Dans la plupart des cas, la non réponse partielle était due au fait que le répondant n'avait pas compris ou avait mal compris la question, qu'il avait refusé de répondre à une question ou qu'il ne pouvait se remémorer l'information demandée.

Dans le cas de l'EAPE de 2013, l'imputation par enregistrement donneur a permis de fournir les données manquantes sur les revenus des ménages et sur la valeur du REEE. Les données complètes ont ainsi rendu possible le calcul des totaux (par exemple, le total des REEE en Ontario).


Comme la valeur de REEE dépend des questions précédentes (questions d'introduction), on a commencé par imputer les valeurs manquantes pour ces dernières. Dans les questions d'introduction, on a demandé si les parents épargnaient (ou allaient épargner) et, le cas échéant, si les sommes épargnées étaient destinées à financer les études postsecondaires d'enfants de 0 à 17 ans.

L'imputation consistait à fournir les valeurs manquantes dans le revenu du ménage, la valeur du REEE et/ou les questions d'introduction d'un enregistrement donné (l'enregistrement « receveur ») en utilisant un autre enregistrement dont les valeurs étaient toutes connues et dont les caractéristiques étaient les plus « proches » (l'enregistrement « donneur »). Les caractéristiques de chaque receveur ont été comparées à celles de chaque donneur dans un ensemble de donneurs. Lorsque la caractéristique d'un receveur était commune à celle d'un donneur, le facteur de pondération (valeur) de cette caractéristique était ajouté au « score » de ce donneur. À la fin, le donneur qui avait le score le plus élevé était jugé le plus proche, et par conséquent choisi pour pallier la valeur manquante dans le receveur. Si plusieurs donneurs avaient le score le plus élevé, on choisissait un donneur au hasard. L'ensemble des donneurs a été constitué de façon à ce que la valeur imputée assignée au receveur, compte tenu des autres items non imputées du receveur, passe quand même les contrôles.

L'imputation par enregistrement donneur a été réalisée en trois étapes. On a d'abord imputé le revenu du ménage, en partie parce que le revenu du ménage est un important facteur dans l'enregistrement du score du donneur lorsqu'on impute le principal item. On a ensuite imputé la valeur du REEE et ses questions d'introduction correspondantes. Ces variables furent imputées en même temps pour garantir constance et cohérence.

Estimation

Dans le cas d'un échantillon probabiliste comme celui de l'EPA, l'estimation s'appuie sur le principe selon lequel chaque personne faisant partie de l'échantillon « représente », outre elle même, plusieurs autres personnes qui n'en font pas partie. Ainsi, dans un échantillon aléatoire au 1/50 (2 %) d'une population de 2 500 personnes, chaque membre de l'échantillon représente 50 membres de la population.

L'étape de la pondération est celle où l'on calcule ce nombre pour chaque enregistrement. Le poids figure dans le fichier de microdonnées et doit être utilisé pour calculer des estimations significatives d'après les données de l'enquête. Par exemple, pour estimer le nombre d'enfants dont les parents ou tuteurs ont épargné en prévision d'études postsecondaires, on sélectionne les enregistrements correspondant aux individus faisant partie de l'échantillon présentant cette caractéristique et on totalise les poids figurant dans ces enregistrements.

Les poids appliqués aux enregistrements de l'EAPE sont calculés selon le même principe que ceux utilisés pour l'EPA. Cependant, cinq corrections sont apportées aux sous poids de l'EPA pour obtenir un poids final pour les enregistrements individuels du fichier de microdonnées de l'EAPE. En voici la liste.

1) Un ajustement qui tient compte de l'utilisation d'un sous-échantillon représentant les cinq sixièmes, plutôt que de l'échantillon complet de l'EPA.

2) Un ajustement qui tient compte des non-réponses additionnelles au questionnaire de l'enquête supplémentaire, c'est-à-dire des non-réponses au questionnaire de l'EAPE pour les ménages ayant au moins un enfant âgé de 0 à 17 ans attribuables à des gens qui ont répondu au questionnaire de l'EPA ou pour qui des données de l'EPA du mois précédent ont été reportées. La procédure est similaire à l'ajustement des poids des non-réponses au questionnaire de l'EPA, mais les groupements reposent sur des variables différentes (province, région économique de l'assurance-emploi, groupe de renouvellement, type de conception, milieu urbain/milieu rural, région métropolitaine de recensement/région autre qu'une région métropolitaine de recensement, type d'habitation, genre de famille économique, taille du ménage et caractéristiques des parents/tuteurs comme l'éducation, la situation d'activité et le métier). Puisque les ménages sans enfants ne sont pas concernés par l'enquête (et n'ont donc pas été sélectionnés pour l'EAPE), cette procédure n'influe pas sur leur facteur de pondération.

3) Un ajustement qui tient compte du nombre total de ménages (c'est-à-dire les ménages avec ou sans enfant âgé de 0 à 17 ans), selon la taille du ménage (1, 2, 3 personnes et +) et selon la province, d'après des estimations indépendantes.

4) Un ajustement qui tient compte de la sélection aléatoire d'un enfant à partir du ménage sélectionné. En particulier, le poids de l'enfant choisi est multiplié par le nombre d'enfants dans le ménage, jusqu'à quatre enfants maximum (plafond).

5) Un ajustement qui tient compte du nombre d'enfants selon la province, le sexe et le groupe d'âge (c'est-à-dire 0 à 5, 6 à 12, 13 à 15 et 16 à 18 ans), d'après des estimations indépendantes.

Le poids résultant, WTPM, est le poids final qui figure dans le fichier de microdonnées de l'EAPE.

Évaluation de la qualité

Les données ont été comparées à celles tirées d'autres sources publiées comme Enquête sur l'accès et le soutien à l'éducation et la formation (numéro d'enregistrement 5151), et l'Enquête sur les approches en matière de planification des études de 2002.

Dans le cas des tableaux CANSIM, les données ont été publiées conformément aux lignes directrices de diffusion relatives au coefficient de variation. Le niveau de qualité d'une estimation sera déterminé uniquement en fonction de l'erreur d'échantillonnage telle qu'elle est exprimée par le coefficient de variation.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Exactitude des données

TAUX DE RÉPONSE :
Le taux de réponse pour l'EAPE 2013 était de 79,7%.

ERREURS D'ÉCHANTILLONNAGE:
L'erreur d'échantillonnage se présente lorsque que le calcul des estimations de la population est fait sur une fraction de la population au lieu de la population entière. L'erreur d'échantillonnage dépend de facteurs tels que la taille de l'échantillon, le plan d'échantillonnage et la méthode d'estimation.

La base pour mesurer l'importance potentielle des erreurs d'échantillonnage est l'erreur type des estimations calculées à partir des résultats d'une enquête. En raison de la diversité des estimations pouvant être produites à partir d'une enquête, l'erreur type d'une estimation est habituellement exprimée en fonction de l'estimation à laquelle elle se rapporte. La mesure résultante, appelée coefficient de variation (CV) d'une estimation, s'obtient en divisant l'erreur type de l'estimation par l'estimation elle-même et s'exprime en pourcentage de l'estimation.

Les utilisateurs doivent calculer le coefficient de variation afin d'obtenir un indice de la qualité des estimations. Par exemple, si le coefficient de variation est moins de 16 %, les estimations peuvent être utilisées sans aucune restriction; s'il se situe entre 16 % et 33 %, les estimations devraient être utilisées avec prudence; et, s'il est de 33 % ou plus, les estimations ne doivent pas être diffusées sous aucune forme ou dans aucun cas.

De plus des erreurs non échantillonnages peuvent se produire à chaque étape des opérations d'enquête. Énormément de temps et d'efforts ont été consacrés à réduire les erreurs non dues à l'échantillonnage dans l'enquête. Des mesures d'assurance de la qualité ont été prises à chacune des étapes du cycle de collecte et de traitement des données afin de contrôler la qualité des données.