Système de comptabilité économique et environnementale du Canada - Comptes des flux physiques (CFP)

Information détaillée pour 2015

Statut :

Active

Fréquence :

Annuelle

Numéro d'enregistrement :

5115

Les comptes des flux physiques sont l'un des principaux éléments du Système de comptabilité économique et environnementale des Nations Unies, qui a été adopté comme norme statistique internationale en 2012. Ces comptes servent à enregistrer les mesures, en unités physiques, les ressources ainsi que les emplois d'intrants naturels (p. ex. mètres cubes d'eau), de produits (p. ex. térajoules d'essence) et de résidus (p. ex. kilotonnes d'émissions de dioxyde de carbone).

Date de la parution - 12 septembre 2017 (utilisation d'énergie et émissions de gaz à effet de serre)

Aperçu

Les comptes des flux physiques (CFP) produits par Statistique Canada servent à enregistrer les flux annuels de ressources naturelles, de produits et de résidus entre l'économie canadienne et l'environnement. Les données sont présentées de manière à refléter les activités des industries, des ménages et des administrations publiques, et s'appuient sur le système de classification utilisé dans les comptes d'entrées-sorties de Statistique Canada (enregistrement 1401). Les CFP s'appuient sur les mêmes classifications et méthodes comptables que le Système de comptabilité nationale (SCN), afin que leurs données puissent être reliées aux données monétaires des comptes économiques nationaux. Des changements dans les classifications et de nouvelles améliorations ont été apportés au SCN à la suite de la mise en oeuvre des nouvelles normes internationales publiées dans le Système de comptabilité nationale 2008. Cette révision historique de 2012 du Système de comptabilité nationale du Canada a eu d'importantes répercussions sur les tableaux des ressources et des emplois publiés par Statistique Canada (référez-vous à « Modernisation des tableaux d'entrées-sorties » sous Documentation ci-dessous). Par conséquent, les nouveaux tableaux des CFP ne sont pas entièrement comparables aux estimations déjà publiées pour la période allant de 1990 à 2008.

Les CFP se trouvent sous leur forme la plus élaborée dans les tableaux où sont consignés les mesures, en unités physiques, les ressources ainsi que les emplois d'intrants naturels, de produits et de résidus pour les industries et pour les ménages. Les tableaux des ressources et des emplois en termes physiques (TREP) reflètent la structure des tableaux des ressources et des emplois en termes monétaires qui servent de fondement aux comptes d'entrées-sorties, mais leur couverture va au-delà des produits, afin d'inclure les intrants naturels et les résidus. Dans le Système de comptabilité économique et environnementale (SCEE), les intrants naturels sont définis comme l'ensemble des intrants physiques qui sont déplacés de l'endroit où ils se trouvent dans l'environnement dans le cadre de processus de production économique ou qui sont utilisés directement en production; les produits sont définis comme des biens et des services (y compris les produits basés sur la capture des connaissances) qui résultent d'un processus de production; et les résidus sont définis comme les flux de matières solides, liquides ou gazeuses et d'énergie qui sont rejetées, déversées ou émises par les établissements et les ménages dans le cadre de processus de production, de consommation ou d'accumulation. Cette couverture élargie permet de mieux comprendre les liens entre l'environnement et l'économie.

Le Canada a axé la mise en oeuvre des CFP sur des éléments particuliers du cadre des ressources et des emplois physiques plutôt que sur l'élaboration complète de la structure détaillée des TREP décrite dans le SCEE. Selon le sujet, les CFP peuvent se concentrer sur la production de statistiques découlant des données sur les ressources (p. ex. dans le cas des émissions de CO2) ou des emplois (p. ex. dans le cas de la consommation d'eau et d'énergie). Cette approche est adoptée pour essayer de rationaliser la production et de maximiser l'utilité des données.

Jusqu'à présent, Statistique Canada a produit des CFP pour la consommation d'énergie, la consommation d'eau et les émissions de gaz à effet de serre. Ces statistiques sont utilisées pour la modélisation économico-environnementale; pour des études d'éco-efficacité, d'intensité de la consommation des ressources et de la production des déchets; pour la production d'indicateurs de l'environnement; et pour des négociations commerciales ayant trait aux répercussions sur l'environnement. Leur compatibilité avec les comptes économiques nationaux conventionnels facilite considérablement l'intégration des données environnementales dans les modèles et les analyses macroéconomiques.

Sujets

  • Comptes de l'environnement et des ressources
  • Comptes d'entrées-sorties
  • Comptes économiques
  • Environnement

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'économie canadienne.

Élaboration de l'instrument

Cette méthodologie ne s'applique pas.

Sources des données

Les données proviennent de diverses enquêtes de Statistique Canada et/ou d'autres sources.

Les comptes d'entrées-sorties du Système de comptabilité nationale du Canada (SCNC) fournissent des tableaux équilibrés des ressources et des emplois en termes monétaires qui sont également des sources de données importantes.

Cette information est compilée, intégrée et analysée dans le cadre du processus de production des estimations des flux physiques.

Les principaux fournisseurs internes de données à Statistique Canada sont la Division des comptes des industries, et la Division de la statistique de l'environnement, de l'énergie et des transports. Environnement et Changement climatique Canada et Ressources naturelles Canada sont les principaux fournisseurs de données externes. Des renseignements plus détaillés sur les sources de données sont fournis à la section sur l'estimation qui suit.

Détection des erreurs

Cette méthodologie ne s'applique pas.

Estimation

Au cours du processus de production des estimations statistiques, les données provenant de diverses sources sont comparées, analysées par des spécialistes du domaine et utilisées pour établir des estimations qui concordent avec les autres estimations du SCNC et qui brossent un tableau statistique valide et cohérent du domaine. La cohérence est une caractéristique essentielle des statistiques produites par le SCNC et par les CFP. Les données exprimées en unités physiques sont comparées aux estimations monétaires du SCNC pour s'assurer de leur cohérence. Ce processus d'intégration peut entraîner des révisions des données de base physiques ainsi que monétaires, et contribuer à l'amélioration de la qualité des données de base ainsi que des comptes résultants.

COMPTE DE L'ENERGIE

Ce compte décrit les emplois annuels des produits énergétiques par les industries, les administrations publiques, les institutions et les ménages. Il couvre les sources d'énergie suivantes : charbon, gaz naturel, essence pour moteurs, mazout, mazout léger (y compris le kérosène), mazout lourd, gaz carburant de raffinerie, gaz de cokerie, gaz de pétrole liquéfiés (y compris les liquides de gaz naturel), électricité, coke, vapeur, bois et liqueurs résiduaires. L'unité de mesure est le térajoule. Ne sont publiés que les emplois des produits énergétiques en raison de leur contenu énergétique - les emplois des produits énergétiques comme intrants de matières (p. ex. l'emploi de produits pétroliers pour produire des plastiques) ne sont pas inclus dans le compte des emplois de l'énergie, mais les données sont disponibles sur demande.

En général, les enquêtes sur l'énergie fournissent des données pour les grands consommateurs d'énergie. Quand les données de consommation exprimées en unités physiques ne sont pas disponibles, des estimations sont faites sur la base des données sur les dépenses qui figurent dans les comptes d'entrées-sorties.

Le Bulletin sur la disponibilité et écoulement d'énergie au Canada (BDEE) fournit les totaux de contrôle pour la consommation des types de carburants. Il fournit aussi les données de base sur la consommation par les producteurs et sur les emplois non énergétiques des carburants. L'Enquête sur la consommation industrielle d'énergie réalisée par Statistique Canada fournit des données détaillées sur la consommation de carburant par les industries manufacturières. Ces données sont combinées à celles du BDEE pour obtenir les estimations pour les industries manufacturières.

Les données pour le secteur de l'extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz sont étalonnées sur les totaux du BDEE en ajoutant des données pour la transformation d'énergie et la consommation par les producteurs. Les données détaillées de consommation de carburant par les industries sont tirées du Recensement des mines produit par Ressources naturelles Canada.

Les données pour les secteurs de l'agriculture et de la construction sont tirées directement du BDEE et réparties entre les diverses sous-industries en fonction des données sur les dépenses en carburant qui figurent dans les comptes d'entrées-sorties.

Les enquêtes sur les transports fournissent les données sur la consommation de carburant pour les compagnies aériennes. Ces données portent sur les emplois internationaux de carburant d'aviation par les transporteurs canadiens, conformément aux lignes directrices du SCEE. Les enquêtes sur les transports fournissent aussi les données sur la consommation de carburant pour les compagnies ferroviaires et de transport de passagers par autobus et du transport urbain.

Les achats d'essence pour moteurs et de mazout sont étalonnés sur les données du BDEE, mais sont répartis entre les industries en fonction des données sur les dépenses des comptes provinciaux d'entrées-sorties. L'utilisation des données des comptes provinciaux permet de tenir compte des variations des prix d'une province à l'autre. Cela permet de répartir les ventes au détail à la pompe, qui ne sont pas désagrégées selon l'industrie acheteuse dans le BDEE et pour lesquelles des données détaillées de consommation physique par industrie n'existent pas.

Les données sur la consommation d'énergie des ménages sont tirées directement de la catégorie résidentielle du BDEE, sauf celles sur la consommation d'essence pour moteurs et de mazout, qui font partie de la répartition des ventes au détail à la pompe susmentionnées.

Les données sur la consommation de bois et de liqueurs résiduaires sont tirées directement de l'Enquête sur la consommation industrielle d'énergie.

COMPTE DES GAZ A EFFET DE SERRE

Le compte des gaz à effet de serre couvre les émissions annuelles de résidus de dioxyde de carbone, de méthane et d'oxyde nitreux par les industries, les administrations publiques, les institutions et les ménages. L'unité de mesure est la kilotonne.

Les principales sources de données pour produire les estimations des émissions sont le compte de l'énergie et le Rapport d'inventaire national sur les sources et puits de gaz à effet de serre (RIN) publié par Environnement Canada.

Le RIN est la réponse gouvernementale officielle du Canada en vue d'honorer ses obligations aux termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Le rapport fournit les estimations des émissions de sept gaz à effet de serre résultant de la consommation d'énergie, des procédés industriels et d'autres sources. Les exigences de déclaration de la CCNUCC diffèrent des lignes directrices méthodologiques du SCEE, de sorte qu'il existe des différences entre les totaux qui figurent dans le compte des gaz à effet de serre et dans le RIN. Le compte des gaz à effet de serre comprend un tableau de rapprochement en vue d'expliquer ces différences, qui sont également expliquées plus en détail ci-après.

Les estimations des émissions de gaz à effet de serre sont calculées en se basant sur le compte des emplois d'énergie et sur les facteurs d'émission fournis dans le RIN. Les données sur les émissions provenant des procédés industriels et d'autres sources sont tirées directement du RIN et sont attribuées aux industries appropriées en utilisant les tableaux de données détaillées qu'Environnement Canada présente à la CCNUCC.

Les différences entre les estimations des émissions de gaz à effet de serre qui figurent dans le RIN d'Environnement Canada et dans les comptes des flux physiques (CFP) préparés par Statistique Canada résultent principalement de deux éléments : a) les différences conceptuelles entre les lignes directrices de déclaration de la CCNUCC et le SCEE, et b) l'utilisation de sources de données différentes ou le manque de données qui empêche la répartition exacte de certains types d'émissions.

La différence conceptuelle la plus importante entre la RIN et les CFP concerne le traitement des émissions provenant de la combustion de biomasse (bois et liqueurs résiduaires). Les lignes directrices de déclaration de la CCNUCC excluent les émissions de CO2 provenant de la combustion de biomasse parce qu'elles peuvent être réabsorbées par la production de biomasse. Les lignes directrices de SCEE requirent que les émissions issues de unités économiques soient incluses sans ajustement pour la réabsorption potentielle de ces émissions plus tard.

Les émissions émanant des déchets solides sont la deuxième différence conceptuelle par ordre d'importance. Les émissions émanant des gaz d'enfouissement pourraient être assignées à l'industrie de la gestion des déchets, mais elles ne résultent pas de la production courante : elles représentent les émanations associées à la décomposition des déchets éliminés au cours de périodes comptables antérieures. Donc, elles ne sont pas incluses dans le compte des gaz à effet de serre, puisqu'elles ne varieraient pas en raison de la production économique de la période courante et ne mèneraient donc pas à des conclusions correctes si elles étaient utilisées de concert avec les tableaux d'entrées-sorties à des fins de modélisation.

Les achats internationaux de carburant d'aviation sont la troisième différence conceptuelle par ordre d'importance. La CCNUCC requiert que les émissions des compagnies aériennes soient calculées sur la base du territoire national. Par contre, le SCEE requiert que ces émissions soient fondées sur le principe de résidence, ce qui signifie que le compte des gaz à effet de serre doit inclure les achats de carburant d'aviation faits à l'étranger par les compagnies aériennes canadiennes, et donc les émissions connexes, et exclure les achats faits au Canada par les compagnies aériennes étrangères et les émissions connexes. Dans le RIN, le total des émissions englobe celles qui ont lieu sur le territoire canadien indépendamment du pays de contrôle de la compagnie aérienne, et exclut celles des aéronefs canadiens à l'étranger (quoique celles-ci soient incluses ailleurs dans le RIN à des fins d'information).

Le RIN d'Environnement Canada couvre quatre gaz qui ne sont pas inclus dans le compte des gaz à effet de serre, à savoir les hydrofluorocarbures (HFC), les composés perfluorés (CPF), l'hexafluorure de soufre (SF6) et le trifluorure d'azote (NF3). Ces gaz sont exclus des CFP parce qu'il n'y a pas de données pour répartir ces émissions entre les industries et les ménages. Plusieurs de ces substances sont des réfrigérants utilisés dans de nombreuses industries, et il n'est pas possible d'attribuer correctement les fuites de ces gaz au moyen des sources de données courantes. La petite quantité d'émissions de SF6 est le résultat de procédés utilisés dans plusieurs industries distinctes et les données nécessaires pour effectuer cette répartition convenablement ne sont pas disponibles. La même lacune de données existe pour les émissions provenant de produits non énergétiques provenant de combustibles et de l'utilisation de solvants.

Une autre différence conceptuelle tient au fait que les brûlages dirigés effectués par l'industrie forestière sont inclus dans les CFP en tant que procédé industriel faisant partie de la fonction de production de la foresterie. Dans le RIN, ils sont imputés à la catégorie Affectation des terres, changements d'affectation des terres et foresterie.

La dernière différence entre le RIN et le compte des gaz à effet de serre concerne la consommation d'essence à moteur et du diesel. Les lignes directrices de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) excluent les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la combustion de biomasse (en particulier l'éthanol ou le biodiésel) parce que ce CO2 peut aussi être réabsorbé par la production de biomasse. Les lignes directrices du Système de comptabilité économique et environnementale requièrent que les émissions issues des unités économiques soient estimées sans ajustement pour la réabsorption potentielle de ces émissions plus tard. De plus, Environnement et Changement climatique Canada traite toutes les activités de transport comme un secteur distinct dans le RIN. La consommation de carburant résultant de ces activités est modélisée afin de pouvoir la répartir entre les différents types de véhicules pour le calcul des émissions. Les estimations des émissions provenant du processus de modélisation sont différentes que celles résultant d'une estimation basée sur la consumation des carburants enregistrée dans le compte de flux physique d'énergie où les types de véhicules utilisés par chaque industrie ne sont pas connus.

L'écart statistique qui persiste résulte d'autres sources, y compris les modifications qu'il est nécessaire d'apporter aux données de base pour rapprocher cette information des autres sources de données.

COMPTE DE L'EAU

Le compte de l'eau, produite à tous les deux ans, décrit la consommation d'eau sous forme d'intrants naturels et d'eau fournie par les systèmes municipaux de distribution d'eau ou les systèmes d'irrigation par les industries, les administrations publiques, les institutions et les ménages. L'unité de mesure est le millier de mètres cubes.

La principale source de données pour ce compte est un ensemble de trois questionnaires administrés par Statistique Canada dans le cadre de l'Enquête sur l'eau dans les industries. Cet ensemble de questionnaires couvre les prélèvements directs d'eau et la consommation d'eau municipale par les industries de l'extraction minière, les centrales thermiques et les industries manufacturières.

Les données sur la consommation d'eau des industries agricoles proviennent de deux sources. Les données sur la consommation d'eau pour l'irrigation en Alberta, le plus grand consommateur d'eau d'irrigation, qui sont tirées des estimations publiées par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta, représentent la source principale. Pour les autres provinces, la consommation est estimée d'après les données de l'Enquête sur l'eau dans l'agriculture menée par Statistique Canada, combinées à des mesures des précipitations pendant la saison de croissance produites par Agriculture Canada. La consommation d'eau réservée au bétail est fondée sur les estimations du bétail produites par Statistique Canada combinées aux coefficients de consommation pour l'abreuvement et le nettoyage fournis par Agriculture Canada.

Les données sur la consommation d'eau de l'industrie du pétrole et du gaz sont fournies par l'Association canadienne des producteurs pétroliers. Ces données portent sur la consommation d'eau douce et d'eau salée pour l'extraction du pétrole et du gaz.

La consommation d'eau des ménages est estimée au moyen des données sur l'eau fournie par les municipalités provenant de l'Enquête sur les usines de traitement de l'eau potable réalisée par Statistique Canada, combinées à une estimation faite par les producteurs de la proportion de cet approvisionnement en eau qui alimente les ménages. En outre, la consommation d'eau par les ménages non alimentés par le système de distribution municipal est estimée en se basant sur les chiffres moyens de consommation des ménages.

Les estimations du volume des pertes d'eau de distribution municipale à cause de fuites sont fondées sur les données historiques de la Base de données sur l'utilisation de l'eau par les municipalités d'Environnement Canada et sur l'information la plus récente provenant de l'Enquête sur les usines de traitement de l'eau potable de Statistique Canada. Ce volume des fuites est comptabilisé comme une consommation d'eau par le secteur de la distribution d'eau.

La part de la consommation d'eau municipale qui n'est ni résidentielle ni attribuée aux industries visées par l'Enquête sur l'eau dans les industries est répartie entre les autres industries en fonction des données sur les dépenses en eau distribuée au moyen des conduites principales provenant des comptes d'entrées-sorties.

FLUX PHYSIQUES PAR CATEGORIES DE LA DEMANDE FINALE

Du point de vue de la demande finale, émissions et consommation par l'industrie sont attribués à l'utilisateur final des biens et des services plutôt qu'au producteur et peuvent être qualifiés d'émissions et de consommation indirectes. Les résultats sont issus d'un modèle entrées-sorties hybride qui combine les données physiques par l'industrie et les données économiques sur la production et la consommation de biens et services. Le résultat de ce modèle est une distribution de l'usage d'énergie, l'usage d'eau, et les émissions de gaz à effet de serre industrielles par catégorie de la demande finale qui exige l'activité industrielle. Notez qu'il y a un ajustement dans les résultats d'énergie afin d'éliminer la double comptabilisation de la consommation d'électricité provenant des centrales thermique et la combustion des combustibles fossiles qui ont été utilisé pour le produire.

Dans le Système de comptabilité nationale du Canada, la demande finale est répartie selon les catégories suivantes :

Dépenses de consommation finale (y compris dépenses de consommation des ménages, dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages, et dépenses de consommation des administrations publiques), Formation brute de capital fixe (y compris construction, machines et matériel, produits de propriété intellectuelle), Stocks, et Exportations et importations. Dans le tableau CANSIM sur le flux physiques par catégories de la demande finale, les Stocks font partie de la catégorie Formation brute de capital fixe.

Ces données démontrent les sources des changements dans l'usage d'énergie, l'usage d'eau, et émissions de gaz à effet de serre industrielles basé sur les dépenses sur les biens et services selon la destination de la demande finale. L'usage d'énergie, l'usage d'eau, et les émissions de gaz à effet de serre directes provenant des ménages sont inclut dans la catégorie dépenses de consommation des ménages.

INTENSITE DIRECTE ET INDIRECTE

Les intensités directes et indirectes sont des multiplicateurs d'entrées-sorties dérivés des tableaux d'entrées-sorties. Ils sont utilisés pour évaluer les effets sur l'usage d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre provenant d'un changement exogène dans la demande finale pour la production d'une industrie donnée. Ils fournissent une mesure d'interdépendance entre une industrie, le reste de l'économie, et l'usage d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
Les effets directs mesurent les besoins initiaux associés à un dollar additionnel de production d'une industrie donnée. L'effet direct sur la production d'une industrie correspond à un dollar de production afin de répondre au changement de un dollar de demande finale.
Les effets indirects mesurent les changements attribuables aux achats interindustriels en réponse à la nouvelle demande en entrées intermédiaires des industries directement affectées. Ceci comprend les achats de la chaîne de production entière alors que chacun des produits achetés va nécessiter, à son tour, la production de diverses entrées. Notez qu'il y a un ajustement dans les résultats d'énergie afin d'éliminer la double comptabilisation de la consommation d'électricité provenant des centrales thermique et la combustion des combustibles fossiles qui ont été utilisé pour le produire.
Les effets induits mesurent les changements dans la production de biens et services en réponse aux dépenses de consommation induites par les revenus des ménages (i.e. les salaires) engendrés par la production des besoins directs et indirects.
Les intensités des comptes de flux physiques sont des multiplicateurs simples qui englobent la somme des effets directs et indirects. Ils reposent sur l'hypothèse que les ménages sont exogènes et qu'il n'y a pas de lien entre les salaires et la production (donc, les effets induits ne sont pas inclus dans le calcul).
Multiplicateur simple = (effets direct + indirect) / 1$ de demande finale exogène
Il est généralement reconnu que les multiplicateurs simples sous-estiment l'impact économique étant donné l'absence de l'activité des ménages. Ils peuvent être considérés comme des limites inférieures des effets multiplicateurs.

Évaluation de la qualité

L'évaluation de la qualité des estimations produites s'appuie sur une analyse de la cohérence des séries chronologiques, ainsi qu'une analyse de la concordance des estimations avec les événements économiques courants et avec les données connexes provenant d'autres programmes. Les problèmes émanant des données de base sont également décelés et corrigés au besoin.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans sa permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables. Le programme des CFP suit les règles de confidentialité utilisées dans les comptes d'entrées-sorties pour tout bien ou service mesuré.

Révisions et désaisonnalisation

Les comptes de l'énergie et des gaz à effet de serre sont mis à jour annuellement. Les comptes de l'eau sont produits à tous les deux ans, ce qui concorde avec le cycle de l'Enquête sur l'eau dans les industries.

Des estimations provisoires de la consommation d'énergie, des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d'eau sont produites pour les années de référence pour lesquelles un tableau d'entrées-sorties complet n'est pas encore disponible pour procéder aux répartitions fondées sur les dépenses. Dans tous les cas où une estimation provisoire est nécessaire, on utilise le tableau des ressources et des emplois le plus récent pour fournir des répartitions proportionnelles entre les industries sans données physiques d'enquête. Ces estimations provisoires sont révisées au moment de la publication des tableaux des ressources et des emplois pour l'année de référence en question.

En outre, le compte des gaz à effet de serre est révisé chaque fois que des révisions sont apportées au Rapport d'inventaire national d'Environnement Canada. Ces révisions sont généralement liées à des changements de méthodologie exigés par la CCNUCC ou découlent de l'utilisation de meilleurs modèles, méthodes ou données pour la compilation du RIN.

Vu que les estimations des flux physiques ne sont produites que sur une base annuelle, il n'est pas nécessaire de les désaisonnaliser.

Exactitude des données

Aucune mesure directe de la marge d'erreur des estimations ne peut être calculée. La qualité des estimations peut être inférée de l'analyse des révisions et de l'évaluation subjective des sources de données et de la méthodologie utilisées pour préparer les estimations. En général, les données provenant d'enquêtes et de tableaux des ressources et des emplois définitifs sont considérées comme étant fiables. Les tableaux provisoires sont jugés fiables en ce qui concerne les totaux, ainsi que pour les industries et les secteurs pour lesquels des données d'enquête sont disponibles (en général, énergie électrique, fabrication, extraction minière, agriculture, ménages et certaines industries du secteur des transports). Les estimations provisoires établies d'après les données sur les dépenses provenant d'années antérieures doivent être utilisées avec prudence.

Documentation

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