Enquête annuelle sur le commerce de détail (COMDT)

Information détaillée pour 2014

Statut :

Active

Fréquence :

Annuelle

Numéro d'enregistrement :

2447

Cette enquête sert à recueillir des données financières et d'exploitation / production nécessaires au développement de politiques et de programmes économiques nationaux et régionaux.

Date de la parution - 18 juillet 2016

Aperçu

L'Enquête annuelle sur le commerce de détail mesure chaque année les caractéristiques financières et d'exploitation des détaillants du Canada.

Les données de l'enquête renseignent sur les recettes, les dépenses et les stocks. Ces données sont utilisées par tous les paliers de gouvernement, les organismes gouvernementaux, le secteur du commerce de détail et les particuliers afin d'évaluer les tendances dans le secteur, d'en mesurer le rendement, d'établir des données repères et d'étudier la structure évolutive du secteur du commerce de détail. Ces renseignements sont également des données d'entrée essentielles qui permettent de mesurer les marges brutes dans le Système de comptabilité nationale du Canada (SCNC).

Les estimations de l'Enquête annuelle sur le commerce de détail ne tiennent pas compte des entreprises classées en tant qu'entreprises de vente directe, qui font par exemple de la vente directe de porte en porte, de la vente au moyen de distributeurs automatiques, de la vente directe de journaux ou de magazines (imprimeurs ou éditeurs) ou de la vente de livres et de disques (clubs de livres et de disques). Dans le cas de ces activités, les données sont recueillies et les estimations produites dans le cadre de l'Enquête annuelle sur le commerce de détail hors magasin.

Sauf dans les cas suivants, les activités de vente au détail par Internet sont incluses dans l'Enquête annuelle sur le commerce de détail :

- si le détaillant comptabilise et déclare ses ventes en magasin et ses ventes par Internet en tant qu'activités distinctes, les ventes en magasin font partie des estimations de l'Enquête annuelle sur le commerce de détail et les ventes par Internet font partie des estimations de l'Enquête annuelle sur le commerce de détail hors magasin

- les ventes au détail faites par Internet, dans les cas où il s'agit d'une activité exclusive, sont toujours incluses dans l'Enquête annuelle sur le commerce de détail hors magasin

- les achats faits par Internet sur un site de vente au détail non canadien sont toujours exclus des estimations.

Activité statistique

L'enquête est menée dans le cadre du Programme intégré de la statistique des entreprises (PISE). Le PISE a été conçu pour intégrer les quelques 200 enquêtes auprès des entreprises dans un même programme d'enquête principal. Le PISE vise à recueillir des données plus précises sur les industries et les produits à l'échelle provinciale, tout en évitant les chevauchements entre les différents questionnaires d'enquête. La restructuration des questionnaires d'enquête sur les entreprises permet une plus grande harmonisation de la présentation, de la structure et du contenu. L'approche intégrée rend la déclaration plus facile pour les entreprises ayant des activités dans différentes industries, puisqu'elles peuvent ainsi fournir des renseignements similaires pour chaque succursale. Elles n'ont ainsi pas à remplir des questionnaires dont la présentation, la formulation et même les concepts changent d'une industrie à l'autre. Les résultats combinés donnent des statistiques économiques plus cohérentes et précises.

Période de référence : L'année civile ou l'exercice financier de 12 mois dont le dernier jour se situe entre le 1er avril de l'année de référence et le 31 mars de l'année suivante.

Période de collecte : Avril à octobre

Sujets

  • Commerce de détail et de gros
  • Ventes au détail selon le type de magasin

Sources de données et méthodologie

Population cible

La population cible est constituée de tous les établissements statistiques considérés comme faisant partie de l'industrie du commerce de détail (SCIAN 441 à 453) selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN 2012) au cours de l'année de référence.

La population observée est constituée de tous les établissements statistiques considérés comme faisant partie de l'industrie du commerce de détail (SCIAN 441 à 453) selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN 2012) trouvés sur le Registre des entreprises de Statistique Canada en date du dernier jour de l'année de référence (incluant les établissements actifs durant une partie de l'année de référence).

Élaboration de l'instrument

Les questionnaires d'enquêtes contiennent des modules génériques qui ont été conçus pour couvrir le secteur du commerce de détail. Ces modules incluent des renseignements reliés aux revenus, et aux dépenses. Les questionnaires incluent également des modules propres à l'industrie faisant l'objet de l'enquête dont le but est d'obtenir des caractéristiques financières et autres qui se rapportent particulièrement à cette industrie.

Afin de réduire le fardeau de réponse, les petites entreprises reçoivent un questionnaire concernant les caractéristiques (version abrégée) qui ne comprend seulement que modules propres à l'industrie faisant l'objet de l'enquête. Pour ces petites entreprises, les données reliées aux revenus et aux dépenses sont tirées de fichiers administratifs.

Le questionnaire a été élaboré en consultation avec d'éventuels répondants, des utilisateurs de donnée, et des spécialistes de l'élaboration de questionnaires.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Les nouvelles données recueillies dans le cadre du programme d'enquêtes de Statistique Canada ainsi que les fichiers du numéro d'entreprise de l'Agence de revenu du Canada (ARC) sont les principales sources d'information du Registre des entreprises. Grâce aux données administratives de l'ARC, on peut créer l'univers de toutes les entités commerciales.

Le Registre des entreprises couvre toutes les entreprises* canadiennes rencontrant au moins un des trois critères suivants :

(1) disposent d'une main-d'oeuvre pour laquelle des retenues sur la paie sont remises à l'ARC;

(2) réalisent un minimum de 30 000$ de chiffre d'affaires;

(3) sont constituées en société en vertu d'une loi fédérale ou provinciale et ont rempli un formulaire fédéral de déclaration de revenus des sociétés au cours des trois dernières années.

Les données fournies dans nos produits font état du nombre d'emplacements statistiques selon l'activité (Système de classification des industries de l'Amérique du Nord), les codes de classification géographique et les tranches d'effectif.

UNITÉ D'ÉCHANTILLONNAGE
L'unité d'échantillonnage est l'entreprise, telle qu'elle est définie dans le Registre des entreprises.

MÉTHODE DE STRATIFICATION
Avant la sélection d'un échantillon aléatoire, les entreprises sont classées dans des groupes homogènes (c.-à-d. des groupes ayant le même code SCIAN, la même zone géographique [province/territoire]) formés selon les caractéristiques de leurs établissements. Ensuite, chaque groupe est divisé en sous-groupes (petit, moyen, grand) qu'on appelle les strates, en fonction de leur revenu d'entreprise annuel.

ÉCHANTILLONNAGE ET SOUS-ÉCHANTILLONNAGE
Suite à stratification, un échantillon d'une taille prédéterminée est réparti dans chaque strate. L'objectif est d'optimiser la qualité générale de l'enquête tout en respectant les ressources disponibles. La répartition de l'échantillon peut donner lieu à deux types de strates : des strates à tirage complet, où l'échantillonnage de toutes les unités est certain, et des strates à tirage partiel, où la sélection des unités échantillonnées se fait de manière aléatoire.

La taille totale de l'échantillon pour l'enquête est d'environ 4 300 entreprises.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2015-04-27 à 2015-10-23

Il s'agit d'une enquête à participation obligatoire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants et sont tirées de fichiers administratifs.

Les données sont recueillies chaque année principalement à l'aide d'un questionnaire électronique, tout en offrant la possibilité de recevoir un questionnaire papier, répondre par entrevue téléphonique ou par d'autre méthodes de production électronique. Un suivi sur les non-réponses et pour la validation des données est effectué par téléphone ou télécopieur.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

La détection des erreurs fait partie intégrante des activités de collecte et de traitement des données. Des règles de validation automatisées sont appliquées aux enregistrements de données durant la collecte afin de repérer les erreurs de déclaration et de saisie. Ces règles permettent de repérer les erreurs potentielles d'après les variations d'une année à l'autre des variables clés, des totaux et des ratios qui dépassent les seuils de tolérance, ainsi que les problèmes de cohérence des données recueillies (p. ex., le total d'une variable n'est pas égal à la somme de ses parties). D'autres règles de validation sont utilisées durant le traitement des données afin de détecter automatiquement les erreurs ou les incohérences qui subsistent après la collecte. Ces règles comprennent les contrôles de valeurs (p. ex. Valeur > 0, Valeur > -500, Valeur = 0), les contrôles d'égalité linéaire (p. ex. Valeur1 + Valeur2 = Valeur Totale), les contrôles d'inégalité linéaire (p. ex. Valeur1 >= Valeur2) et les contrôles d'équivalence (p. ex. Valeur1 = Valeur2). Les erreurs repérées peuvent être corrigées en suivant le processus de suivi des questionnaires rejetés au contrôle durant la collecte ou par imputation. Les valeurs extrêmes sont aussi signalées comme étant des valeurs aberrantes, à l'aide de méthodes automatisées fondées sur la distribution des renseignements recueillis. Les valeurs détectées font ensuite l'objet d'un examen visant à en évaluer la fiabilité. L'examen manuel d'autres unités peut entraîner la détection d'autres valeurs aberrantes. Ces valeurs sont exclues du calcul des ratios et des tendances utilisés pour l'imputation et durant l'imputation par donneur. En général, tous les efforts ont été déployés pour réduire les erreurs non dues à l'échantillonnage, à savoir les erreurs d'omission, de dédoublement, de classification erronée, de déclaration et de traitement.

Imputation

En cas de non-réponse ou de réponses incomplètes au questionnaire ou lorsque les données déclarées sont considérées comme incorrectes aux étapes de la détection des erreurs, on utilise l'imputation pour compléter ou corriger les renseignements. De nombreuses méthodes d'imputation peuvent être utilisées pour compléter un questionnaire, y compris les modifications manuelles apportées par un analyste. Les techniques statistiques automatisées employées pour imputer les données manquantes comprennent : l'imputation déterministe, le remplacement par des données historiques (avec calcul de tendance, s'il y a lieu), le remplacement par des renseignements auxiliaires obtenues auprès d'autres sources, le remplacement fondé sur les relations connues entre les données pour l'unité échantillonnée et le remplacement par des données tirées d'une unité semblable de l'échantillon (appelé imputation par donneur). En général, on commence par imputer les variables clés, qu'on utilise ensuite aux étapes subséquentes pour imputer d'autres variables connexes.

L'imputation permet de produire un fichier de micro données complet et cohérent qui couvre toutes les variables d'enquête.

Estimation

L'échantillon utilisé pour l'estimation résulte d'un processus d'échantillonnage à deux phases. Un poids d'échantillonnage initial (le poids déterminé par le plan d'échantillonnage) est calculé pour chaque unité de l'enquête et correspond simplement à la multiplication de l'inverse de la probabilité de sélection à chaque phase qui est conditionnelle à la taille d'échantillon réalisé. Le poids calculé pour chaque unité d'échantillonnage indique combien d'autres unités elle représente. Les poids finaux sont habituellement égaux ou supérieurs à un. Les unités d'échantillonnage à tirage complet ont un poids d'échantillonnage de 1 et ne représentent qu'elles-mêmes.

L'estimation des totaux se fait à l'aide d'une simple agrégation des valeurs pondérées de toutes les unités d'estimation qui se trouvent dans le domaine d'estimation. Les estimations sont calculées pour plusieurs domaines d'estimation tels que les groupes industriels et les provinces ou territoires, en se fondant sur les données de classification les plus récentes disponibles pour l'unité d'estimation et la période de référence de l'enquête. Il est à noter que ces données de classification peuvent différer de la classification d'échantillonnage initiale parce que la taille, l'industrie ou l'emplacement pourraient avoir changé dans les enregistrements. Les changements de classification sont immédiatement pris en compte dans les estimations.

La répartition des données est nécessaire lorsque certaines entreprises déclarent leurs données en regroupant un grand nombre d'unités situées dans plus d'une province ou territoire ou appartenant à plus d'une catégorie industrielle dans la classification. Les facteurs fondés sur l'information provenant de sources telles que les fichiers de données fiscales et les profils du Registre des entreprises sont utilisés afin de répartir les données déclarées dans le rapport combiné entre les différentes unités d'estimation où l'entreprise exerce ses activités. On utilise les caractéristiques des unités d'estimation pour dériver les domaines d'estimation, y compris la classification des industries et la géographie.

Les unités dont la taille est plus grande que prévu sont considérées comme étant mal classées et leur poids est ajusté afin qu'elles ne représentent qu'elles-mêmes (les grandes unités se retrouvant dans une strate de petites unités, par exemple).

Les poids peuvent être modifiés et corrigés au moyen des renseignements à jour tirés des données fiscales. On utilise une technique statistique appelée calage pour ajuster l'ensemble final de poids de manière à ce que l'échantillon représente le plus fidèlement possible les données fiscales de la population de l'industrie.

Évaluation de la qualité

Avant la publication, on analyse les résultats combinés de l'enquête afin d'en évaluer la comparabilité. Il s'agit généralement d'un examen détaillé des réponses individuelles (particulièrement pour les grandes entreprises), de la conjoncture économique générale, de la cohérence avec les résultats de l'indicateur économique connexe, des tendances historiques et des renseignements d'autres sources externes (p. ex. associations, publications spécialisées, articles de journaux).

Révisions et désaisonnalisation

Des révisions des données brutes doivent être effectuées pour corriger les erreurs non dues à l'échantillonnage qui sont décelées. Ceci comporte généralement le remplacement de données imputées par des données déclarées et la correction qui vient des répondants sur les données déclarées précédemment.

Les données brutes sont révisées, sur une base annuelle, pour l'année précédent immédiatement l'année de référence en cours qui fait l'objet de la publication. C'est donc dire que lorsque les données pour l'année actuelle sont publiées pour la première fois, on procédera aussi à des révisions, au besoin, à l'égard des données brutes pour l'année précédente.

Exactitude des données

Toutes les enquêtes sont sujettes aux erreurs d'échantillonnage et aux erreurs non dues à l'échantillonnage. Les erreurs d'échantillonnage se produisent parce que les estimations proviennent d'un échantillon de la population plutôt que de la population entière. Les erreurs non dues à l'échantillonnage ne sont pas liées à l'échantillonnage et peuvent survenir pour différentes raisons au cours de la collecte et du traitement des données. La non-réponse, par exemple, est une source importante d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Le sous dénombrement ou le surdénombrement de la population, les écarts dans l'interprétation des questions ainsi que les erreurs d'enregistrement, de codage et de traitement des données sont d'autres exemples d'erreurs non dues à l'échantillonnage. Dans la mesure du possible, ces erreurs sont réduites au minimum par la conception minutieuse du questionnaire d'enquête, la vérification des données de l'enquête et le suivi auprès des non-répondants afin de maximiser les taux de réponse.

Des mesures de l'erreur d'échantillonnage sont calculées pour chaque estimation. De plus, lorsqu'il y a de la non-réponse, celle-ci est prise en compte et la qualité est réduite en fonction de son importance dans l'estimation. Sont aussi fournis d'autres indicateurs de la qualité tels que le taux de réponse.

L'erreur d'échantillonnage et le taux de non-réponse sont combinés en un seul code d'évaluation de la qualité. Ce code utilise les lettres de A à F où A signifie que les données sont d'excellente qualité et F signifie qu'elles ne sont pas fiables. Ces codes d'évaluation de la qualité peuvent être demandés et doivent toujours être pris en considération.

Documentation

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