Enquête sur la gestion agroenvironnementale (EGA)

Information détaillée pour 2011

Statut :

Active

Fréquence :

Aux 5 ans

Numéro d'enregistrement :

5044

Cette enquête, qui s'intéresse aux fermes de bétail et de cultures, servira de base et permettra de procéder à des mises à jour pour obtenir un plus grand nombre d'indicateurs agroenvironnementaux, et à produire des renseignements qui serviront à créer des politiques et des programmes efficaces et adaptés aux besoins.

Date de la parution - 7 février 2013

Aperçu

L'EGA aide Agriculture et Agroalimentaire Canada à mesurer la performance environnementale du secteur agricole. Les renseignements recueillis pour la présente enquête servent à soutenir les initiatives environnementales du secteur, à répondre aux besoins en matière de politiques fédérales et provinciales et à diriger les activités de développement durables dans le secteur agricole au Canada. Cette enquête à participation volontaire, qui s'intéresse aux fermes de bétail et de cultures servira de base et permettra de procéder à des mises à jour pour obtenir un plus grand nombre d'indicateurs agroenvironnementaux. Ces indicateurs aident à évaluer la situation actuelle de la gestion agroenvironnementale au Canada, à reconnaître les régions qui bénéficieraient le plus de pratiques de gestion agroenvironnementale et à produire des renseignements qui serviront à créer des politiques et des programmes efficaces et adaptés aux besoins. Cette enquête est menée conjointement avec Agriculture et Agroalimentaire Canada pour garantir que les programmes agricoles représentent les nouvelles façons de gérer les ressources dans les fermes.

Période de référence : Année civile

Sujets

  • Agriculture
  • Environnement
  • Protection de l'environnement
  • Utilisation des terres et pratiques environnementales

Sources de données et méthodologie

Population cible

L'univers conceptuel est composé de toutes les fermes actives qui sont comprises dans le Registre des fermes de la Division de l'agriculture. Les types de fermes suivants ont été exclus:
. Les fermes dont les ventes agricoles étaient de moins de 10 000$ en 2010;
. Les fermes rattachées à une institution (prisons, stations de recherche, collèges);
. Les fermes situées sur des réserves indiennes;
. Les fermes dont plus de 50 % de leur revenue brute en 2010 provenait de la vente de produits de cultures de serre, de gazonnières et de pépinières;
.Toutes les unités faisant partie de la population cible de l'Enquête sur les cultures de serre, les pépinières et les gazonnières de Statistique Canada
. Les fermes qui n'avaient pas d'inventaires d'animaux d'élevage ou de superficies en culture au moment du Recensement de l'agriculture de 2011;
. Les fermes situées au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut ;
.Toutes les unités faisant partie du programme des Statistiques sur les grandes entreprises agricoles de Statistique Canada.

Élaboration de l'instrument

Le questionnaire de l'Enquête sur la gestion agroenvironnementale a été conçu par une équipe de projet composée d'employés de Statistique Canada et d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et d'experts provinciaux assignés au projet. On a fait appel à des spécialistes de conception de questionnaires de Statistique Canada. En novembre 2010, 56 entrevues en profondeur ont été menées pour tester les ébauches des questionnaires auprès de 56 producteurs agricoles dans cinq régions: Kelowna, Colombie-Britannique, Brandon, Manitoba, Welland, Ontario, Trois-Rivières, Québec et Wolfville, Nouvelle Écosse. Les participants représentaient plusieurs types d'exploitations agricoles. Les questionnaires ont été révisés selon les résultats des entrevues, les recommandations des spécialistes de la conception de questionnaires et un second tour de consultation auprès d'employés d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de coordonnateurs ou experts provinciaux.

Échantillonnage

Il s'agit d'une enquête transversale par échantillon.

Il fallait déclarer les résultats de l'enquête pour chacune des 27 régions infra provinciales. Ces 27 régions sont le résultat de la combinaison de 12 régions écologiques (décrites ci-dessous) et des 10 provinces. Ces régions sont définies dans le Système canadien d'éco-stratification comme ayant des attributs communs tels que les conditions agronomiques, climatiques et de sols.

Les 12 régions utilisées pour la stratification du plan d'échantillonnage de l'enquête sont :

1) Écozone maritime de l'Atlantique
2) Écorégion des basses-terres du Saint-Laurent
3) Écorégions de l'arche de Frontenac et de Manitoulin-Lac Simcoe
4) Écorégion des basses terres du lac Érié
5) Écozone du bouclier boréal
6) Zone de sols bruns (écorégions Prairies mixtes et Hautes terres de Cyprès)
7) Zone de sols brun foncé (écorégions Prairies mixtes humides et Prairies à fétuques)
8) Zone de sols noirs (écorégions Forêt-parc à trembles et des Hautes terres du sud-ouest du Manitoba)
9) Écorégion de la plaine du lac Manitoba
10) Écozone des plaines boréales
11) Écozone de la Cordillère montagnarde
12) Écozone maritime du Pacific

Stratification
La première étape a été utilisée pour déterminer pour chaque ferme de la base du sondage si elle était candidate pour le module (ou questionnaire) sur les cultures, pour le module sur le bétail ou les deux (fermes mixtes). Les fermes ont été ainsi regroupées parmi l'un des trois groupes (culture, bétail ou mixte) selon leur contribution aux superficies totales en terres cultivées et le nombre d'unités animales de leur province respective. La population a ensuite été stratifiée selon leur province et région écologique. Les distributions du revenu agricole brut et le type de cultures (blé, céréales, oléagineux, pommes de terre, fruits, légumes, foin, autre grande culture et polyculture) et/ou le type d'animaux d'élevage (bovin, porcin, volaille et élevage mixte) ont été comparé à la distribution de l'échantillon final pour assurer une bonne représentation de chaque type d'exploitation.

Répartition de l'échantillon
La taille de l'échantillon total a été établie à 20 000 fermes (environ 10 000 pour chaque module) en se basant sur le budget de collecte, le taux de réponse anticipé et le niveau de précision ciblé. À l'intérieur d'une strate donnée du module des cultures, l'échantillon a été réparti entre les fermes ayant uniquement des cultures et les fermes mixtes selon une distribution semblable à celle de la population cible. Une stratégie semblable a été utilisée pour le module du bétail.

Sélection de l'échantillon
Les exploitations ont été choisies de façon aléatoire dans chaque strate. La stratégie d'échantillonnage assurait qu'une ferme ne soit pas choisie à la fois pour le module des cultures et celui des fermes d'élevage.

Il y avait deux sources importantes de sous-dénombrements, à savoir les nouvelles fermes qui ont entrepris leurs activités après le Recensement de 2011 et les fermes dont les ventes en 2010 (l'année de référence pour le Recensement de l'agriculture de 2011) étaient inférieures au seuil d'inclusion de 10 000 $, mais qui l'ont dépassé depuis.

Sources des données

Collecte des données pour cette période de référence : 2012-02-03 à 2012-03-30

Il s'agit d'une enquête à participation volontaire.

Les données sont obtenues directement auprès des répondants.

Tel que suggéré par les participants aux tests des questionnaires, la période de février à mars a été retenue pour la collecte des données parce que ceci avait un moins grand impact sur les activités agricoles (avant les semailles du printemps). L'enquête coïncidait bien avec le Recensement de l'agriculture de 2011 achevé à l'été 2011. Une technique de collecte des données par entretien téléphonique assistée par ordinateur à été développée pour cette enquête.

Voir le(s) Questionnaire(s) et guide(s) de déclaration.

Détection des erreurs

Les données ont été vérifiées au moyen des contrôles du logiciel de saisie. Ces contrôles vérifient que toutes les cellules obligatoires sont remplies, que certaines valeurs se trouvent dans les limites acceptables et que les totaux correspondent à la somme des composantes. Si une erreur est décelée, on demande à l'agent de collecte de poser des questions de suivi au répondant pour confirmer les réponses.

D'autres vérifications des données ont été faites par les agents spécialisés qui ont passé en revue les données de l'enquête ressortissant comme étant aberrantes et les ont comparées aux données du Recensement de l'agriculture de 2011 pour en déterminer la validité.

Imputation

Aucune imputation statistique des données de l'enquête n'a été effectuée pour résoudre les cas de non-réponse. On traite les cas de non-réponse totale (c'est-à-dire lorsque des questions obligatoires restent sans réponse) en corrigeant les poids attribués aux unités répondantes, de telle sorte qu'une unité puisse aussi représenter d'autres unités non déclarantes ayant des caractéristiques similaires (c'est-à-dire province, écozone ou écorégion, type de ferme).

Estimation

Les données recueillies par l'enquête sont comparées aux données du Recensement de l'agriculture. De plus, les estimations sont comparées à d'autres estimations semblables ayant été publiées et analysées par des experts en la matière. Les estimations provinciales sont validées également par les coordonnateurs statistiques provinciaux qui ont participé à la conception du questionnaire de l'enquête et qui connaissent bien la matière au niveau régional. Enfin, les résultats de l'enquête sont comparés aussi, dans la mesure du possible, aux résultats de l'Enquête sur la gestion agroenvironnementale d'autres années.

Évaluation de la qualité

Les données recueillies par l'enquête sont comparées aux données du Recensement de l'agriculture. De plus, les estimations sont comparées à d'autres estimations semblables ayant été publiées et analysées par des experts en la matière. Les estimations provinciales sont validées également par les coordonnateurs statistiques provinciaux qui ont participé à la conception du questionnaire de l'enquête et qui connaissent bien la matière au niveau régional. Enfin, les résultats de l'enquête sont comparés aussi, dans la mesure du possible, aux résultats de l'Enquête sur la gestion agroenvironnementale d'autres années.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Diverses règles de confidentialité s'appliquent à toutes les données diffusées ou publiées afin d'empêcher la publication ou la divulgation de toute information jugée confidentielle. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupement de données reconnaissables.

Pour diminuer le fardeau de réponse et favoriser l'uniformité des statistiques, Statistique Canada a conclu, en vertu de l'article 12 de la Loi sur la statistique, un accord de partage de données de cette enquête avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, l'Institut de la statistique du Québec, le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario de même qu'avec le ministère Agriculture and Food d'Alberta. En vertu de l'article 12 de la Loi sur la statistique, Statistique Canada ne fournira aucun nom, ni adresse, ni aucune autre information permettant d'identifier les répondants. L'information que nous recueillons demeure strictement confidentielle et n'est utilisée qu'à des fins de statistiques et de recherche. Les partenaires impliquées dans les accords de partage de données n'auront accès qu'aux informations d'enquête des répondants de leur province respective qui auront accepté de partager leurs données.

Révisions et désaisonnalisation

Cette méthodologie ne s'applique pas à ce programme statistique.

Exactitude des données

Bien qu'il soit difficile de quantifier les erreurs non dues à l'échantillonnage, on peut estimer les erreurs d'échantillonnage à partir de l'échantillon à l'aide d'une mesure statistique appelée l'erreur-type (ET) d'une valeur estimée également appelée erreur d'échantillonnage absolue. Pour les estimations de niveau (par ex. totaux ou moyennes), une mesure statistique appelée le coefficient de variation (CV) est normalement utilisée. Le CV, soit l'erreur-type divisée par l'estimation de l'enquête, est une mesure de précision en termes relatifs et est exprimé en pourcentage.

Pour des estimations de niveaux, le CV est la mesure convenable de l'erreur d'échantillonnage. Cependant, dans le cas de proportions, il est préférable d'utiliser une erreur d'échantillonnage absolue telle que l'ET. Dans le cas de l'Enquête sur la gestion agroenvironnementale, la plupart des estimations portent sur des proportions.

L'ET (qui dépend de la taille de la population, de la taille de l'échantillon et de l'estimation), jumelée avec un niveau de confiance peuvent être utilisés pour calculer la marge d'erreur. Cette mesure est assez simple à interpréter puisqu'elle est établie sur la même base que la valeur estimée. Par exemple, une proportion estimée de 80% peut avoir une marge d'erreur de 3 %, ce qui nous amènera à conclure (avec un niveau de confiance approprié, habituellement 19 fois sur 20) que la vraie proportion est entre 77% et 83%.

Supposons que nous voulons estimer la proportion des fermes canadiennes d'élevage qui entreposent du fumier liquide. La proportion estimée est de 14 % avec une erreur-type de 2,54. On peut en déduire que la proportion des fermes qui n'entreposent pas de fumier liquide est de 86 % et que la qualité de l'estimation est la même (c.-à.-d. que l'erreur-type est toujours de 2,54). L'erreur-type est une erreur absolue qui s'applique aux estimations de 14 % et de 86 %. Étant une erreur relative, le CV est différent dans les deux estimations. Il peut même sembler positif pour une proportion (86 % pour le CV1) et négatif pour la proportion complémentaire (14 % pour le CV2) tel qu'illustré ci dessous :

CV1 = 100 * 2,54/86 = 3 (pour les fermes qui n'entreposent pas de fumier liquide)
CV2 = 100 * 2,54/14 = 18 (pour les fermes qui entreposent du fumier liquide)

Bien que la qualité des estimations est la même, le CV2 sous-entend que la qualité de la proportion estimée des fermes qui entreposent du fumier liquide est bien inférieure. Dans ce cas, comme pour toutes les estimations de proportions, le CV peut être trompeur.

Voici les cotes de CV proposées pour des estimations de niveaux et des cotes d'erreur-type (ET) pour des estimations de proportions :

Cote de CV

0,01 % à 4,99 % A -- excellent
5,0 % à 9,99 % B -- très bon
10,0 % à 14,99 % C -- bon
15,0 % à 24,99 % D -- acceptable
25,0 % à 34,99 % E -- à utiliser avec prudence
35,0 % et plus F -- trop peu fiable pour être publié

Cote d'ET

0,01 % à 2,49 % A -- excellent
2,5 % à 4,99 % B -- très bon
5,0 % à 7,49 % C -- bon
7,5 % à 12,49 % D -- acceptable
12,5 % à 17,49 % E -- à utiliser avec prudence
17,5 % et plus F -- trop peu fiable pour être publié

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