Enquête sur la violence envers les femmes (EVEF)

Information détaillée pour 1993

Statut :

Inactive

Fréquence :

Une fois

Numéro d'enregistrement :

3896

Cette enquête unique vise à déterminer la sécurité des femmes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du foyer, les peurs ressenties, le harcèlement sexuelle, la violence sexuelle, la violence physique et les menaces proférées par des étrangers, des petits amis, d'autres hommes connus, des maris et des conjoints de fait.

Date de la parution - 30 juin 1994 (L'Enquête sociale générale sur la victimisation présente un contenu semblable, répétée à chaque 5 ans. Pour plus d'information, consulter le lien dans la section sur la documentation au bas de cette page.)

Aperçu

Cette enquête unique vise à déterminer la sécurité des femmes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du foyer, les peurs ressenties, le harcèlement sexuelle, la violence sexuelle, la violence physique et les menaces proférées par des étrangers, des petits amis, d'autres hommes connus, des maris et des conjoints de fait.

Sujets

  • Crime et justice
  • Crimes et infractions
  • Société et communauté
  • Violence familiale

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population visée par l'Enquête sur la violence envers les femmes comprenait toutes les femmes de 18 ans et plus qui demeurent au Canada à l'exception des deux groupes suivants :
1. les résidentes du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest;
2. les pensionnaires à plein temps d'un établissement institutionnel.

Élaboration de l'instrument

Les questionnaires et les procédures de l'enquête ont été mis à l'essai à deux reprises, soit en mai-juin 1992, puis en septembre 1992. Les deux tests ont été menés à partir du siège social des bureaux régionaux à Ottawa.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Dans le cadre de l'enquête, on a utilisé la méthode de composition aléatoire pour communiquer avec les ménages. Cette méthode a permis à tout ménage qui dispose d'un téléphone d'être choisi. Les ménages qui ne possèdent pas de téléphone ne peuvent participer à l'enquête, ni les femmes qui ne parlent ni français ni anglais. Parmi la population féminine des 10 provinces, 1 % seulement ne possède pas le téléphone; dans environ 3% des ménages rejoints, on a enregistré des cas de non-réponse attribuables à la langue.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : Février 1993 à juin 1993

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Dans le cadre de l'Enquête sur la violence envers les femmes, les données ont été recueillies au moyen d'une interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO), alors aucun questionnaire sur papier n'a-t-il été utilisé. Avec l'ITAO, les questions de l'enquête apparaissaient sur un écran. L'intervieweur posait donc les questions à la répondante au fur et à mesure qu'elles apparaissaient à l'écran, puis introduisait les réponses dans l'ordinateur.

La collecte des données a débuté en février 1993 et s'est poursuivie jusqu'à la fin de juin 1993. Toutes les interviews ont été menées au moyen d'installations téléphoniques regroupées à cette fin au siège social des bureaux régionaux. Les appels ont été effectués entre 10 h et 23 h, du dimanche au vendredi inclusivement, le dernier appel étant effectué au plus tard à 20 h, heure locale. Les intervieweures ont reçu une formation du personnel de Statistique Canada visant à les initier aux techniques d'enquête au cours d'une session de formation en classe d'une durée de huit jours.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Tous les enregistrements de l'enquête ont été soumis à un contrôle informatique complet visant à relever et à corriger les données non valides ou incohérentes des questionnaires. La cohérence de
certaines réponses a été vérifiée pendant l'interview au moyen du système d'ITAO. Le cheminement des questions et les codes valides ont été introduits avant la démarrage de l'enquête, ce qui a permis d'éliminer les erreurs de saisie.

Lorsque la répondante ne voulait pas répondre ou était incapable de répondre à des questions précises, on attribuait les codes "refus" ou "ne sait pas", selon le cas, en réponse aux questions.
L'intervieweur ne pouvait passer à la question suivante que si chaque question comportait une réponse valide.

Il n'était pas permis d'attribuer les codes "refus" ou "ne sait pas" aux postes requis pour effectuer la pondération comme l'âge et le nombre de lignes téléphoniques résidentielles dans le ménage.

Estimation

Les estimations tirées de l'enquête sur la violence envers les femmes sont fondées sur un échantillon de ménages. Les résultats auraient pu être un peu différents si l'on avait procédé à un recensement complet en utilisant les mêmes questionnaires, intervieweurs, surveillants, méthodes de traitement, etc., que ceux effectivement utilisés. La différence entre les estimations tirées de l'échantillon et les résultats d'un recensement complet réalisé dans des conditions semblables est définie comme l'erreur
d'échantillonnage de l'estimation.

Bien que les données de l'échantillon ne suffisent pas pour mesurer l'erreur d'échantillonnage exacte de l'estimation, telle qu'elle est définie ci-dessus, elles peuvent servir à estimer une mesure statistique de l'erreur d'échantillonnage, soit l'erreur type. À l'aide de cette mesure, il est possible de définir des intervalles de confiance pour les estimations (abstraction faite des effets de l'erreur d'observation) en supposant que les estimations sont distribuées normalement autour de la valeur réelle de la population. Ainsi, il y a environ 68 % de chances que la différence entre une estimation de l'échantillon et la valeur réelle de la population soit inférieure à une erreur type, environ 95 % de
chances que cette différence soit inférieure à deux erreurs types et pratiquement 100 % de chances que cette différence soit inférieure à trois erreurs types.

Évaluation de la qualité

Si le nombre d'observations est élevé, les erreurs qui surviennent au hasard auront généralement peu d'effet sur les estimations produites à partir des résultats d'une enquête. En revanche, les erreurs qui se produisent systématiquement contribueront à biaiser les estimations. Dans l'enquête ni le temps ni les efforts ont été ménagés pour réduire au maximum les erreurs non dues à l'échantillonnage. Des mesures d'assurance de la qualité ont été appliquées à chaque étape de la collecte et du traitement des données afin de contrôler la qualité de celles-ci. Parmi ces mesures, mentionnons l'utilisation d'intervieweurs hautement qualifiés, la prestation aux intervieweurs d'une formation poussée sur les procédures et le questionnaire de l'enquête, l'observation des intervieweurs pour voir si le questionnaire avait été mal conçu ou les directives mal interprétées, l'application de procédures visant à s'assurer que les erreurs de saisie des données soient réduites au maximum et enfin l'exécution de vérifications de la qualité du codage et du contrôle destinées à vérifier la logique du traitement.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent aux données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Exactitude des données

Sur les quelque 19 000 ménages admissibles rejoints, on a pu effectuer 12 300 interviews, soit un taux de réponse de 64%. Les cas de non-réponse étaient attribuables à diverses raisons, y compris au refus, à la langue et à la non-disponibilité de la femme choisie pour l'interview. La plupart des cas de non-réponse ont été enregistrés avant de rejoindre la répondante. Le taux de réponse était de 91% pour les ménages où une répondante a été rejointe (13 500).

Les estimations générées par l'enquête quant aux proportions des Canadiennes de 18 ans et plus devraient se situer à 1,2% des proportions réelles, 19 fois sur 20. Les estimations des proportions de sous-populations connaîtront des intervalles de confiance plus larges.

Documentation

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