Enquête annuelle sur les dépenses en immobilisations et réparations : réelles, provisoires, perspectives (EDIR)

Information détaillée pour 2016

Statut :

Active

Fréquence :

Annuelle

Numéro d'enregistrement :

2803

Cette enquête sert à rassembler des données sur les dépenses en immobilisations et réparations au Canada. Les gouvernements et les organismes fédéraux et provinciaux, les associations professionnelles, les universités et les organismes internationaux utilisent ces renseignements pour formuler leurs politiques et comme mesure de l'activité régionale.

Date de la parution - 10 mai 2016 (perspectives)

Aperçu

Cette enquête annuelle recueille des données sur les intentions de dépense en immobilisations et les dépenses pour les deux années précédentes; occasionnellement, lorsque des changements dans les conditions économiques prévalentes le justifient, des données sur les intentions révisées sont également recueillies pour l'année en cours. Les données sur les dépenses en immobilisations fournissent des indications utiles quant à l'état du marché dans l'économie en général et dans ses divers secteurs. Voyant que ces dépenses représentent une partie importante et relativement variable des dépenses nationales brutes, l'envergure et la teneur des programmes d'investissements donnent une bonne idée de la demande que les producteurs canadiens ont eu à satisfaire au cours de la période en cause. De plus, l'importance relative des immobilisations projetées, au total et dans chaque secteur, permet de savoir ce que prévoient les dirigeants d'entreprise en ce qui concerne la demande future par rapport à la capacité de production actuelle. Les données recueillies sont utilisées par le Système de comptabilité nationale du Canada, particulièrement par le Produit intérieur brut (PIB) et la Balance des paiements. Les gouvernements et les organismes fédéraux et provinciaux, les associations professionnelles, les organismes internationaux utilisent ces renseignements pour formuler leurs politiques et comme mesure de l'activité régionale.

Activité statistique

L'enquête est menée dans le cadre du Programme intégré de la statistique des entreprises (PISE). Le PISE a été conçu pour intégrer les quelque 200 enquêtes auprès des entreprises dans un même programme d'enquête principal. Le PISE vise à recueillir des données plus précises sur les industries et les produits à l'échelle provinciale, tout en évitant les chevauchements entre les différents questionnaires d'enquête. La restructuration des questionnaires d'enquête sur les entreprises permet une plus grande harmonisation de la présentation, de la structure et du contenu. L'approche intégrée rend la déclaration plus facile pour les entreprises ayant des activités dans différentes industries, puisqu'elles peuvent ainsi fournir des renseignements similaires pour chaque succursale. Elles n'ont ainsi pas à remplir des questionnaires, dont la présentation, la formulation et même les concepts changent d'une industrie à l'autre. Les résultats combinés donnent des statistiques économiques plus cohérentes et précises.

Période de référence : Année financière

Sujets

  • Comptes économiques
  • Construction
  • Construction non résidentielle
  • Machines et matériel
  • Réparations et entretien
  • Services aux entreprises, aux consommateurs et liés à la propriété
  • Travaux de génie liés au secteur non résidentiel

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible comprend l'ensemble des entreprises de toutes les industries et entités gouvernementales au Canada selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord 2012 (SCIAN) et au cours de l'année de référence. Les dépenses liées à des immobilisations canadiennes usagées sont exclues puisqu'elles représentent un transfert de biens à l'intérieur du Canada et n'ont aucun effet sur le total national. Les dépenses liées à des biens importés au Canada augmentent le stock national et sont donc incluses.

Élaboration de l'instrument

En janvier 2011, des spécialistes la conception de questionnaire ont été testé les questionnaires auprès d'une combinaison variée de répondants.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

La base de sondage est la liste des entreprises et établissements qui ont été sélectionnés pour l'Enquête sur l'activité économique, les dépenses et les produits de Statistique Canada. La base fournit des renseignements fondamentaux sur chaque entreprise, incluant l'adresse, la classification industrielle et des renseignements provenant des sources de données administratives. Cette information originant du Registre des entreprises de Statistique Canada est mise à jour et complétée à l'aide de l'Enquête sur l'activité économique, les dépenses et les produits de Statistique Canada.

Avant la sélection d'un échantillon aléatoire, les entreprises sont classées dans des groupes homogènes (c.-à-d. des groupes ayant le même code SCIAN, la même zone géographique [province/territoire]) formés selon les caractéristiques de leurs établissements. Ensuite, chaque groupe est divisé en sous-groupes (petit, moyen, grand) qu'on appelle les strates, en fonction de leur revenu d'entreprise annuel.

Par la suite, un échantillon d'une taille prédéterminée est réparti dans chaque strate. L'objectif est d'optimiser la qualité générale de l'enquête tout en respectant les ressources disponibles. La répartition de l'échantillon peut donner lieu à deux types de strates : des strates à tirage complet, où l'échantillonnage de toutes les unités est certain, et des strates à tirage partiel, où la sélection des unités échantillonnées se fait de manière aléatoire.

La taille totale de l'échantillon pour l'enquête est d'environ 17 380 entreprises.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2015-05-11 à 2016-01-25

Il s'agit d'une enquête à participation obligatoire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants, sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants, sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Les données sont recueillies principalement à l'aide d'un questionnaire électronique, tout en offrant la possibilité de recevoir un questionnaire papier, répondre par entrevue téléphonique ou par d'autre méthodes de production électronique. Un suivi sur les non-réponses et pour la validation des données est effectué par courriel, téléphone ou télécopieur.

Deux périodes d'enquête sont organisées de telle sorte qu'on recueille trois ensembles de données annuelles ayant trait aux perspectives, aux données réelles préliminaires et aux données réelles relativement aux dépenses en immobilisations et en réparations. Les intentions d'investissement pour l'année A et les dépenses réelles préliminaires pour A-1 sont recueillies, en utilisant des questionnaires combinés en un seul, d'octobre A-1 à janvier A; les données réelles relativement aux dépenses en immobilisations et en réparations pour A-2 sont recueillies de mai A-1 à octobre A-1. Les établissements sélectionnés reçoivent soit le questionnaire ordinaire (long ou abrégé), soit un questionnaire spécialisé (long ou abrégé), soit le questionnaire de nouveau projet. Le genre de questionnaire reçu par un établissement dépend de son secteur d'activité, du niveau de dépenses anticipé, de l'ensemble de données faisant l'objet de la collecte et du fait que l'établissement fait partie ou non des nouveaux projets. On demande aux répondants de déclarer les dépenses pour l'exercice financier de douze mois dont le dernier jour se situe entre le 1er avril de l'année demandée et le 31 mars de l'année suivante.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

Lorsque les questionnaires remplis sont reçus, le processus d'assurance de la qualité se poursuit par la vérification statistique des données, qui consiste à scruter les données pour détecter les incohérences internes et les anomalies par rapport aux autres enquêtes ou aux autres années.

La détection des erreurs fait partie intégrante des activités de collecte et de traitement des données. Des règles de validation automatisées sont appliquées aux enregistrements de données durant la collecte afin de repérer les erreurs de déclaration et de saisie. Ces règles permettent de repérer les erreurs potentielles d'après les variations d'une année à l'autre des variables clés, des totaux et des ratios qui dépassent les seuils de tolérance, ainsi que les problèmes de cohérence des données recueillies (p. ex., le total d'une variable n'est pas égal à la somme de ses parties). D'autres règles de validation sont utilisées durant le traitement des données afin de détecter automatiquement les erreurs ou les incohérences qui subsistent après la collecte. Ces règles comprennent les contrôles de valeurs (p. ex., CC >= 0, CM >= 0), les contrôles d'égalité linéaire (p. ex., CC + CM = TC), les contrôles d'inégalité linéaire (p. ex., TC >= CC) et les contrôles d'équivalence (p. ex., la somme des actifs en immobilisations reliés à la construction = CC). Les erreurs repérées peuvent être corrigées en suivant le processus de suivi des questionnaires rejetés au contrôle durant la collecte ou par imputation. Les valeurs extrêmes sont aussi signalées comme étant des valeurs aberrantes, à l'aide de méthodes automatisées fondées sur la distribution des renseignements recueillis. Les valeurs détectées font ensuite l'objet d'un examen visant à en évaluer la fiabilité. L'examen manuel d'autres unités peut entraîner la détection d'autres valeurs aberrantes. Ces valeurs sont exclues du calcul des ratios et des tendances utilisés pour l'imputation et durant l'imputation par donneur. En général, tous les efforts ont été déployés pour réduire les erreurs non dues à l'échantillonnage, à savoir les erreurs d'omission, de dédoublement, de classification erronée, de déclaration et de traitement.

La vérification des additions sert à repérer les valeurs rapportées en dollars plutôt qu'en milliers, les pourcentages dont la somme n'arrive pas à 100 % et les totaux inexacts. La vérification des différences consiste à évaluer la vraisemblance des dépenses déclarées en les comparants avec les dépenses indiquées lors des enquêtes antérieures de la même année et d'une autre année. Enfin, la méthode de Hidiroglou-Berthelot est utilisée afin de détecter les données aberrantes.

Imputation

En cas de non-réponse ou de réponses incomplètes au questionnaire ou lorsque les données déclarées sont considérées comme incorrectes aux étapes de la détection des erreurs, on utilise l'imputation pour compléter ou corriger les renseignements. De nombreuses méthodes d'imputation peuvent être utilisées pour compléter un questionnaire, y compris les modifications manuelles apportées par un analyste. Les techniques statistiques automatisées employées pour imputer les données manquantes comprennent : l'imputation déterministe et le remplacement par des données historiques (en prenant les données réelles provisoires et celles des perspectives pour une même année de référence, ou celles de l'année précédente, directement). Lorsqu'aucune information historique n'est disponible, la méthode prise pour imputer est un ratio qui tient compte de la relation entre les revenus et les dépenses rapportées par le répondant. Notons que les unités pour lesquelles les méthodes d'imputation précédentes n'ont pu être appliquées ont été imputées par la moyenne. En général, on commence par imputer les variables clés, qu'on utilise ensuite aux étapes subséquentes pour imputer d'autres variables connexes.

L'imputation permet de produire un fichier de micro données complet et cohérent qui couvre toutes les variables d'enquête.

Estimation

La répartition des données est nécessaire lorsque certaines entreprises déclarent leurs données en regroupant un grand nombre d'unités d'échantillonnage situées dans plus d'une province ou territoire ou appartenant à plus d'une branche d'activité. Les facteurs fondés sur l'information provenant de sources telles que les fichiers de données fiscales et les profils du Registre des entreprises sont utilisés afin de répartir les données déclarées dans le rapport combiné entre les différentes unités d'estimation où l'entreprise exerce ses activités.

L'échantillon utilisé pour l'estimation résulte d'un processus d'échantillonnage en deux phases. Un poids d'échantillonnage initial (le poids déterminé par le plan d'échantillonnage) est calculé pour chaque unité de l'enquête et correspond simplement à la multiplication de l'inverse de la probabilité de sélection à chaque phase. Il est ensuite ajusté pour tenir compte des unités qui auraient pu être mal classées (grandes unités trouvées dans une strate de petites unités, par exemple). En outre, les poids d'échantillonnage dérivés sont modifiés et ajustés à l'aide de renseignements à jour provenant des données fiscales. On utilise une technique statistique appelée calibration pour ajuster l'ensemble final de poids de manière à ce que l'échantillon représente le plus fidèlement possible les données fiscales de la population de l'industrie.

Le poids calculé pour chaque unité d'échantillonnage indique combien d'autres unités elle représente. Les poids finaux sont habituellement égaux ou supérieurs à un. Les unités d'échantillonnage à tirage complet ont un poids d'échantillonnage de 1 et ne représentent qu'elles-mêmes. Les unités de valeurs plus grandes que prévu sont considérées comme mal classées et leur poids est généralement ajusté de sorte qu'elles ne représentent qu'elles-mêmes.

L'unité d'échantillonnage étant l'entreprise, elle peut représenter de nombreux emplacements qui pourraient contribuer à différentes parties de la population (sous-industries, province ou territoire, etc.). Chaque emplacement est considéré comme une unité d'estimation. On utilise les caractéristiques des unités d'estimation pour dériver les domaines d'estimation, y compris la classification des industries et la géographie. L'estimation pour la partie enquêtée de la population se fait par simple agrégation des valeurs pondérées de tous les emplacements échantillonnés qui se trouvent dans le domaine d'estimation. On calcule les estimations pour plusieurs domaines d'estimation tels que les groupes industriels et les provinces ou territoires, en se fondant sur les données de classification les plus récentes disponibles pour l'emplacement et la période de référence de l'enquête. Il est à noter que ces données de classification peuvent différer de la classification d'échantillonnage originale parce que la taille des enregistrements, l'industrie ou l'emplacement pourraient avoir changé. Les changements de classification se reflètent immédiatement dans les estimations.

Dans le cas de la partie inéligible à l'échantillonnage (aussi appelée partie à tirage nul) de la population cible définie dans l'Enquête sur l'activité économique, les dépenses et les produits de Statistique Canada, un ajustement dérivé à partir de la relation entre deux variables étroitement liées - le total des dépenses en immobilisations (TC) recueillies lors de l'enquête et le coût d'acquisition (CoA) disponible à partir des données fiscales - permet de produire un modèle qu'on utilise pour obtenir une estimation de cette portion de la population. L'estimation globale englobe les estimations de la partie enquêtée et de la partie à tirage nul.

Les estimations pour le secteur de la construction (SCIAN 23) et une partie du secteur de l'agriculture (SCIAN 11) sont générées entièrement à partir des données administratives sur le coût d'acquisition (CoA) pour le SCIAN 23 et de l'Enquête financière sur les fermes pour la portion du SCIAN 11.

Évaluation de la qualité

Avant la publication, on analyse les résultats combinés de l'enquête afin d'en évaluer la comparabilité. Il s'agit généralement d'un examen détaillé des réponses individuelles (particulièrement pour les grandes entreprises), de la conjoncture économique générale, de la cohérence avec les résultats de l'indicateur économique connexe, des tendances historiques et des renseignements d'autres sources externes (p. ex. associations, publications spécialisées, articles de journaux). Après cette étape, il est possible d'analyser les tendances des divers secteurs. On commence par une évaluation des changements annuels (ou en pourcentage) dans chaque industrie pour repérer les provinces et territoires comportant des industries ou des sous-industries qui présentent une activité inhabituelle. Ce genre d'analyse met aussi en relief les industries qui ont le plus de poids dans les totaux canadiens.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans y être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupements de données reconnaissables.

Afin de prévenir toute divulgation de données, une analyse de confidentialité est faite à l'aide du système de confidentialité généralisé (G-CONFID) de Statistique Canada. G-CONFID est utilisé pour la suppression primaire (divulgation directe), ainsi que pour la suppression secondaire (divulgation par recoupements). Il y a divulgation directe lorsque la valeur dans une cellule de totalisation se compose de peu de déclarants ou que la cellule est dominée par quelques entreprises. Il y a divulgation par recoupements lorsque des renseignements confidentiels peuvent être extraits indirectement en rassemblant des renseignements provenant de différentes sources ou séries de données.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à cette enquête.

Exactitude des données

Toutes les enquêtes sont sujettes aux erreurs d'échantillonnage et aux erreurs non dues à l'échantillonnage. Les erreurs d'échantillonnage se produisent parce que les estimations proviennent d'un échantillon de la population plutôt que de la population entière. Les erreurs non dues à l'échantillonnage ne sont pas liées à l'échantillonnage et peuvent survenir pour différentes raisons au cours de la collecte et du traitement des données. La non-réponse, par exemple, est une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Le sous dénombrement ou le surdénombrement de la population, les écarts dans l'interprétation des questions ainsi que les erreurs d'enregistrement, de codage et de traitement des données sont d'autres exemples d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Dans la mesure du possible, ces erreurs sont réduites au minimum par la conception minutieuse du questionnaire d'enquête, la vérification des données de l'enquête et le suivi auprès des non-répondants afin de maximiser les taux de réponse.

Des mesures de l'erreur d'échantillonnage sont calculées pour chaque estimation. De plus, lorsqu'il y a de la non-réponse, celle-ci est prise en compte et la qualité est réduite en fonction de son importance dans l'estimation. Sont aussi fournis d'autres indicateurs de la qualité tels que le taux de réponse.

L'erreur d'échantillonnage et le taux de non-réponse sont combinés en un seul code d'évaluation de la qualité. Ce code utilise les lettres de A à F où A signifie que les données sont d'excellente qualité et F signifie qu'elles ne sont pas fiables. Les estimations de qualité F ne sont pas publiées. Ces codes d'évaluation de la qualité peuvent être demandés et doivent toujours être pris en considération.

Documentation

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