Enquête Canadienne sur l'incapacité (ECI)

Statut :
Active
Fréquence :
Quinquennale (5 ans)
Numéro d'enregistrement :
3251

L'objectif de l'Enquête canadienne sur l'incapacité (ECI) est de recueillir des données concernant les adultes canadiens dont les activités quotidiennes sont limitées par un état ou un problème de santé à long terme. Ces données serviront à planifier et à évaluer les services, les programmes et les politiques destinés aux adultes ayant une incapacité, en vue de les aider à participer pleinement à la vie en société au Canada.

Les enquêtes précédentes visant à fournir des renseignements sur les personnes ayant une incapacité sont l'Enquête sur la santé et les limitations d'activités et l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités. Voir Autres périodes de référence.

Information détaillée pour 2012

Date de la parution - 3 décembre 2013

Aperçu

L'Enquête canadienne sur l'incapacité (ECI) recueille des renseignements concernant les Canadiens de 15 ans et plus dont les activités quotidiennes sont limitées par un état ou un problème de santé à long terme.

Les données de l'ECI seront utilisées par tous les paliers de gouvernement, ainsi que par les associations de personnes avec incapacité et les chercheurs travaillant dans ce domaine. Les données peuvent être utilisées pour planifier et évaluer les politiques et les programmes destinés aux adultes canadiens ayant une incapacité, en vue de les aider à participer pleinement à la vie en société. De façon plus particulière, les données sur les adultes avec incapacité sont essentielles à l'élaboration efficace et au bon fonctionnement du Programme d'équité en matière d'emploi. Les données sur l'incapacité servent aussi à respecter l'engagement international du Canada à l'égard de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.

L'enquête recueille des données sur : le type et la sévérité de l'incapacité, l'utilisation d'aides et d'appareils fonctionnels, l'aide reçue ou requise, le niveau de scolarité, l'activité sur le marché du travail, les expériences et les aménagements à l'école et au travail, ainsi que la capacité à se déplacer dans la collectivité.

Sujets

  • Égalité et inclusion
  • Incapacité
  • Santé
  • Société et communauté

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population couverte par l'ECI se compose de toutes les personnes âgées de 15 ans ou plus (en date du Recensement/de l'ENM, soit le 10 mai 2011) qui présentaient des limitations d'activités ou une restriction de participation liées à un état ou à un problème de santé physique ou mentale et qui vivaient au Canada au moment du Recensement/de l'ENM. Cela englobe les personnes vivant dans des logements privés des dix provinces et des trois territoires. Ne font pas partie de la population couverte par l'enquête les personnes vivant dans des réserves des Premières Nations, ni celles vivant dans des logements collectifs. Comme la population vivant dans des logements collectifs est exclue, les données, et plus particulièrement celles pour les groupes plus âgés, devraient être interprétées en conséquence.

La population cible de l'ECI est un sous-ensemble de la population couverte, qui comprend les personnes qui ont été identifiées comme ayant une incapacité (sur la base du modèle social de l'incapacité) pendant l'interview de l'ECI.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire de l'ECI a été élaboré par Statistique Canada, en collaboration avec Emploi et Développement social Canada (EDSC - anciennement Ressources humaines et Développement des compétences Canada). Les renseignements pour l'élaboration de l'enquête ont été obtenus du Comité consultatif technique sur les personnes avec incapacités d'EDSC, qui comprend des experts du domaine de l'incapacité, y compris des chercheurs universitaires et des représentants de diverses associations communautaires au Canada. Le questionnaire a été mis à l'essai dans les deux langues officielles au printemps 2012.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Base de sondage
La base de sondage de l'ECI comprend les personnes âgées de 15 ans et plus au 10 mai 2011 (jour du recensement/de l'ENM) ayant répondu « Oui » à au moins une des questions filtres sur les limitations d'activités à l'ENM, et vivant au Canada au moment de l'enquête. L'unité d'échantillonnage est la personne.

Plan d'échantillonnage et stratification
Le plan d'échantillonnage est un plan à trois phases, les deux premières correspondant à la sélection de l'échantillon de l'ENM comme tel, et la troisième à la sélection de l'échantillon de l'ECI. À la première phase, la sélection de l'échantillon de l'ENM correspond à un échantillon systématique d'environ un logement sur trois au Canada dans les régions non éloignées (régions N1). La deuxième phase correspond au sous-échantillonnage des non-répondants de l'ENM des régions N1, une nouvelle procédure mise en place pour atténuer l'effet possible du biais de non-réponse dû à la non-réponse plus élevée à l'ENM. À cette phase, un sous-échantillon de logements non répondants a été sélectionné pour un suivi de la non-réponse (SNR).

À la troisième phase, l'échantillon de l'ECI a été sélectionné parmi les répondants à l'ENM (y compris le sous-échantillon du SNR) ayant déclaré des limitations d'activités. L'échantillon a été sélectionné de sorte à être suffisamment grand dans chaque domaine d'estimation.

Un des objectifs de l'enquête était d'estimer le nombre de personnes avec incapacité par province/territoire et par groupe d'âge. Les domaines d'estimation de l'ECI ont été formés du croisement de la province par les groupes d'âge suivants : 15 à 24 ans, 25 à 44 ans, 45 à 64 ans, 65 à 74 ans et 75 ans et plus. Pour chacun des trois territoires, le domaine comprend un seul groupe d'âge (15 ans et plus). Pour l'Île-du-Prince-Édouard, les deux premiers groupes d'âge ont dû être combinés en raison des très petites tailles de population.

Chaque domaine a ensuite été subdivisé en six strates afin de tenir compte de la « sévérité » de la limitation d'activités selon l'ENM et du plan d'échantillonnage de l'ENM. Pour la sévérité, les personnes ayant répondu « Oui, souvent » au moins une fois aux questions filtres de l'ENM ont été placées dans la strate « Souvent », et celles ayant répondu « Oui, parfois » au moins une fois, mais jamais « Oui, souvent », ont été placées dans la strate « Parfois ».

Pour le plan d'échantillonnage de l'ENM, deux caractéristiques ont été prises en compte : 1) faire partie des répondants initiaux de l'ENM, par opposition aux répondants du SNR; et 2) vivre dans une région éloignée ou non. Le contrôle de ces caractéristiques a permis de regrouper efficacement les personnes ayant des poids préliminaires (à l'ENM) similaires.

Répartition de l'échantillon
Les tailles d'échantillon ont été déterminées de sorte à pouvoir estimer une proportion minimale dans chaque domaine, avec un coefficient de variation (c.v.) maximal de 16,5 %. À Statistique Canada, on utilise souvent la valeur de 16,5 % comme limite supérieure d'un c.v. permettant de qualifier l'estimation correspondante d'acceptable. La proportion minimale à estimer a été fixée à 9 % pour les personnes de 15 à 24 ans, à 7,5 % pour celles de 25 à 44 ans et de 45 à 64 ans, et à 11 % pour les personnes de 65 à 74 ans et celles de 75 ans et plus. Pour l'Île-du-Prince-Édouard, la proportion minimale à estimer pour les personnes 15 à 44 ans a été fixée à 9 %, tandis que pour les personnes de 15 ans et plus des trois territoires, elle a été établie à 8 %.

Une méthode de répartition optimale entre les sous-strates des domaines a été utilisée en tenant compte de différentes formes de pertes d'échantillon telles que la non-réponse attendue et la proportion de faux positifs attendue (i.e. les personnes avec limitation d'activité à l'ENM mais sans incapacité à l'ECI).


Taille de l'échantillon
La taille totale de l'échantillon de l'ECI était de 45 443 personnes.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2012-09-24 à 2013-01-13

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont dérivées d'autres enquêtes de Statistique Canada.

Les questions de l'ECI ont été administrées au moyen d'interviews téléphoniques assistées par ordinateur (ITAO). Des arrangements ont été pris pour maximiser la participation, à savoir l'envoi d'une lettre de présentation à tous les répondants expliquant l'objectif de l'enquête et l'importance de leur participation. Un dépliant a été inclus dans la trousse de présentation avec une adresse de courriel pour nous joindre ou pour obtenir plus de renseignements, un numéro de téléphone ATS (appareil de télécommunications pour personnes sourdes) et un encart en braille comprenant l'information de contact d'une personne-ressource pour les personnes ayant un handicap visuel. Un lien a aussi été fourni aux répondants pour les diriger vers une page Web propre à l'ECI dans le site de Statistique Canada. Cette page Web comprenait des renseignements généraux à l'intention des répondants à l'enquête.

On a aussi eu recours à l'IPC pour mener des interviews sur place auprès d'un échantillon de répondants des Territoires du Nord-Ouest qui n'avaient pas le téléphone et qui n'auraient pas pu être contactés autrement.

On a autorisé les interviews par personne interposée dans certaines circonstances, par exemple, lorsque le répondant sélectionné était absent pour la durée de l'enquête, ne parlait ni l'anglais ni le français, ne pouvait pas participer en raison de problèmes de santé mentale ou physique, ou lorsqu'un parent/tuteur insistait pour répondre pour son enfant de 15 à 17 ans.

Afin de réduire le nombre de questions posées dans l'ECI, Statistique Canada a combiné les données recueillies dans l'ENM de 2011 aux renseignements fournis dans le cadre de l'interview de l'ECI.

Par ailleurs, un échantillon d'environ 124 000 répondants de l'ENM a été sélectionné et ajouté au fichier d'analyse. Il s'agissait de répondants qui avaient répondu « Non » aux deux questions filtres de l'ENM de 2011 et qui étaient considérés comme n'ayant pas d'incapacité. Ils n'ont pas été contactés pour participer à l'ECI de 2012. L'échantillon supplémentaire était nécessaire pour calculer les taux d'incapacité et pour permettre des comparaisons entre les personnes avec et sans incapacité au moyen des variables de l'ENM. Des poids d'enquête sont disponibles pour cet échantillon stratifié, qui tiennent compte du plan d'échantillonnage de l'ENM.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Les réponses aux questions d'enquête ont été saisies directement par les intervieweurs au moyen d'un questionnaire informatisé. Cela a réduit le temps et les coûts de traitement liés à l'entrée des données, aux erreurs de transcription et à la transmission des données. Les données des questionnaires sur papier de l'ECI ont aussi été entrées dans le système d'ITAO, une fois les formulaires retournés par les intervieweurs sur le terrain, et ont donc été saisies de façon électronique pour être traitées.

On a procédé à une certaine vérification des données durant l'interview. De façon plus particulière, lorsqu'une réponse semblait incohérente avec les réponses précédentes, ou se situait à l'extérieur des valeurs attendues, des messages à l'écran incitaient l'intervieweur à confirmer les réponses auprès du répondant et, au besoin, à modifier l'information.

Une fois les données reçues au bureau central, elles ont été traitées grâce à une série d'étapes visant à convertir les réponses au questionnaire de leur format brut initial en une base de données de grande qualité et conviviale comprenant un vaste ensemble de variables d'analyse.

Pendant le traitement, des analyses ont été effectuées avec les données pour déterminer les lacunes, les incohérences, les valeurs aberrantes extrêmes et d'autres problèmes possibles. Les données de l'ECI ont été évaluées, tant au niveau de la cohérence interne entre les variables que pour la cohérence externe en rapport avec les données couplées des répondants de l'ENM. On a procédé à des contrôles et imputations personnalisés pour résoudre les problèmes.

À titre d'exemple de cohérence interne, un certain nombre de vérifications ont été effectuées pour s'assurer que les réponses liées à l'âge tout au long du questionnaire ne soient pas contradictoires. Un autre exemple concerne les vérifications qui ont permis de veiller à ce que le nombre d'heures habituelles de travail par semaine déclarées par un répondant ne dépasse pas 168 (24 heures x 7 jours), et on a demandé aux intervieweurs de confirmer auprès des répondants chaque fois que les heures déclarées dépassaient 80.

En ce qui a trait à la cohérence externe, des analyses ont été effectuées pour comparer les données de l'ECI et de l'ENM pour les indicateurs dont les concepts se chevauchaient entre les enquêtes de façon significative et là où des incohérences pouvaient poser des problèmes analytiques d'intelligibilité pour les utilisateurs. Plus de 20 indicateurs ont été analysés, principalement dans les domaines de l'activité sur le marché du travail, du niveau de scolarité et de la situation familiale, et les incohérences ont été résolues.

Imputation

Des écarts décelés, incohérences logiques et données manquantes ont été résolus lorsque c'était possible, soit automatiquement au moyen de règles de contrôle déterministes personnalisées, ou grâce au recours à une modélisation plus complexe.

Dans un cas particulier, un problème a été décelé dans le cheminement du questionnaire électronique pour certains répondants à cause de données manquantes pour une variable d'entrée clé. On a eu recours à l'imputation pour remplacer par une nouvelle valeur les données manquantes de la question sautée par erreur. L'imputation utilisait deux modèles de régression logistique pour prédire la probabilité de chaque réponse possible. Le modèle a été élaboré à partir des réponses d'autres répondants ayant une incapacité. Dans une autre situation similaire, pour laquelle aucun bassin de donneurs appropriés n'a pu être identifié pour l'imputation, les valeurs sont demeurées manquantes dans la base de données finale.

Dans le cas d'écarts entre les données de l'ECI et de l'ENM, celles de l'ECI ont été conservées puisque plus à jour, et les valeurs de l'ENM ont reçu un code de valeur manquante spécial.

Estimation

Dans une enquête par sondage, chaque répondant ne représente pas que lui-même, mais aussi d'autres personnes qui n'ont pas été échantillonnées. C'est pourquoi chaque répondant se voit attribuer un poids qui indique le nombre de personnes qu'il représente. Pour assurer la cohérence des données et s'assurer que les résultats représentent bien l'ensemble de la population cible, et non pas seulement les personnes échantillonnées, ce poids doit être utilisé pour calculer toutes les estimations.

Le calcul des poids pour l'ECI s'est fait en plusieurs étapes. La première étape consistait à attribuer un poids initial fondé sur le plan de sondage à chaque unité sélectionnée pour l'ECI. Le poids initial est l'inverse de la probabilité d'inclusion. Pour l'ECI, le poids initial est le produit de deux éléments : le poids final de l'ENM et l'inverse de la fraction de sous-échantillonnage de l'ECI.

À la deuxième étape du processus de pondération, un certain nombre d'ajustements ont été apportés aux poids, afin de contrôler pour le non contact et la non-réponse après contact.

La dernière étape consistait à caler les poids d'enquête sur les totaux estimés de l'ENM et à procéder à certains ajustements pour tenir compte des unités qui étaient dans le champ de l'enquête au moment de la sélection en mai 2011, mais hors du champ au moment de l'enquête en 2012.

Des poids ont aussi été calculés pour les 124 000 personnes de l'échantillon des NON qui ont été ajoutées au fichier d'analyse (mais pour lesquelles aucune collecte n'a été effectuée). Le poids initial de cet échantillon était le produit du poids final de l'ENM et de l'inverse de la fraction de sous-échantillonnage de l'ECI. On a procédé à un calage de ces poids, tout d'abord selon les totaux estimés de l'ENM, puis un calage additionnel a été effectué pour tenir compte du nombre estimé d'unités qui sont devenues hors champ entre le jour du recensement/de l'ENM et le moment de la collecte de l'ECI.

La méthode du bootstrap a été utilisée pour le calcul de la variance. Aucune méthode existante n'était appropriée pour le plan d'échantillonnage complexe de l'ECI de 2012. Pour le calcul de la variance seulement, on a considéré le plan de l'ENM comme un plan à trois phases. La première phase correspondait à l'échantillonnage d'un logement sur trois dans les régions N1. La seconde phase correspondait au sous-échantillonnage des logements non répondants dans les régions N1 afin de procéder au suivi de la non-réponse. La troisième phase correspond à la non-réponse parmi les logements sélectionnés pour le suivi de la non-réponse. Afin de simplifier le problème de calcul de la variance, les différentes phases de l'ENM ont été ramenées à une seule phase.

L'échantillonnage de l'ECI a alors été considéré comme une seconde phase, et la méthode du bootstrap généralisée pour l'échantillonnage à deux phases élaborée en 2006 pour l'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) a pu être utilisée (voir Langlet, É., Beaumont, J.-F., et Lavallée, P. (2008), « Bootstrap Methods for Two-Phase Sampling Applicable to Postcensal Surveys ». Article présenté au Comité consultatif des méthodes statistiques de Statistique Canada, mai 2008, Ottawa.)

Évaluation de la qualité

À toutes les étapes du processus de l'enquête des contrôles sont implantés pour assurer la qualité des renseignements recueillis. Des mesures telles l'embauche d'interviewers qualifiés, la formation des interviewers relativement aux concepts et méthodes de collecte propres à l'enquête, observation des interviews pour corriger les problèmes du questionnaire et préciser les directives de collecte lorsqu'elles sont mal interprétées, procédures pour minimiser les erreurs de saisie des données et du codage et contrôles destinés à vérifier la logique du traitement. On vérifie également la cohérence interne des données et on les compare aux données d'autres sources.

Le nouvel ensemble de questions d'identification des incapacités (QII) de l'ECI n'ayant jamais été utilisé auparavant, il n'existe donc aucune autre source avec laquelle on peut comparer les estimations de personnes avec incapacité de l'ECI. Néanmoins, on a comparé des distributions de personnes avec incapacité selon plusieurs caractéristiques provenant de l'ECI avec les distributions similaires provenant de l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités (l'EPLA) de 2006 afin de vérifier s'il existait une certaine cohérence. Quoique les deux enquêtes ne soient pas basées sur le même concept d'incapacité, il a été possible de constater que les résultats de l'ECI concordaient avec ce qui était attendu.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Afin de réduire les risques de divulgation, toutes les estimations sont arrondies à un multiple de 10.

Exactitude des données

Deux types d'erreurs se produisent dans les enquêtes, soit les erreurs d'échantillonnage et les erreurs non dues à l'échantillonnage.

La mesure de l'erreur d'échantillonnage utilisée pour l'ECI est le coefficient de variation (c.v.) de l'estimation, c.-à-d. l'erreur type de l'estimation divisée par l'estimation. Pour cette enquête, lorsque le c.v. d'une estimation est inférieur ou égal à 16,6 %, l'estimation peut être utilisée sans restriction. Si le c.v. est supérieur à 16,6 % mais inférieur ou égal à 33,3 %, l'estimation sera accompagnée de la lettre « E », ce qui indique que les données doivent être utilisées avec prudence. Lorsque le c.v. d'une estimation est supérieur à 33,3 %, l'estimation de la cellule sera remplacée par la lettre « F », ce qui indique que l'estimation a été supprimée pour des raisons de fiabilité.

Les erreurs non dues à l'échantillonnage sont surtout reliées à : la non-réponse, la couverture, la mesure et le traitement. La non-réponse totale produira un biais si les non-répondants ont des caractéristiques différentes des répondants et si la non-réponse n'est pas corrigée de façon appropriée. Les ajustements pour la non-réponse effectués, combinés à un taux de réponse relativement élevé, ont contribué à réduire considérablement ce risque de biais. La non-réponse à des questions précises est souvent due à la difficulté à comprendre une question particulière. Des tests qualitatifs et une mise à l'essai des questionnaires ont eu lieu avant l'enquête, réduisant ainsi l'étendue de la non-réponse partielle.

La collecte de l'ECI a donné lieu à un taux de réponse global de 74,6 %. Ce taux correspond au nombre de réponses complètes divisé par le nombre de cas envoyés à la collecte, moins les cas hors du champ (cas qui ne respectaient pas les critères d'admissibilité de l'enquête). Ainsi, ce taux rend compte du pourcentage de personnes qui ont participé à l'interview par rapport au nombre qui devaient le faire.

Les taux de réponse pour les provinces allaient de 68,4 % au Nouveau-Brunswick à 79,6 % en Saskatchewan. Dans les territoires, les taux de réponse allaient de 64,2 % au Nunavut à 73,3 % au Yukon. Selon le groupe d'âge, les taux de réponse allaient de 65,8 % pour les personnes de 25 à 44 ans à 84,7 % pour les personnes de 65 à 74 ans.

Des erreurs de couverture se produisent lorsqu'il y a des différences entre la population cible et la population d'enquête. En particulier, le sous-dénombrement peut être problématique. Comme l'échantillon de l'ECI est sélectionné à partir des répondants à l'ENM, les non-répondants à l'ENM n'ont pas pu être échantillonnés pour l'ECI. Mis à part les problèmes de couverture liés au recensement et à l'ENM, un biais de non-réponse dans l'ENM peut se traduire par un biais de couverture dans l'ECI. Afin de limiter l'étendue de ce problème, des procédures de suivi particulières de la non-réponse ont été utilisées à l'ENM pour réduire le biais potentiel pour les populations à risque. Des stratégies de pondération particulières ont aussi été utilisées pour réduire le biais potentiel. Pour de plus amples informations sur la qualité des données de l'ENM, voir le Guide de l'utilisateur de l'ENM (no 99-001-x2011001 au catalogue).

Des erreurs de mesure se produisent lorsque la réponse fournie diffère de la valeur réelle. Elles peuvent être dues aux répondants, à l'intervieweur, au questionnaire ou à la méthode de collecte par exemple. Des efforts ont été déployés pour l'ECI de 2012 afin d'élaborer des questions compréhensibles, pertinentes et adaptées aux répondants. On a aussi eu recours à des intervieweurs qualifiés, à de la formation exhaustive des intervieweurs, ainsi qu'à l'observation et au contrôle des intervieweurs.

Des erreurs de traitement peuvent se produire lors de la saisie des données, du codage ou du contrôle. Des procédures de contrôle de la qualité ont été appliquées à chaque étape du traitement des données afin de réduire ce type d'erreur.

Documentation