Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises

Information détaillée pour 2014

Statut :

Inactive

Fréquence :

Occasionnelle

Numéro d'enregistrement :

2941

L'enquête vise à connaître les types de financement qu'utilisent les petites et moyennes entreprises et à recueillir de l'information sur les tentatives récentes d'obtenir du nouveau financement. L'enquête sert aussi à recueillir des renseignements sur les obstacles à la croissance, la situation financière des petites et moyennes entreprises, les caractéristiques de la propriété, ainsi que la mesure dans laquelle l'entreprise est active en matière d'innovation et de propriété intellectuelle.

Date de la parution - 4 août 2015 (Tableaux de données spécifiques); 27 novembre 2015 (Résultats complets)

Aperçu

L'enquête a pour objectif de connaître les caractéristiques générales des petites et moyennes entreprises et de leurs activités de financement. Elle sert à recueillir des renseignements sur les types de financement par emprunt, par crédit-bail et par actions sur lesquels comptent les petites et moyennes entreprises (PME). De plus, l'enquête sert à recueillir des renseignements sur les tentatives récentes d'obtenir du nouveau financement. Elle sert aussi à recueillir des renseignements additionnels sur les circonstances qui influent sur la manière dont ces entreprises exercent leurs activités.

Statistique Canada mène cette enquête pour le compte d'un consortium dirigé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les données de l'enquête seront utilisées à la fois par le secteur public et le secteur privé. Innovation, Sciences et Développement économique Canada utilisera ces renseignements pour étudier la disponibilité du financement pour les PME et pour recommander des changements de politique en vue d'aider les entreprises. D'autres ministères utiliseront les renseignements pour élaborer des programmes nationaux et régionaux et pour planifier leurs politiques. Les entreprises utiliseront les renseignements pour analyser le marché ou pour comparer leur rendement avec celui d'entreprises de même taille dans le même secteur d'activité. Les associations industrielles utiliseront les renseignements pour mesurer le rendement de l'industrie et développer les marchés, et les fournisseurs de financement aux PME les utiliseront pour cerner les lacunes dans leurs services.

Sujets

  • Petites et moyennes entreprises
  • Rendement des entreprises et appartenance

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible provient du Registre des entreprises (RE) de Statistique Canada. Le RE est une base de données sur la population des entreprises canadiennes et il sert de base de sondage à toutes les enquêtes-entreprises de Statistique Canada. Il s'agit d'une liste structurée d'entreprises productrices de biens et de services au Canada. Les entreprises suivantes sont exclues de la population cible :

1- Entreprises ayant 0 employé ou comptant plus de 500 employés
2- Entreprises ayant un revenu brut inférieur à 30 000 $
3- Organismes sans but lucratif
4- Coentreprises
5- Organismes publics
6- Entreprises de secteurs d'activités particuliers, désignées par le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord. Elles comprennent les services publics (22), la finance et les assurances (52), la gestion de sociétés et d'entreprises (55), les services d'enseignement (61), les administrations publiques (91), la location et la location à bail de matériel automobile (5321), la location et la location à bail de machines et matériel d'usage commercial et industriel (5324), les centres de soins ambulatoires (6214), les laboratoires médicaux et d'analyses diagnostiques (6215), les autres services de soins ambulatoires (6219), les hôpitaux généraux et hôpitaux de soins chirurgicaux (6221), les hôpitaux psychiatriques et hôpitaux pour alcooliques et toxicomanes (6222), les hôpitaux spécialisés (sauf les hôpitaux psychiatriques et les hôpitaux pour alcooliques et toxicomanes) (6223) et les services communautaires d'alimentation et d'hébergement, services d'urgence et autres secours (6242).

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire de l'enquête a été conçu par Statistique Canada en collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada et son consortium de partenaires. Le Centre de ressources en conception de questionnaires de Statistique Canada a fait des suggestions pour améliorer le questionnaire et, ensuite, il a fait l'essai du questionnaire sur le terrain auprès d'environ vingt-cinq entreprises différentes. Les résultats de ces essais ont servi à apporter d'autres améliorations au questionnaire.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Le Registre des entreprises (RE) a servi de point de départ à l'établissement de la base de sondage de l'enquête. Cette dernière a été créée en sélectionnant à partir du registre toutes les entreprises qui respectaient les critères ayant servi à déterminer la population cible. Le nombre d'entreprises correspondant à la population cible s'établissait à 812 095.

L'unité d'échantillonnage était l'entreprise. La population a été stratifiée selon la région, l'industrie et la taille. Les régions comprenaient les provinces de l'Atlantique, le Québec, l'Ontario, les provinces des Prairies ainsi que la Colombie-Britannique regroupée avec les territoires. Les industries correspondaient au Système de classification des industries de l'Amérique du Nord de 2012 (SCIAN) et la taille a été établie en fonction du nombre d'employés de l'entreprise. Pour les entreprises de moins de deux ans (les entreprises en démarrage), il y avait deux catégories pour la taille : de 1 à 4 employés et 5 employés et plus. Pour les entreprises de deux ans et plus, on comptait quatre catégories : de 1 à 4 employés, de 5 à 19 employés, de 20 à 99 employés et 100 employés et plus.

La taille de l'échantillon sélectionnée a été déterminée en fonction des critères suivants :
- Les variables d'intérêt les plus importantes étaient des proportions (on suppose une proportion maximale de 50 % pour chaque variable d'intérêt);
- Dans chaque strate, un minimum de 10 unités a été sélectionné;
- Des cibles de précision (erreurs types) ont été spécifiées pour certains regroupements de strates;
- La méthode de sélection de l'échantillon était la méthode d'échantillonnage aléatoire simple sans remise;
- Un taux de réponse minimal de 40 % était attendu dans chaque strate.
L'échantillon de base était composé de 19 998 unités des 812 095 unités de la base de sondage.

En plus de produire des estimations pour la population de base, des estimations pour certaines populations spéciales étaient requises. Ces populations provenaient de listes fournies à Statistique Canada comportant des unités représentant la population cible, à l'exception de la population du secteur des technologies de l'information et des communications, qui provenait d'une liste prédéterminée de codes du SCIAN. Les tailles d'échantillon établies pour chacune de ces sous-populations étaient :
- Les coopératives, 610 unités sélectionnées;
- Les utilisateurs du Programme de financement des petites entreprises du Canada (PFPEC), 1 500 unités sélectionnées;
- Les entreprises ayant conclu des contrats avec Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), 673 unités sélectionnées;
- Les technologies de l'information et des communications, 388 unités sélectionnées.

Les listes supplémentaires n'ont pas été stratifiées, à l'exception de celle du PFPEC. Cette liste a été stratifiée de manière à ce que les strates ayant une plus grande probabilité de comporter des unités visées par l'enquête soient davantage échantillonnées. Dans chaque liste, les unités ont été sélectionnées de façon aléatoire au moyen de la méthode d'échantillonnage aléatoire simple sans remise.

En combinant l'échantillon de base aux échantillons des listes supplémentaires, la taille finale sans double compte de l'échantillon était de 23 169 entreprises.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2015-02-02 à 2015-05-29

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

La collecte des données est effectuée au moyen de la méthode d'interviews téléphoniques assistées par ordinateur (ITAO).

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

La détection des erreurs fait partie intégrante des activités de collecte et de traitement des données. La validité des enregistrements de données a fait l'objet de vérifications automatisées pendant la collecte, afin de relever les erreurs de saisie et de déclaration. On a demandé aux répondants de valider leurs données déclarées en cas d'échec des vérifications de la collecte.

Avant l'imputation, les données recueillies ont subi une série de vérifications pour repérer les erreurs et les incohérences. Certaines variables ont également fait l'objet d'une détection des valeurs aberrantes pour cerner les valeurs improbables ou influentes. Toutes ces valeurs aberrantes ont été assujetties à une vérification plus approfondie et celles réputées être des valeurs aberrantes ont fait l'objet d'une imputation, comme ce fut le cas des valeurs incohérentes ou manquantes.

Les erreurs et les incohérences relevées dans les données ont été examinées et corrigées en consultant les données d'unités semblables dans l'enquête, les données provenant de cycles antérieurs de l'enquête et des renseignements provenant de sources externes. Si un enregistrement ne pouvait pas être corrigé, il était signalé à des fins d'imputation.

Enfin, les règles de vérification ont été intégrées dans le système d'imputation pour détecter et corriger toute erreur restante et garantir la cohérence des données imputées.

Imputation

Après la vérification des microdonnées, on a créé une variable pour chacune des variables de l'enquête afin de déterminer celles qui avaient échoué aux règles de vérification ou dont les valeurs étaient manquantes. Deux catégories d'unités ont été créées : les cas de non-réponse totale et les cas de non-réponse partielle. Les unités de non-réponse totale ont été traitées au moyen d'une pondération, les poids des unités déclarantes de la même strate ayant été corrigés de façon que les unités de non-réponse soient aussi représentées. Le traitement des unités de non-réponse partielle a été effectué par imputation.

L'imputation due à la non-réponse partielle a été effectuée de façon indépendante pour chacune des diverses populations cibles. Par exemple, on ne peut utiliser les données complètes de l'échantillon des coopératives pour imputer les données manquantes des unités de l'échantillon des technologies de l'information et des communications. Les variables manquantes ont fait l'objet d'une imputation par la méthode du plus proche voisin. On utilise la fonction de distance minimax pour trouver le donneur le plus proche. La fonction de distance minimax détermine le donneur le plus proche comme étant celui dont la valeur des variables d'appariement présente la plus petite différence maximale absolue par rapport à celle des variables d'appariement du receveur. Pour la plupart des variables, la variable d'appariement utilisée était le chiffre de l'emploi. L'imputation a été effectuée au sein de groupes d'unités appelés « catégories d'imputation ». Ces catégories d'imputation ont été formées d'unités de taille semblable (emploi), du même niveau géographique et du même secteur d'activité.

Un nombre minimal d'unités a été requis dans chaque catégorie d'imputation. Quand les catégories d'imputation étaient trop petites, on en a créé de plus grandes en combinant plusieurs catégories.

Aux fins de la cohérence interne (cohérence entre les variables du même enregistrement), la valeur des variables manquantes ou incohérentes a été imputée selon l'ordre dans lequel elles figuraient dans le questionnaire. De cette façon, si une question posée à une certaine étape du questionnaire a donné lieu à une imputation, on a pu s'en servir comme variable d'appariement pour une question située plus loin dans le questionnaire.

La plupart des imputations de données d'enquête ont été faites de façon automatisée à l'aide de BANFF, un système généralisé conçu par Statistique Canada.

Estimation

Un fichier complet de microdonnées pondérées a été créé pour toutes les entreprises sélectionnées dans la population cible pour lesquelles des données ont été déclarées ou imputées. Les poids ont été ajustés pour tenir compte de la non-réponse totale afin que les estimations finales soient représentatives de l'ensemble de la population visée par l'enquête. Les estimations pondérées ont été produites en utilisant le Système généralisé d'estimation (SGE).

Évaluation de la qualité

Dans la mesure du possible, les estimations ont été comparées à des données semblables provenant de cycles antérieurs de l'enquête pour veiller à ce que les résultats de l'enquête soient cohérents avec les résultats historiques. De plus, des spécialistes à l'extérieur de Statistique Canada ont eu l'occasion d'examiner les microdonnées et les estimations de l'enquête et de formuler des commentaires sur leur qualité avant leur diffusion officielle.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Afin de prévenir la divulgation d'information, l'analyse de la confidentialité a été effectuée au moyen du Système G-CONFID. G-CONFID a été utilisé pour l'analyse primaire de la confidentialité ainsi que pour la suppression secondaire (divulgation par recoupement). La divulgation directe ou la confidentialité primaire peut se produire lorsque la valeur dans une cellule de totalisation se compose de peu de déclarants ou lorsque la cellule est dominée par quelques entreprises. La divulgation par recoupement peut se produire lorsque des renseignements confidentiels peuvent être extraits indirectement en rassemblant des renseignements provenant de différentes sources ou séries de données.

Exactitude des données

Puisqu'elles sont toutes fondées sur des résultats d'échantillon, les estimations faites dans le cadre de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises sont sujettes à l'erreur d'échantillonnage. Cette erreur peut s'exprimer comme erreur type. Par exemple, la proportion d'entreprises de la population cible qui répondraient OUI à une question donnée est estimée à 50 %, avec une erreur type de 0,04. Dans l'échantillonnage répété, on s'attendrait que l'estimation se situe entre 46 % et 54 %, 19 fois sur 20. On utilise les règles ci-après fondées sur l'erreur type pour attribuer une mesure de qualité à toutes les estimations de pourcentages.

Code de qualité A ¿ Excellente (Coefficient de variation : jusqu'à 5 %; erreur type pour les pourcentages : jusqu'à 2,5 %)
Code de qualité B ¿ Bonne (Coefficient de variation : de 5 % à 10 %; erreur type pour les pourcentages : de 2,5 % à 5 %)
Code de qualité C ¿ Moyenne (Coefficient de variation : de 10 % à 15 %; erreur type pour les pourcentages : de 5 % à 7,5 %)
Code de qualité D ¿ Médiocre (Coefficient de variation : de 15 % à 20 %; erreur type pour les pourcentages : de 7,5 % à 10 %)
Code de qualité E ¿ Faible, à utiliser avec prudence (Coefficient de variation : de 20 % à 25 %; erreur type pour les pourcentages : de 10 % à 12,5 %)
Code de qualité F ¿ Non fiable, ne pas utiliser (Coefficient de variation : 25 % et plus; erreur type pour les pourcentages : 12,5 % et plus)

Les estimations de l'enquête peuvent aussi comprendre des erreurs non dues à l'échantillonnage, lesquelles peuvent se produire pour de nombreuses raisons. Elles comprennent, entre autres, les erreurs de couverture de la population, les différences dans l'interprétation des questions, les renseignements erronés fournis par les répondants et les erreurs d'enregistrement, de codage et de traitement des données. La non-réponse est une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Bien que l'impact des erreurs non dues à l'échantillonnage soit difficile à évaluer, certaines mesures comme les taux de réponse et d'imputation peuvent être utilisés comme indicateurs du niveau possible d'erreur non due à l'échantillonnage.

Pour calculer le taux de réponse à l'enquête, on a divisé le nombre de répondants par le nombre estimatif d'unités dans le champ de l'enquête. Le nombre d'unités dans le champ de l'enquête comprend l'ensemble des répondants, les exploitations saisonnières ou à temps partiel admissibles et une estimation du nombre d'unités admissibles comprises parmi les non-répondants. Dans le cas de la population principale, le taux de réponse calculé s'élevait à 63,5 %.

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