Enquête sur la sécurité financière (ESF)

Statut :
Active
Fréquence :
Occasionnelle
Numéro d'enregistrement :
2620

Cette enquête fournit des renseignements sur la valeur nette du patrimoine des familles canadiennes, c'est-à-dire sur la différence entre leurs avoirs et leurs dettes.

Information détaillée pour 2012

Date de la parution - 25 février 2014

Aperçu

L'objet de cette enquête est d'obtenir des informations d'un échantillon de familles canadiennes sur leurs avoirs, dettes, emploi, revenu et éducation. Elle nous aidera à comprendre comment les finances des familles ont évolué à la suite des pressions économiques.

L'ESF brosse un portrait détaillé de la valeur nette du patrimoine des Canadiens. Des renseignements sont recueillis sur la valeur de l'ensemble des principaux avoirs financiers et non financiers et sur les sommes dues à l'égard des prêts hypothécaires, des véhicules, des cartes de crédit, des prêts étudiants et d'autres dettes. La valeur nette du patrimoine d'une famille peut être vue comme étant le montant d'argent restant à sa disposition après la vente de tous ses avoirs et le remboursement de la totalité de ses dettes.

Les données de l'enquête sont utilisées par les ministères afin de faciliter l'élaboration de politiques, le secteur privé et les personnes et familles afin de comparer leur patrimoine avec celui des autres familles du même type.

Sujets

  • Actif, endettement et richesse des ménages
  • Dépenses et épargne des ménages
  • Revenu, pensions, dépenses et richesse

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'Enquête sur la sécurité financière (ESF) porte sur la population vivant dans les dix provinces. Sont exclus de l'enquête les personnes vivant dans les réserves et d'autres établissements autochtones dans les provinces, les représentants officiels de pays étrangers vivant au Canada et leurs familles, les membres de communautés religieuses et d'autres communautés, les membres des Forces canadiennes qui habitent dans des camps ou des bases militaires, les personnes qui vivent à temps plein dans des établissements, par exemple, les détenus dans les pénitenciers et les malades chroniques dans les hôpitaux et les maisons de repos. Ensemble, ces exclusions représentent environ 2 % de la population.

Élaboration de l'instrument

Le contenu du questionnaire est déterminé en partenariat avec Emploi et Développement Social Canada, la Banque du Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Finances Canada et d'Industrie Canada.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

L'ESF de 2012 comporte un plan d'échantillonnage à plusieurs degrés stratifié à base duale. La taille de l'échantillon initial total était de 20 000 logements. L'échantillon a été sélectionné comme deux échantillons indépendants à partir de deux bases qui se chevauchent : la base aréolaire de l'Enquête sur la population active (EPA) et une base établie à partir de la partie urbaine, c'est à dire les régions métropolitaines de recensement (RMR) et les agglomérations de recensement (AR), du fichier sur la famille T1 (FFT1) de 2009.

Les strates de la base aréolaire de l'EPA ont été regroupées en strates urbaines et rurales dans chaque province. On a sélectionné un échantillon de 3 860 logements à partir des strates urbaines, et de 7 731 à partir des strates rurales.

La base urbaine du FFT1 a été stratifiée selon la province et quatre niveaux de valeur nette prévue des ménages, et un échantillon de 8 409 logements a été sélectionné.

Toutes les familles résidant dans les logements sélectionnés ont été incluses dans l'échantillon.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2012-09-04 à 2012-11-30

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants, sont tirées de fichiers administratifs et sont dérivées de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Les données sont recueillies en utilisant la méthode « Interview sur place assistées par ordinateur (IPAO) ». Les répondants sont encouragés à utiliser des factures et autres documents pour fournir des réponses plus précises. Les interviews durent en moyenne 45 minutes.

Aucun renseignement n'est recueilli auprès des personnes vivant temporairement à l'extérieur de leur famille (par exemple, les étudiants à l'université) parce que de tels renseignements sont recueillis, le cas échéant, auprès des familles sélectionnées. Ainsi, on évite les doubles comptages.

Dans le cas des familles, on interview le membre de la famille qui connait le mieux la situation financière de la famille. Au besoin, on effectue des suivis auprès d'autres membres de la famille. Les réponses par procuration sont acceptées. Ainsi, un membre de la famille peut répondre aux questions au nom des autres membres de la famille, s'il le veut ou le peut.

Utilisation de données administratives:

Afin de diminuer le fardeau de réponse, l'information en provenance des dossiers fiscaux et de l'Enquête sur les régimes de pension au Canada est utilisée.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration .

Détection des erreurs

Traitement des grandes valeurs

Pour tout échantillon, la présence ou l'absence de valeurs extrêmes tirées de la population peut influer sur les estimations de manière disproportionnée. Dans une enquête sur les avoirs et les dettes, on s'attend à ce qu'il y ait quelques valeurs extrêmes dans l'échantillon, comme il existe dans la population des valeurs extrêmes valides. On identifie et examine les valeurs à l'extérieur des limites définies par rapport aux autres renseignements déclarés à l'égard du répondant. Lorsqu'il est jugé que la valeur est attribuable à une erreur de déclaration ou de traitement, elle est ajustée. Autrement, on la retient.

Imputation

Pour les données sur le revenu, tous les répondants sont appariés au fichier de données fiscales, à moins qu'ils refusent que leurs données soient couplées. Les données obtenues à partir des dossiers fiscaux sont complètes et ne nécessitent pas d'imputation. On impute des données de revenu uniquement en l'absence de données fiscales. L'imputation par donneur selon la méthode du plus proche voisin est habituellement utilisée et est exécutée principalement au moyen du Système canadien de contrôle et d'imputation du recensement (SCANCIR) de Statistique Canada. Toutefois, les montants reçus dans le cadre de certains programmes gouvernementaux, par exemple, la prestation universelle pour la garde d'enfants et la prestation fiscale canadienne pour enfants, sont calculés à partir d'autres données (p. ex., le nombre d'enfants dans le ménage), au moyen d'une méthode d'imputation déductive.

On procède aussi à une imputation pour d'autres variables clés lorsque des données sont manquantes. L'imputation des variables autres que de revenu a aussi été effectuée principalement au moyen de la méthode du plus proche voisin. Dans certains cas, on a aussi recours à l'imputation déductive. L'imputation se fait en plusieurs étapes. Les variables des mêmes sections du questionnaire ou des sections connexes sont souvent imputées ensemble. Un ensemble approprié de variables d'appariement et de classes d'imputation est déterminé pour chaque groupe de variables traitées ensemble. Le logiciel du SCANCIR et de BANFF (système généralisé de contrôle et d'imputation) de Statistique Canada, ainsi que des programmes SAS personnalisés, ont servi à l'imputation des variables autres que de revenu.

Également, on a recours à l'imputation pour traiter la non réponse partielle pour de nombreuses variables, mais pas toutes. Les variables qui ne font pas l'objet d'une imputation conservent des valeurs manquantes sous forme de codes de réserve « Ne sais pas », « Refus » et « Non déclaré ». Les taux d'imputation pour les questions s'appliquant à la majorité des répondants avaient tendance à être faibles, mais les questions s'appliquant uniquement à un petit pourcentage de répondants comportaient parfois des taux d'imputation relativement élevés, ce qui montre que les répondants avaient beaucoup plus de difficulté à répondre ou étaient moins disposés à fournir des réponses à ces questions.

Estimation

On produit un poids intégré pour l'ESF, c'est à dire un même poids pour tous les membres du ménage. Le processus de pondération commence par un calcul des poids déterminés par le plan d'échantillonnage, séparément pour les deux échantillons. Les poids sont par la suite rajustés pour tenir compte de la non-réponse, séparément dans chaque échantillon. Afin de combiner les deux échantillons, les poids doivent être corrigés pour tenir compte du fait que les logements qui chevauchent les deux bases de sondage sont susceptibles d'être sélectionnés dans les deux échantillons. Les poids sont par la suite rajustés au moyen de multiplicateurs appelés les facteurs de calage, lesquels font correspondre les estimations aux totaux de population connus. Les totaux comprennent les projections démographiques produites par la Division de la démographie de Statistique Canada, à partir du Recensement de 2006, ainsi que le nombre de salariés selon 7 catégories de rémunération par province, sur la base du fichier T4 de l'Agence du revenu du Canada. Les totaux démographiques pour chaque province comprennent des chiffres de population selon l'âge et le sexe, ainsi que selon la taille du ménage et la taille de la famille. On détermine par la suite les observations influentes et on réduit les poids pour un petit nombre d'observations extrêmes. Les poids des observations qui restent sont par la suite ajustés dans le cadre d'une autre ronde de calage.

Un ensemble correspondant de 1 000 poids bootstrap est produit et peut servir à estimer la variance d'échantillonnage.

Évaluation de la qualité

Les données sont comparées aux résultats de d'autres sources de données : le Recensement ainsi que les sources administratives et d'autres enquêtes menées par Statistique Canada.

Il est difficile d'établir des comparaisons directes avec des sources externes, comme les comptes financiers et les comptes des avoirs du Système de comptabilité nationale compte tenu des différences en matière de définition, de couverture et de traitement. On peut toutefois tirer les conclusions générales suivantes en fonction de comparaisons approximatives :

a) L'ESF semble sous-estimer certaines des composantes liées à la valeur nette, en particulier les avoirs financiers et les dettes à la consommation.

b) La qualité des estimations des actifs réels (p. ex., les résidences occupées par le propriétaire et les véhicules) est nettement supérieure à la qualité des avoirs financiers.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Exactitude des données

La fiabilité des estimations produites à partir des données d'enquête dépend à la fois des erreurs d'échantillonnage et des erreurs non dues à l'échantillonnage.

Des erreurs d'échantillonnage se produisent parce que des données provenant uniquement d'un échantillon de la population, plutôt que de l'ensemble de la population, servent à effectuer des inférences concernant la population dans son ensemble. L'ampleur de l'erreur d'échantillonnage est affectée par le plan d'échantillonnage, la variabilité de la caractéristique mesurée et la taille de l'échantillon. L'erreur d'échantillonnage est souvent déclarée au moyen d'erreurs types ou de coefficients de variation (c.v.). Le c.v. d'une estimation est exprimé en pourcentage et est défini comme l'erreur type d'une estimation divisée par l'estimation proprement dite. Parmi les exemples de c.v. pour trois variables importantes de l'ESF au niveau national figurent les suivants : total des actifs, 1,5 %, total des dettes, 2,4 %, et valeur nette, 1,7 %.

Les erreurs non dues à l'échantillonnage prennent la forme d'erreurs de couverture, d'erreurs dues à la non réponse, d'erreurs de réponse et d'autres formes d'erreurs de collecte et de traitement. Les erreurs non dues à l'échantillonnage qui se produisent de façon aléatoire ont peu de répercussions sur les estimations d'enquête. Les erreurs qui se produisent systématiquement pourraient toutefois entraîner des biais dans les estimations d'enquête.

Des erreurs de couverture (surdénombrement et sous dénombrement) se produisent quand la base de sondage ne couvre pas de façon appropriée la population cible. Le taux de glissement, une mesure de l'erreur de couverture, est défini comme la différence relative entre les comptes pondérés (avant le calage) et un ensemble de totaux de population provenant d'une source de l'extérieur. Dans le cadre de l'ESF de 2012, on a observé un taux de glissement global de 11,2 %. Les taux de glissement vont de -10,1 % dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador à 18,0 % dans la province de l'Alberta. Le calage des poids d'enquête aux totaux de contrôle a servi à réduire l'erreur de couverture. Dans chaque province, les totaux de contrôle comprenaient des projections démographiques selon l'âge et le sexe, selon la taille de la famille et du ménage, ainsi que des nombres de salariés selon les catégories de rémuneration.

La non réponse totale et la non-réponse partielle peuvent aussi avoir des répercussions sur la qualité des estimations d'enquête. Plus le taux de réponse est faible, plus le biais de non réponse possible est élevé. On traite la non réponse totale par l'ajustement des poids des répondants pour tenir compte des non répondants. Le taux de réponse global à l'ESF a été de 68,6 %.