Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Composante annuelle (ESCC)

Information détaillée pour 2016

Statut :

Active

Fréquence :

Annuelle

Numéro d'enregistrement :

3226

L'objectif principal de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) est la collecte de données dans le domaine de la santé, à des niveaux géographiques intra-provinciaux (régions sociosanitaires ou régions sociosanitaires regroupées).

Date de la parution - 27 septembre 2017

Aperçu

En 1991, le Groupe de travail national sur l'information en matière de santé a relevé plusieurs questions et problèmes posés par le système d'information sur la santé. Pour résoudre ces problèmes, l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), Statistique Canada et Santé Canada ont conjugué leurs efforts en vue de créer un Carnet de route de l'information sur la santé. L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) a été conçue à partir de ce mandat.

L'ESCC est une enquête transversale qui vise à recueillir des renseignements sur l'état de santé, l'utilisation des services de santé et les déterminants de la santé de la population canadienne. L'enquête est offerte dans les deux langues officielles. Elle est réalisée auprès d'un grand échantillon de répondants et conçue pour fournir des estimations fiables à l'échelle de la région sociosanitaire tous les deux ans. L'enquête poursuit les objectifs suivants :

- Soutenir les programmes de surveillance en santé en produisant des données sur la santé à l'échelle nationale, provinciale et intra-provinciale;
- Offrir une source unique de renseignements pour la recherche sur la santé de petites populations et sur des caractéristiques rares;
- Diffuser de l'information facilement accessible à une communauté diversifiée d'utilisateurs dans un temps opportun;
- Proposer un instrument d'enquête flexible qui inclut une option de réponse rapide pour répondre à des questions émergentes liées à la santé de la population.

L'ESCC produit un fichier annuel de microdonnées ainsi qu'un fichier combinant deux années de données à la fois. Les années de collecte de l'ESCC peuvent aussi être combinées par les utilisateurs pour procéder à l'étude de populations ou caractéristiques rares.

L'utilisation des données de l'ESCC comprend la surveillance et la recherche sur la santé de la population. Les ministères fédéraux et provinciaux de la santé et des ressources humaines, les organismes de services sociaux et autres agences gouvernementales utilisent l'information recueillie auprès des répondants afin de surveiller, planifier, mettre en place et évaluer des programmes pour améliorer la santé des Canadiens. Les chercheurs de divers milieux utilisent l'information afin de faire avancer la recherche. Les organisations à but non lucratif et les médias utilisent les résultats de l'ESCC afin de sensibiliser la population aux questions relatives à la santé qui concernent tous les Canadiens.

L'enquête a commencé à recueillir des données en 2001 et a été répétée tous les deux ans jusqu'en 2005. Depuis 2007, les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) sont recueillies tous les ans plutôt que tous les deux ans. Alors qu'un échantillon d'environ 130 000 répondants était interviewé au cours des périodes de référence de 2001, 2003 et 2005, il est passé à environ 65 000 répondants par année à partir de 2007.

En 2012, l'équipe de l'ESCC a entrepris un important projet de remaniement qui a été complété et mis en oeuvre pour le cycle de 2015. Les objectifs du remaniement consistaient à réviser la méthode d'échantillonnage, à adopter une nouvelle base de sondage, à moderniser le contenu et à réviser la population cible. On a mené des consultations auprès des partenaires de partage fédéraux, provinciaux et territoriaux, des responsables des régions sociosanitaires et de chercheurs universitaires.

À la suite de ce remaniement, l'ESCC de 2015 a mis en oeuvre une nouvelle stratégie de collecte, sélectionne l'échantillon dans deux bases de sondage distinctes et a vu des révisions importantes apportées à son contenu. Tous ces facteurs réunis signifient qu'il faut user de prudence pour comparer des données des cycles antérieurs aux données publiées pour le cycle de 2015 et les cycles ultérieurs.

Période de référence : Varie selon la question (par exemple : « durant les 12 derniers mois », « durant les 6 derniers mois », « durant la dernière semaine », etc.).

Période de collecte : Janvier à décembre

Sujets

  • Maladies et état de santé
  • Mode de vie et conditions sociales
  • Santé
  • Santé mentale et bien-être
  • Services de soins de santé

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'ESCC vise la population âgée de 12 ans et plus vivant dans les dix provinces et les trois territoires. Sont exclus du champ de l'enquête les personnes vivant dans les réserves et autres peuplements autochtones des provinces, les membres à temps plein des Forces canadiennes, la population vivant en établissement, les jeunes âgées de 12 à 17 ans demeurant dans des foyers d'accueil, et les personnes vivant dans les régions sociosanitaires : Région du Nunavik et Région des Terres-Cries-de-la-Baie-James au Québec. Ensemble, ces exclusions représentent moins de 3 % de la population canadienne âgée de 12 ans et plus.

La base de sondage de l'ESCC couvrait 92 % de la population ciblée au Yukon, 96 % de celle des Territoires du Nord-Ouest et 92 % de celle du Nunavut. Au Nunavut, à compter de 2013, la couverture a été élargie pour représenter 92 % de la population ciblée. Avant 2013, la couverture était seulement de 71 %, l'enquête ne couvrant que les 10 plus grandes communautés.

Élaboration de l'instrument

Les modules inclus dans les questionnaires de chacune des périodes de référence de l'ESCC ont tous été conçus en collaboration avec des spécialistes provenant de Statistique Canada, d'autres ministères et/ou du milieu académique. Les questions ont été conçues pour être posées selon la méthode d'interview assistée par ordinateur (IAO), ce qui veut dire que l'ordre logique des questions a été programmé à mesure que celles-ci ont été élaborées. On a notamment spécifié le genre de réponse voulue, les valeurs minimales et maximales, les vérifications en ligne liées aux questions et la suite à donner en cas de non-réponse.

L'enquête comporte trois composantes de contenu : le contenu commun (contenu de base et thématique), le contenu optionnel et le contenu de réponse rapide. Le contenu commun est recueilli auprès de tous les répondants de l'enquête. Certains modules sont collectés à chaque année. D'autres modules de contenu commun sont collectés pendant une ou deux années et alternent à tous les deux ou quatre ans. Le contenu optionnel vise à remplir les besoins en données exclusifs à chaque province ou territoire et peut varier d'une année sur l'autre. La composante de réponse rapide est offerte aux organisations désirant obtenir des estimations nationales sur un sujet émergent ou particulier lié à la santé de la population. La réponse rapide peut aussi fournir des estimations provinciales, cependant ces dernières pourraient être de qualité limitée. Le contenu de réponse rapide peut être inclus dans l'enquête pour chaque période de collecte, c'est-à-dire pour chaque période de trois mois. Les données sont diffusées environ six mois après la période de collecte au moyen d'une annonce dans Le Quotidien.

Les nouveaux modules et les révisions apportées au contenu de l'ESCC sont mis à l'essai de diverses manières. Les tests qualitatifs sous forme d'entrevues individuelles ou de groupes de discussion sont utilisés pour s'assurer que les questions et les concepts utilisés sont appropriés.

L'application informatique de collecte des données est soumise à des essais approfondis à chaque fois que cette dernière est modifiée. Le but de ces essais est de repérer toute erreur dans le cheminement du programme ou dans le texte.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Afin de fournir des estimations fiables au niveau de la région sociosanitaire (RS), un échantillon de 130 000 répondants est nécessaire tous les deux ans : 120 000 répondants pour couvrir la population âgée de 18 ans et plus et 10 000 répondants pour couvrir la population âgée de 12 à 17 ans.

Depuis 2015, nous utilisons une stratégie de répartition de l'échantillon à plusieurs degrés afin d'offrir une répartition relativement équitable de l'échantillon aux RS et aux provinces. Pour chaque groupe d'âge (18 ans et plus, 12 à 17 ans), l'échantillon est d'abord réparti entre les provinces au moyen d'une répartition du pouvoir de 0,75 en fonction de la taille de leurs populations respectives. L'échantillon de chaque province est ensuite réparti entre ses RS au moyen d'une répartition du pouvoir de 0,35 en fonction de la taille de la population dans chaque RS.

Depuis 2015, l'échantillon de l'ESCC est sélectionné dans deux bases de sondage distinctes : une base aréolaire et la base de la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE). Dans la base aréolaire, on sélectionne un échantillon de logements de manière à cibler la population âgée de 18 ans et plus. Au cours de la collecte, tous les membres des logements sont inscrits et une personne âgée de 18 ans ou plus est automatiquement sélectionnée au moyen de différentes probabilités de sélection fondées sur l'âge et la composition du ménage. On utilise la base de la PFCE pour échantillonner les personnes âgées de 12 à 17 ans. Un enfant est ensuite présélectionné pour participer à l'enquête.

La base aréolaire est principalement conçue pour l'Enquête sur la population active (EPA). Par conséquent, il faut tenir compte du plan d'échantillonnage de l'EPA pendant la sélection de l'échantillon de logements de l'ESCC. Le plan de l'EPA est un plan complexe à deux degrés stratifié dont chaque strate est formée de grappes. Dans un premier temps, l'EPA sélectionne des grappes au moyen d'une méthode d'échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille (PPT), puis l'échantillon final est choisi au moyen d'un échantillonnage systématique des logements dans la grappe. Pour l'ESCC, les grappes de l'EPA sont regroupées dans chaque RS. Ainsi, un échantillon de grappes et de logements échantillonnés systématiquement est sélectionné pour chaque RS. Ce processus maximise le chevauchement entre les grappes sélectionnées par les deux enquêtes et permet de s'assurer qu'un même logement est sélectionné une seule fois.

Pour ce qui est de la base de la PFCE, on attribue une RS à chaque enfant dans la population cible en fonction de l'adresse. La base de la PFCE est ensuite stratifiée par RS. Enfin, on sélectionne un échantillon aléatoire simple (EAS) d'enfants âgés de 12 à 17 ans dans chaque RS.

Il est à noter que lors de la sélection, la taille d'échantillon est gonflée afin de tenir compte de la non-réponse et des unités ne faisant pas partie du champ d'observation (par exemple, les logements vacants, les établissements, les enfants non admissibles en raison de l'âge ou d'un décès, etc.).

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2016-01-04 à 2016-12-24

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Les données ont été recueillies au moyen d'un logiciel d'interview sur place et d'interview téléphonique assisté par ordinateur. Les renseignements des cas de la base aréolaire sont recueillis au moyen d'une combinaison des deux modes alors que les renseignements des cas de PFCE sont recueillis exclusivement par interview téléphonique.
Dans les deux cas (base aréolaire et PFCE), la déclaration par personne interposée est permise, même si certaines questions peuvent être sautées.
Les répondants se voient d'abord offrir la possibilité de répondre aux questions d'interview en français ou en anglais. Pour parer aux problèmes de langue qui pourraient nuire aux interviews, tous les bureaux régionaux de Statistique Canada ont embauché des intervieweurs qui parlent plusieurs langues. Au besoin, les cas étaient transférés à un intervieweur capable de remplir le questionnaire dans la langue voulue.
La durée moyenne pour répondre à l'enquête était de 50 minutes.

La Division de la statistique de la santé (DDS) a couplé les données de l'ESCC de 2016 aux fichiers de données fiscales existants afin de recueillir de l'information sur le revenu.
La première étape pour le couplage consiste à déterminer si des données fiscales sont disponibles pour les ménages de l'échantillon de l'ESCC de 2016. Une fois ce renseignement obtenu, les répondants obtiendront un énoncé relatif au couplage d'enregistrements qui fait précisément mention du couplage avec les données fiscales. Les répondants peuvent refuser que leurs données soient couplées. S'ils refusent le couplage, ils doivent répondre à une série de questions sur leur revenu. Dans le cas des ménages pour lesquels aucune donnée fiscale n'est disponible, les questions sur le revenu seront posées, puis seront suivies de l'énoncé relatif au couplage d'enregistrements.
À la suite de la collecte, l'étape suivante consistera à coupler les données de l'ESCC de 2016 avec les fichiers de données fiscales les plus récents (il y a généralement un décalage de deux ans par rapport à l'année de collecte) afin de recueillir les renseignements sur le revenu des répondants qui n'ont pas refusé le couplage de leurs données.
Comme l'échantillon de l'ESCC est tiré de deux bases de sondage (fichier de la Prestation fiscale canadienne pour enfants pour les répondants âgés de 12 à 17 ans et base aréolaire de l'Enquête sur la population active [EPA] pour les répondants de 18 ans et plus), la stratégie de couplage en deux étapes suivra deux méthodes légèrement différentes. Dans le cas des répondants de 18 ans et plus, les enregistrements de l'échantillon contiendront tous un identifiant ARUID (identificateur unique du registre des adresses). Préalablement à la collecte de la composante annuelle de 2016 de l'ESCC, les identifiants ARUID liés à l'échantillon sélectionné seront couplés avec ceux du fichier IDENT_ARUID de 2014, puis ils seront couplés avec les données fiscales les plus récentes disponibles au moment de la collecte, afin de déterminer les répondants pour lesquels les données fiscales de 2014 ne sont pas disponibles. Ainsi, pour le fichier de données maître de l'ESCC de 2016, le Fichier maître des particuliers T1 de 2014 sera utilisé. Quant aux répondants qui n'ont pas de données fiscales pour 2014, on leur posera des questions sur leur revenu en guise de solution de rechange pour obtenir des données sur le revenu. Tous les répondants obtiendront aussi l'énoncé relatif au couplage avec les données fiscales. Pour tous ceux qui acceptent le couplage avec les données fiscales (qu'on leur ait aussi posé des questions sur leur revenu ou non), nous tenterons un couplage des données en procédant comme suit :
1. Nous couplerons l'identifiant ARUID avec le fichier IDENT_ARUID de 2015, puis nous utiliserons ce couplage pour effectuer un couplage avec les fichiers T1, T1FF ou T4 de 2015 afin d'obtenir les données fiscales.
2. Si aucun couplage n'est trouvé pour 2015, nous tenterons alors un couplage avec le fichier IDENT_ARUID de 2014, puis nous utiliserons ce couplage afin d'obtenir les données fiscales des fichiers T1, T1FF et T4 de 2014.
Les renseignements personnels tels que le nom, la date de naissance et le sexe, ou les coordonnées telles que le numéro de téléphone ou le code postal, peuvent être utilisés pour vérifier les couplages (au moyen de l'identifiant ARUID) ou pour améliorer les taux de couplage.
Dans le cas des répondants sélectionnés de 12 à 17 ans, les enregistrements peuvent être couplés au moyen du NAS des parents afin de déterminer ceux qui n'ont pas de données T1, T1FF ou T4 pour 2014. Quant aux répondants qui n'ont pas de données fiscales T1 pour 2014, on leur posera des questions sur leur revenu en guise de solution de rechange. Tous les répondants obtiendront l'énoncé relatif au couplage avec les données fiscales. Pour tous ceux qui acceptent le couplage avec les données fiscales (qu'on leur ait posé des questions sur leur revenu ou non), nous tenterons un couplage des données en procédant comme suit :
1. Si l'enfant vit toujours avec le bénéficiaire (parent ou tuteur), nous couplerons alors le NAS du parent avec les fichiers T1, T1FF ou T4 de 2015 afin d'obtenir les données fiscales les plus récentes.
2. Si aucun couplage n'est trouvé pour les fichiers T1 ou T1FF de 2015 et si l'enfant vit toujours avec le bénéficiaire (parent ou tuteur), nous utiliserons alors le NAS pour effectuer un couplage avec les fichiers T1, T1FF ou T4 de 2014 afin d'obtenir les données fiscales.
3. En raison de restrictions qui interdisent le partage des données fiscales avec les partenaires de partage, une modélisation supplémentaire est nécessaire si un couplage est réussi et si un répondant accepte le partage de ses données. Pour les fichiers de partage, Statistique Canada remplace le revenu du ménage de ces répondants par un revenu modélisé à l'aide de données fiscales agrégées et des variables de l'ESCC.
Si l'enfant ne vit plus avec le bénéficiaire (parent ou tuteur), nous pourrons alors tenter d'effectuer un couplage avec des renseignements personnels tels que le nom, l'adresse ou le numéro de téléphone.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

La vérification des données a été exécutée en grande partie par l'application d'interview assistée par ordinateur (IAO) durant la collecte des données. Les intervieweurs ne pouvaient pas entrer de valeurs hors-normes et les erreurs d'enchaînement faisaient l'objet de l'instruction de contrôle programmée « passez à ». Par exemple, l'IAO s'assurait de ne pas poser au répondant les questions non pertinentes.

En réponse à certaines données incompatibles ou inhabituelles, on a signalé des messages d'avertissement, mais sans prendre de mesures correctrices au moment de l'interview. On a plutôt mis au point, le cas échéant, des versions révisées à appliquer après la collecte des données au bureau central. Les incohérences ont été le plus souvent corrigées en attribuant à l'une ou aux deux variables en question la valeur « Non déclaré ».

Imputation

Les données sur les revenus des ménages à l'intérieur de l'ESCC de 2016 sont imputées. Les valeurs manquantes en raison du refus du répondant de répondre ou de son ignorance du revenu du ménage sont remplacées au moyen d'une méthode d'imputation par le plus proche voisin.

Estimation

Pour que les estimations produites à partir de données d'enquête soient représentatives de la population couverte, et non pas seulement représentatives de l'échantillon comme tel, l'utilisateur doit incorporer les poids d'enquête dans ses calculs. Un poids d'enquête est attribué à chaque répondant inclus dans l'échantillon final. Ce poids correspond au nombre de personnes représentées par le répondant dans l'ensemble de la population de l'enquête.

Comme l'explique au-dessus, l'ESCC utilise deux bases de sondage pour la sélection de son échantillon : une base aréolaire dans le cas de la population canadienne âgée de 18 ans et plus et une base de numéros de téléphone provenant des dossiers des Prestations fiscales canadiennes pour enfants (PFPE) dans le cas de la population de 12 à 17 ans.

La stratégie de pondération traite indépendamment la base aréolaire et les bases des PFCE pour dériver les poids au niveau du ménage séparément pour chaque base utilisée. Les ajustements appliqués aux poids initiaux sont fondés sur une modélisation des probabilités de réponse (à l'échelle du ménage et à l'échelle de la personne). Les variables dérivées à partir des paradonnées de collecte, ainsi que les caractéristiques des unités sont utilisées pour créer les modèles. Ces probabilités sont ensuite utilisées pour créer des groupes de répondants et de non-répondants dans lesquels on peut transférer les poids des non-répondants aux répondants.Les poids personne des deux bases sont ensuite combinés en une seule série de poids, ils font conjointement l'objet de deux autres rajustements (la méthode d'estimation de Winsor et Calage avec des totaux de populations connus), et ils deviennent les poids personne finals.

Les étapes de pondération sont décrits au chapitre 8 du Guide de l'utilisateur des fichiers de microdonnées de l'ESCC.

Les poids bootstrap sont créés par un ré-échantillonnage de l'échantillon original et en appliquant des ajustements similaires aux poids de l'échantillon et aux poids bootstrap.

Le plan d'échantillonnage utilisé pour cette enquête n'est pas autopondéré. Autrement dit, le poids d'échantillonnage n'est pas le même pour toutes les personnes qui font partie de l'échantillon. Même pour produire des estimations simples, y compris des tableaux statistiques ordinaires, l'utilisateur doit employer le poids d'échantillonnage approprié.

On peut obtenir, à partir du fichier de microdonnées, des estimations du nombre de personnes qui possèdent une caractéristique donnée en additionnant les poids finaux de tous les enregistrements contenant des données sur la caractéristique étudiée.

Pour obtenir les proportions et les rapports on doit additionner les poids finaux des enregistrements contenant la caractéristique voulue pour le numérateur et la dénominateur, et diviser la première estimation par la seconde.

Évaluation de la qualité

Des statistiques agrégées produites au moyen des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) et publiées dans CANSIM sont validées par rapport aux cycles précédents de l'enquête. Pour chaque domaine produit (indicateur, sexe, âge et géographie), l'estimation est comparée au même domaine du cycle précédent. Lorsque des changements significatifs sur le plan statistique dans la période de référence précédente sont indiqués (pour des estimations que l'on peut diffuser), les estimations ont alors été comparées à toutes les autres périodes de référence.
Chaque indicateur est d'abord comparé aux indicateurs précédents afin d'évaluer les écarts qui peuvent être engendrés par des changements au questionnaire.

Les changements sont ensuite évalués selon le niveau de signification statistique des écarts, le chevauchement des intervalles de confiance ou la distance entre eux, et la variabilité dans les sous domaines.

Dans le cas du cycle de 2015 de l'ESCC, la comparaison avec 2014 a été faite avec précaution. Des aspects de la base de sondage, de l'échantillonnage, de la collecte et de la pondération ont changé considérablement et peuvent influencer la différence constatée entre les estimations de 2015 et celles de 2014. En raison des changements considérables à la méthodologie d'enquête, Statistique Canada ne recommande pas l'établissement de comparaisons entre le cycle remanié de 2015 de l'ESCC et les cycles précédents.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s'appliquent aux données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à ce programme statistique.

Exactitude des données

La qualité des estimations produites au moyen des données de l'ESCC est mesurée grâce au coefficient de variation (c.v.), produit au moyen de poids bootstrap. L'ampleur du c.v. dépendra du domaine d'intérêt et de la prévalence de la caractéristique.

En 2016, la caractéristique de prévalence élevée « Santé perçue très bonne ou excellente » avait un c.v. inférieur à 1 % à l'échelle canadienne et d'au plus 3 % à l'échelle provinciale.

L'indicateur de faible prévalence « Allaitement exclusif du dernier bébé pendant 6 mois (ou plus)» avait un c.v. de 5 % à l'échelle canadienne et jusqu'à 33 % dans certaines provinces.

La désagrégation des estimations jusqu'au niveau du groupe d'âge ou par sexe augmentera le coefficient de variation.

En 2016, environ 33 % des répondants se sont vu imputer le revenu total du ménage.

En 2016, le revenu total du ménage d'environ 15 % des répondants a été imputé et le revenu personnel de 11 % des répondants a été imputé.

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