Enquête sur la sécurité financière (ESF)

Information détaillée pour 2016

Statut :

Active

Fréquence :

Occasionnelle

Numéro d'enregistrement :

2620

Le but de l'enquête est de recueillir des informations d'un échantillon de ménages canadiens sur leurs avoirs et leurs dettes, emploi, revenu et éducation. L'ESF permet de brosser un portrait indispensable du bien-être financier des Canadiens. L'information recueillie porte sur la valeur de tous les avoirs (actifs) financiers et non financiers ainsi que sur les sommes dues sur l'hypothèque, les véhicules, les cartes de crédit, les prêts étudiants et les autres dettes.

Date de la parution - 7 décembre 2017

Aperçu

L'ESF brosse un portrait détaillé de la valeur nette du patrimoine des Canadiens. Des renseignements sont recueillis sur la valeur de l'ensemble des principaux avoirs financiers et non financiers et sur les sommes dues à l'égard des prêts hypothécaires, des véhicules, des cartes de crédit, des prêts étudiants et d'autres dettes. La valeur nette du patrimoine d'une famille peut être vue comme étant le montant d'argent restant à sa disposition après la vente de tous ses avoirs et le remboursement de la totalité de ses dettes.

Les données de l'enquête sont utilisées par les ministères afin de faciliter l'élaboration de politiques, le secteur privé et les personnes et familles afin de comparer leur patrimoine avec celui des autres familles du même type.

Période de collecte : À partir de 2012, la période de collecte dure 3 mois, du début septembre au début décembre.

Sujets

  • Actif, endettement et richesse des ménages
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible de l'Enquête sur la sécurité financière est les familles canadiennes provenant des dix provinces.
Sont exclus de l'enquête :
¿ les territoires,
¿ les personnes vivant dans les réserves et d'autres établissements autochtones,
¿ les représentants officiels des pays étrangers qui vivent au Canada et leur famille,
¿ les membres d'organisations religieuses et d'autres colonies collectives,
¿ les membres des Forces canadiennes qui vivent sur les bases militaires,
¿ les personnes âgées qui vivent dans des résidences, et
¿ les personnes qui vivent à plein temps dans un établissement institutionnel, comme un établissement carcéral, un hôpital ou une maison de soins infirmiers.
Ensemble, ces exclusions représentent environ 2 % de la population.

Élaboration de l'instrument

Le Centre de ressources en conception de questionnaires (CRCQ) de Statistique Canada a procédé à des essais qualitatifs de certains modules du questionnaire de l'enquête, alors que les questions des autres modules ont été tirées d'autres enquêtes de Statistique Canada. La formulation des questions respecte le plus possible celle du contenu établi par le Comité du contenu harmonisé de Statistique Canada.

Le questionnaire respecte les pratiques et le texte à utiliser dans un environnement d'interview assisté par ordinateur, tel que le contrôle automatisé des enchaînements de questions en fonction des réponses données à des questions antérieures ainsi que l'utilisation d'un ensemble de règles permettant de détecter les incohérences logiques et les erreurs de saisie. L'application informatique de collecte de données a été soumise à des essais rigoureux.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Chaque province est stratifiée en deux parties, soient les zones rurales et les zones urbaines. Chacune des deux parties utilise un plan d'échantillonnage différent. Dans les zones rurales, un échantillon à plusieurs degrés est sélectionné à partir de la base aréolaire de l'Enquête sur la population active. Dans les zones urbaines, un échantillon stratifié est sélectionné à partir du Registre des adresses. De l'information provenant du Fichier des familles T1 (FFT1) est utilisée pour la stratification, ce qui améliore l'efficacité de cette partie de l'échantillon.

Toutes les familles résidant dans les logements sélectionnés ont été incluses dans l'échantillon.

Unité d'échantillonnage :
Dans les zones urbaines, où un plan stratifié est utilisé, l'unité d'échantillonnage est le logement.

Dans les régions rurales, où la base aréolaire de l'EPA est utilisée dans un plan à plusieurs degrés, les zones géographiques, ou grappes de l'EPA, constituent l'unité d'échantillonnage au premier degré alors que les logements sélectionnés dans ces grappes constituent l'unité d'échantillonnage au deuxième degré.

Méthode de stratification :
Le premier niveau de stratification est par province et chaque province est par la suite stratifiée en zones rurales et urbaines. Deux échantillons indépendants sont sélectionnés à l'intérieur de chaque province, un à partir de chacune des deux strates, rurale et urbaine.

Dans les zones rurales, un échantillon à plusieurs degrés a été sélectionné à l'aide de la base aréolaire de l'Enquête sur la population active. La stratification de l'EPA en grandes strates géographiques est utilisée lors de la sélection des grappes à la première phase.

Dans les zones urbaines, l'information tirée du Fichier des familles T1 (FFT1), comme l'âge et le revenu, est utilisée pour stratifier le registre des adresses en groupes de logements ayant une valeur nette similaire.

Échantillonnage et sous-échantillonnage :
L'échantillon de l'ESF est composé de 21 112 logements, 13 328 logements sélectionnés parmi les strates urbaines et 7 784 logements sélectionnés à l'intérieur de 696 grappes parmi les strates rurales.

L'allocation tient compte des différents plans d'échantillonnage dans les zones urbaines et rurales. De plus, pour améliorer la qualité des estimations, les strates où la valeur nette est élevée sont suréchantillonnées par rapport aux strates où la valeur nette est petite dans les zones urbaines.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2016-09-08 à 2016-12-08

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants, sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Méthode de collecte:
IPAO (Interview sur place assistée par ordinateur)

Méthode de saisie:
Blaise

Contact initial:
Lettre d'introduction envoyée aux répondants

Suivi:
Intervieweur visite ou appelle les répondants

Utilisation de personnes interposées:
Oui

Langues offertes:
anglais et français

Temps de l'entrevue:
45 minutes

Source de données administratives: fichier des déclarations de revenus (T1)

Autre source: Régimes de pension au Canada (RPC)

Afin de diminuer le fardeau de réponse, l'information en provenance des dossiers fiscaux et de l'Enquête sur les régimes de pension au Canada est utilisée.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Le questionnaire informatisé possède plusieurs caractéristiques visant à maximiser la qualité des données recueillies.

Plusieurs règles de validation sont intégrées au questionnaire de façon à pouvoir identifier les données rapportées avec des valeurs inhabituelles et ainsi trouver les incohérences logiques. Lorsqu'une règle échoue, l'intervieweur peut rapidement corriger l'information (avec l'aide du répondant, si nécessaire).

Une fois les données transmises au bureau central, une série d'étapes de traitement est lancée afin d'effectuer une vérification détaillée de chaque questionnaire. Les réponses erronées sont aussitôt corrigées ou identifiées pour imputation.

Les règles de validation sont appliquées à un niveau micro.

Les règles de validation déterministes et de cohérence ont aussi été exécutées au niveau micro. Les données ont été vérifiées afin d'identifier les valeurs aberrantes et/ou extrêmes, puis ont été corrigées si nécessaire.

Imputation

Pour les données sur le revenu, tous les répondants sont appariés au fichier de données fiscales, à moins qu'ils refusent que leurs données soient couplées. Les données obtenues à partir des dossiers fiscaux sont complètes et ne nécessitent pas d'imputation. On impute des données de revenu uniquement en l'absence de données fiscales. L'imputation par donneur selon la méthode du plus proche voisin est habituellement utilisée et est exécutée principalement au moyen du Système canadien de vérification et d'imputation du recensement (SCANVIR) de Statistique Canada. Toutefois, les montants reçus dans le cadre de certains programmes gouvernementaux, par exemple, la prestation universelle pour la garde d'enfants et la prestation fiscale canadienne pour enfants, sont calculés à partir d'autres données (p. ex., le nombre d'enfants dans le ménage), au moyen d'une méthode d'imputation déductive.

On procède aussi à une imputation pour d'autres variables clés lorsque des données sont manquantes. L'imputation des variables autres que celles sur le revenu a aussi été effectuée principalement au moyen de la méthode du plus proche voisin. Dans certains cas, on a aussi recours à l'imputation déductive. L'imputation se fait en plusieurs étapes. Les variables des mêmes sections du questionnaire ou des sections connexes sont souvent imputées ensemble. Un ensemble approprié de variables d'appariement et de classes d'imputation est déterminé pour chaque groupe de variables traitées ensemble. Le logiciel du SCANVIR de Statistique Canada, ainsi que des programmes SAS personnalisés, ont servi à l'imputation des variables autres que celles sur le revenu.

On a recours à l'imputation pour traiter la non-réponse partielle pour de nombreuses variables, mais pas toutes. Les variables qui ne font pas l'objet d'une imputation conservent des valeurs manquantes sous forme de codes réservés tels que « Ne sais pas », « Refus » et « Non déclaré ». Les taux d'imputation pour les questions s'appliquant à la majorité des répondants avaient tendance à être faibles, mais les questions s'appliquant uniquement à un petit pourcentage de répondants comportaient parfois des taux d'imputation relativement élevés. Ce qui montre que les répondants avaient beaucoup plus de difficulté à répondre ou étaient moins disposés à fournir des réponses à ces questions.

Plus d'informations au sujet du taux d'imputation pour les questions de l'ESF peuvent être obtenues en demandant le rapport de qualité de l'ESF. Pour obtenir ce document, contactez le service à la clientèle (613-951-7355, STATCAN.income-revenu.STATCAN@canada.ca).

Estimation

Un poids intégré, c'est-à-dire que tous les membres du ménage ont le même poids, est produit pour l'ESF. Le processus de pondération commence par un calcul des poids déterminés par le plan d'échantillonnage, en séparant les parties rurales et urbaines de l'échantillon. Dans chacun des deux échantillons, les poids sont par la suite ajustés pour tenir compte de la non-réponse. Après ajustement de la non-réponse, les poids sont combinés en un seul fichier. On détermine ensuite les observations influentes et on réduit les poids pour un petit nombre d'observations extrêmes. Puis les poids sont calés une première fois aux totaux de population connus. Les totaux utilisés sont les suivants : les projections démographiques produites par la Division de la démographie de Statistique Canada à partir du Recensement de 2011, le nombre de salariés selon 7 catégories de rémunération par province selon le fichier T4 de l'Agence du revenu du Canada, et le nombre de personnes ayant un régime de pension enregistré par province selon les comptes des Régimes de pension au Canada (RPC) 2016. Pour compléter le processus, les étapes pour les observations influentes et le calage sont répétées une deuxième fois.

La variance est estimée en utilisant la méthode de Rao-Wu-Yue avec 1 000 poids bootstrap. Pour déterminer les poids bootstrap, 1 000 répétitions sont utilisées et à chaque répétition, on applique le même processus d'ajustement des poids que celui utilisé pour les poids de sondage.

Évaluation de la qualité

Les données sont comparées aux résultats d'autres sources de données : le Recensement ainsi que les sources administratives et d'autres enquêtes menées par Statistique Canada.

Il est difficile d'établir des comparaisons directes avec des sources externes, comme les comptes financiers et les comptes des avoirs du Système de comptabilité nationale, compte tenu des différences en matière de définition, de couverture et de traitement. On peut toutefois tirer les conclusions générales suivantes en fonction de comparaisons approximatives:

a) L'ESF semble sous-estimer certaines des composantes liées à la valeur nette, en particulier les avoirs financiers et les dettes à la consommation.

b) La qualité des estimations des actifs réels (p. ex., les résidences occupées par le propriétaire et les véhicules) est nettement supérieure à la qualité des avoirs financiers.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent aux données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Les règles de suppression sont appliquées aux différents tableaux des estimations de l'ESF afin d'assurer la confidentialité des répondants et la qualité des données. Par exemple, les estimations sont arrondies (à la centaine près pour les médianes) et les estimations fondées sur moins de 30 observations sont supprimées.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à ce programme statistique.

Exactitude des données

La qualité des estimations produites au moyen des données de l'ESF est mesurée grâce aux intervalles de confiance à 95 %. Il est important d'utiliser les intervalles de confiance dans les comparaisons des estimations pour déterminer si la différence entre les valeurs est statistiquement significative. Les intervalles de confiance décrivent la variabilité d'échantillonnage et donnent une indication de la précision d'une estimation donnée.

La longueur de l'intervalle de confiance dépend du domaine d'intérêt ainsi que de la prévalence et variabilité de la caractéristique.

Pour l'ESF 2016, l'intervalle de confiance à 95 % pour la valeur nette moyenne des familles canadiennes avait une longueur de 38 500$.

Plus d'informations au sujet de la qualité des estimations produites en utilisant l'ESF peuvent être obtenues en demandant le rapport de qualité de l'ESF. Pour obtenir ce document, contactez le service à la clientèle (613-951-7355, STATCAN.income-revenu.STATCAN@canada.ca).

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